Sahih Al Boukhari – 17 – Livre de La Prosternation durant la récitation du coran

D’après ‘Abdallah Ibn ‘Abbas (qu’Allah les agrée lui et son père) : Le Prophète (ﷺ) s’est prosterné dans la sourate An Najm (*) et se sont prosternés avec lui les musulmans et les associateurs, les djinns et les hommes.
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°1071)

(*) le verset 62, de la sourate An Najm n°53.

عن ابن عباس رضى الله عنهما أن النبي صلى الله عليه وسلم سجد بالنجم وسجد معه المسلمون والمشركون والجن والإنس‏
(رواه البخاري في صحيحه رقم ١٠٧١)
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D’après ‘Atâ ‘ ibn Yasâr rapporte avoir interrogé Zayd ben Thâbit (رضى الله عنه) qui dit avoir récité devant le Prophète ( صلى الله عليه وسلم) la sourate d’An-Najm sans faire de prosternation (*).
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°1072)

(*) Lors de la lecture du Coran, il y a un petit symbole (avec la forme d’une porte) à la fin de certains versets, Ce symbole est l’indication de la recommandation de se prosterner c’est la prosternation de la lecture du Coran ou encore « Soujoud At Tilawa », ce Hadith démontre le caractère non obligatoire mais recommandé.

Quels sont les versets du Coran à la suite desquels il est recommandé de se prosterner ?

Il y a quinze versets dans la Coran à la suite desquels il est recommandé de se prosterner et les savants sont en consensus sur le fait qu’il n’y en a pas plus de quinze.

L’imam Ibn Hazm (mort en 456 du calendrier hégirien) a dit : « Les savants sont en consensus sur le fait qu’il n’y a pas plus de quinze prosternations dans le Coran ».
(Maratib Al Ijma’ p 37)

Les versets à la suite desquels il est recommandé de se prosterner sont reconnaissables dans le Coran par le fait qu’il y a un trait au dessus et un signe à la fin du verset.

Voici les versets en question :

1. Sourate Al A’raf n°7 verset 206
2. Sourate Ar Ra’d n°13 verset 15
3. Sourate An Nahl n°16 verset 50
4. Sourate Al Isra n°17 verset 109
5. Sourate Maryam n°19 verset 58
6. Sourate Al Hajj n°22 verset 18
7. Sourate Al Hajj n°22 verset 77
8. Sourate Al Fourqan n°25 verset 60
9. Sourate An Naml n°27 verset 26
10. Sourate As Sajda n°32 verset 15
11. Sourate Sad n°38 verset 24
12. Sourate Foussilat n°41 verset 37 ou 38
13. Sourate An Najm n°53 verset 62
14. Sourate Al Inchiqaq n°84 verset 21

عن عطاء بن يسار، أنه أخبره، أنه، سأل زيد بن ثابت رضى الله عنه فزعم أنه قرأ على النبي صلى الله عليه وسلم ‏{‏والنجم‏}‏ فلم يسجد فيها‏.‏
(رواه البخاري في صحيحه رقم ۱۰۷۲)
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D’après Zayd Ibn Thabit (qu’Allah l’agrée) : J’ai récité au Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) -Wa Najm- (1) et il ne s’est pas prosterné. (2)
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°1073)

(1) Il s’agit de la sourate An Najm n°53 dont le dernier verset est un verset de prosternation.

(2) Ce hadith est une preuve claire que la prosternation lors de la récitation du Coran n’est pas obligatoire car le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) ne s’est pas prosterné et il n’a pas ordonné à Zayd Ibn Thabit (qu’Allah l’agrée) de se prosterner or si cette prosternation était obligatoire le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) la lui aurait ordonné.
(Ta’liqat Cheikh Ibn Baz ‘Ala Fath Al Bari vol 3 p 451)

عن زيد بن ثابت، قال قرأت على النبي صلى الله عليه وسلم ‏{‏والنجم‏}‏ فلم يسجد فيها‏.‏
(رواه البخاري في صحيحه رقم ١٠٧٣)
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Abû Bakr dit: Rabî’ a était un fidèle vertueux et voici ce qu’il s »était rappelé à propos de ‘Umar ibn al-Khattâb (رضى الله عنه):
« Le jour du vendredi, il récita du minbar la sourate d’an-Nahl (1). Lorsqu’il arriva, dans sa récitation, au passage de prosternation, il s’abaissa et se prosterna. Les fidèles firent de même; le vendredi suivant, il récita Ia méme sourate, mais au passage de prosternation, il fit remarquer: « O fidèles, nous allons passer au passage de prosternation. Celui qui se prosterne aura bien agi, et celui qui ne se prosterne pas n’aura pas commis de péché. » Et ‘Umar (رضى الله عنه‏) ne fit pas de sujûd. (2) Abû Nâfi’ ajoute, en se référant à ‘Umar (رضى الله عنه‏): Allah n’a n’a pas rendu la prosternation de la récitation obligatoire. Liberté est donnée pour qui veut se prosterner.
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°1077)

(1) C’est à dire que ceci a eu lieu durant le sermon du vendredi.

(2) Lors de la lecture du Coran, il y a un petit symbole (avec la forme d’une porte) à la fin de certains versets, Ce symbole est l’indication de la recommandation de se prosterner c’est la prosternation de la lecture du Coran ou encore « Soujoud At Tilawa », ce Hadith démontre le caractère non obligatoire mais recommandé.

L’imam Chawkani (mort en 1250 du calendrier hégirien) a dit : « Le fait qu’il soit mentionné clairement dans ce texte que la prosternation lors de la récitation du Coran n’est pas obligatoire, qu’il n’y a pas de péché pour celui qui la délaisse et que ceci a eu lieu durant un rassemblement (*) sans que personne ne réprouve ce qui a été dit montre le consensus des compagnons sur cela ».
(Neyl Al Awtar vol 5 p 343)

قال أبو بكر وكان ربيعة من خيار الناس عما حضر ربيعة من عمر بن الخطاب رضى الله عنه قرأ يوم الجمعة على المنبر بسورة النحل حتى إذا جاء السجدة نزل فسجد وسجد الناس، حتى إذا كانت الجمعة القابلة قرأ بها حتى إذا جاء السجدة قال يا أيها الناس إنا نمر بالسجود فمن سجد فقد أصاب، ومن لم يسجد فلا إثم عليه‏.‏ ولم يسجد عمر رضى الله عنه‏.‏ وزاد نافع عن ابن عمر رضى الله عنهما إن الله لم يفرض السجود إلا أن نشاء‏.‏
(رواه البخاري في صحيحه رقم ۱۰۷۷)
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