۞ Sahih Al Boukhari – 62 – Livre des mérites des Compagnons du Prophète ۞

D’après ‘Abdallah Ibn ‘Abbas (qu’Allah les agrée lui et son père), le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) était le plus généreux des hommes et la période durant laquelle il était le plus généreux était le Ramadan lorsque Jibril le rencontrait. Jibril le rencontrait chaque nuit de Ramadan et ils étudiaient ensemble le Coran. Le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) était alors plus généreux pour le bien que le vent envoyé (*).
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°3554)

Rapporté également par Mouslim dans son Sahih n°2308

(*) C’est à dire le vent qui apporte la pluie salvatrice.

عن عبدالله بن عباس رضي الله عنهما قال : كان النبيُّ صلَّى اللهُ عليه وسلَّم أجْوَدَ الناسِ و أجْوَدُ ما يكونُ في رَمَضانَ حين يَلْقاهُ جِبريلُ . و كان جِبريلُ يَلْقاهُ في كُلِّ ليلةٍ مِن رمضانَ فيُدارِسُه القُرآنَ فلَرسولُ اللهِ صلى اللهُ عليهِ وسلم أجْوَدُ بالخيْرِ مِن الرِّيحِ المُرسَلَةِ
(رواه البخاري في صحيحه رقم ٣٥٥٤)
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D’après Abou Bakr (qu’Allah l’agrée), j’ai dit au Prophète (que la prière d’Allah et son salut soient sur lui) alors que nous étions dans la grotte: Si l’un d’entre eux regardait sous ses pieds il nous verrait. Alors le Prophète (que la prière d’Allah et son salut soient sur lui) a dit: « Que penses-tu ô Abou Bakr de deux personnes dont Allah est le troisième ».
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°3653)

Rapporté également par Mouslim dans son Sahih n°2381

Ce verset et ce hadith mentionnent l’histoire du Messager d’Allah (que la prière d’Allah et son salut soient sur lui) et de Abou Bakr lorsqu’ils sont partis de La Mecque pour se rendre à Médine. Les mécréants les cherchaient et ils se sont cachés dans une grotte.

Il y a dans ces deux textes un grand mérite de Abou Bakr (qu’Allah l’agrée) et le fait qu’il est meilleur que les compagnons de Moussa.

En effet, Allah a dit dans l’histoire de Moussa qui avançait avec son peuple vers la mer et que les troupes de Pharaon étaient derrière eux: « Au lever du soleil ils les poursuivirent. Puis quand les deux groupes se sont vus les compagnons de Moussa ont dit: Nous allons certes être rejoints. Il a dit: Certes non! Il y a avec moi mon Seigneur qui va me guider ».
(Sourate Chou’ara n°26 verset 60 à 62)

Ainsi dans la situation de difficulté alors qu’il était avec ses compagnons Moussa a dit: « Il y a avec moi mon Seigneur » tandis que dans la même situation le Prophète (que la prière d’Allah et son salut soient sur lui) qui était avec Abou Bakr a dit: « certes Allah est avec nous ».

Remarque n°1: Il est rapporté plusieurs ahadiths sur le fait qu’une araignée aurait tissée sa toile à l’entrée de la grotte ce qui aurait trompé les qouraych en leur faisant croire que le Prophète (que la prière d’Allah et son salut soient sur lui) et Abou Bakr n’étaient pas dedans mais tous ces ahadiths sont faibles et non authentiques.

Cheikh Albani a dit: « Sache qu’il n’y a aucun hadith authentique au sujet de l’araignée de la grotte ».
(Silsila Daifa n°1189)

Remarque n°2: Il ne faut absolument pas comprendre de ces textes que Allah est physiquement avec ses créatures. Allah est au dessus de son trône et le sens de ces textes est qu’il est avec eux en les protégeant et en les secourant.

عن أبي بكر الصديق رضي الله عنه : قلت للنبي صلى الله عليه وسلم وأنا في الغار : لو أن أحدهم نظر تحت قدميه لأبصرنا . فقال : ما ظنك يا أبا بكر باثنين الله ثالثهما
(رواه البخاري في صحيحه رقم ٣٦٥٣)
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D’après Ibn Abbas, Le Prophète (ﷺ) a dit:
« S’il m’avait été permis d’avoir pour ami intime (quelqu’un d’autre qu’Allah) parmis ma communauté, cela aurait été Abû Bakr.
Seulement, il est mon frère et mon compagnon. »
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°3656)
عَنِ ابْنِ عَبَّاسٍ ـ رضى الله عنهما ـ عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم قَالَ ‏ « ‏ وَلَوْ كُنْتُ مُتَّخِذًا مِنْ أُمَّتِي خَلِيلاً لاَتَّخَذْتُ، أَبَا بَكْرٍ وَلَكِنْ أَخِي وَصَاحِبِي ‏ »‏‏.‏
ثم أخَذ بيدي فعرَج بي إلى السماءِ الدنيا
(رواه البخاري في صحيحه رقم ۳۶۵۶)
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D’après ‘Amr Ibn El ‘As -qu’Allâh l’agrée- Le Prophète (ﷺ) l’a chargé de l’armée de Dhat-as-Salasil. Je suis venu vers lui en disant :

«Quelle est la personne la plus aimées pour toi, Ô Messager d’Allâh ?
Il dit : «‘Aïcha ».
(‘Amr reprit en disant ): «Et parmi les hommes ?»
Il lui dit : « Son père ».

J’ai dit: « Qui (d’autre)? Il a dit: « Alors ‘Umar ibn Al-Khattab. » Il a ensuite nommé d’autres hommes.
(Rapporté Par Al Boukhari dans son Sahih n°3662)

عَنْ عَمْرُو بْنُ الْعَاصِ ـ رضى الله عنه ـ أَنَّ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم بَعَثَهُ عَلَى جَيْشِ ذَاتِ السَّلاَسِلِ، فَأَتَيْتُهُ فَقُلْتُ أَىُّ النَّاسِ أَحَبُّ إِلَيْكَ قَالَ ‏ »‏ عَائِشَةُ ‏ »‏‏.‏ فَقُلْتُ مِنَ الرِّجَالِ فَقَالَ ‏ »‏ أَبُوهَا ‏ »‏‏.‏ قُلْتُ ثُمَّ مَنْ قَالَ ‏ »‏ ثُمَّ عُمَرُ بْنُ الْخَطَّابِ ‏ »‏‏.‏ فَعَدَّ رِجَالاً‏.‏
(رواه البخاري في صحيحه رقم ۳۶۶۲)
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D’après Mohamed Ibn Al Hanafiya (*), j’ai dit à mon père (qu’Allah l’agrée): Quelle personne est la meilleure après le Messager d’Allah (que la prière d’Allah et son salut soient sur lui) ? Il a répondu: Abou Bakr. J’ai dit: Puis qui ? Il a dit: Omar. Et j’ai craint qu’il ne dise Othman. J’ai dit: Puis toi ? Il a répondu: Je ne suis qu’un homme parmi les musulmans.
(Rapporté par l’imam Boukhari dans son Sahih n°3671)

(*) Mohamed Ibn Al Hanafiya est un des fils de Ali Ibn Abi Talib (qu’Allah l’agrée).

عن محمد ابن الحنفية قال : قلت لأبي : أي الناس خير بعد رسول الله صلى الله عليه وسلم ؟ قال : أبو بكر . قلت : ثم من ؟ قال : ثم عمر . وخشيت أن يقول عثمان ، قلت : ثم أنت ؟ قال : ما أنا إلا رجل من المسلمين
(رواه البخاري في صحيحه رقم ٣٦٧١)
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D’après Abou Houreira (qu’Allah l’agrée), le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit:: « Il y avait certes chez ceux qui sont venus avant vous parmi les Fils d’Israel des hommes que l’on faisait parler sans qu’ils ne soient des prophètes, s’il y avait une personne de ma communauté qui ferait partie d’eux ce serait Omar (*) ».
(Rapporté par Al Boukhari dans son Sahih n°3689)

(*) L’imam Ibn Hajar a dit dans Fath Al Bari que le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit cela, car souvent à l’époque du Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui), Omar (qu’Allah l’agrée) a eu des positions conformes avec ce qui était ensuite révélé dans le Coran.

عن أبي هريرة رضي الله عنه قال رسول الله صلى الله عليه و سلم: لقد كان فيمن كان قبلكم من بني إسرائيل رجال يكلمون من غير أن يكونوا أنبياء . فإن يكن من أمتي منهم أحد فعمر
(رواه البخاري في صحيحه رقم ٣٦٨٩ و مسلم في صحيحه رقم ٢٣٩٨)
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D’après Sahl Ibn Sa’d (qu’Allah l’agrée), le Prophète (ﷺ) a dit: « Demain (1) je vais certes donner la bannière à un homme grâce à qui Allah va accorder la victoire ».
Les gens ont passés la nuit à se demander à qui il allait la donner. Au matin les gens se sont rendus vers le Prophète (ﷺ), chacun espérait qu’il allait lui donner la bannière. Alors il a dit: « Où est Ali Ibn Abi Talib? ».
Ils ont dit: Il a mal aux yeux ô Messager d’Allah !
Le Prophète (ﷺ) a dit: « Envoyez quelqu’un pour qu’il aille me le chercher ».
Lorsqu’il est venu, le Prophète (ﷺ) a craché dans ses yeux et a invoqué pour lui, ainsi il a guérit et était comme si il n’avait souffert d’aucun mal. Alors le Prophète (ﷺ) lui a donné la bannière.
Ali (qu’Allah l’agrée) a dit: Ô Messager d’Allah ! Je les combat jusqu’à ce qu’ils soient comme nous ?
Le Prophète (ﷺ) a dit: « Avance doucement jusqu’à arriver à leur territoire puis appelle les à l’Islam et informe les de ce qui leur est obligatoire concernant le droit d’Allah. Car je jure par Allah, qu’Allah guide à travers toi un seul homme est meilleur pour toi que de posséder des chamelles rousses (2) ».
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°3701)

(1) C’est à dire je jour de la bataille de Khaybar.
(2) Les chamelles rousses étaient à leur époque parmi les plus grandes des richesses.

Parmi les leçons que nous pouvons tirer de ce hadith :

– Le fait que Prophète (ﷺ) ait annoncé la veille que les musulmans allaient avoir la victoire est un signe de la prophétie.

– Le mérite des compagnons du Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) en globalité et leur motivation vers le bien car chacun espérait que la bannière lui soit donnée.

– Le mérite de Ali Ibn Abi Talib (qu’Allah l’agrée) car le Prophète (ﷺ) l’a choisi pour lui donner la bannière. De plus il est mentionné dans certaines versions de ce hadith que le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit: « Demain je vais certes donner la bannière à un homme grâce à qui Allah va accorder la victoire, il aime Allah et son Messager et Allah et son Messager l’aiment ».(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°4210)

– Le fait que Allah a mis une bénédiction dans la salive du Prophète (ﷺ) est également un signe de la prophétie.

– Le fait que le Prophète (ﷺ) ait invoqué en faveur de Ali (qu’Allah l’agrée) après avoir craché dans ses yeux montre que la guérison provient d’Allah et qu’il n’y a que à lui à qui elle peut être demandée.

– La voie du Prophète (ﷺ) est d’appeler les gens à l’Islam et leur expliquer le droit d’Allah avant de combattre.

D’après Abdallah Ibn Abbas (qu’Allah les agrée), le Prophète (ﷺ) n’a jamais combattu un peuple sans l’avoir auparavant appelé (*).
(Rapporté par Darimi et authentifié par Cheikh Albani dans la Silsila Sahiha vol 6 p 294)

(*) C’est à dire sans l’avoir appelé à l’Islam.

عن سهلِ بنِ سعدٍ ـ رضى الله عنه ـ أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَالَ ‏«‏ لأُعْطِيَنَّ الرَّايَةَ غَدًا رَجُلاً يَفْتَحُ اللَّهُ عَلَى يَدَيْهِ »‏ قَالَ فَبَاتَ النَّاسُ يَدُوكُونَ لَيْلَتَهُمْ أَيُّهُمْ يُعْطَاهَا فَلَمَّا أَصْبَحَ النَّاسُ، غَدَوْا عَلَى رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم كُلُّهُمْ يَرْجُو أَنْ يُعْطَاهَا فَقَالَ ‏«‏ أَيْنَ عَلِيُّ بْنُ أَبِي طَالِبٍ ‏»‏‏.‏ فَقَالُوا يَشْتَكِي عَيْنَيْهِ يَا رَسُولَ اللَّهِ‏.‏ قَالَ ‏«‏ فَأَرْسِلُوا إِلَيْهِ فَأْتُونِي بِهِ ‏»‏‏.‏ فَلَمَّا جَاءَ بَصَقَ فِي عَيْنَيْهِ، وَدَعَا لَهُ، فَبَرَأَ حَتَّى كَأَنْ لَمْ يَكُنْ بِهِ وَجَعٌ، فَأَعْطَاهُ الرَّايَةَ‏.‏ فَقَالَ عَلِيٌّ يَا رَسُولَ اللَّهِ أُقَاتِلُهُمْ حَتَّى يَكُونُوا مِثْلَنَا فَقَالَ ‏« انْفُذْ عَلَى رِسْلِكَ حَتَّى تَنْزِلَ بِسَاحَتِهِمْ، ثُمَّ ادْعُهُمْ إِلَى الإِسْلاَمِ، وَأَخْبِرْهُمْ بِمَا يَجِبُ عَلَيْهِمْ مِنْ حَقِّ اللَّهِ فِيهِ، فَوَاللَّهِ لأَنْ يَهْدِيَ اللَّهُ بِكَ رَجُلاً وَاحِدًا خَيْرٌ لَكَ مِنْ أَنْ يَكُونَ لَكَ حُمْرُ النَّعَمِ ».
(رواه البخاري في صحيحه رقم ٣٧٠١)
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D’après ‘Abdallah Ibn ‘Omar (qu’Allah les agrée lui et son père), Abou Bakr (qu’Allah l’agrée) a dit: « Préservez Muhammad (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) à travers les gens de sa maison (*) ».
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°3713)

(*) C’est à dire les gens de la famille du Messager d’Allah (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui)

عن عبدالله بن عمر رضي الله عنهما قال أبو بكر رضي الله عنه : ارقُبوا محمدًا صلَّى اللهُ عليهِ وسلَّمَ في أهلِ بيتِهِ .
(رواه البخاري في صحيحه رقم ٣٧١٣)
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D’après Anas (رضى الله عنه) a rapporté, Le jour de la bataille de Muta, le Prophète (ﷺ) (qui était à Médine) reçu des informations par révélation, (avant que les nouvelles des combattants ne lui parviennent) et il dit:
« Zayd a porté l’étandard et a été tué. Puis, Jafar a porté l’étandard et a été tué. Ensuite, Abdullah a porté l’étandard et a été tué. »
Les larmes aux yeux, il ajouta: « Puis un sabre d’Allah s’est emparé de l’étandard jusqu’à ce qu’Allah accorde aux Musulmans Son secours ! (*).»
(Rapporté Par Al Boukhari dans son Sahih n°3757)

(*) Le sabre d’Allah en question était Khalid ibn Al Walid

عَنْ أَنَسٍ ـ رضى الله عنه أَنَّ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم نَعَى زَيْدًا وَجَعْفَرًا وَابْنَ رَوَاحَةَ لِلنَّاسِ قَبْلَ أَنْ يَأْتِيَهُمْ خَبَرُهُمْ، فَقَالَ ‏ « ‏ أَخَذَ الرَّايَةَ زَيْدٌ فَأُصِيبَ، ثُمَّ أَخَذَ جَعْفَرٌ فَأُصِيبَ، ثُمَّ أَخَذَ ابْنُ رَوَاحَةَ فَأُصِيبَ ـ وَعَيْنَاهُ تَذْرِفَانِ ـ حَتَّى أَخَذَ سَيْفٌ مِنْ سُيُوفِ اللَّهِ حَتَّى فَتَحَ اللَّهُ عَلَيْهِمْ ‏ »‏‏.‏
(رواه البخاري في صحيحه رقم ۳۷۵۷)
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Yahya ibn Bukair nous a raconté: al-Layth nous a raconté à partir de Yunus Ibn Shihab que Abou Salama a dit:
`Aisha a dit:« Une fois que le Messager d’Allah (ﷺ) dit (pour moi), « Ô Aa’ish (aisha) ! Ceci est Jibril te saluant.
Alors, elle dit : wa aleyhi salaam wa rahmatoullahi wa baarakatouhou.
Tu vois ce que je ne vois pas. (Elle s’adressait au Messager d’Allah pour la dernière phrase)
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°3768)

Et rapporté aussi par Mouslim dans son Sahih n°2447

حَدَّثَنَا يَحْيَى بْنُ بُكَيْرٍ، حَدَّثَنَا اللَّيْثُ، عَنْ يُونُسَ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، قَالَ أَبُو سَلَمَةَ إِنَّ عَائِشَةَ ـ رضى الله عنها ـ قَالَتْ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم يَوْمًا ‏ « ‏ يَا عَائِشَ، هَذَا جِبْرِيلُ يُقْرِئُكِ السَّلاَمَ ‏ »‏‏.‏ فَقُلْتُ وَعَلَيْهِ السَّلاَمُ وَرَحْمَةُ اللَّهِ وَبَرَكَاتُهُ، تَرَى مَا لاَ أَرَى‏.‏ تُرِيدُ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم‏.‏
(رواه البخاري في صحيحه رقم ۳۷۶۸)
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D’après Abou Moussa Al-Ash`ari, Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit: « Beaucoup d’hommes ont atteint la perfection masculine.
Mais aucune femme n’a jamais atteint la perfection féminine sauf Mariam bint ‘Imrân et Âsiah la femme de Pharaon.
Et le mérite de ‘Â’ishah (1) par rapport au reste des femmes est comparable au mérite du Tharîd (2) par rapport aux autres plats.»
(Rapporté Par Al Boukhari dans son Sahih n°3769)

(1) Ibn Kathir (qu’Allah lui fasse miséricorde) a dit :

« Il n’y a jamais eu dans les communautés une femme comme Aïcha concernant sa mémoire, sa science, son éloquence et son intelligence ; elle dépassa les femmes comme elle dans la science et la sagesse ; Allah lui donna la compréhension de la jurisprudence islamique et la mémorisation des poèmes ; et elle avait une grande connaissance des sciences religieuses ».

(2) Le tharid est un plat arabe avec de la viande et de la sauce.

عَنْ أَبِي مُوسَى الأَشْعَرِيِّ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم ‏ « ‏ كَمَلَ مِنَ الرِّجَالِ كَثِيرٌ، وَلَمْ يَكْمُلْ مِنَ النِّسَاءِ إِلاَّ مَرْيَمُ بِنْتُ عِمْرَانَ، وَآسِيَةُ امْرَأَةُ فِرْعَوْنَ، وَفَضْلُ عَائِشَةَ عَلَى النِّسَاءِ كَفَضْلِ الثَّرِيدِ عَلَى سَائِرِ الطَّعَامِ ‏ »‏‏.‏
(رواه البخاري في صحيحه رقم ۳۷۶۹)
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