Mousnad Ahmad Cheikh Shouayb Arnaout - Volume 1 » page 490


D’après Chaqiq, ‘Abdallah Ibn Mas’oud (qu’Allah l’agrée) a dit : « À l’époque, lorsqu’un homme parmi nous apprenait dix versets, il ne les dépassait pas avant de connaître leur sens et de les mettre en pratique (*) ».
(Rapporté par Tabari dans son Tefsir n°81 et authentifié par Cheikh Ahmed Chakir dans sa correction de Tefsir Tabari vol 1 p 80 ainsi que par Cheikh Shouayb Arnaout dans sa correction de Siyar A’lam An Noubala vol 1 p 490, Hadith Rijal Thiqat)

(*) ‘Abdallah Ibn Mas’oud a appris le Coran avec le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) et il informe de la manière dont les compagnons apprenaient à l’époque du Prophète (que la prière d’Allah et son salut soient sur lui).
(Mousnad de l’imam Ahmed avec la correction de Cheikh Shouayb Arnaout vol 38 p 467)

Ainsi, il est obligatoire de savoir que le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a enseigné aux compagnons à la fois les mots du Coran mais également le sens des versets.
(Majmou’ Al Fatawa de Cheikh Al Islam Ibn Taymiya 13/327)

L’imam Ibn Qayim Al Djawziya (mort en 751 du calendrier hégirien) a dit : « Les compagnons du Prophète (qu’Allah les agrée tous) sont les gens les plus savants de la communauté des sens voulus par Allah dans Son Livre car c’est pour eux qu’il a été révélé, ils sont les premières personnes de la communauté à être concernées par ses versets.
Ils ont certes assisté à l’explication qu’en a fait le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) que ce soit à travers la théorie ou la pratique, ce sont eux les réels arabes éloquents (*).
Ainsi, il ne convient pas de s’écarter de leurs explications des versets du Coran tant que cela est possible ».
(Ighathatou Lahfan fi Masayid Ach Chaytan p 425)

(*) C’est à dire qu’ils maîtrisaient parfaitement la langue arabe dans laquelle le Coran a été révélé.

عن شقيق قال عبدالله بن مسعود رضي الله عنه : كان الرجل منّا إذا تعلّم عشر آيات لم يجاوزهنّ حتّى يعرف معانيهنّ و العمل بهنّ
(رواه الطبري في تفسيره رقم ٨١ و صححه الشيخ أحمد شاكر في تحقيق تفسير الطبري ج ١ ص ٨٠ و صححه أيضًا الشيخ شعيب الأرناؤوط في تحقيق سير أعلام ج ١ ص ٤٩٠)

حكم : رجاله ثقات

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