۞ Siyar A’lam An Noubala ۞

Siyar aʻlām al-nubalāʼ, En 23 Volumes, de L’imam Chams Din Mohammed Ben Ahmed Ben Othman Al-Dhahabi (Biographies des nobles personnages),Correction du livre par Chou’ayb al-Arnaout (Qu’Allah lui fasse miséricorde.)

Le livre comporte les biographies des grands hommes de l’islam ayant existé jusqu’à l’époque de l’imam adh-Dhahabi (Biographie prophétique, biographies des quatres califes, des compagnons, des disciples), etc


D’après Yazid : Un proche de Maymouna (qu’Allah l’agrée) est entré auprès d’elle et elle a senti provenant de lui l’odeur de la boisson (1).
Elle a dit : « Si tu ne sors pas vers les musulmans pour qu’ils te fouettent (2), alors ne rentre plus jamais auprès de moi ».
(Rapporté par Ibn Sa’d et authentifié par Cheikh Shouayb Arnaout dans sa correction de Siyar A’lam An Noubala vol 2 p 244, Hadith Isnad Hasan)

(1) C’est à dire l’odeur de l’alcool.

(2) C’est à dire pour qu’ils t’appliquent la peine prescrite à l’encontre de la personne qui a bu de l’alcool.

Remarque : Le fait d’appliquer la peine prescrite à la personne qui a bu de l’alcool et le fait de brûler le magasin de la personne qui en vend font partie des choses qui dépendent uniquement de la décision du gouverneur musulman ou de la personne qu’il a désigné.
En aucun cas ce n’est le commun des musulmans qui doit pratiquer ce genre de choses.

عن يزيد أن ذا قرابة لميمونة رضي الله عنها دخل عليها فوجدت منه ريح شراب
فقالت: لئن لم تخرج إلى المسلمين فيجلدوك لا تدخل علي أبدا
(رواه ابن سعد و حسنه الشيخ أحمد شاكر في تحقيق سير أعلام النبلاء ج ٢ ص ٢٤٤)

حكم : إسناده حسن

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D’après Abou Al ‘Ala : ‘Othman Ibn Abi Al ‘Ass (qu’Allah l’agrée) a envoyé certains de ses servants pour faire du commerce.
Lorsqu’ils sont revenus, il a dit : « Qu’avez vous ramené ? ».
Ils ont dit : Un commerce, qui lorsqu’on investi un seul dirham, en rapporte dix.
Il a dit : « Qu’est-ce que c’est ? ».
Ils ont dit : Le vin.
Il a dit : « Le vin ! Alors qu’il nous a été interdit de le boire et de le vendre ?! ».
Alors il a ouvert les bouchons des récipients et les a renversé.
(Rapporté par l’imam Dhahabi dans Siyar A’lam An Noubala et authentifié par Cheikh Shouayb Arnaout dans sa correction de cet ouvrage vol 2 p 375, Hadith Isnad Hasan)
عن أبي العلاء أن عثمان بن أبي العاص رضي الله عنه بعث غلمانا له تجارا فلما جاؤوا قال : ما جئتم به ؟
قالوا: جئنا بتجارة يربح الدرهم عشرة
قال : وما هي؟
قالوا : خمر
قال : خمر وقد نهينا عن شربها وبيعها ؟!
فجعل يفتح أفواه الزقاق ويصبها
(رواه الإمام الذهبي في سير أعلام النبلاء و حسنه الشيخ شعيب الأرناؤوط في تحقيق هذا الكتاب ج ٢ ص ٣٧٥)

حكم : إسناده حسن

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D’après Nafi’ : Un homme a dit à ‘Abdallah Ibn ‘Omar (qu’Allah les agrée lui et son père) : Ô le meilleur des gens !
Il a dit : « Je ne suis pas le meilleur des gens ni le fils du meilleur des gens mais je suis un serviteur parmi les serviteurs d’Allah. J’ai espoir en Allah et je Le crains. Vous n’allez cesser de dire ce genre de paroles à un homme jusqu’à ce que vous le faisiez tomber dans la perdition ».
(Rapporté par Abou Nou’aym et authentifié par Cheikh Shouayb Arnaout dans sa correction de Siyar ‘Alam An Noubala vol 3 p 236, Hadith Isnad Hasan)
عن نافع أن رجلا قال لعبدالله بن عمر رضي الله عنهما : يا خير الناس
فقال : ما أنا بخير الناس ولا ابن خير الناس ولكني عبد من عباد الله أرجو الله وأخافه والله لن تزالوا بالرجل حتى تهلكوه
(رواه أبو نعيم و صححه الشيخ شعيب الأرناؤوط في تحقيق سير أعلام النبلاء ج ٣ ص ٢٣٦)

حكم : سنده صحيح

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D’après ‘Ata Ibn As Sa’ib, Ibn Abi Leyla (mort en 148 du calendrier hégirien) a dit : J’ai rencontré cent-vingt compagnons du Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) parmi les ansars (*), lorsque l’un d’entre eux était questionné à propos d’une chose, il espérait que son frère allait donner la réponse et ainsi lui éviter d’avoir à répondre.
(Rapporté par Ibn Sa’d et authentifié par Cheikh Shouayb Arnaout dans sa correction de Siyar A’lam An Noubala vol 4 p 263, Hadith Isnad Hasan)

(*) Ce sont les compagnons du Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) qui étaient originaires de Médine.

عن عطاء بن السائب قال ابن أبي ليلى : أدركت عشرين ومئة من أصحاب رسول الله صلى الله عليه وسلم من الأنصار إذا سئل أحدهم عن شيء ود أن أخاه كفاه
(رواه ابن سعد و صححه الشيخ شعيب الأرناؤوط في تحقيق سير أعلام النبلاء ج ٤ ص ٢٦٣)

حكم : سنده حسن

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D’après Sa’id Ibn Joubeyr, ‘Abdallah Ibn ‘Abbas (qu’Allah les agrée lui et son père) a dit : « Questionnez nous (1) car certes vous n’allez pas nous questionner sur une chose sans que nous ayons auparavant questionné la concernant (2) ».
Un homme a dit : Est-ce qu’il y a de la musique dans le paradis ?
Il a dit : « Il y a dans le paradis des monticules de musc sur lesquels il y a des jeunes filles qui font les louanges d’Allah avec une voix dont aucune oreille n’a jamais entendu l’équivalent ».
(Rapporté par Al Moukhalis et authentifié par Cheikh Shouayb Arnaout dans sa correction de Siyar A’lam An Noubala vol 4 p 342, Hadith Isnad Hasan)

(1) C’est à dire : -Questionnez-nous, nous les compagnons du Prophète-.

(2) C’est à dire : -Sans que nous ayons déjà interrogé le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) à propos de cette chose-.

عن سعيد بن جبير قال عبدالله بن عباس رضي الله عنهما قال : سلونا فإنكم لن تسألونا عن شيء إلا وقد سألنا عنه
فقال رجل : أفي الجنة غناء ؟
قال : فيها أكمات من مسك عليهن جوار يحمدن الله بأصوات لم تسمع الآذان بمثلها قط
(رواه المخلِّص و حسنه الشيخ شعيب الأرناؤوط في تحقيق سير أعلام النبلاء ج ٤ ص ٣٤٢)

حكم : سنده حسن

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