Sahih At Targhib – 03 – Livre de la Science

D’après Anas (qu’Allah l’agrée), le Prophète (que la prière d’Allah et son salut soient sur lui) a dit: « Apprendre la science est une obligation pour chaque musulman ».
(Rapporté par Ibn Maja et authentifié par Cheikh Albani dans Sahih Targhib n°72, Hadith Sahîh)
عن أنس رضي الله عنه قال رسول الله صلى الله عليه و سلم : طلب العلم فريضة على كل مسلم
(رواه ابن ماجه و صححه الشيخ الألباني في صحيح الترغيب و الترهيب رقم ٧٢)

حكم : صحيح

.
D’après Anas (qu’Allah l’agrée), le Prophète (que la prière d’Allah et son salut soient sur lui) a dit: « Il y a 7 choses dont la récompense parvient au serviteur dans sa tombe après sa mort: celui qui a enseigné une science, a creusé le lit d’un fleuve, a creusé un puits, a planté un palmier, a construit une mosquée, a laissé un moushaf (Coran) en héritage ou a laissé un enfant pieux qui demande pardon pour lui après sa mort ».
(Rapporté par Al Bazar et authentifié par Cheikh Albani dans Sahih Targhib n°73, Hadith Hasan li Ghayrihi)
عن أنس رضي الله عنه قال رسول الله صلى الله عليه و سلم : سبع يجرى للعبد أجرهن وهو في قبره بعد موته من علم علما أو كرى نهرا أو حفر بئرا أو غرس نخلا أو بنى مسجدا أو ورث مصحفا أو ترك ولدا يستغفر له بعد موته
(رواه البزار و حسنه الشيخ الألباني في صحيح الترغيب و الترهيب رقم ٧٣)

حكم : حسن لغيره

.
D’après Anas (qu’Allah l’agrée), le Prophète (que la prière d’Allah et son salut soient sur lui) a dit: « Celui qui enseigne une science a la récompense de celui qui a oeuvré avec, sans que cela ne réduise en rien la récompense de celui qui a oeuvré ».
(Rapporté par Ibn Maja et authentifié par Cheikh Albani dans Sahih Targhib n°80, Hadith Sahîh)
عن أنس رضي الله عنه قال رسول الله صلى الله عليه وسلم : من علم علما فله أجر من عمل به لا ينقص من أجر العامل شيء
(رواه ابن ماجه و حسنه الشيخ الألباني في صحيح الترغيب و الترهيب رقم ٨٠)

حكم : صحيح

.
Abou Houreira (qu’Allah l’agrée) passa dans le marché à Médine, il s’y arrêta et dit: « Ô les gens du marché ! Comme vous êtes incapable ! ».
Ils ont dit: Pourquoi Ô Abou Houreira ?
Il répondit: « L’héritage du Prophète (que la prière d’Allah et son salut soient sur lui) est en train d’être partagé et vous êtes ici ! N’allez vous pas y aller afin de prendre votre part ? ».
Ils ont dit: Dans quel endroit cela se passe t-il ?
Il répondit: « À la mosquée ».
Alors ils partirent précipitamment et Abou Houreira (qu’Allah l’agrée) les a attendu jusqu’à ce qu’ils reviennent et il leur a dit: « Qu’avez vous ? ».
Ils ont dit: Ô Abou Houreira ! Nous sommes partis à la mosquée et nous y sommes entrés mais nous n’avons rien vu qui soit partagé.
Abou Houreira (qu’Allah l’agrée) leur dit: « N’avez vous vu personne dans la mosquée ? ».
Ils ont dit: Si, nous avons vu des gens qui priaient, des gens qui lisaient le Coran et des gens qui se rappellaient le halal et le haram (1).
Abou Houreira (qu’Allah l’agrée) leur a dit: « Malheur a vous ! C’est ceci l’héritage du Prophète (que la prière d’Allah et son salut soient sur lui) ».
(Rapporté par Tabarani et authentifié par Cheikh Albani dans Sahih Targhib n°83, Hasan mawqoufa (2))

(1) C’est à dire qu’ils étudiaient la science, quelles sont les choses permises, quelles sont les choses interdites…

(2) Le terme mawqoufa désignant un hadith dont la chaîne s’arrête à l ‘un des compagnons sans être remonté au prophète (que la prière d’Allah et son salut soient sur lui)

عن أبي هريرة رضي الله عنه أنه مر بسوق المدينة فوقف عليها فقال : يا أهل السوق ! ما أعجزكم !
قالوا: وما ذاك يا أبا هريرة ؟
قال : ذاك ميراث رسول الله صلى الله عليه وسلم يقسم وأنتم ها هنا . ألا تذهبون فتأخذون نصيبكم منه ؟
قالوا : وأين هو ؟
قال : في المسجد .
فخرجوا سراعا ووقف أبو هريرة لهم حتى رجعوا فقال لهم : ما لكم ؟
فقالوا : يا أبا هريرة ! قد أتينا المسجد فدخلنا فيه فلم نر فيه شيئا يقسم .
فقال لهم أبو هريرة رضي الله عنه : وما رأيتم في المسجد أحدا ؟
قالوا : بلى رأينا قوما يصلون وقوما يقرؤون القرآن وقوما يتذاكرون الحلال والحرام
فقال لهم أبو هريرة رضي الله عنه : ويحكم فذاك ميراث محمد صلى الله عليه وسلم
(رواه الطبراني و حسنه الشيخ الألباني في صحيح الترغيب و الترهيب رقم ٨٣)

حكم : حسن موقوف

.
D’après Abou Oumama Al Bahili (qu’Allah l’agrée), le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit : « Celui qui part à la mosquée, en ne voulant qu’apprendre un bien ou l’enseigner, a la récompense du pèlerin qui a complété son pèlerinage ».
(Rapporté par Tabarani et authentifié par Cheikh Albani dans Sahih Targhib n°86, Hadith Hasan Sahîh)

L’imam Ibn Qayim Al Dajawziya (mort en 751) a dit dans Madarij As Salikin vol 2 p 490: « L’imam Ahmed Ibn Hanbal a dit: Les gens ont plus besoin de science qu’ils n’ont besoin de nourriture et de boisson. Ceci car une personne a besoin de nourriture une ou deux fois par jour, tandis qu’il a besoin de science à chacune de ses respirations.
Il nous a été rapporté que l’imam Chafi’i a dit: Apprendre la science est plus méritoire que la prière surérogatoire.
L’imam Abou Hanifa a également mentionné cela.
Ibn Wahb a dit: Alors que j’étais devant l’imam Malik, j’ai posé mes feuillets (*) et je me suis levé pour prier. Alors il a dit: La chose pour laquelle tu t’es levé n’est pas meilleure que celle que tu as laissé ».

(*) Ibn Wahb était un des élèves de l’imam Malik et il a donc posé les feuillets sur lesquels il notait la science pour faire des prières surérogatoires.

Remarque : La science qui a été apprise doit être mise en pratique, c’est cela l’objectif de l’apprentissage de la science.

عن أبي أمامة الباهلي رضي الله عنه قال رسول الله صلى الله عليه و سلم : من غدا إلى المسجد لا يريد إلا أن يتعلم خيرا أو يعلمه كان له كأجر حاج تاما حجته
(رواه الطبراني و صححه الشيخ الألباني في صحيح الترغيب و الترهيب رقم ٨٦)

 حكم : حسن صحيح

.
D’après Joundoub (qu’Allah l’agrée), le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit: « L’exemple de celui qui apprend le bien aux gens et oublie sa propre personne est comme l’exemple d’une lampe qui éclaire les gens mais se brûle toute seule »
(Rapporté par Tabarani et authentifié par Cheikh Albani dans Sahih Targhib n°131, Hadith Hasan Sahih)
عن جندب رضي الله عنه قال رسول الله صلى الله عليه وسلم : مثل الذي يعلم الناس الخير وينسى نفسه كمثل السراج يضيء للناس ويحرق نفسه 
(رواه الطبراني و صححه الشيخ الألباني في صحيح الترغيب و الترهيب رقم ١٣١)

حكم : حسن صحيح

.
D’après ‘Omar Ibn Al Khatab (qu’Allah l’agrée), le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit : « L’Islam sera apparent tant que les commerçants ne se disperseront pas sur les mers, tant que les chevaux seront montés dans le sentier d’Allah.
Puis vont apparaître des gens qui liront le Coran et diront: Qui lit le Coran mieux que nous ? Qui est plus savant que nous ? Qui est plus instruit que nous ? ».
Puis le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit à ses compagnons: « Y a t-il du bien en eux ? ».
Les compagnons ont dit: Allah et son Messager sont plus savant.
Le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a alors dit: « Ceux là font partie de vous, de cette communauté, ceux là sont le combustible du feu (*) ».(Rapporté par Tabarani et authentifié par Cheikh Albani dans Sahih Targhib n°135, Hadith Hasan li Ghayrihi)

(*) L’imam Al Mundhiri (mort en 656 du calendrier hégirien) a classé ce hadith dans son ouvrage At Targhib Wa Tarhib sous le chapitre : -L’avertissement contre le fait de prétendre à tort qu’on fait partie des gens de science et du Coran-.

عن عمر بن الخطاب رضي الله عنه قال رسول الله صلّى الله عليه وسلّم : يظهرُ الإسلامُ حتى تختلفُ التُّجَّارُ في البحرِ ، وحتى تخوضَ الخيلُ في سبيلِ اللهِ ، ثم يظهرُ قومٌ يقرؤون القرآنَ ، يقولون : من أقرأُ منا ؟ من أعلمُ منا ؟ من أفقَهُ منّا ثم قال لأصحابِه : هل في أولئك من خيرٍ ؟ قالوا : اللهُ و رسولُه أعلمُ قال : أولئك منكم من هذه الأمةِ ، و أولئك هم وَقودُ النَّارِ
(رواه الطبراني و حسنه الشيخ الألباني في صحيح الترغيب و الترهيب رقم ١٣٥)

حكم : حسن لغيره

.