Sahih Al Boukhari – 70 – Livre des Aliments

D’après ‘Omar Ibn Abi Salama (qu’Allah l’agrée) : J’étais un petit enfant dans le giron du Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) et ma main se promenait dans le plat.
Alors le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) m’a dit: « Ô petit enfant! Prononce le nom d’Allah (*), mange avec ta main droite et mange ce qui est devant toi ».
‘Omar Ibn Abi Salama (qu’Allah l’agrée) a dit: Après cela, je n’ai pas cessé de manger de cette manière.
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°5376)

(*) C’est à dire : Dis -Bismillah- avant de commencer à manger.

عن عمر بن أبي سلمة رضي الله عنه قال : كنت غلاما في حجر رسول الله صلى الله عليه وسلم وكانت يدي تطيش في الصحفة
فقال لي رسول الله صلى الله عليه وسلم : يا غلام ! سم الله وكل بيمينك وكل مما يليك
قال عمر بن أبي سلمة رضي الله عنه : فما زالت تلك طعمتي بعد 
(رواه البخاري في صحيحه رقم ٥٣٧٦)
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D’après Abou Houreira (qu’Allah l’agrée), un homme qui mangeait beaucoup est rentré dans l’Islam et depuis ne mangeait que très peu. Ceci a été mentionné au Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) qui a dit: « Certes le croyant mange avec un seul intestin tandis que le mécréant mange avec sept intestins ».
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°5397)
عن أبي هريرة رضي الله عنه أنَّ رجلًا كان يأكل أكلًا كثيرًا، فأسلم، فكان يأكل أكلًا قليلًا، فذُكر ذلك للنبيِّ صلَّى اللهُ عليهِ وسلَّمَ فقال : إنَّ المؤمنَ يأكل في معىً واحدٍ، والكافرُ يأكل في سبعةِ أمعاءَ
(رواه البخاري في صحيحه رقم ٥٣٩٧)
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Abû Hurayrah (رضي الله عنه) rapporte : « Le Messager d’Allah (ﷺ) n’a jamais critiqué un aliment : s’il désirait une chose, il la mangeait, et s’il ne l’appréciait pas, il la délaissait »
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°5409)

ENSEIGNEMENTS DU HADITH :

Le Prophète (ﷺ) n’a jamais critiqué un plat qu’on lui présentait, car c’est un bienfait d’Allah (سُبْحَانَهُ وَ تَعَالَى) sur Ses serviteurs. S’il le désirait, il en mangeait, et s’il ne l’appréciait pas, il le laissait. Ibn 3Abbâs (رضي الله عنه) rapporte : « Le Prophète (ﷺ) entra chez Maymûnah, et on lui présenta un lézard vers lequel il tendit la main. Une femme présente dit : « Informez le Messager d’Allah (ﷺ) de ce que vous lui avez présenté ». Elles dirent : « C’est un lézard, ô Messager d’Allah ». Aussitôt, le Prophète (ﷺ) retira sa main. Khâlid Ibn Al-Walîd dit : « Est-ce illicite, ô Messager d’Allah ? » Il (ﷺ) répondit : « Non, mais on n’en consomme pas chez moi, et cela me répugne ». Khâlid le tira à lui et le mangea(1) ».

Il n’est pas répréhensible de répugner un aliment et de dire : « Je déteste cette chose », et cela n’est pas considéré comme un mépris du bienfait d’Allah (سُبْحَانَهُ وَ تَعَالَى) ou de l’orgueil(2).

Source: [Boulough Al-Maram d’Al-Hafidh Ibn Hajar Al-عasqalânî avec les commentaire de cheikh عAbd Allah Al-Bassam agrémenté d’enseignement tirés des commentaires de cheikh Al-عUthaymin, Al-Fawzân, Ar-Râjihî. Authentification des hadiths et commentaire tirés des ouvrages de cheikh Al-Albani. Page 508 volume 2 (Éditions Tawbah)]

(1) Al-Bukhârî n°5391 et Muslim n°1946.

(2) Sharh Bulûgh Al-Marâm du Cheikh Al-3Uthaymin, Livre du mariage, cassette n°18.

عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ، قَالَ « مَا عَابَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم طَعَامًا قَطُّ، إِنِ اشْتَهَاهُ أَكَلَهُ، وَإِنْ كَرِهَهُ تَرَكَهُ‏ » .‏
(رواه البخاري في صحيحه رقم ۵۴۰۹)
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D’après Abou Moussa Al Ach’ari (qu’Allah l’agrée), le Prophète (que la prière d’Allah et son salut soient sur lui) a dit: « L’exemple du croyant qui lit le coran est celui du cédrat: son odeur est bonne et son goût est bon. L’exemple du croyant qui ne lit pas le coran est celui de la datte: elle n’a pas d’odeur et son goût est sucré. L’exemple de l’hypocrite qui lit le coran est celui du myrte: son odeur est bonne mais son goût est amer. Et l’exemple de de l’hypocrite qui ne lit pas le coran est celui de la coloquinte: elle n’a pas d’odeur et son goût est amer ».
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°5427)

Rapporté également par Mouslim dans son Sahih n°797

عن أبي موسى الأشعري رضي الله عنه قال رسول الله صلى الله عليه وسلم : مثل المؤمن الذي يقرأ القرآن كمثل الأترجة ريحها طيب وطعمها طيب . ومثل المؤمن الذي لا يقرأ القرآن كمثل التمرة لا ريح لها وطعمها حلو . ومثل المنافق الذي يقرأ القرآن مثل الريحانة ريحها طيب وطعهما مر . ومثل المنافق الذي لا يقرأ القرآن كمثل الحنظلة ليس لها ريح وطعمها مر
(رواه البخاري في صحيحه رقم ٥٤٢٧)
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D’après Abd Allah Ibn Ja’fâr (رضي الله عنه) a dit :
« J’ai vu le Messager d’Allah (صلى الله عليه وسلم) manger   des dattes fraîches avec du concombre. »
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°5447)
عن عَبْد اللَّهِ بْنَ جَعْفَرٍ، قَالَ رَأَيْتُ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم يَأْكُلُ الرُّطَبَ بِالْقِثَّاءِ‏.‏
(رواه البخاري في صحيحه رقم٥٤٤٧)

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D’après ‘Abd-ul’ Azîz: On a dit à Anas: « Qu’as-tu entendu le Prophète (ﷺ) dire au sujet de l’ail? », Anas répondit: « [ll dit]: « Celui qui [en] mange (l’ail) ne doit pas s’approcher de notre mosquée. »
(Rapporté par Al Boukhari dans son Sahih n°5451)

عَنْ عَبْدِ الْعَزِيزِ، قَالَ قِيلَ لأَنَسٍ مَا سَمِعْتَ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم فِي الثُّومِ فَقَالَ ‏ «‏ مَنْ أَكَلَ فَلاَ يَقْرَبَنَّ مَسْجِدَنَا »‏‏.‏
(رواه البخاري في صحيحه رقم ۵۴۵۱)

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D’après ‘Atâ, Jâbir ibn ‘Abd Allâh ـ رضى الله عنهما ـ affirme que le Prophète (ﷺ) avait dit: « Celui qui mange de l’ail ou de l’oignon, qu’il se tienne à I’écart de nous ou à l’écart de notre mosquée.»
(Rapporté par Al Boukhari dans son Sahih n°5452)

═ Annotation ‎════════

Il y a des savants à partir de la cause de l’interdiction on fait une analogie:

Toute chose qui a une mauvaise odeur est, par conséquent, assimilée à l’oignon et à l’ail, comme la fumée du tabac, ou l’odeur nauséabonde qui se dégage des aisselles ou autres choses qui peuvent indisposer les voisins.

Il est donc détestable pour la personne concernée de prier avec le groupe, et elle doit en être empêchée jusqu’à ce qu’elle fasse disparaître cette odeur. Elle doit faire cela en fonction de ses capacités, afin d’obéir à l’ordre d’Allah d’assister à la prière en groupe.

Quant au tabac, c’est une chose absolument interdite qu’il faut absolument délaisser, en raison de son caractère néfaste touchant aussi bien à la religion, qu’à la santé ou les biens.

قَالَ حَدَّثَنِي عَطَاءٌ، أَنَّ جَابِرَ بْنَ عَبْدِ اللَّهِ ـ رضى الله عنهما ـ زَعَمَ عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم قَالَ ‏ «‏ مَنْ أَكَلَ ثُومًا أَوْ بَصَلاً فَلْيَعْتَزِلْنَا، أَوْ لِيَعْتَزِلْ مَسْجِدَنَا »‏‏.‏
(رواه البخاري في صحيحه رقم ۵۴۵۲)
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D’après Abu Umamah, Lorsque le table (de nourriture) a été levée (c’est-à-dire, chaque fois qu’il a fini son repas), le Messager d’Allah (ﷺ) a dit: :
« A Allah revient la Louange abondante, pure et bénie. Nul ne peut Te louer et reconnaître Tes grâces comme Tu le mérites, ni ne peut se dispenser de Toi, Ô mon Seigneur ».
(Rapporté par Al Boukhari dans son Sahih n°5458)

En Phonétique
Al-hamdu li l-lah kathiran taiyiban mubarakan fihi ghaira makfiy wala muWada` wala mustaghna’anhu Rabbuna.

En Arabe

الحمدُ للهِ كثيرًا طيَّبًا مُبَاركًا فيه ، غَيرَ مَكفِيٍّ ولا مُوَدَّعٍ ولا مُستَغنًى عنه ، ربَّنا

عَنْ أَبِي أُمَامَةَ، أنَّ النبيَّ صلَّى اللهُ عليه وسلَّم كان إذا رفَع مائدَتَهُ قال : ( الحمدُ للهِ كثيرًا طيَّبًا مُبَاركًا فيه ، غَيرَ مَكفِيٍّ ولا مُوَدَّعٍ ولا مُستَغنًى عنه ، ربَّنا ) .
(رواه صحيح البخاري في صحيحه رقم ۵۴۵۸)
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