۞ Sahih Mouslim – 44 – Livre des Mérites des compagnons ۞

D’après Anas ibn Malik (qu’Allah l’agrée), qu’Abou Bakr (qu’Allah l’agrée) a rapporté ainsi: Je voyais les pieds des polythéistes très proche de nous lorsque nous étions dans la grotte, j’ai dit au Prophète (que la prière d’Allah et son salut soient sur lui): Si l’un d’entre eux regardait sous ses pieds il nous verrait. Alors le Prophète (que la prière d’Allah et son salut soient sur lui) a dit: « Que penses-tu ô Abou Bakr de deux personnes dont Allah est le troisième ».
(Rapporté par Mouslim dans son Sahih n°2381)

Rapporté également par Boukhari dans son Sahih n°3653

Ce verset et ce hadith mentionnent l’histoire du Messager d’Allah (que la prière d’Allah et son salut soient sur lui) et de Abou Bakr lorsqu’ils sont partis de La Mecque pour se rendre à Médine. Les mécréants les cherchaient et ils se sont cachés dans une grotte.

Il y a dans ces deux textes un grand mérite de Abou Bakr (qu’Allah l’agrée) et le fait qu’il est meilleur que les compagnons de Moussa.

En effet, Allah a dit dans l’histoire de Moussa qui avançait avec son peuple vers la mer et que les troupes de Pharaon étaient derrière eux: « Au lever du soleil ils les poursuivirent. Puis quand les deux groupes se sont vus les compagnons de Moussa ont dit: Nous allons certes être rejoints. Il a dit: Certes non! Il y a avec moi mon Seigneur qui va me guider ».
(Sourate Chou’ara n°26 verset 60 à 62)

عن أَنَسُ بْنُ مَالِكٍ، أَنَّ أبي بكر الصديق، حَدَّثَهُ قَالَ نَظَرْتُ إِلَى أَقْدَامِ الْمُشْرِكِينَ عَلَى رُءُوسِنَا وَنَحْنُ فِي الْغَارِ فَقُلْتُ يَا رَسُولَ اللَّهِ لَوْ أَنَّ أَحَدَهُمْ نَظَرَ إِلَى قَدَمَيْهِ أَبْصَرَنَا تَحْتَ قَدَمَيْهِ فَقَالَ ‏ « ‏ يَا أَبَا بَكْرٍ مَا ظَنُّكَ بِاثْنَيْنِ اللَّهُ ثَالِثُهُمَا ‏ »‏
(رواه مسلم في صحيحه رقم ٢٣٨١)
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D’après Sa’d Ibn Abi Waqas (qu’Allah l’agrée), le Prophète (que la prière d’Allah et son salut soient sur lui) a désigné comme responsable Ali Ibn Abi Talib (qu’Allah l’agrée) lors de la bataille de Tabouk. Alors Ali a dit: Ô Messager d’Allah! Tu me mets comme responsable pour les femmes et les enfants? Le Prophète (que la prière d’Allah et son salut soient sur lui) lui a dit: « N’es-tu pas satisfais d’être pour moi ce qu’était Haroun pour Moussa sauf qu’il n’y a pas de prophète après moi ».
(Rapporté par Mouslim dans son Sahih n°2404)

Rapporté par l’imam Boukhari dans son Sahih n°4416

عن سعد بن أبي وقاص رضي الله عنه قال : خلف رسول الله صلى الله عليه وسلم علي بن أبي طالب رضي الله عنه في غزوة تبوك . فقال : يا رسول الله ! تخلفني في النساء والصبيان ؟ فقال : أما ترضى أن تكون مني بمنزلة هارون من موسى ؟ غير أنه لا نبي بعدي
(رواه مسلم في صحيحه رقم ٢٤٠٤)
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D’après Zayd Ibn Arqam (qu’Allah l’agrée), le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) se leva un jour parmi nous et nous a fait un discours alors que nous étions dans un endroit qui s’appelle Khama entre La Mecque et Médine. Il a loué Allah et lui a fait des éloges. Il a exhorté et rappelé puis il a dit: « Ô vous les gens! Certes je ne suis qu’un homme à qui le messager de son Seigneur va bientôt venir et je vais lui répondre (1). Je vous ai laissé deux choses d’une lourde importance: la première est le livre d’Allah, il s’y trouve la guidée et la lumière, prenez le livre d’Allah et accrochez vous à lui ».
Alors il a exhorté et appelé vers le livre d’Allah puis il a dit: « Et les gens de ma maison, je vous rappelle Allah concernant les gens de ma maison, je vous rappelle Allah concernant les gens de ma maison, je vous rappelle Allah concernant les gens de ma maison (2) ».
(Rapporté par Mouslim dans son Sahih n°2408)

(1) C’est à dire: -Je vais bientôt mourir-.

(2) Ceci montre qu’il faut aimer les croyants qui font partie de la famille du Messager d’Allah (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) pour leur proximité du Messager d’Allah (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui).
Par contre cet amour doit être un amour conforme à l’Islam et il ne faut donc pas exagérer en prétendant que les gens de sa famille sont infaillibles, qu’ils connaissent l’invisible, les invoquer en dehors d’Allah…

عن زيد بن أرقم رضي الله عنه قال : قام رسول الله صلى الله عليه وسلم يوما فينا خطيبا بخما بين مكة والمدينة . فحمد الله وأثنى عليه ووعظ وذكر ثم قال : أما بعد ألا أيها الناس ! فإنما أنا بشر يوشك أن يأتي رسول ربي فأجيب . وأنا تارك فيكم ثقلين : أولهما كتاب الله فيه الهدى والنور فخذوا بكتاب الله واستمسكوا به .
فحث على كتاب الله ورغب فيه ثم قال : وأهل بيتي ! أذكركم الله في أهل بيتي أذكركم الله في أهل بيتي أذكركم الله في أهل بيتي
(رواه مسلم في صحيحه رقم ٢٤٠٨)
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D’après ‘Aicha (qu’Allah l’agrée) : Une nuit le Prophète (ﷺ) a veillé et il a dit : « Si seulement un homme pieux parmi mes compagnons venait monter la garde pour moi cette nuit (*) ».
Nous avons entendu un bruit d’arme et le Prophète (ﷺ) a dit : « Qui est-ce ? ».
La personne a dit : C’est Sa’d Ibn Abi Waqas ô Messager d’Allah ! Je suis venu pour monter la garde pour toi.
‘Aicha (qu’Allah l’agrée) a dit : Alors le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dormi au point où j’ai entendu ses ronflements.
(Rapporté par Mouslim dans son Sahih n°2410)

(*) Ceci a eu lieu dans une situation où le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) craignait le mal de ses ennemis.

عن عائشة رضي الله عنها قالت : أَرَقَ رسولُ اللهِ صلَّى اللهُ عليه وسلَّمَ ذاتَ ليلةٍ فقال : ليتَ رجلًا صالحًا من أصحابي يحرسُني الليلةَ
وسمعْنا صوتَ السِّلاحِ فقال رسولُ اللهِ صلَّى اللهُ عليه وسلَّمَ : من هذا ؟
قال : سعدُ بنُ أبي وقاصٍ يا رسولَ اللهِ ! جئتُ أحرسُك
قالت عائشةُ : فنام رسولُ اللهِ صلَّى اللهُ عليه وسلَّمَ حتّى سمعتُ غطيطَه 
(رواه مسلم في صحيحه رقم ٢٤١٠)
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D’après Abou Houreira (qu’Allah l’agrée) : Le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) était sur la montagne Hira (1) avec Abou Bakr, ‘Omar, ‘Othman, ‘Ali, Talha et Zoubayr (qu’Allah les agrée tous) lorsqu’un rocher a bougé .
Alors le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit: « Ne bouge pas. Il n’y a sur toi qu’un prophète, un véridique ou un martyr (2) ».
(Rapporté par Mouslim dans son Sahih n°2417)

(1) C’est une montagne à proximité de La Mecque.

(2) Le véridique est Abou Bakr (qu’Allah l’agrée) et ‘Omar, ‘Othmane, ‘Ali, Talha et Zoubayr (qu’Allah les agrée) sont tous morts en martyr.

عن أبي هريرة رضي الله عنه أنَّ رسولَ اللهِ صلَّى اللهُ عليهِ وسلَّمَ كان على حراءٍ هو وأبو بكرٍ وعمرَ وعثمانَ وعليَّ وطلحةَ والزبيرَ رضي الله عنهم فتحركت الصخرةُ
فقال رسولُ اللهِ صلَّى اللهُ عليهِ وسلَّمَ : اهدأ فما عليك إلا نبيٌّ أو صِدِّيقٌ أو شهيدٌ
(رواه مسلم في صحيحه رقم ٢٤١٧)
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D’après ‘Ali Ibn Abi Talib (qu’Allah l’agrée), le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit: « La meilleure de ses femmes (1) est Maryam Bint ‘Imran (2) et la meilleure de ses femmes est Khadidja Bint Khouwaylid (3) ».
(Rapporté par Mouslim dans son Sahih n°2430)

(1) Le pronom -ses- renvoie vers la vie d’ici-bas.
Ainsi le sens du hadith est que chacune de ces deux femmes était la meilleure des femmes de la vie d’ici-bas à son époque.
(Charh Sahih Mouslim de l’imam Nawawi)

(2) Maryam Bint ‘Imran était la mère du Prophète d’Allah ‘Issa (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui).

(3) Khadidja Bint Khouwaylid (qu’Allah l’agrée) est la première épouse du Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui).
Le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) ne s’est marié avec aucune autre femme du vivant de Khadidja (qu’Allah l’agrée).
Elle est décédée trois ans avant l’émigration du Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) de La Mecque vers Médine.

عن علي بن أبي طالب رضي الله عنه قال النّبي صلّى الله عليه و سلّم : خيرُ نسائِها مريمُ بنتُ عمرانَ وخيرُ نسائِها خديجةُ بنتُ خويلدٍ
(رواه مسلم في صحيحه رقم ٢٤٣٠)
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D’après ‘Orwa, ‘Aicha (qu’Allah l’agrée) a dit : Je n’ai pas été jalouse vis-à-vis d’une femme comme je l’ai été vis-à-vis de Khadidja (qu’Allah l’agrée) (1).
Elle est morte trois ans avant que le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) ne se marie avec moi.
J’étais jalouse car je l’entendais la mentionner en disant que Son Seigneur lui a ordonné de lui annoncer la bonne nouvelle d’une maison de perles dans le paradis et il égorgeait une brebis et l’offrait à ses amies proches (*).
(Rapporté par Mouslim dans son Sahih n°2435)

(1) Khadidja Bint Khouwaylid (qu’Allah l’agrée) est la première épouse du Messager d’Allah (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui).
Il ne s’est marié avec aucune autre femme de son vivant.
Elle est décédée trois ans avant l’émigration du Prophète (que la prière d’Allah et son salut soient sur lui) de La Mecque vers Médine.

(2) C’est à dire que le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) sacrifiait une bête qu’il offrait ensuite aux amies de Khadidja (qu’Allah l’agrée).

عن عروة قالت عائشة رضي الله عنها : ما غِرْتُ على امرأةٍ ما غِرْتُ على خديجةَ رضي الله عنها
ولقد هلكت قبلَ أن يتزوَّجني بثلاثِ سنين لما كنتُ أسمعُه يذكُرها ولقد أمرَه ربّه أن يُبَشِّرها ببيتٍ من قصبٍ في الجنةِ وإن كان ليذبحُ الشاةَ ثمّ يُهديها إلى خلائِلها 
(رواه مسلم في صحيحه رقم ٢٤٣٥)
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D’après ‘Aïcha -qu’Allâh l’agrée- qu’elle ait dit :
« Le Messager d’Allâh -ﷺ- a dit : « Je t’ai vu dans mon rêve dans trois nuits : l’Ange t’as ramenée dans une étoffe de soie en me disant : celle-ci est ta femme.
Je découvrais alors ton visage et je trouvais que c’était toi.»
Je disais : si cela provient d’Allâh, Il le réalisera.»
(Rapporté par Mouslim dans son Sahih n°2438)

عَنْ عَائِشَةَ، أَنَّهَا قَالَتْ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم ‏ « ‏ أُرِيتُكِ فِي الْمَنَامِ ثَلاَثَ لَيَالٍ جَاءَنِي بِكِ الْمَلَكُ فِي سَرَقَةٍ مِنْ حَرِيرٍ فَيَقُولُ هَذِهِ امْرَأَتُكَ ‏.‏ فَأَكْشِفُ عَنْ وَجْهِكِ فَإِذَا أَنْتِ هِيَ فَأَقُولُ إِنْ يَكُ هَذَا مِنْ عِنْدِ اللَّهِ يُمْضِهِ ‏ »‏ ‏.‏
(رواه مسلم في صحيحه رقم ۲۴۳۸)

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A’icha رضي الله عنها a dit :

« Onze femmes se réunirent et décidèrent de s’imposer l’obligation de ne rien cacher les unes aux autres des faits et gestes de leurs maris.

– La première prit la parole et dit : « Mon mari est de la chair de chameau maigre placée sur le sommet d’une montagne.
Il n’a pas de plaine qu’on puisse gravir, ni de graisse qu’on puisse emporter;. (elle fait allusion à sa vanité et à son mauvais caractère) ».

« Je ne dirai rien sur mon mari, dit la seconde, car je craindrai de ne pas arriver jusqu’au bout, si je fais mention de ses défauts aussi visibles qu’invisibles ».

« Mon grand diable de mari, dit la troisième, si j’en parle, je serai répudiée et si je me tais, je serai délaissée ni épouse ni divorcée ».

« Mon mari, dit la quatrième, est comme la nuit du Tihâma, ni chaud, ni froid. Il ne m’inspire ni crainte, ni dégoût ». (Elle fait ainsi allusion à son bon caractère et à son bonheur avec lui) ».

« Quand, dit la cinquième, mon mari entre à la maison, il est comme un guépard, mais lorsqu’il sort, c’est un lion, il ne s’inquiète pas de ce qui s’était passé (à la maison) ».

« Mon mari, dit la sixième, mélange (tout) quand il mange et boit tout quand il boit. S’il se couche, il s’emmitoufle et n’introduit pas la main pour connaître mes soucis (littéralement: le chagrin) ».(Elle veut dire qu’il ne couche presque pas avec elle).

« Mon mari, dit la septième, est dans les illusions à outrance – ou suivant une variante – dans la paresse à outrance ; Il est plat, ne vaut rien et a tous les vices possibles, il vous fend le crâne (pour plaisanter) ou vous blesse (pour punir), ou même vous fait l’une et l’autre de ces deux choses ».

« Les attouchements de mon mari, dit la huitième, sont doux comme ceux du lièvre et son parfum est celui du zerneb ». (Elle veut exprimer son bonheur auprès de lui à cause de son caractère généreux) ».

« Mon mari, dit la neuvième, est noble et généreux; il est de haute stature; et est très hospitalier ; Sa maison est pour ainsi dire près de tout homme qui l’appelle (mot à mot) ».

« Mon mari, dit la dixième, est un Mâlik et comme il est bon Mâlik ! Personne n’est égale à lui. Il possède des nombreux chameaux que l’on fait souvent agenouiller (pour les traire et donner du lait aux hôtes), mais qu’on n’envoie que rarement au pâturage (afin de les avoir sous la main pour les égorger s’il arrive un hôte). Quand ces chameaux entendent le bruit des cithares (pour accueillir cérémonieusement les visiteurs), ils sont certains qu’ils n’ont plus longtemps à vivre ».

« Mon mari, dit la onzième, c’est ‘Abû Zar`.
Ah! quel homme que ‘Abû Zar`!
Il a comblé mes oreilles de bijoux et donné de l’embonpoint à mes biceps.
Il m’a donné la joie et je suis heureuse auprès de lui.
Il m’a trouvée chez des gens n’ayant que quelques moutons, dans un hameau et m’a emmenée chez des gens ayant chevaux, chameaux dépiquant des grains et épluchant leurs légumes.
Quand je lui parle, il ne me critique pas.
Je me couche et dors jusqu’au matin.
Je bois à ma soif.
La mère de ‘Abû Zar`! Ah ! quelle mère que celle de ‘Abû Zar`!
Ses approvisionnements sont abondants et sa maison est vaste.
Et le fils de ‘Abû Zar`! Ah ! quel fils que celui de ‘Abû Zar`!
Sa couche est pareille à une lame dégainée, une épaule de chevreau suffit à le rassasier.
Et la fille de ‘Abû Zar`! Ah ! quelle fille que celle de ‘Abû Zar`!
Elle obéit à son père; elle obéit à sa mère; elle remplit bien ses vêtements et elle excite l’envie de ses voisines.
Et la servante de ‘Abû Zar`! Ah ! quelle servante que celle de ‘Abû Zar`!
Elle ne répand pas au dehors les propos que nous tenons entre nous; elle ne gaspille pas nos provisions; elle ne remplit pas notre maison d’ordures, au contraire, elle en prit soin. ‘Abû Zar`, mon mari, étant sorti pendant que les outres étaient agitées pour faire le beurre, rencontra une femme ayant avec elle deux enfants pareils à deux guépards qui jouaient avec deux grenades (Il s’agit de seins fortement développés) qu’ils faisaient passer sous sa taille (alors qu’elle était couchée).
Il me répudia et épousa cette femme.
Alors j’épousai un homme généreux et de bonne naissance.
Il monta sur un cheval agile, prit une lance de khat et le soir il revint vers moi avec un nombreux troupeau.
Il me donna une paire de chacun des animaux qu’il avait ramenés en me disant : Mange, Ô ‘Umm Zar`, et approvisionne ta famille.
Eh bien ! j’aurais réuni tout ce qu’il m’avait donné, que cela n’eût pas suffi à remplir le plus petit des chaudrons de ‘Abû Zar`».

«  Et, ajouta `A’icha, l’Envoyé d’Allah صلى الله عليه وسلم me dit : J’ai été pour toi comme ‘Abû Zar` pour ‘Umm Zar`».

(Rapporté par Mouslim dans son Sahih n°2448)

عَنْ عَائِشَةَ، أَنَّهَا قَالَتْ جَلَسَ إِحْدَى عَشْرَةَ امْرَأَةً فَتَعَاهَدْنَ وَتَعَاقَدْنَ أَنْ لاَ يَكْتُمْنَ مِنْ أَخْبَارِ أَزْوَاجِهِنَّ شَيْئًا قَالَتِ الأُولَى زَوْجِي لَحْمُ جَمَلٍ غَثٌّ عَلَى رَأْسِ جَبَلٍ وَعْرٍ لاَ سَهْلٌ فَيُرْتَقَى وَلاَ سَمِينٌ فَيُنْتَقَلَ ‏.‏ قَالَتِ الثَّانِيَةُ زَوْجِي لاَ أَبُثُّ خَبَرَهُ إِنِّي أَخَافُ أَنْ لاَ أَذَرَهُ إِنْ أَذْكُرْهُ أَذْكُرْ عُجَرَهُ وَبُجَرَهُ ‏.‏ قَالَتِ الثَّالِثَةُ زَوْجِي الْعَشَنَّقُ إِنْ أَنْطِقْ أُطَلَّقْ وَإِنْ أَسْكُتْ أُعَلَّقْ ‏.‏ قَالَتِ الرَّابِعَةُ زَوْجِي كَلَيْلِ تِهَامَةَ لاَ حَرٌّ وَلاَ قُرٌّ وَلاَ مَخَافَةَ وَلاَ سَآمَةَ ‏.‏ قَالَتِ الْخَامِسَةُ زَوْجِي إِنْ دَخَلَ فَهِدَ وَإِنْ خَرَجَ أَسِدَ وَلاَ يَسْأَلُ عَمَّا عَهِدَ ‏.‏ قَالَتِ السَّادِسَةُ زَوْجِي إِنْ أَكَلَ لَفَّ وَإِنْ شَرِبَ اشْتَفَّ وَإِنِ اضْطَجَعَ الْتَفَّ وَلاَ يُولِجُ الْكَفَّ لِيَعْلَمَ الْبَثَّ ‏.‏ قَالَتِ السَّابِعَةُ زَوْجِي غَيَايَاءُ أَوْ عَيَايَاءُ طَبَاقَاءُ كُلُّ دَاءٍ لَهُ دَاءٌ شَجَّكِ أَوْ فَلَّكِ أَوْ جَمَعَ كُلاًّ لَكِ ‏.‏ قَالَتِ الثَّامِنَةُ زَوْجِي الرِّيحُ رِيحُ زَرْنَبٍ وَالْمَسُّ مَسُّ أَرْنَبٍ ‏.‏ قَالَتِ التَّاسِعَةُ زَوْجِي رَفِيعُ الْعِمَادِ طَوِيلُ النِّجَادِ عَظِيمُ الرَّمَادِ قَرِيبُ الْبَيْتِ مِنَ النَّادِي ‏.‏ قَالَتِ الْعَاشِرَةُ زَوْجِي مَالِكٌ وَمَا مَالِكٌ مَالِكٌ خَيْرٌ مِنْ ذَلِكِ لَهُ إِبِلٌ كَثِيرَاتُ الْمَبَارِكِ قَلِيلاَتُ الْمَسَارِحِ إِذَا سَمِعْنَ صَوْتَ الْمِزْهَرِ أَيْقَنَّ أَنَّهُنَّ هَوَالِكُ ‏.‏ قَالَتِ الْحَادِيَةَ عَشْرَةَ زَوْجِي أَبُو زَرْعٍ فَمَا أَبُو زَرْعٍ أَنَاسَ مِنْ حُلِيٍّ أُذُنَىَّ وَمَلأَ مِنْ شَحْمٍ عَضُدَىَّ وَبَجَّحَنِي فَبَجِحَتْ إِلَىَّ نَفْسِي وَجَدَنِي فِي أَهْلِ غُنَيْمَةٍ بِشَقٍّ فَجَعَلَنِي فِي أَهْلِ صَهِيلٍ وَأَطِيطٍ وَدَائِسٍ وَمُنَقٍّ فَعِنْدَهُ أَقُولُ فَلاَ أُقَبَّحُ وَأَرْقُدُ فَأَتَصَبَّحُ وَأَشْرَبُ فَأَتَقَنَّحُ ‏.‏ أُمُّ أَبِي زَرْعٍ فَمَا أُمُّ أَبِي زَرْعٍ عُكُومُهَا رَدَاحٌ وَبَيْتُهَا فَسَاحٌ ‏.‏ ابْنُ أَبِي زَرْعٍ فَمَا ابْنُ أَبِي زَرْعٍ مَضْجِعُهُ كَمَسَلِّ شَطْبَةٍ وَيُشْبِعُهُ ذِرَاعُ الْجَفْرَةِ ‏.‏ بِنْتُ أَبِي زَرْعٍ فَمَا بِنْتُ أَبِي زَرْعٍ طَوْعُ أَبِيهَا وَطَوْعُ أُمِّهَا وَمِلْءُ كِسَائِهَا وَغَيْظُ جَارَتِهَا ‏.‏ جَارِيَةُ أَبِي زَرْعٍ فَمَا جَارِيَةُ أَبِي زَرْعٍ لاَ تَبُثُّ حَدِيثَنَا تَبْثِيثًا وَلاَ تُنَقِّثُ مِيرَتَنَا تَنْقِيثًا وَلاَ تَمْلأُ بَيْتَنَا تَعْشِيشًا ‏.‏ قَالَتْ خَرَجَ أَبُو زَرْعٍ وَالأَوْطَابُ تُمْخَضُ فَلَقِيَ امْرَأَةً مَعَهَا وَلَدَانِ لَهَا كَالْفَهْدَيْنِ يَلْعَبَانِ مِنْ تَحْتِ خَصْرِهَا بِرُمَّانَتَيْنِ فَطَلَّقَنِي وَنَكَحَهَا فَنَكَحْتُ بَعْدَهُ رَجُلاً سَرِيًّا رَكِبَ شَرِيًّا وَأَخَذَ خَطِّيًّا وَأَرَاحَ عَلَىَّ نَعَمًا ثَرِيًّا وَأَعْطَانِي مِنْ كُلِّ رَائِحَةٍ زَوْجًا ‏.‏ قَالَ كُلِي أُمَّ زَرْعٍ وَمِيرِي أَهْلَكِ فَلَوْ جَمَعْتُ كُلَّ شَىْءٍ أَعْطَانِي مَا بَلَغَ أَصْغَرَ آنِيَةِ أَبِي زَرْعٍ ‏.‏ قَالَتْ عَائِشَةُ قَالَ لِي رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم ‏ « ‏ كُنْتُ لَكِ كَأَبِي زَرْعٍ لأُمِّ زَرْعٍ ‏ »‏ ‏.‏
(رواه مسلم في صحيحه رقم ۲۴۴۸)

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D’après ‘Abdallah Ibn Mas’oud (qu’Allah l’agrée) : Lorsque ce verset est descendu: -Il n’y a pas de mal pour ceux qui croient et pratiquent les bonnes oeuvres concernant ce qu’ils ont mangé, pourvu qu’ils pratiquent la taqwa (1), qu’ils croient et pratiquent les bonnes oeuvres puis qu’ils pratiquent la taqwa et croient puis qu’ils pratiquent la taqwa et soient bienfaisants. Et Allah aime les bienfaisants- (2), le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) m’a dit: « On m’a dit que tu fais partie de ceux là (3) ».
(Rapporté par Mouslim dans son Sahih n°2459)

(1) La taqwa d’Allah est un terme qui signifie que la personne va mettre entre elle et le châtiment d’Allah une protection en pratiquant ce qu’Allah a ordonné et en délaissant ce qu’Il a interdit.

(2) Il s’agit du verset 93 de la sourate Al Maida n°5.

(3) C’est à dire que l’ange qui a révélé le verset au Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) lui a également révélé que ‘Abdallah Ibn Mas’oud (qu’Allah l’agrée) faisait partie des gens décrits dans le verset.

عن عبدالله بن مسعود رضي الله عنه قال : لما نزلت هذه الآية ‘ ليس على الذين آمنوا وعملوا الصالحات جناح فيما طعموا إذا ما اتقوا وأمنوا ‘ إلى آخر الآية . قال لي رسول الله صلى الله عليه وسلم : قيل لي : أنت منهم
(رواه مسلم في صحيحه رقم ٢٤٥٩)
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D’après Jabir Ibn ‘Abdillah (qu’Allah les agrée), le Prophète (que la prière d’Allah et son salut soient sur lui) a dit alors que la dépouille de Sa’d Ibn Mou’adh (qu’Allah l’agrée) était devant eux: « Le trône du Miséricordieux a tremblé pour elle (*) ».
(Rapporté par Mouslim dans son Sahih n°2466)

(*) C’est à dire pour la mort de Sa’d Ibn Mou’adh (qu’Allah l’agrée).

عن جابر بن عبدالله رضي الله عنهما قال رسول الله صلى الله عليه و سلم وجنازة سعد بن معاذ بين أيديهم : اهتز لها عرش الرحمن
(رواه مسلم في صحيحه رقم ٢٤٦٦)
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D’après Abou Houreira (qu’Allah l’agrée): J’appelais ma mère à l’Islam alors qu’elle était associatrice. Un jour je l’ai appelé à l’Islam et elle m’a fait entendre sur le Prophète (que la prière d’Allah et son salut soient sur lui) ce que je déteste.
Je me suis rendu auprès du Prophète (que la prière d’Allah et son salut soient sur lui) alors que je pleurais.
J’ai dit: Ô Messager d’Allah! J’appelle ma mère à l’Islam mais elle refuse. Aujourd’hui je l’y ait invité et alors elle m’a fait entendre te concernant ce que je déteste. Ainsi invoque Allah pour qu’il guide la mère de Abou Houreira.
Le Prophète (que la prière d’Allah et son salut soient sur lui) a dit: « Ô Allah! Guide la mère de Abou Houreira! ».
Alors je suis sortit heureux suite à l’invocation du Prophète (que la prière d’Allah et son salut soient sur lui) et une fois arrivé à la porte je l’ai trouvé fermée.
Ma mère a entendu le bruit de mes pas et elle a dit: Reste à ta place ô Abou Houreira!
J’ai entendu le bruit que fais l’eau. Elle a fait le ghousl, a mis sa robe et son voile et a ouvert la porte puis a dit: Ô Abou Houreira! J’atteste de La Ilaha illa Allah et j’atteste que Mohamed est le serviteur d’Allah et son Messager.
Alors je suis retourné auprès du Prophète (que la prière d’Allah et son salut soient sur lui) en pleurant de joie et j’ai dit: Ô Messager d’Allah! Reçois la bonne nouvelle, certes Allah a exaucé ton invocation et a guidé la mère de Abou Houreira!
Le prophète (que la prière d’Allah et son salut soient sur lui) a loué Allah, lui a fait des éloges et a prononcé des paroles de bien.
J’ai dit: Ô Messager d’Allah! Invoque Allah pour que ses serviteurs croyants nous aiment moi et ma mère et pour que nous les aimions également.
Alors le Prophète (que la prière d’Allah et son salut soient sur lui) a dit: « Ô Allah! Fais que ton serviteur ci et sa mère soient aimés par tes serviteurs croyants et que eux aiment les croyants également ».
Ainsi il n’y a pas un croyant qui a été crée et a entendu parlé de moi ou m’a vu sans qu’il ne m’aime.
(Rapporté par Mouslim dans son Sahih n°2491)

Les bénéfices que l’on peut tirer de ce hadith sont très nombreux, parmi eux :
– le comportement que le croyant doit avoir avec ses parents qui sont mécréants
– le mérite de Abou Houreira (qu’Allah l’agrée) et son bon comportement avec sa mère
– il y a dans ce hadith 2 preuves de la prophétie du Messager d’Allah (que la prière d’Allah et son salut soient sur lui) car Allah a immédiatement exaucé ses deux invocations
– le fait que celui qui rentre dans l’Islam doit faire le ghousl
– le comportement des croyantes pieuses vis-à-vis du hijab car une fois rentrée dans l’Islam la mère de Abou Houreira (qu’Allah les agrée) a tout de suite mis un voile
– le fait d’annoncer les bonnes nouvelles
– le fait de remercier Allah lorsqu’on nous annonce une bonne nouvelle
– le fait d’aimer Abou Houreira et sa mère (qu’Allah les agrée) est un signe de foi tout comme le fait de les détester est un signe d’absence de foi

عن أبي هريرة رضي الله عنه قال : كنتُ أدعو أمي إلى الإسلامِ وهي مشركةٌ . فدعوتُها يومًا فأسمعَتْني في رسولُ اللهِ صلَّى اللهُ عليه وسلَّمَ ما أَكره . فأتيتُ رسولَ اللهِ صلَّى اللهُ عليه وسلَّمَ وأنا أبكي . قلتُ : يا رسولَ اللهِ ! إني كنتُ أدعو أمي إلى الإسلامِ فتأبى عليَّ . فدعوتُها اليومَ فأسمعَتْني فيك ما أكره . فادعُ اللهَ أن يهديَ أمِّ أبي هريرةَ . فقال رسولُ اللهِ صلَّى اللهُ عليه وسلَّمَ اللهمَّ ! اهْدِ أمَّ أبي هريرةَ فخرجتُ مُستبشرًا بدعوةِ نبيِّ اللهِ صلَّى اللهُ عليه وسلَّمَ . فلما جئتُ فصرتُ إلى البابِ . فإذا هو مُجافٍ . فسمعتْ أمِّي خشفَ قدمي . فقالت : مكانَكَ ! يا أبا هريرةَ ! وسمعتُ خَضخَضَةَ الماءِ . قال فاغتسلتْ ولبستْ دِرْعَها وعَجِلَتْ عن خمارِها . ففتحتِ البابَ . ثم قالت : يا أبا هريرةَ ! أشهدُ أن لا إله إلا اللهُ ، وأشهد أنَّ محمدًا عبدُه ورسولُه . قال فرجعتُ إلى رسولِ اللهِ صلَّى اللهُ عليه وسلَّمَ ، فأتيته وأنا أبكي من الفرحِ . قال قلتُ : يا رسولَ اللهِ ! أَبشِرْ قد استجاب اللهُ دعوتَك وهدى أمَّ أبي هريرةَ . فحمد اللهَ وأثنى عليه وقال خيرًا . قال قلتُ : يا رسولَ اللهِ ! ادعُ اللهَ أن يُحبِّبَني أنا وأمي إلى عباده المؤمنين ، ويحبِّبَهم إلينا . قال فقال رسولُ اللهِ صلَّى اللهُ عليه وسلَّمَ اللهمَّ ! حبِّبْ عُبَيدَك هذا يعني أبا هريرةَ وأمَّه إلى عبادِك المؤمنين . وحبِّبْ إليهم المؤمنين فما خُلِقَ مؤمنٌ يسمعُ بي ، ولا يراني ، إلا أَحبَّني
(رواه مسلم في صحيحه رقم ٢٤٩١)
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D’après Abou Houreira:

« Vous prétendez que Abou Houreira ne cesse de rapporter les hadiths du Messager d’Allah (ﷺ), Allah me jugera (si je rapporte autre chose que la vérité). J’étais un homme pauvre et je servais le Messager d’Allah (ﷺ) en me contentant de quoi me faire subsister au jour le jour, alors que les Muhâjirûn s’occupaient de conclure des affaires sur les marchés et

les ‘Ansâr donnaient tous leurs soins à l’entretien de leurs propriétés. Un jour, le Messager d’Allah (ﷺ) dit : « Quiconque de vous étendra son vêtement (thawb), n’oubliera rien de ce qu’il m’entend dire ». Alors j’étendis mon vêtement et je le laissai ainsi jusqu’à la fin de son hadith, puis je l’adjoignis et dès lors, je n’ai oublié aucun hadith que j’ai entendu.
(Rapporté par Mouslim dans son Sahih n°2492 a)

حَدَّثَنَا قُتَيْبَةُ بْنُ سَعِيدٍ، وَأَبُو بَكْرِ بْنُ أَبِي شَيْبَةَ وَزُهَيْرُ بْنُ حَرْبٍ جَمِيعًا عَنْ سُفْيَانَ، قَالَ زُهَيْرٌ حَدَّثَنَا سُفْيَانُ بْنُ عُيَيْنَةَ، عَنِ الزُّهْرِيِّ، عَنِ الأَعْرَجِ، قَالَ سَمِعْتُ أَبَا هُرَيْرَةَ، يَقُولُ إِنَّكُمْ تَزْعُمُونَ أَنَّ أَبَا هُرَيْرَةَ، يُكْثِرُ الْحَدِيثَ عَنْ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَاللَّهُ الْمَوْعِدُ كُنْتُ رَجُلاً مِسْكِينًا أَخْدُمُ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم عَلَى مِلْءِ بَطْنِي وَكَانَ الْمُهَاجِرُونَ يَشْغَلُهُمُ الصَّفْقُ بِالأَسْوَاقِ وَكَانَتِ الأَنْصَارُ يَشْغَلُهُمُ الْقِيَامُ عَلَى أَمْوَالِهِمْ فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم ‏ « ‏ مَنْ يَبْسُطُ ثَوْبَهُ فَلَنْ يَنْسَى شَيْئًا ‏ »‏ ‏.‏ فَبَسَطْتُ ثَوْبِي حَتَّى قَضَى حَدِيثَهُ ثُمَّ ضَمَمْتُهُ إِلَىَّ فَمَا نَسِيتُ شَيْئًا سَمِعْتُهُ مِنْهُ
(رواه  مسلم في صحيحه رقم ۲۴۹۲)
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