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Les 30 derniers Hadiths ajoutés

D’après Abou Houreira (qu’Allah l’agrée), le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit: « Les fleuves du paradis sortent sous des montagnes de musc ».
(Rapporté par Ibn Hibban dans son Sahih n°7408 et authentifié par Cheikh Albani dans Al Ta’liqat Al Hissan ‘Ala Sahih Ibn Hibban n°7365, Hadith Hasan Sahih)
عن أبي هريرة رضي الله عنه قال النبي صلّى الله عليه و سلّم : أنهار الجنة تخرج من تحت جبال مسك
(رواه ابن حبان في صحيحه رقم ٧٤٠٨ و صححه الشيخ الألباني في التعليقات الحسان على صحيح ابن حبان رقم ٧٣٦٥)

حكم المحدث : حسن صحيح

D’après Abou Darda (qu’Allah l’agrée), le Prophète (que la prière d’Allah et son salut soient sur lui) a dit: « Celui qui prend un chemin pour rechercher la science, Allah lui fait prendre par cela un chemin vers le paradis. Certes les anges étendent leurs ailes pour celui qui recherche la science et certes tous ceux qui sont dans les cieux et sur la terre demandent le pardon pour le savant même le poisson dans l’eau.
Le mérite du savant sur l’adorateur est comme le mérite de la lune par rapport aux autres astres.
Et certes les savants sont les héritiers des prophètes et les prophètes n’ont pas laissé comme héritage des dinar ou des dirham mais ils ont laissé la science, celui qui la prend aura prit une part importante (*)».
(Rapporté par Tirmidhi dans ses Sounan n°2682 et authentifié par cheikh Albani dans Sahîh Tirmidhi, Hadith Sahîh)

(*) C’est à dire qu’il aura pris une part importante de l’héritage prophétique.
(Touhfatoul Ahwadhi)

Allah a dit dans la sourate An Naml n°27 verset 16 (traduction rapprochée du sens du verset) : « Et Souleyman a hérité de Daoud ».

قال الله تعالى : وَوَرِثَ سُلَيْمَانُ دَاوُودَ
(سورة النمل ١٦)

L’imam Ibn Qayim Al Djawziya (mort en 751 du calendrier hégirien) a dit : « L’héritage dont il est question dans ce verset est la science et la prophétie et pas autre chose par consensus des savants de l’explication du Coran et autres parmi les savants.
Ceci car Daoud (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) avait beaucoup d’autres enfants en dehors de Souleyman (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) et si l’héritage dont il était question ici était celui des biens alors Souleyman (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) ne serait pas le seul à l’avoir pris ».

عن أبي الدرداء رضي الله عنه قال رسول الله صلى الله عليه و سلم : من سلك طريقا يبتغي فيه علما ، سلك الله به طريقا إلى الجنة ، وإن الملائكة لتضع أجنحتها لطالب العلم ، وإن العالم ليستغفر له من في السموات ، ومن في الأرض حتى الحيتان في الماء ، وفضل العالم على العابد ، كفضل القمر على سائر الكواكب ، إن العلماء ورثة الأنبياء ، إن الأنبياء لم يورثوا دينارا ، ولا درهما ، إنما ورثوا العلم ، فمن أخذ به فقد أخذ بحظ وافر
(رواه الترمذي في سننه رقم ٢٦٨٢ و صححه الشيخ الألباني في صحيح الترمذي

حكم : صحيح

D’après Abou Qatada (qu’Allah l’agrée) : Lorsque le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) était appelé pour une cérémonie funèbre il posait des questions à propos du défunt.
Si les gens faisaient des éloges au défunt alors il se levait et priait (1) et si les gens parlaient de manière négative du défunt alors il disait à sa famille : « C’est vous qui vous occupez de lui » et il ne priait pas sur lui (2).
(Rapporté par Ibn Hibban dans son Sahih n°3057 et authentifié par Cheikh Albani dans Al Ta’liqat Al Hissan ‘Ala Sahih Ibn Hibban n°3046, Hadith Sahih)

(1) C’est à dire que le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) priait la prière mortuaire sur le défunt.

(2) Ce hadith montre qu’il faut prier la prière mortuaire sur les gens qui sont connus pour commettre des péchés.
Par contre il convient aux gens de science et de bien de délaisser la prière mortuaire sur ces gens afin que ceci soit pour eux une punition et un avertissement pour les autres d’oeuvrer comme ces gens désobéissants le faisaient.
(Ahkam Al Janaiz de Cheikh Albani p 108/109)

عن أبي قتادة رضي الله عنه قال : كان رسول الله صلى الله عليه وسلم إذا دعي إلى جنازة سأل عنها فإن أثني عليها خيرا قام فصلى وإن أثني عليها شرا قال لأهلها : شأنكم بها ولم يصل عليها
(رواه ابن حبان في صحيحه رقم ٣٠٥٧ و صححه الشيخ الألباني في التعليقات الحسان على صحيح ابن حبان رقم ٣٠٤٦)

حكم : صحيح

D’après Abou Oumama (qu’Allah l’agrée), le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit: « Vous allez tous rentrer dans le paradis sauf celui qui s’enfuit d’Allah comme s’enfuit le chameau de ses propriétaires (*) ».
(Rapporté par l’imam Ahmed dans son Mousnad n°22226 et authentifié par Cheikh Albani dans Sahih Al Jami’ n°4570)

(*) C’est à dire le mécréant car c’est lui qui n’a absolument pas obéit à Allah et sera ainsi définitivement privé du paradis.
(Hachiya As Sindi ‘Ala Mousnad Ahmed)

عن أبي أمامة رضي الله عنه قال النّبي صلّى الله عليه و سلّم : كلُّكم يدخل الجنّةَ إلاّ من شرَد على اللهِ شرادَ البعيرِ على أهلِه
(رواه الإمام أحمد في مسنده رقم ٢٢٢٢٦ و صححه الشيخ الألباني في صحيح الجامع رقم ٤٥٧٠)

D’après Sa’id Ibn Joubayr, ‘Abdallah Ibn ‘Abbas (qu’Allah les agrée lui et son père) a dit : « Si tu te rends vers un dirigeant tyrannique dont tu crains le mal alors dis trois fois : Allah est le plus grand. Allah est plus fort que l’ensemble de Ses créatures.
Il est plus fort que la personne dont j’ai peur et dont je crains le mal.
Je demande protection à Allah, Celui en dehors de qui aucune divinité ne mérite d’être adorée, Celui qui empêche les sept cieux de tomber sur la terre et qui ne pourrait le faire qu’avec sa permission, contre le mal de Ton serviteur untel (1), de ses armées, de ses suiveurs et de ses partisans parmi les djinns et les hommes.
Ô Allah ! Sois pour moi une aide contre leur mal.
Tes louanges sont immenses, celui qui se réfugie auprès de Toi est certes vainqueur.
Ton nom est glorifié et il n’y pas de divinité méritant d’être adorée en dehors de Toi (2) ».
(Rapporté par Boukhari dans Al Adab Al Moufrad n°708 et authentifié par Cheikh Albani dans Sahih Al Adab Al Moufrad n°546)

(1) C’est à dire qu’il nomme la personne en question.

(2) En phonétique : Allahou Akbar Allahou A’azzou Min Khalqihi Jami’an Allahou A’azzou Mima Akhafou Wa Ahdharou Wa A’oudhou Billahi Ladhi La Ilaha Illa Houwa Al Moumsikou Samawati Sab’a An Yaqa’na ‘Alal Ardi Illa Bi Idhnihi Min Charri ‘Abdika (…) Wa Jounoudihi Wa Atba’ihi Wa Achya’ihi Min Al Djinni Wal Ins Allahoumma Koun Li Jaran Min Charrihim Jalla Thana’ouk Wa ‘Azza Jarouk Wa Tabaraka Smouk Wa La Ilaha Gheyrouk

C’est à dire qu’à l’endroit des pointillés il faut nommer la personne en question.

En arabe :
اللَّهُ أَكْبَرُ اللَّهُ أَعَزُّ مِنْ خَلْقِهِ جَمِيعًا اللَّهُ أَعَزُّ مِمَّا أَخَافُ وَأَحْذَرُ وَأَعُوذُ بِاللَّهِ الَّذِي لا إِلَهَ إِلاّ هُوَ الْمُمْسِكُ السَّمَاوَاتِ السَّبْعَ أَنْ يَقَعْنَ عَلَى الأَرْضِ إِلاّ بِإِذْنِهِ مِنْ شَرِّ عَبْدِكَ فُلانٍ وَجُنُودِهِ وَأَتْبَاعِهِ وَأَشْيَاعِهِ مِنَ الْجِنِّ وَالإِنْسِ اللَّهُمَّ كُنْ لِي جَارًا مِنْ شَرِّهِمْ جَلَّ ثَنَاؤُكَ وَعَزَّ جَارُكَ وَتَبَارَكَ اسْمُكَ وَلا إِلَهَ غَيْرُكَ

عن سعيد بن جبير قال عبدالله بن عباس رضي الله عنهما : إذا أتيت سلطانا مهيبا تخاف أن يسطو بك فقل : الله أكبر الله أعز من خلقه جميعا الله أعز مما أخاف وأحذر وأعوذ بالله الذي لا إله إلا هو الممسك السماوات السبع أن يقعن على الأرض إلا بإذنه من شر عبدك فلان وجنوده وأتباعه وأشياعه من الجن والإنس اللهم كن لي جارا من شرهم جل ثناؤك وعز جارك وتبارك اسمك ولا إله غيرك ثلاث مرات
(رواه الإمام البخاري في الأدب المفرد رقم ٧٠٨ و صححه الشيخ الألباني في صحيح الأدب المفرد رقم 
D’après Khouraym Ibn Fatik Al Asadi (qu’Allah l’agrée), le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit: « Les gens se divisent en quatre catégories et les oeuvres en six catégories.
Ainsi il y a des gens à qui des largesses ont été accordées dans l’ici-bas et dans l’au-delà, des gens à qui on a accordé des largesses dans l’ici-bas mais pas dans l’au-delà, des gens à qui on a donné peu dans l’ici-bas mais beaucoup dans l’au-delà et des gens tristes dans l’ici-bas comme dans l’au-delà.
Et pour les actes, il y en a deux qui rendent obligatoires, il y a l’équivalent pour l’équivalent (*), il y a les actes qui comptent dix fois et ceux qui comptent sept cent fois.
Les deux qui rendent obligatoires sont la personne qui meurt musulmane et croyante en n’associant rien à Allah alors le paradis lui est obligatoire et la personne qui meurt mécréante alors le feu lui est obligatoire.
Celui qui pense à faire une bonne action mais ne la fait pas et Allah sait qu’il l’a voulu dans son coeur et s’est efforcé de pouvoir la faire alors il lui est inscrit une bonne action.
Celui qui pense à faire une mauvaise action, il ne lui est rien inscrit et celui qui fait la mauvaise action elle lui est inscrit une fois et n’est pas multipliée.
Celui qui fait une bonne action, il lui est inscrit dix fois son équivalent et celui qui fait une dépense dans le sentier d’Allah alors elle lui est comptée sept cent fois ».
(Rapporté par l’imam Ahmed dans son Mousnad n°19035 et authentifié par Cheikh Shouayb Arnaout dans sa correction du Mousnad, Hadith Hasan)

(*) L’équivalent pour l’équivalent : ceci comprend deux types d’actes qui sont la bonne action que la personne a eu l’intention de faire ainsi que la mauvaise action qui a été faite.
Ainsi les actes sont au nombre de six.
(voir Hachiya Sindi ‘Ala Mousnad Ahmed, hadith n°8178)

عن خريم بن فاتك الأسدي رضي الله عنه قال النبي صلى الله عليه و سلم : الناس أربعة والأعمال ستة
فالناس موسع له في الدنيا والآخرة وموسع له في الدنيا مقتور عليه في الآخرة ومقتور عليه في الدنيا موسع له في الآخرة وشقي في الدنيا والآخرة
والأعمال موجبتان ومثل بمثل وعشرة أضعاف وسبعمائة ضعف : فالموجبتان من مات مسلما مؤمنا لا يشرك بالله شيئا وجبت له الجنة ومن مات كافرا وجبت له النار ومن هم بحسنة فلم يعملها ، فعلم الله أنه قد أشعرها قلبه وحرص عليها كتبت له حسنة ومن هم بسيئة لم تكتب عليه ومن عملها كتبت واحدة ولم تضاعف عليه ومن عمل حسنة كانت له بعشرة أمثالها ومن أنفق نفقة في سبيل الله كانت له بسبعمائة ضعف
(رواه الإمام أحمد في مسنده رقم ١٩٠٣٥ و حسنه الشيخ شعيب الأرناؤوط في تحقيق المسند)

حكم : حسن

D’après Abou Houreira (qu’Allah l’agrée), le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit: « Ne spécifiez pas la nuit du vendredi par rapport aux autres nuits concernant la prière nocturne (*) et ne spécifiez pas le jour du vendredi par rapport aux autres jours sauf dans le cas où il s’agit d’un jeûne que l’un d’entre-vous à l’habitude de jeûner ».
(Rapporté par Mouslim dans son Sahih n°1144)

(*) C’est à dire la prière surérogatoire de la nuit.

عن أبي هريرة رضي الله عنه قال النّبي صلّى الله عليه و سلّم : لا تختصّوا ليلة الجمعة بقيام من بين الليالي ولا تخصّوا يوم الجمعة بصيام من بين الأيّام إلّا أن يكون في صوم يصومه أحدكم
(رواه مسلم في صحيحه رقم ١١٤٤)
D’après Jouweyriya Bint Al Harith (qu’Allah l’agrée) : Le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) est entré auprès de moi un vendredi alors que je jeûnais et il a dit : « As-tu jeûné hier ? ».
J’ai dit : Non.
Il a dit : « Vas-tu jeûner demain ? ».
J’ai dit : Non.
Il a dit : « Tu dois donc rompre ton jeûne ».
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°1986)

Ce texte montre qu’il ne faut pas jeûner le vendredi de manière surérogatoire sans jeûner également un jour avant ou un jour après sauf dans le cas où il s’agit d’un jeûne habituel de la personne.

عن جويرية بنت الحارث رضي الله عنها أنّ النّبي صلّى الله عليه وسلّم دخل عليها يوم الجمعة وهي صائمة فقال: أصمت أمس ؟
قالت : لا
قال النّبي صلّى الله عليه وسلّم : تريدين أن تصومي غدا ؟
قالت : لا
قال النّبي صلّى الله عليه وسلّم : فأفطري
(رواه البخاري في صحيحه رقم ١٩٨٦)
D’après Abou Ayoub Al Ansari (qu’Allah l’agrée), le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit: « Celui qui jeûne le Ramadan puis le fait suivre de six jours de Chawal sera comme si il avait jeûner tout le temps ».
(Rapporté par Mouslim n°1164)

Cheikh ‘Otheimine a dit: « Celui qui jeûne les six jours avant d’avoir rattrapé les jours qu’il devait éventuellement faire n’obtient pas cette récompense car le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit : – Celui qui jeûne le Ramadan puis le fait suivre de six jours de Chawwal -, c’est à dire qu’il a préalablement jeûné le Ramadan en entier ».
(Fath Dhil Jalal Wal Ikram Bi Charh Boulough Al Maram vol 7 p 373)

Point n°1 : Il n’est pas permis de jeûner avec l’intention que le jour est à la fois un jour de rattrapage du Ramadan et un jour des six jours de Chawwal

Les savants sont tous d’accord sur le fait qu’il n’est pas permis de jeûner un jour avec l’intention du jeûne obligatoire du rattrapage du Ramadan et un jeûne surérogatoire.

Si la personne fait cela, ils divergent en trois avis, certains disent que le jeûne n’est tout simplement pas valable.
D’autres disent qu’il est valable uniquement pour le rattrapage du Ramadan et pas pour le jour parmi les six jours de Chawwal.
Enfin d’autres savants disent que le jeûne est alors valable uniquement comme un jour parmi les six jours et pas comme un jour de rattrapage de Ramadan.
(Voir Al Tadakhoul Wa Atharouhou fil Ahkam Char’iya p139, Charh Qawaid Ibn Rajab de Cheikh ‘Otheimine vol 1 p 153)

Point n°2 : Est-il permis de jeûner les six jours de Chawwal avant d’avoir terminé de rattraper les jours que l’on a manqué durant le mois de Ramadan ?

Tout d’abord, à la base, les savants ont divergé sur le fait de savoir s’il est permis à la personne qui a des jours de Ramadan à rattraper de jeûner de manière surérogatoire.

D’après ‘Othman Ibn Mouhib : J’ai entendu Abou Houreira (qu’Allah l’agrée) être interrogé par un homme qui lui a dit : J’ai des jours de Ramadan que je dois rattraper. Puis-je jeûner de manière surérogatoire durant les dix jours (*) ?
Abou Houreira (qu’Allah l’agrée) a dit : « Non. Commence par le droit d’Allah puis ensuite fais ce que tu veux comme acte surérogatoire ».
(Rapporté par ‘Abder Razaq dans son Mousannaf n°7715 et authentifié par Cheikh Zakaria Al Bakistani dans Ma Saha Min Athar Al Sahaba Fil Fiqh vol 2 p 667)

(*) C’est à dire les dix premiers du mois de Dhoul Hijja.

Les savants de l’école Hanbalite ont été d’avis que ceci n’est pas permis et que si la personne jeûne de manière surérogatoire alors qu’elle n’a pas terminé de jeûner ses jours de Ramadan alors son jeûne n’est pas valable.
(Kachaf Al Qina’ vol 5 p 299)

Les savants de l’école Hanafite ont été d’avis que cela est permis.
(Majma’ Al Anhar vol 1 p 369)

Enfin les savants de l’école Malikite et de l’école Chafi’ite ont été d’avis que ceci est détestable.

عن أبي أيوب الأنصاري رضي الله عنه قال النبي صلى الله عليه و سلم : مَنْ صامَ رمضانَ . ثُمَّ أَتْبَعَهُ ستًّا مِنْ شوَّالٍ . كانَ كصيامِ الدَّهْرِ (رواه مسلم في صحيحه رقم ١١٦٤)
D’après ‘Omar Ibn Al Khattab (qu’Allah l’agrée), le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit: « Les actions n’ont lieu que par les intentions et la personne obtient ce qu’elle a eu comme intention.
Celui qui a accompli la hijra (*) vers Allah et son Prophète alors sa hijra est vers Allah et son Prophète.
Et celui dont la hijra est pour obtenir quelque chose de la vie d’ici-bas ou pour se marier avec une femme alors sa hijra est vers ce pour quoi il l’a faite ».
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°6689)

(*) La hijra désigne le fait de quitter une terre de mécréance pour vivre sur une terre d’Islam.

عن عمر بن الخطاب رضي الله عنه قال النّبي صلّى الله عليه و سلّم : إنما الأعمال بالنية، وإنما لامرئ ما نوى، فمن كانت هجرته إلى الله ورسوله فهجرته إلى الله ورسوله، ومن كانت هجرته إلى دنيا يصيبها أو امرأة يتزوجها، فهجرته إلى ما هاجر إليه
(رواه البخاري في صحيحه رقم ٦٦٨٩)
D’après Thawban (qu’Allah l’agrée), le Prophète (que la prière d’Allah et son salut soient sur lui) a dit: « Le jeûne du mois de ramadan équivaut à dix mois et le jeûne de 6 jours équivaut à deux mois ainsi cela équivaut au jeûne de l’année ».
(Rapporté par Ibn Khouzeima et authentifié par Cheikh Albani dans Sahih Targhib n°1007, Hadith Sahîh)

Note: Les mérites du jeûne des six jours de Chawwal

Les mérites et les sagesses derrière le fait qu’il soit légiféré de jeûner les six jours de Chawwal après le Ramadan sont nombreux.
(Voir Al Ahkam Al Fiqhiya Al Mouta’aliqa Bi Siyam Sitati Ayam Min Chawwal dans la Majala Al Jam’iya Al Fiqhiya de l’université l’université Muhammed Ibn Sa’oud datant du mois de Chawwal 1431)

Il y a deux précisions à apporter pour comprendre ce mérite :

– Tout d’abord, le jeûne des six jours du mois de Chawwal après celui du mois de Ramadan permet d’obtenir la récompense du jeûne de l’année complète de jeûne obligatoire et pas celle de l’année complète de jeûne surérogatoire.
(Al Jami’ Fi Ahkam As Siyam de Cheikh Khalid Al Mouchayqih vol 2 p 331)

Or, le récompense des actes obligatoires est toujours plus grande que celle des actes surérogatoires comme le montre le hadith suivant :

D’après Abou Houreira (qu’Allah l’agrée), le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit: « Certes Allah a dit : Mon serviteur ne s’est pas rapproché de Moi par une chose qui m’est plus aimée que ce que Je lui ai imposé ».
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°6502)

L’imam Al Boujayrami Al Chafi’i (mort en 1221 du calendrier hégirien) a dit : « C’est à dire que la personne obtient la récompense de l’année complète de jeûne obligatoire ».
(Al Iqna’ Fi Hal Alfath Ibn Chouja’ vol 2 p 406)

– Deuxièmement, la personne qui a jeûné six jours du mois de Chawwal après avoir jeûné le Ramadan est donc comme la personne qui a jeûné l’année complète de jeûne obligatoire sans que sa récompense n’ait été multipliée or la bonne action est toujours multipliée par dix au minimum.

Ainsi, au final, la personne obtient au minimum la récompense de dix années de jeûne obligatoire.

Allah a dit dans la sourate Al An’am n°6 verset 160 (traduction rapprochée du sens du verset) : « Celui qui vient avec une bonne action aura dix fois son équivalent ».
قال الله تعالى : مَن جَاءَ بِالْحَسَنَةِ فَلَهُ عَشْرُ أَمْثَالِهَا
(سورة الأنعام ١٦٠)

عن ثوبان رضي الله عنه قال رسول الله صلى الله عليه وسلم : صيام شهر رمضان بعشرة أشهر وصيام ستة أيام بشهرين فذلك صيام السنة
(رواه ابن خزيمة و صححه الشيخ الألباني في صحيح الترغيب و الترهيب رقم ١٠٠٧)

حكم :صحيح

D’après Abou Houreira (qu’Allah l’agrée) : On a apporté un repas au Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) alors que nous étions à Mar Al Thahran (1). Alors il a dit à Abou Bakr et ‘Omar (qu’Allah les agrée) : « Mangez ! ».
Ils ont dit : Nous jeûnons.
Le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit : « Préparez les montures de vos deux compagnons, oeuvrez pour vos deux compagnons…(2)
Approchez et mangez ! ».
(Rapporté par Ibn Hibban dans son Sahih n°3558 et authentifié par Cheikh Albani dans Al Ta’liqat Al Hissan ‘Ala Sahih Ibn Hibban n°3549, Hadith Sahih)

(1) C’est le nom d’un endroit proche de La Mecque.

(2) C’est à dire que le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) leur a reproché le fait que à cause du jeûne et de la faiblesse qu’il cause chez le voyageur, le jeûneur a besoin que l’on s’occupe de lui.

L’imam Ibn Hibban (mort en 354 du calendrier hégirien) a classé ce hadith dans son Sahih dans le chapitre : -La mention de l’avertissement contre le fait que la personne jeûne durant le voyage si elle sait que cela l’affaibli au point où les autres doivent s’occuper de lui-.

عن أبي هريرة رضي الله عنه قال : أتي رسول الله صلى الله عليه وسلم بطعام بمر الظهران فقال لأبي بكر وعمر رضي الله عنهما : كلا
فقالا : إنا صائمان
فقال رسول الله صلى الله عليه وسلم : ارحلوا لصاحبيكما اعملوا لصاحبيكما ادنوا فكلا
(رواه ابن حبان في صحيحه رقم ٣٥٥٧ و صححه الشيخ الألباني في التعليقات الحسان على صحيح ابن حبان رقم ٣٥٤٩)

حكم : صحيح

D’après ‘Aicha (qu’Allah l’agrée) : Le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) sortait sa tête vers moi alors qu’il faisait le i’tikaf dans la mosquée et je le coiffais (*) alors que j’avais mes menstrues.
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°2028)

(*) La maison du Prophète était collée à la mosquée.

عن عائشة رضي الله عنها قالت : كان النبي صلى الله عليه وسلم يصغي إلي رأسه وهو مجاور في المسجد فأرجله وأنا حائض
(رواه البخاري في صحيحه رقم ٢٠٢٨)

 

D’après ‘Orwa, ‘Aicha (qu’ Allah l’agrée) a dit : « La sounna pour la personne qui fait le i’tikaf est qu’il ne visite pas de malades, il n’assiste pas aux cérémonies funéraires, il ne touche pas de femmes et n’a pas de relations sexuelles avec elles, il ne sort que pour une chose dont il a besoin.
Et il n’y a pas de i’tikaf sans jeûne et il n’y a de i’tikaf que dans les mosquées où est accomplie la prière du vendredi ».
(Rapporté par Abou Daoud dans ses Sounan n°2473 et authentifié par Cheikh Albani dans Sahih Abi Daoud)

– L’objectif du i’tikaf :

L’imam Ibn Rajab Al Hanbali (mort en 795 du calendrier hégirien) a dit : « L’isolement qui est légiféré pour cette communauté est le i’tikaf dans les mosquées. (…)
Le sens recherché par le i’tikaf et son essence est le fait de couper les relations avec les créatures afin de se consacrer à oeuvrer pour le Créateur ».
(Lataif Al Ma’arif p 348/349)

L’imam Ibn Qayim (mort en 751 du calendrier hégirien) a dit : « L’objectif du i’tikaf est que le coeur de la personne s’accroche à Allah, se consacre à Lui, s’isole avec Lui et qu’il coupe les liens avec les créatures et qu’il soit en lien avec Allah seul ».
(Zad Al Ma’ad vol 2 p 87)

– Le jugement du i’tikaf :

Les savants sont en consensus sur le fait que le i’tikaf est recommandé et n’est pas obligatoire.
(Tefsir Al Qortobi vol 3 p 220)

L’imam Ibn Al Mundhir (mort en 318 du calendrier hégirien) a dit : « Les savants sont en consensus sur le fait que le i’tikaf n’est pas une obligation sauf si la personne se l’est imposé à elle même en faisant un voeu pieux (nadhr) et alors le i’tikaf est obligatoire ».
(Al Ijma’ n°155 p 60)

– Le moment du i’tikaf :

Le i’tikaf peut être pratiqué tout au long de l’année.
(Voir Al Istidhkar de l’imam Ibn ‘Abdel bar vol 10 p 273)

Mais le meilleur moment pour l’accomplir est les dix derniers jours du mois de Ramadan.
C’est durant ces dix jours que le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) pratiquait le i’tikaf afin de rechercher la nuit du destin.
(Voir Mawahib Al Jalil Charh Moukhtasar Khalil vol 3 p 251)

عن عروة قالت عائشة رضي الله عنها : السنة على المعتكف ألا يعود مريضا ولا يشهد جنازة ولا يمس امرأة ولا يباشرها ولا يخرج لحاجة إلا لما لا بد منه ولا اعتكاف إلا بصوم ولا اعتكاف إلا في مسجد جامع
(رواه أبو داود في سننه رقم ٢٤٧٣ و صححه الشيخ الألباني في صحيح أبي داود )
D’après ‘Aicha (qu’Allah l’agrée) : Le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) rentrait sa tête vers moi alors qu’il était dans la mosquée et je le coiffais (*) et il ne rentrait dans la maison que pour un besoin lorsqu’il faisait le i’tikaf.
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°2029)

(*) La maison du Prophète était collée à la mosquée.

– La définition du i’tikaf :

C’est à dire que la personne qui fait le i’tikaf reste dans la mosquée jour et nuit pour y pratiquer des adorations à Allah (rappel, lecture du Coran, étude de la science religieuse…) et ne sort qu’en cas de besoin indispensable (faire ses besoins, se laver, faire les ablutions, sortir pour manger si elle ne peut pas le faire dans la mosquée…).

L’interdiction des relations charnelles durant le i’itkaf

Ainsi, lorsque la personne qui fait le i’tikaf sort et va dans sa maison pour une chose dont il ne peut se passer comme faire ses besoins ou manger, il ne lui est pas permis d’embrasser sa femme, de la serrer contre lui…
(‘Omdatou Tefsir Ibn Kathir p 230)

D’après Sa’id, Qatada (mort en 127 du calendrier hégirien) a dit à propos du verset -Et n’ayez pas de rapports avec elles pendant que vous êtes en retraite spirituelle dans les mosquées- : « Au départ, un homme qui sortait de la mosquée alors qu’il faisait le i’tikaf et rencontrait sa femme avait des relations sexuelles avec elle s’il le souhaitait.
Puis Allah leur a interdit cela et les a informé que cela ne convenait pas tant que la personne n’a pas terminé son i’tikaf ».
(Rapporté par Ibn Jarir Tabari dans son Tefsir n°3037 et sa chaîne de transmission est authentique)

a. L’interdiction des relations sexuelles pendant le i’tikaf

Le rapport sexuel est interdit pendant le i’tikaf par consensus des savants.
(Al Ijma’ de l’imam Ibn Al Mundhir n°158 p 60)

De plus, les savants sont également en consensus sur le fait que le rapport sexuel annule le i’tikaf.
(Tefsir Al Qortobi vol 3 p 214)

D’après Moujahid, ‘Abdallah ibn ‘Abbas (qu’Allah les agrée lui et son père) a dit : « Si la personne qui fait le i’tikaf a un rapport sexuel alors son i’tikaf est annulé et il doit le recommencer (*) ».
(Rapporté par Ibn Abi Chayba dans son Mousannaf n°9939 et authentifié par Cheikh Albani dans Qiyam Ramadan p 41)

Par contre, si la personne a un rapport sexuel durant le i’tikaf, la majorité des savants sont d’avis qu’elle n’aura aucune expiation à faire et qu’elle devra simplement se repentir d’avoir commis ce péché.
(Voir Mousannaf Ibn Abi Chayba avec la correction de Cheikh Chathri vol 6 p 100 note n°5)

b. L’interdiction d’embrasser, de caresser, de toucher avec envie pendant le i’tikaf

Les savants sont en consensus sur le fait que la personne qui fait le i’tikaf ne doit pas embrasser ou caresser son épouse.
(Al Tamhid de l’imam Ibn ‘Abdel Bar vol 8 p 331)

D’après Ibn Wahb, Jabir Ibn Zayd (mort en 103 du calendrier hégirien) a dit à propos du verset -Et n’ayez pas de rapports avec elles pendant que vous êtes en retraite spirituelle dans les mosquées- : « Les rapports dont il est question sont les rapports sexuels et autres que les rapports sexuels. Tout ceci lui est interdit ».
Et il a dit : « Le rapports autre que le rapport sexuel est le fait que la peau touche la peau ».
(Rapporté par Ibn Jarir Tabari dans son Tefsir n°3045 et sa chaîne de transmission est authentique)

(*) C’est à dire que si la personne s’était imposé de faire le i’tikaf en faisant un voeux pieux (nadhr) a un rapport sexuel durant le i’tikaf, elle devra alors recommencer le i’tikaf depuis le début.

D’après Ibn Wahb, Malik Ibn Anas (mort en 179 du calendrier hégirien) a dit : « La personne qui fait le i’tikaf ne touche pas sa femme ni n’a de rapports avec elle.
Il ne doit pas se procurer du plaisir avec elle que ce soit en l’embrassant ou d’une autre manière ».
(Rapporté par Ibn Jarir Tabari dans son Tefsir n°3044 et sa chaîne de transmission est authentique)

Par contre, le fait de toucher son épouse sans envie ou excitation est permis à la personne qui fait le i’tikaf.
voir Hadith Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°2028

عن عائشة رضي الله عنها قالت : كان رسول الله صلى الله عليه وسلم ليدخل علي رأسه وهو في المسجد فأرجله وكان لا يدخل البيت إلا لحاجة إذا كان معتكفا
(رواه البخاري في صحيحه رقم ٢٠٢٩)
D’après Marwan : J’ai envoyé un message à Oum Salama (qu’Allah l’agrée) dans lequel je lui ai demandé : Est-ce qu’un homme qui est en janaba le matin peut jeûner ?
Elle a dit : « Le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) était en janaba le matin suite à un rapport sexuel, pas à cause d’un rêve érotique, et il ne rompait pas le jeûne et ne le rattrapait pas ».
(Rapporté par Mouslim dans son Sahih n°1109c)

Note: Le jeûne de la personne qui est en janaba (suite à un rapport sexuel ou à un rêve érotique) au moment du lever de l’aube est valable

(*) Allah a dit dans la sourate Al Baqara n°2 verset 187 (traduction rapprochée du sens du verset) : « Il vous a été permis d’avoir des rapports sexuels avec vos femmes durant la nuit du jeûne

L’imam Ibn Daqiq Al ‘Id (mort en 702 du calendrier hégirien) a dit: « Ce verset montre qu’il est permis d’avoir des rapports sexuels dans toute la nuit ce qui comprend le moment juste avant l’aube de sorte à ce que le temps qui reste de la nuit ne permet pas de pouvoir faire le ghousl (c’est à dire le lavage rituel, les grandes ablutions) et donc forcément dans ce cas la personne sera en janaba au moment de l’aube ».
(Ihkam Al Ahkam Charh Omdatoul Ahkam p 395. Voir également ‘Omdatou Tefsir Ibn Kathir vol 1 p 229, Tefsir Al Qaortobi vol 3 p 205)

De plus, il faut préciser que la situation de la femme en menstrue est la même que la personne en janaba.

L’imam Nawawi (mort en 656 du calendrier hégirien) a dit : « Si l’écoulement de sang de la femme en menstrue ou de celle en nifas (*) s’arrête la nuit puis l’aube se lève avant qu’elles n’aient fait le ghousl alors leur jeûne est valable et elles doivent obligatoirement le terminer et ceci qu’elles aient délaissé le ghousl durant la nuit volontairement ou de manière involontaire avec une excuse ou sans excuse comme la personne en janaba ».
(Charh Sahih Mouslim, hadith 1109)

(*) C’est à dire l’écoulement du sang qui suit l’accouchement

عن مروان أنه أرسل إلى أم سلمة رضي الله عنها يسأل عن رجل يصبح جنبا أيصوم ؟
فقالت : كان رسول الله صلى الله عليه وسلم يصبح جنبا من جماع لا من حلم ثم لا يفطر ولا يقضي
(رواه مسلم في صحيحه رقم ١١٠٩)
D’après ‘Amr Ibn Chou’ayb, d’après son père, d’après son grand père (qu’Allah l’agrée), le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a été interrogé sur celui qui a un rapport avec une femme par son derrière (*), il a répondu: « Ceci est la petite homosexualité ».
(Rapporté par Ahmed dans son Mousnad n°6706 et authentifié par Cheikh Albani dans Ghayatoul Maram n°234, Hadith Hasan)

(*) C’est à dire qu’il a un rapport avec elle par l’anus.

Et dans un autre Hadith:

D’après Abou Al Habab : J’ai questionné ‘Abdallah Ibn ‘Omar (qu’Allah les agrée lui et son père) à propos du fait d’avoir des rapports sexuels avec les femmes par l’anus.
Il a répondu : « Et est-ce qu’il y a une personne parmi les musulmans qui pratique cela ? ».
(Rapporté pat Tahawi et authentifié par Cheikh Shouayb Arnaout dans sa correction de Siyar A’lam An Noubala vol 5 p 101)

L’imam Ibn Kathir (mort en 774 du calendrier hégirien) a dit : « Le fait d’avoir des rapports sexuels avec les femmes par leurs anus, ce qui est la petite homosexualité, est interdit par consensus des savants sauf un avis isolé qui a été celui de certains anciens ».
(‘Omdatou Tefsir vol 2 p 41)

عن عمرو بن شعيب عن أبيه عن جده رضي الله عنه أن النبي سئل عن الرجل يأتي المرأة في دبرها فقال : هي اللوطية الصغرى
(رواه الإمام أحمد في مسنده رقم ٦٧٠٦ و صححه الشيخ الألباني في غاية المرام رقم ٢٣٤)

حكم : حسن

D’après Abou Dhar Al Ghifari (qu’Allah l’agrée), le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit: « Il y a une aumône dans le fait que l’un d’entre vous ait un rapport sexuel ».
Ils ont dit : Ô Messager d’Allah ! L’un d’entre nous va assouvir son envie et il va obtenir une récompense dans cela ?
Le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit: « Ne voyez-vous pas que s’il l’avait assouvi dans l’interdit (*) il lui aurait été inscrit un péché pour cela ?
Eh bien, de la même manière, s’il l’assouvi dans ce qui est permis, il obtient une récompense ».
(Rapporté par Mouslim dans son Sahih n°1006)

(*) C’est à dire dans la fornication, la masturbation…

عن أبي ذر الغفاري رضي الله عنه قال النبي صلى الله عليه و سلم : في بضع أحدكم صدقة
قالوا : يا رسول الله ! أيأتي أحدنا شهوته ويكون له فيها أجر؟
قال النبي صلى الله عليه و سلم : أرأيتم لو وضعها في حرام أكان عليه فيها وزر؟
فكذلك إذا وضعها في الحلال كان له أجر
(رواه مسلم في صحيحه رقم ١٠٠٦)
D’après Al Bara Ibn ‘Azib (qu’Allah l’agrée): « Lorsqu’un homme parmi les compagnons du Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) jeûnait, au moment de rompre le jeûne s’il s’endormait avant de rompre son jeûne alors il ne devait pas manger durant toute la nuit et le jour qui suivait jusqu’à la fin de la journée.
Qays Ibn Sirma Al Ansari (qu’Allah l’agrée) était entrain de jeûner et au moment de rompre son jeûne il est allé vers son épouse et lui a dit : Est-ce que tu as de la nourriture ?
Elle a dit : Non, mais je vais partir pour demander quelque chose pour toi.
Durant la journée il travaillait et alors il s’est endormi.
Lorsque sa femme est revenue, lorsqu’elle l’a vu, elle a dit : Tu as manqué ton repas !
Au milieu de la journée suivante, il a perdu connaissance et on a mentionné cela au Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui).
C’est alors que le verset suivant a été révélé : -Il vous a été permis d’avoir des rapports sexuels avec vos femmes durant la nuit du jeûne-.
Alors les musulmans ont été très content de la révélation de ce verset.
Et il a également été révélé : -Et mangez et buvez jusqu’à ce que vous apparaisse clairement le fil blanc du fil noir- (*) ».
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°1915)

Ce Hadith est l’explication du Verset suivant:

(*) Allah a dit dans la sourate Al Baqara n°2 verset 187 (traduction rapprochée du sens du verset) : « Il vous a été permis d’avoir des rapports sexuels avec vos femmes durant la nuit du jeûne (1).
Elles sont un vêtement pour vous et vous êtes un vêtement pour elles.
Allah sait que vous trompiez vos propres personnes mais Il s’est repenti envers vous et vous a pardonné.
Maintenant, ayez des rapports avec elles et recherchez ce qu’Allah a écrit pour vous.
Et mangez et buvez jusqu’à ce que vous apparaisse clairement le fil blanc du fil noir de l’aube puis complétez le jeûne jusqu’à la nuit.
Et n’ayez pas de rapports avec elles pendant que vous êtes en retraite spirituelle dans les mosquées.
Voilà les limites d’Allah, ne vous en approchez pas !
C’est ainsi qu’Allah expose aux hommes Ses signes, afin qu’ils pratiquent la taqwa ».

قال الله تعالى : أُحِلَّ لَكُمْ لَيْلَةَ الصِّيَامِ الرَّفَثُ إِلَىٰ نِسَائِكُمْ هُنَّ لِبَاسٌ لَّكُمْ وَأَنتُمْ لِبَاسٌ لَّهُنَّ عَلِمَ اللَّهُ أَنَّكُمْ كُنتُمْ تَخْتَانُونَ أَنفُسَكُمْ فَتَابَ عَلَيْكُمْ وَعَفَا عَنكُمْ فَالْآنَ بَاشِرُوهُنَّ وَابْتَغُوا مَا كَتَبَ اللَّهُ لَكُمْ وَكُلُوا وَاشْرَبُوا حَتَّىٰ يَتَبَيَّنَ لَكُمُ الْخَيْطُ الْأَبْيَضُ مِنَ الْخَيْطِ الْأَسْوَدِ مِنَ الْفَجْرِ ثُمَّ أَتِمُّوا الصِّيَامَ إِلَى اللَّيْلِ ۚ وَلَا تُبَاشِرُوهُنَّ وَأَنتُمْ عَاكِفُونَ فِي الْمَسَاجِدِ تِلْكَ حُدُودُ اللَّهِ فَلَا تَقْرَبُوهَا كَذَٰلِكَ يُبَيِّنُ اللَّهُ آيَاتِهِ لِلنَّاسِ لَعَلَّهُمْ يَتَّقُونَ
(سورة البقرة ١٨٧)

(1) Allah a dit (traduction rapprochée du sens du verset) : « Il vous a été permis d’avoir des rapports sexuels avec vos femmes durant la nuit du jeûne ».

Le début de ce verset montre qu’Allah a permis aux époux d’avoir des relations sexuelles durant les nuits du mois de Ramadan qui précèdent des journées de jeûne.

La formulation arabe du verset montre que cette chose est désormais permise mais qu’elle ne l’était pas auparavant.
(Tefsir Al Qortobi vol 3 p 186)

En effet, ceci est une facilité venant d’Allah qui a levé la règle qui était en vigueur au début de l’Islam.
Au départ, lorsqu’un jeûneur rompait son jeûne, la nourriture, la boisson et les relations sexuelles ne lui était permises que jusqu’au moment où il accomplissait la prière du ‘icha où qu’il s’endorme.
S’il s’endormait ou priait le ‘icha alors la nourriture, la boisson et les relations sexuelles étaient interdits jusqu’au début de la nuit suivante et les musulmans ont trouvé dans cela une grande difficulté.
(Tefsir Ibn Kathir vol 1 p 242)

عن البراء بن عازب رضي الله عنه قال : كان أصحاب محمد صلى الله عليه وسلم إذا كان الرجل صائما فحضر الإفطار فنام قبل أن يفطر لم يأكل ليلته ولا يومه حتى يمسي
وإن قيس بن صرمة الأنصاري رضي الله عنه كان صائما فلما حضر الإفطار أتى امرأته فقال لها : أعندك طعام ؟
قالت: لا ولكن أنطلق فأطلب لك
وكان يومه يعمل فغلبته عيناه فجاءته امرأته فلما رأته قالت : خيبة لك
فلما انتصف النهار غشي عليه فذكر ذلك للنبي صلى الله عليه وسلم فنزلت هذه الآية : أحل لكم ليلة الصيام الرفث إلى نسائكم ففرحوا بها فرحا شديدا ونزلت : وكلوا واشربوا حتى يتبين لكم الخيط الأبيض من الخيط الأسود
(رواه البخاري في صحيحه رقم ١٩١٥)
D’après Abou Said Al Khoudri (qu’Allah l’agrée), le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit: « Celui qui lit la sourate Al Kahf le jour du vendredi, il est éclairé par une lumière entre les deux vendredis (*) ».
(Rapporté par Al Bayhaqi et authentifié par Cheikh Albani dans Sahih Al Jami n°6470, Hadith Sahih)

(*) C’est à dire entre le vendredi où la personne l’a lu jusqu’au vendredi suivant.

عن أبي سعيد الخدري رضي الله عنه قال النبي صلى الله عليه و سلم : من قرأ سورة الكهف في يوم الجمعة أضاء له من النور ما بين الجمعتين
(رواه البيهقي و صححه الشيخ الألباني في صحيح الجامع رقم ٦٤٧٠)

حكم :صحيح

D’après Yazid, Salam Ibn Al Akwa’ (qu’Allah l’agrée) a dit : « À l’époque du Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui), durant le Ramadan, celui qui le voulait jeûnait et celui qui le voulait ne jeûnait pas et donnait la compensation en nourrissant un pauvre.
Cela était effectif jusqu’à ce que soit révélé le verset suivant : Ainsi, quiconque d’entre vous est présent en ce mois qu’il le jeûne ! »(*).
(Rapporté par Mouslim dans son Sahih n°1145)

(*) Allah a dit dans la sourate Al Baqara n°2 verset 184 (traduction rapprochée du sens du verset) : « Ainsi, quiconque d’entre vous est présent en ce mois qu’il le jeûne ! ».

C’est à dire que la personne qui assiste à l’entrée de ce mois alors qu’elle est en bonne santé et n’est pas en voyage devra obligatoirement jeûner.
(Tefsir Tabari vol 2 p 120)

De plus, comme ceci a déjà été mentionné, ce verset a abrogé le verset précédent qui laissait le choix soit de jeûner soit de nourrir un pauvre pour chaque jour non-jeûné.
(Tefsir Ibn Kathir vol 1 p 239)

عن يزيد قال سلمة بن الأكوع رضي الله عنه : كنا في رمضان على عهد رسول الله صلى الله عليه وسلم من شاء صام ومن شاء أفطر فافتدى بطعام مسكين حتى أنزلت هذه الآية : فمن شهد منكم الشهر فليصمه
(رواه مسلم في صحيحه رقم ١١٤٥ واللفظ لمسلم)
D’après Anas Ibn Malik (qu’Allah l’agrée), le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit: « Certes Allah a levé la moitié de la prière pour le voyageur (1) et Il a levé le jeûne pour le voyageur, la femme enceinte et le malade ».(2)
(Rapporté par Ibn Maja dans ses Sounan n°2274 et authentifié par Cheikh Albani dans Sahih Ibn Maja, Hadith Hasan)

(1) C’est à dire que le voyageur prie les prières du dohr, du ‘asr et du ‘icha en faisant deux unités de prière au lieu de quatre pour le résident.

(2) Le jeûne du mois de Ramadan n’est pas obligatoire à la femme enceinte si le jeûne lui est difficile ainsi qu’à la femme qui allaite si le jeûne nuit à l’allaitement

Autre cas de figure:

– Si la femme enceinte ou celle qui allaite sont en forme et ne craignent pas que le jeûne nuise à l’enfant alors il leur est obligatoire de jeûner

Cheikh ‘Otheimine a dit : « Si la femme enceinte est en forme et forte, que le jeûne n’est pas difficile pour elle et qu’il n’a pas d’effet sur l’enfant qu’elle porte alors elle doit obligatoirement jeûner car elle n’a aucune excuse pour ne pas jeûner ».
(Fatawa As Siyam p 550)

– Si la femme enceinte craint que le jeûne ne nuise à l’enfant qu’elle porte ou si la femme qui allaite craint que le jeûne ne nuise au bébé alors le jeûne est interdit

L’imam Chawkani (mort en 1250 du calendrier hégirien) a dit : « Il a été mentionné que certains savants ont cité le consensus sur le fait que le jeûne n’est pas permis pour la femme enceinte ou celle qui allaite si elle craint pour l’enfant qu’elle porte ou son bébé ».
(Seyl Al Jarar p 287)

– Si la femme enceinte ou celle qui allaite rompent le jeûne alors elles ont le choix entre le fait de rattraper les jours de Ramadan manqués ultérieurement ou bien nourrir un pauvre pour chaque jour
(Voir Sounan Tirmidhi p 178 ; Fatawa Nisaiya de Cheikh Albani à 40 secondes)

D’après ‘Ata, ‘Abdallah Ibn ‘Abbas (qu’Allah les agrée lui et son père) a dit : « La femme enceinte et celle qui allaite peuvent rompre le jeûne durant le Ramadan et elle rattrape en jeûnant et ne nourrissent pas ».
(Rapporté par ‘Abder Razaq dans son Mousannaf n°7564 et authentifié par Cheikh Zakariya Ibn Ghoulam Al Bakistani dans son ouvrage Ma Saha Min Athar AS Sahaba Fil Fiqh p 688)

A Propos du Coran:

Allah a dit dans la sourate Al Baqara n°2 verset 184 (traduction rapprochée du sens du verset) : « Un nombre de jours déterminé. Ceux qui parmi vous sont malades ou en voyage devront jeûner un nombre égale d’autres jours.
Et pour ceux qui ne peuvent le supporter, il y a une compensation qui est de nourrir un pauvre.
Celui qui fait un bien de manière surérogatoire alors ceci est un bien pour lui et jeûner est meilleur pour vous si seulement vous saviez ».

(*) Allah a dit (traduction rapprochée du sens du verset) : « Ceux qui parmi vous sont malades ou en voyage ».

Après avoir informé de la facilité du jeûne durant ce nombre de jours déterminés, Allah a de nouveau accordé une facilité à Ses serviteurs en permettant au malade et au voyageur de ne pas jeûner car, en général, le jeûne est difficile pour ces deux catégories de personnes.
(Taysir Al Karim Ar Rahman de Cheikh Sa’di p 86)

L’imam Ibn Qoudama Al Maqdisi (mort en 620 du calendrier hégirien) a dit : « Les gens de science sont en consensus sur le fait qu’il est permis au malade de ne pas jeûner ».
(Al Moughni vol 4 p 403)

Et il a également dit : « Il est permis au voyageur de rompre le jeûne durant le Ramadan et durant les autres jeûnes que Ramadan. Ceci est montré par le Coran, par la Sounna et par le consensus ».
(Al Moughni vol 4 p 345)

قال الله تعالى : أَيَّامًا مَّعْدُودَاتٍ فَمَن كَانَ مِنكُم مَّرِيضًا أَوْ عَلَىٰ سَفَرٍ فَعِدَّةٌ مِّنْ أَيَّامٍ أُخَرَ وَعَلَى الَّذِينَ يُطِيقُونَهُ فِدْيَةٌ طَعَامُ مِسْكِينٍ فَمَن تَطَوَّعَ خَيْرًا فَهُوَ خَيْرٌ لَّهُ وَأَن تَصُومُوا خَيْرٌ لَّكُمْ إِن كُنتُمْ تَعْلَمُونَ
(سورة البقرة ١٨٤)

عن أنس بن مالك رضي الله عنه قال النّبي صلّى الله عليه و سلّم : إنَّ اللهَ وضعَ عنِ المسافرِ نصفَ الصلاةِ والصومِ ، وعن الحبلى ، والمرضعِ
(رواه ابن ماجه في سننه رقم ۲۲۷۴ و صححه الشيخ الألباني في صحيح النسائي)

حكم : حسن

D’après Abou Houreira (qu’Allah l’agrée), le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit: « Le mois de ramadan vous est venu, c’est un mois béni qu’Allah vous a imposé de jeûner. Durant ce mois les portes des cieux sont ouvertes, les portes de la géhenne sont fermées et les diables sont enchainés. Allah a dans ce mois une nuit qui est meilleure que mille mois, celui qui est privé de son bien est vraiment privé de tout bien ».
(Rapporté par Nasai dans ses Sounans n°2106 et authentifié par Cheikh Albani dans Sahih Targhib n°999, Hadith Sahîh li Ghayrihi)

L’imam Souyouti (mort en 911) a cité ce hadith dans son ouvrage Wousoul Al Amani Bi Ousoul Al Tahani p 54 et il a dit ensuite: « Ibn Rajab a dit: Ce hadith est une base en ce qui concerne la félicitation pour la venue du mois de Ramadan ».

Explication du premier verset :

Allah a dit dans la sourate Al Baqara n°2 verset 183 (traduction rapprochée du sens du verset) : « Ô vous les croyants (1) ! Le jeûne vous a été imposé (2) comme il a été imposé à ceux qui sont venus avant vous (3) afin que vous atteignez la taqwa (4) ».

قال الله تعالى : يَا أَيُّهَا الَّذِينَ آمَنُوا كُتِبَ عَلَيْكُمُ الصِّيَامُ كَمَا كُتِبَ عَلَى الَّذِينَ مِن قَبْلِكُمْ لَعَلَّكُمْ تَتَّقُونَ
(سورة البقرة ١٨٣)

(1) Allah a dit (traduction rapprochée du sens du verset) : « Ô vous les croyants ! ».

C’est à dire : Ô vous qui croyez en Allah et Son Messager, qui les rendez véridiques et avez une ferme conviction dans leurs paroles !
(Tefsir Tabari vol 2 p 92)

Il y a deux leçons à tirer du fait qu’un verset commence par un appel d’Allah envers les croyants.

Tout d’abord, cela montre que la parole qui va suivre est une parole d’une grande importance car cet appel va attirer l’attention de celui qui est visé.

D’après ‘Awf, ‘Abdallah Ibn Mas’oud (qu’Allah l’agrée) a dit : « Si tu entends Allah dire -Ô vous les croyants !- alors écoute avec attention car il s’agit d’un bien qu’Il ordonne ou d’un mal qu’Il interdit ».
(Rapporté par Abou Nou’aym dans Hiliya Al Awliya vol 1 p 130. Voir ‘Omdatou Tefsir de Cheikh Ahmed Chakir vol 1 p 619)

(2) Allah a dit (traduction rapprochée du sens du verset) : « Le jeûne vous a été imposé ».

Les savants sont en consensus sur le fait que dans la langue arabe, le jeûne / الصِيَام signifie le fait de s’abstenir, quelle que soit la chose de laquelle on s’abstient.
(Ahkam Al Quran de l’imam Ibn Al ‘Arabi Al Maliki vol 1 p 106)

Dans la législation islamique, le jeûne est le fait de délaisser les actes annulatifs avec l’intention du lever de l’aube au coucher du soleil.
(Tefsir Al Qortobi vol 3 p 123)

Ce verset montre que le jeûne est une obligation.
Ceci est également montré par les textes prophétiques et le consensus des savants.

L’imam Nawawi (mort en 620 du calendrier hégirien) a dit: « Le fait que le jeûne du mois de Ramadan soit une obligation est une chose sur laquelle il y a un consensus.
Les preuves du Coran, de la Sounna et du consensus sont évidentes sur cela.
De plus les savants sont également en consensus sur le fait qu’il n’y a pas de jeûne obligatoire en dehors du jeûne du mois de Ramadan ».
(Al Majmou’ Charh Al Mouhadhab vol 6 p 252)

Remarque n°1 : Il y a plusieurs conditions qui doivent être présentes pour que le jeûne soit obligatoire.
Ces conditions sont détaillées dans d’autre Hadith.

Remarque n°2 : Le délaissement du jeûne du mois de Ramadan est un grand péché.

3) Allah a dit (traduction rapprochée du sens du verset) : « Le jeûne vous a été imposé comme il a été imposé à ceux qui sont venus avant vous ».

C’est à dire qu’Allah a également, dans le passé, imposé le jeûne aux juifs, aux chrétiens et aux autres communautés précédentes.
Par contre, cela ne signifie pas forcément que leur jeûne était identique à celui de la communauté musulmane au niveau du moment où il doit être accompli ou au niveau de sa durée.

Il y a plusieurs leçons qui peuvent être tirées du fait qu’Allah a mentionné l’obligation du jeûne dans les anciennes communautés.
Nous nous contenterons de citer trois de ces leçons.

Tout d’abord, cela montre le grand mérite du jeûne et la gravité de le délaisser sans excuse.
En effet, le fait qu’Allah impose un acte à chaque communauté montre clairement l’importance de cet acte par rapport aux autres actes et que chaque religion ne peut être complète qu’avec l’application de cet acte.

Ensuite, cela motive les musulmans à appliquer cet ordre divin et à jeûner comme Allah le leur a imposé.
Allah a mentionné dans le Coran (sourate 3 verset 110) que la communauté musulmane est la meilleure des communautés et ainsi, si les anciennes communautés ont jeûné comme Allah le leur a demandé, les musulmans sont bien plus en droit de devoir respecter cet ordre divin car ils sont la meilleure des communautés.

Enfin, ceci permet de faciliter le jeûne aux musulmans et de les tranquilliser afin qu’ils ne se disent pas qu’Allah leur a imposé cet acte difficile sans qu’il n’ai été imposé précédemment aux autres communautés.
En effet, lorsqu’une personne doit faire face seule à une situation difficile, surmonter cet épreuve seule est plus difficile à faire que si d’autres personnes sont, comme elle, face à cette situation difficile.

(Voir Tefsir Sourate Al Baqara de Cheikh ‘Otheimine vol 2 p 317, Taysir Al Karim Ar Rahman de Cheikh Sa’di p 86)

(4) Allah a dit (traduction rapprochée du sens du verset) : « …afin que vous atteignez la taqwa ».

Après avoir mentionné l’obligation du jeûne, Allah a mentionné la sagesse pour laquelle il a été imposé.
Cette sagesse est que, par le jeûne, les gens vont atteindre la taqwa.
(Taysir Al Karim Ar Rahman de Cheikh Sa’di p 86)

Il faut donc mentionner deux points afin que ce verset soit compris : que signifie la taqwa ? Et de quelle manière le jeûne permet t-il d’atteindre la taqwa ?

a. La définition de la taqwa

Dans la langue arabe, le terme -taqwa- signifie le fait que la personne se protège d’une chose qu’elle déteste et qu’elle craint.
(Tefsir Ibn Kathir p 83)

Dans la législation islamique, la taqwa signifie le fait que la personne mette une protection entre elle et le châtiment d’Allah en appliquant Ses ordres et en s’écartant de Ses interdits.
(Voir par exemple le Tefsir de Ibn Kathir p 234 ; Ar Risala Taboukiya de l’imam Ibn Qayim p 8 à 10 , Tefsir Sourate Al Baqara de Cheikh ‘Otheimine vol 2 p 350)

Ainsi ce terme englobe toute la religion.
(Tefsir Ayat Min Kitab Allah de l’imam Muhammed Ibn ‘Abdel Wahab p 143)

Remarque : Les textes du Coran et de la Sounna mentionnent de très nombreux mérites de la taqwa.

Parmi ces mérites dans l’ici-bas : le fait que pratiquer la taqwa permet à la personne qu’Allah lui accorde une issue dans les situations délicates, qu’Il lui accorde sa subsistance par là où il ne s’y attendait pas et qu’Il lui accorde la science bénéfique.

Et parmi ces mérites dans l’au-delà : le fait qu’Allah va faire miséricorde aux gens qui ont pratiqué la taqwa, Il va leur donner une grande récompense et les faire rentrer dans le paradis.

عن أبي هريرة رضي الله عنه قال رسول الله صلى الله عليه وسلم : أتاكم شهر رمضان شهر مبارك فرض الله عليكم صيامه تفتح فيه أبواب السماء وتغلق فيه أبواب الجحيم وتغل فيه مردة الشياطين لله فيه ليلة خير من ألف شهر من حرم خيرها فقد حرم
(رواه النسائي و صححه الشيخ الألباني في صحيح الترغيب و الترهيب رقم ٩٩٩)

حكم :صحيح لغيره

D’après ‘Awf, ‘Abdallah Ibn Mas’oud (qu’Allah l’agrée) a dit : « Si tu entends Allah dire -Ô vous les croyants !- alors écoute avec attention car il s’agit d’un bien qu’Il ordonne ou d’un mal qu’Il interdit ».
(Rapporté par Abou Nou’aym dans Hiliya Al Awliya vol 1 p 130. Voir ‘Omdatou Tefsir de Cheikh Ahmed Chakir vol 1 p 619, Hadith Isnad Sahih)

Exemple d’un verset :

Allah a dit dans la sourate Al Baqara n°2 verset 183 (traduction rapprochée du sens du verset) : « Ô vous les croyants (1) ! Le jeûne vous a été imposé (2) comme il a été imposé à ceux qui sont venus avant vous (3) afin que vous atteignez la taqwa (4) ».

قال الله تعالى : يَا أَيُّهَا الَّذِينَ آمَنُوا كُتِبَ عَلَيْكُمُ الصِّيَامُ كَمَا كُتِبَ عَلَى الَّذِينَ مِن قَبْلِكُمْ لَعَلَّكُمْ تَتَّقُونَ
(سورة البقرة ١٨٣)

(1) Allah a dit (traduction rapprochée du sens du verset) : « Ô vous les croyants ! ».

C’est à dire : Ô vous qui croyez en Allah et Son Messager, qui les rendez véridiques et avez une ferme conviction dans leurs paroles !
(Tefsir Tabari vol 2 p 92)

Il y a deux leçons à tirer du fait qu’un verset commence par un appel d’Allah envers les croyants.

Tout d’abord, cela montre que la parole qui va suivre est une parole d’une grande importance car cet appel va attirer l’attention de celui qui est visé.

Ensuite, le fait qu’Allah s’adresse aux croyants montre que le fait d’appliquer la chose demandée dans le verset fait partie intégrante de la foi et que le fait de délaisser cette chose est un manque et une faiblesse dans la foi de la personne qui la délaisse.
(Ahkam Min Al Quran Al Karim de Cheikh ‘Otheimine vol 1 p 621)/span>

Remarque : Les versets qui commencent par -Ô vous les gens !- sont des versets qui ont été révélés durant la période mecquoise tandis que les versets qui commencent par -Ô vous les croyants- ont été révélés durant la période médinoise.

D’après ‘Alqama, ‘Abdallah Ibn Mas’oud (qu’Allah l’agrée) a dit : « Les versets dans lesquels se trouve -Ô vous les croyants !- ont été révélés à Médine et ceux dans lesquels se trouve -Ô vous les gens !- ont été révélés à La Mecque ».
(Rapporté par Al Hakim dans son Moustadrak n°4354 et authentifié par l’imam Ibn Hajar dans Ithaf Al Mahara vol 10 p 382)

عن عوف قال عبدالله بن مسعود رضي الله عنه : إذا سمعت الله يقول : يا أيها الذين آمنوا فارعها سمعك فإنه خير يأمر به أو شر ينهى عنه
(رواه أبو نعيم في حلية الأولياء ج ١ ص ١٣٠. انظر عمدة التفسير للشيخ أحماد شاكر ج ١ ص ٦١٩)

حكم المحدث:إسناده صحيح

D’après ‘Abdallah Ibn ‘Omar (qu’Allah les agrée lui et son père) : Nous étions avec le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) après le ‘asr alors que soleil était élevé au dessus de Qou’ayqan (1) et alors il a dit : « La durée de vos vies comparée à la durée de vie de ceux qui vous ont précédés (2) n’est que comme ce qui reste de cette journée par rapport à ce qui s’est déjà écoulé (3) ».
(Rapporté par l’imam Ahmed dans son Mousnad n°5966 et authentifié par Cheikh Shouayb Arnaout dans sa correction du Mousnad, Hadith Sahih Li Ghayrihi)

(1) C’est le nom d’une montagne à La Mecque.

(2) C’est à dire les anciennes communautés.

(3) C’est à dire que la durée de vie moyenne dans cette communauté est plus courte que celles des anciennes communautés.
Il faut donc s’empresser d’accomplir des bonnes actions et de se repentir des fautes passées avant d’être surpris par la mort.

عن عبدالله بن عمر رضي الله عنه قال : كنا عند النبي صلى الله عليه وسلم والشمس على قعيقان مرتفعة بعد العصر فقال : ما أعماركم في أعمار من مضى إلا كما بقي من هذا النهار فيما مضى منه
(رواه الإمام أحمد في مسنده رقم ٥٩٦٦ و صححه الشيخ شعيب الأرناؤوط في تحقيق المسند)

حكم : صحيح لغيره

D’après ‘Oqba Ibn ‘Amir (qu’Allah l’agrée), le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit: « Les deux premières personnes qui vont se disputer (1) le jour de la résurrection sont deux voisins (2) ».
(Rapporté par l’imam Ahmed dans son Mousnad n°17372 et authentifié par Cheikh Albani dans Sahih Al Jami’ n°2563, Hadith Hasan)

(1) C’est à dire que le différent qui les opposait dans la vie d’ici-bas sera jugé par Allah.

(2) C’est à dire à cause des très grands droits que les voisins ont les uns sur les autres et le grand laisser aller qu’il y a concernant ces droits.
(Voir Hachiya Sindi ‘Ala Mousnad Ahmed, hadith n°7515)

عن عقبة بن عامر رضي الله عنه قال النبي صلى الله عليه و سلم : أول خصمين يوم القيامة جاران
(رواه الإمام أحمد في مسنده رقم ١٧٣٧٢ و حسنه الشيخ الألباني في صحيح الجامع رقم ٢٥٦٣)

حكم : حسن

D’après ‘Abdallah Ibn Mas’oud (qu’Allah les agrée lui et son père), le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit: « Qu’Allah embellisse une personne qui a entendu de nous quelque chose puis l’a transmis comme il l’a entendu car il est possible que celui à qui cette parole est transmise la comprenne mieux que celui qui l’a entendu ».
(Rapporté par Tirmidhi dans ses Sounan n°2657 qui l’a authentifié et il a également été authentifié par Cheikh Albani dans Sahih Tirmidhi, Hadth Sahih)
عن عبدالله بن مسعود رضي الله عنه قال النبي صلى الله عليه و سلم : نضر الله امرأ سمع منا شيئا فبلغه كما سمعه فرب مبلغ أوعى من سامع
(رواه الترمذي في سننه رقم ٢٦٥٧ و صححه و صححه أيضاً الشيخ الألباني في صحيح الترمذي)

حكم : صحيح

D’après Abou Al Ahwas, ‘Abdallah Ibn Mas’oud (qu’Allah l’agrée) a dit : « Lisez le Coran en sept jours (1) et ne le lisez pas en moins de trois jours (2) ».
(Rapporté par Sa’id Ibn Mansour et authentifié par l’imam Hajar dans Fath Al Bari 9/97, Hadith Hasan Sahih)

(1) C’est à dire : Lisez le Coran en entier en sept jours.

(2) Il a été rapporté du Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) que la personne qui lit le Coran en moins de trois jours ne l’a pas compris.

D’après Abou Al ‘Aliya : Moua’dh Ibn Jabal (qu’Allah l’agrée) détestait que l’on lise le Coran en moins de trois jours ».
(Rapporté par Abou ‘Oubeid dans Fadail Al Quran n°278 et authentifié par l’imam Ibn kathir dans Fadail Al Quran p 254)

Les textes mentionnent donc des durées différentes pour lire le Coran en entier.
Ceci nous montre que la meilleure durée pour lire le Coran, tant qu’elle ne dépasse pas quarante jours et n’est pas moins que trois jours, varie d’une personne à une autre en fonction de ses capacités, de sa situation.
L’important étant de lire le Coran avec méditation et en même temps de faire en sorte que la lecture du Coran ne pousse pas la personne à délaisser d’autres actes de bien qui parfois peuvent être plus méritoires.
Ceci est l’avis de la majorité des savants.
(Voir Fath Al Bari 9/97)

L’imam Nawawi (mort en 676 du calendrier hégirien) a dit : « L’avis juste est que ceci varie d’une personne à une autre.
Celui qui a une bonne compréhension, qu’il lise le Coran dans la durée la plus courte lui permettant de bien comprendre ce qu’il lit.
La personne qui est occupée par l’enseignement de la science ou le fait de juger les litiges entre les musulmans doit, quant à elle, se contenter de lire le Coran en entier dans une période qui fait que sa lecture ne va pas l’empêcher d’appliquer parfaitement ces autres tâches qui lui incombent.
Et les autres catégories de personne doivent s’efforcer de multiplier la lecture du Coran tant que cela ne les entraîne pas vers la lassitude ou vers le fait de lire avec une vitesse excessive ».
(Al Adhkar p 86)

Remarque : Il est à noter que ce qui était le plus répandu chez les premiers musulmans (salafs) était que leur habitude était de terminer le Coran tous les sept jours.
(Voir Al Adhkar de l’imam Nawawi p 85)

عن أبي الأحوص قال عبدالله بن مسعود رضي الله عنه : اقرأوا القرآن في سبع ولا تقرأوه في أقل من ثلاث
(رواه سعيد بن منصور وصححه الحافظ ابن حجر في فتح الباري ٩٧/٩)

حكم: بإسناد صحيح

D’après Muhammed Ibn Sirin : Tamim Ad Dari (qu’Allah l’agrée) a récité le Coran en entier dans une seule unité de prière .
(Rapporté par Abou ‘Oubeid dans Fadail Al Quran n°281 et authentifié par l’imam Ibn kathir dans Fadail Al Quran p 257, Hadith Isnad Sahih)

L’imam Ibn Rajab (mort en 795 du calendrier hégirien) a dit : « Ce qui est rapporté concernant l’interdiction de lire le Coran en entier en moins de trois jours concerne le fait de faire cela tout le temps.
Par contre, dans les moments méritoires comme durant le mois de Ramadan, et en particulier durant les nuits où l’on recherche la nuit du destin, ou dans les endroits méritoires comme à La Mecque pour la personne qui s’est rendue et n’y réside pas alors il est recommandé de multiplier les lectures du Coran pour profiter de ce moment et de cet endroit.
Ceci est l’avis de Ahmed, de Ishaq et d’autres qu’eux parmi les imams ».
(Lataif Al Ma’arif p 319)

عن محمد بن سيرين أنّ تميما الداري رضي الله عنه قرأ القرآن في ركعة
(رواه أبو عبيد في فضائل القرآن رقم ٢٨١ و صححه الإمام ابن كثير في فضائل القرآن ص ٢٥٧)

حكم : إسناده صحيح

D’après ‘Abdallah Ibn ‘Amr (qu’Allah les agrée lui et son père) : Le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) m’a ordonné de lire le Coran en quarante jours, puis en un mois, puis en vingt jours, puis en quinze jours, puis en dix jours puis en sept jours. (*)
Et il s’est arrêté à sept jours.
(Rapporté par Nasai dans Fadail Al Quran n°94 et authentifié par Cheikh Albani dans la Silsila Sahiha n°1512, Hadith Isnad Hasan)

(*) C’est à dire que ‘Abdallah Ibn ‘Amr (qu’Allah les agrée lui et son père) a demandé au Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) en combien de temps il devait lire le Coran en entier.
Il lui a répondu en quarante jours mais ‘Abdallah Ibn ‘Amr (qu’Allah les agrée lui et son père) a dit qu’il pouvait faire plus que cela alors le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) lui a dit qu’il devait donc le lire en un mois.
Mais ‘Abdallah Ibn ‘Amr (qu’Allah les agrée lui et son père) a dit qu’il pouvait faire plus que cela et ainsi de suite.

La durée maximale qu’il ne convient pas de dépasser pour lire le Coran en entier

Certains savants ont dit qu’il est détestable pour la personne qui n’a pas d’excuse de ne pas lire le Coran en entier tous les quarante jours.
Ceci est entre autre l’avis de l’imam Ahmed Ibn Hanbal (mort en 241 du calendrier hégirien) et de l’imam Ishaq Ibn Rahawayh (mort en 238 du calendrier hégirien).
(Voir Fadail Al Quran de l’imam Ibn Kathir p 222, Al Bourhan de l’imam Zarkachi vol 2 p 102)

L’imam Ibn Qoudama Al Maqdisi (mort en 620 du calendrier hégirien) a dit : « Il est détestable de dépasser quarante jours pour la lecture du Coran en entier car ‘Abdallah Ibn ‘Amr (qu’Allah les agrée lui et son père) a demandé au Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) en combien de temps il devait lire le Coran et il lui a répondu en quarante jours…
L’imam Ahmed (mort en 241 du calendrier hégirien) a dit : La durée la plus longue que j’ai entendu concernant le Coran est quarante jours car le fait de retarder pour une durée plus longue que celle-là entraîne le fait que la personne oublie le Coran et est négligente envers lui ».
(Al Moughni vol 1 p 611)

عن عبد الله بن عمرو رضي الله عنهما أن النبي صلى الله عليه وسلم أمره أن يقرأ في أربعين ثم في شهر ثم في عشرين ثم في خمس عشرة وفي عشر ثم في سبع وانتهى إلى سبع
(رواه النسائي في فضائل القرآن رقم ٩٤ و صححه الشيخ الألباني في السلسلة الصحيحة رقم ١٥١٢)

حكم : إسناده حسن