» Les 30 derniers Hadiths ajoutés

Les 30 derniers Hadiths ajoutés

D’après Oum Darda : J’ai dit à Abou Darda (qu’Allah l’agrée) : Pourquoi est-ce que tu ne demandes pas comme le fait untel ? (1)
Il a dit : J’ai certes entendu le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) dire: « Il y a certes devant vous une ascension difficile (2) que ceux qui portent une charge lourde (3) ne pourront pas réaliser (4) » . Et j’aime me délester pour cette ascension.
(Rapporté par Tabarani et authentifié par Cheikh Albani dans Takhrij Mishkat Al Masabih n°5132, Hadith Isnad Sahih)

(1) C’est à dire : -Pourquoi ne demandes-tu pas de l’argent et des responsabilité comme le fait telle personne qui a le même rang que toi ?-.

(2) Le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a pris l’ascension difficile d’une montagne comme exemple pour la mort, la tombe, le jugement et ses difficultés par lesquelles le serviteur devra passer avant de rentrer au paradis.

(3) C’est à dire au niveau du fait qu’ils ont beaucoup d’argent, un rang élevé et une situation aisée.

(4) C’est à dire qu’ils ne pourront pas passer cette épreuve avec facilité.

(Mirqatoul Mafatih Charh Mishkat Al Masabih, hadith n°5204)

وعن أم الدرداء قالت : قلت لأبي الدرداء رضي الله عنه : ما لك لا تطلب كما يطلب فلان ؟
فقال :إنى سمعت رسول الله صلى الله عليه وسلم يقول : إن أمامكم عقبة كؤودا لا يجوزها المثقلون
فأحب أن أتخفف لتلك العقبة
(رواه الطبراني و صححه الشيخ الألباني في تخريج مشكاة المصابيح رقم ٥١٣٢)

حكم : إسناده صحيح

D’après Jabir Ibn ‘Abdillah (qu’Allah les agrée lui et son père) : Les anges sont venus vers le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) alors qu’il dormait.
Certains d’entre eux ont dit : Il dort ; et d’autres ont dit : Certes l’oeil dort mais le coeur est éveillé.
Ils ont dit : Certes il y a pour votre compagnon un exemple ainsi prenez lui un exemple.
Ils ont dit : Son exemple est celui d’un homme qui a bâti une maison, il y a préparé un festin et a envoyé un messager pour y inviter les gens.
Celui qui répond au messager rentre dans la maison et mange du festin mais celui qui ne lui répond pas ne rentre pas dans la maison et ne mange pas du festin.
Ils ont dit : Interprétez cet exemple afin qu’il le comprenne.
Certains d’entre eux ont dit : Il dort ; et d’autres ont dit : Certes l’oeil dort mais le coeur est éveillé.
Ils ont dit : La maison est le paradis, le messager est Muhammad (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui).
Celui qui obéit à Muhammad (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a certes obéit à Allah et celui qui désobéit à Muhammad (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a certes désobéit à Allah.
Et Muhammad (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a divisé entre les gens (*).
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°7281)

(*) C’est à dire qu’il a divisé les gens en deux parties : musulmans et mécréants, et il a divisé les musulmans en deux parties : les obéissants et les désobéissants.
(Charh Sahih Al Boukhari de Cheikh Otheimine vol 10 p 59)

عن جابر بن عبدالله رضي الله عنهما قال : جاءت ملائكة إلى النبي صلى الله عليه وسلم وهو نائم
فقال بعضهم : إنه نائم وقال بعضهم : إن العين نائمة والقلب يقظان
فقالوا : إن لصاحبكم هذا مثلا فاضربوا له مثلا
فقالوا : مثله كمثل رجل بنى دارا وجعل فيها مأدبة وبعث داعيا فمن أجاب الداعي دخل الدار وأكل من المأدبة ومن لم يجب الداعي لم يدخل الدار ولم يأكل من المأدبة
فقالوا : أولوها له يفقهها
فقال بعضهم : إنه نائم وقال بعضهم : إن العين نائمة والقلب يقظان
فقالوا : فالدار الجنة والداعي محمد صلى الله عليه وسلم فمن أطاع محمدا صلى الله عليه وسلم فقد أطاع الله ومن عصى محمدا صلى الله عليه وسلم فقد عصى الله ومحمد صلى الله عليه وسلم فرق بين الناس
(رواه البخاري في صحيحه رقم ٧٢٨١)
D’après Abou Waail, ‘Abdallah Ibn Mas’oud (qu’Allah l’agrée) a dit : « Certes Allah n’a pas mis votre guérison dans une chose qu’Il vous a interdit ».
(Rapporté par Ibn Abi Chayba et authentifié par Cheikh Albani dans Silsila Sahiha 4/175, Hadith Isnad Sahih)
عن أبي وائل قال عبدالله بن مسعود رضي الله عنه : إن الله لم يجعل شفاءكم فيما حرم عليكم
(رواه ابن أبي شيبة و صححه الألباني في السلسلة الصحيحة ٤/۱۷٥)

حكم :إسناده صحيح

D’après ‘Aicha (qu’Allah l’agrée), le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit: « Toute boisson qui enivre est interdite ».
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°242)
عن عائشة رضي الله عنها قال النبي صلى الله عليه و سلم : كل شراب أسكر فهو حرام
(رواه البخاري في صحيحه رقم ٢٤٢)
Ayyûb Ibn Mûsâ a rapporté d’après son père et son grand-père que le Messager d’Allah (ﷺ) a dit :
« Jamais un père n’a fait à son enfant meilleur présent qu’une bonne éducation »
(Rapporté par Tirmidhi dans ses Sounan n°1952 et affaibli par Cheikh Albani dans Daif Tirmidhi Hadith Daif)

أيوب بن موسى، عن أبيه، عن جده، أن رسول الله صلى الله عليه وسلم قال :‏ ما نحل والد ولدا من نحل أفضل من أدب حسن ‏
(رواه الترمذي في سننه رقم ۱۹٥۲ و الشيخ الألباني في ضعيف الترمذي )

حكم : ضعيف

D’après Ousama Ibn Zayd (qu’Allah les agrée lui et son père) : Lorsque le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) s’est affaibli, je suis allé à Médine et les gens aussi sont allés à Médine (1).
Je suis rentré auprès du Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) qui ne pouvait pas parler.
Il mettait ses mains sur moi et il les levait (2).
Alors j’ai compris qu’il était en train d’invoquer en ma faveur (3).
(Rapporté par Tirmidhi dans ses Sounan n°3817 qui l’a authentifié et il a également été authentifié par Cheikh Albani dans Sahih Tirmidhi, Hadith Hasan)

(1) C’est à dire qu’ils habitaient aux alentours de Médine.

(2) Ceci montre qu’il est légiféré et recommandé de lever les mains lorsque l’on fait des invocations.

Voir les deux Hadiths suivants :
– Lever les mains pour les invocations 1/2: Voir Hadith rapporté par Abou Daoud dans ses Sounan n°1488 et authentifié par Cheikh Albani dans Sahîh Abou Daoud.
– Lever les mains pour les invocations 2/2: Voir Hadith rapporté par Abou Daoud dans ses Sounan n°1491 et authentifié par Cheikh Albani dans Sahih Abi Daoud, Hadith Sahih

(3) Ceci car le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) aimait beaucoup Ousama (qu’Allah l’agrée)
(Touhfatoul Ahwadhi)

L’imam Tirmidhi (mort en 279 du calendrier hégirien) a classé ce hadith dans ses Sounan dans le chapitre sur les mérites de Ousama Ibn Zayd (qu’Allah les agrée lui et son père).

عن أسامة بن زيد رضي الله عنهما قال : لما ثقل رسول الله صلى الله عليه وسلم هبطت وهبط الناس المدينة فدخلت على رسول الله صلى الله عليه وسلم وقد أصمت فلم يتكلم فجعل رسول الله صلى الله عليه وسلم يضع يديه علي ويرفعهما فأعرف أنه يدعو لي
(رواه الترمذي في سننه رقم ٣٨١٧ و حسنه و حسنه أيضاً الشيخ الألباني في صحيح الترمذي)
D’après Anas Ibn Malik (qu’Allah l’agrée) : Après la mort du Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui), ‘Omar Ibn Al Khattab (qu’Allah l’agrée) est monté sur le minbar et a dit : « Allah a préféré pour son Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) ce qu’il y a auprès de Lui à ce qu’il y a auprès de vous.
Ceci est le Livre (*) par lequel Allah a guidé votre Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui).
Mettez-le en pratique et vous serez guidés vers ce à quoi Allah a guidé Son Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) ».
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°7269)

(*) C’est à dire le Coran.

عن أنس بن مالك رضي الله عنه أن عمر بن الخطاب رضي الله عنه صعد المنبر بعد موت النبي صلى الله عليه و سلم و قال : اختار الله لرسوله صلى الله عليه وسلم الذي عنده على الذي عندكم
وهذا الكتاب الذي هدى الله به رسولكم فخذوا به تهتدوا لما هدى الله به رسوله
(رواه البخاري في صحيحه رقم ٧٢٦٩)
D’après Anas Ibn Malik (qu’Allah l’agrée) : Le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) est passé vers une datte qui était sur le chemin et il a dit : « Si je ne craignais pas qu’elle provienne de l’aumône je l’aurais certes mangé (*) ».
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°2431)

(*) Pour comprendre ce hadith, il faut savoir qu’il était interdit au Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) d’accepter l’aumône et que ceci était et est toujours interdit aux gens de sa famille.
Ceci fait partie des choses qui leur sont spécifiques.

Ainsi ce hadith montre qu’il est permis à la personne de profiter d’une chose sans grande valeur qu’il trouve dans la rue.
(Bahjatou Nathirin Charh Riyad Salihin vol 1 p 645)

عن أنس بن مالك رضي الله عنه قال : مر النبي صلى الله عليه وسلم بتمرة في الطريق قال : لولا أني أخاف أن تكون من الصدقة لأكلتها
(رواه البخاري في صحيحه رقم ٢٤٣١)
D’après Ibn ‘Abbas (qu’Allah les agrée), le jour du fitr le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a prié 2 unités de prière (*) et n’a pas prié avant ni après.(2) Et il était accompagné de Bilal
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°989)

(1) C’est à dire la prière du ‘Id.

(2) C’est à dire qu’il n’a pas fait de prière surérogatoire ni avant, ni après la prière du ‘Id.

Point: Y a t’il une prière de salutation de la mosquée à effectuer le jour du ‘Id ?

Il y a deux situations possibles : soit la prière du ‘Id a lieu au moussala, soit elle a lieu à la mosquée.

– si la prière du ‘Id a lieu au moussala alors il n’y a pas à effectuer de prière de salutation de la mosquée.

En effet, le moussala n’est pas une mosquée et les compagnons du Prophète (qu’Allah les agrée tous) ne priaient pas de prière de salutation en arrivant.
(Silsila Al Houda Wa Nour de Cheikh Albani, cassette n°298)

D’après Yazid Ibn Abi ‘Oubeid : J’ai prié la prière du sobh dans la mosquée du Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) avec Salama Ibn Al Akwa’ (qu’Allah l’agrée).
Puis il est sorti et je suis sorti avec lui jusqu’à ce que nous arrivions au moussala.
Alors il s’est assis et je me suis assis jusqu’à ce que vienne l’imam.
(Rapporté par Al Firiabi dans Ahkam Al ‘Idayn n°27 et authentifié par Cheikh Zakaria Al Bakistani dans Ma Saha Min Athar Al Sahaba Fil Fiqh vol 1 p 501)

Certains ont dit que l’on reste sur la base et qu’il est recommandé de prier la prière de salutation de la mosquée avant de s’asseoir.
D’autres savants ont dit que ce jour est spécial et le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) ne priait pas avant la prière du ‘Id et ainsi lorsque l’on rentre à la mosquée on s’asseoit sans prier de prière de salutation de la mosquée.
Cette question est une question dans laquelle il y a une certaine largesse.
En effet, les savants de chacun des deux avis disent qu’il ne faut pas faire de reproche à celui qui suit l’autre avis car c’est une question sur laquelle il n’y a pas de texte clair et qui dépend de l’effort d’interprétration (ijtihad).
(Voir l’audio suivant de Cheikh Otheimine : Tahyat Masjid ‘id – Cheikh ‘Otheimine et l’audio de Cheikh Al Fawzan : Tahyat Masjid ‘Id – Cheikh Fawzan)

Cheikh Saleh Al Fawzan a dit : « C’est une question à propos de laquelle il y a une certaine largesse.
Si la personne fait la prière de salutation de la mosquée, on ne lui fait aucun reproche et si elle s’asseoit sans prier on le lui fait aucun reproche ».
(Charh Boulough Al Maram vol 2 p 582)

عن بن عباس رضي الله عنهما أن النبي صلى الله عليه وسلم خرج يوم الفطر، فصلى ركعتين لم يصل قبلها ولا بعدها ومعه بلال‏.‏
(رواه البخاري في صحيحه رقم ٩٨٩)
D’après Jabir Ibn ‘Abdillah (qu’Allah les agrée lui et son père) : Durant les jours de ‘Id, le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) changeait de chemin (*).
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°986)

(*) C’est à dire qu’il ne prenait pas le même chemin à l’aller et au retour.
(Voir Sounan Ibn Maja, hadith n°1301)

L’imam Ibn Rouchd (mort en 595 du calendrier hégirien) a dit : « Les savants sont en consensus sur le fait qu’il est recommandé de prendre un autre chemin au retour que celui que l’on a pris à l’aller car il a été authentifié que le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a fait cela ».
(Bidayatoul Moujtahid p 422)

Remarque n°1 : Quelle est la sagesse derrière le fait de ne pas emprunter le même chemin à l’aller et au retour le jour du ‘Id ?

Les savants ont mentionné une vingtaines de sagesses derrière le fait d’emprunter un chemin différent à l’aller et au retour le jour du ‘Id.

Parmi elles :

– le fait que les deux chemins vont témoigner pour la personne
– le fait que le ‘Id est un rite apparent de l’Islam et ainsi en prenant un chemin différent, le ‘Id sera encore plus apparent
– le fait de rencontrer davantage de musulmans ce qui va permettre qu’ils invoquent Allah les uns en faveur des autres et de renforcer les liens entre eux…
(Voir les sagesses mentionnées par les savants dans Fath Al Bari de l’imam Ibn Rajab vol 9 p 73)

Cheikh ‘Otheimine a dit : « Il nous est possible de dire que le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a fait cela pour toutes les raisons mentionnées et peut-être également pour d’autres raisons dont nous n’avons pas connaissance.
En effet toutes ces sagesses ne vont pas les unes à l’encontre des autres et puisqu’elles ne se contredisent pas, elles sont toutes confirmées… ».
(Charh Boulough Al Maram vol 5 p 188)

Remarque n°2 : Nous venons de voir que parmi les sagesses derrière le fait de changer de chemin le jour du ‘Id, il y a le fait que les deux chemins vont témoigner pour la personne

Quel est le sens de cela ?

Ceci est une allusion au verset 4 de la sourate Az Zalzala n°99 dans lequel Allah a informé que, le jour de la résurrection, la Terre va témoigner des actes que les gens ont commis sur elle.
Ainsi, en prenant un chemin différent à l’aller et au retour, les deux chemins vont témoigner en faveur de la personne et ceci est meilleur que le témoignage d’un seul chemin.

Allah a dit dans la sourate Az Zalzala n°99 verset 4 (traduction rapprochée du sens du verset) en parlant de la Terre : « Ce jour-là, elle va dévoiler ses informations ».

قال الله تعالى : يَوْمَئِذٍ تُحَدِّثُ أَخْبَارَهَا
(سورة الزلزلة ٤)

D’après Ibn Wahb, Jabir Ibn Zayd (mort en 103 du calendrier hégirien) a dit à propos de la parole d’Allah -ce jour-là, elle va dévoiler ses informations- : « C’est à dire les actes des serviteurs qui ont été pratiqués sur elle ».
(Rapporté par Tabari dans son Tefsir n°37848 et sa chaîne de transmission est authentique)

D’après Ibn Abi Najih, Moujahid (mort en 104 du calendrier hégirien) a dit à propos de la parole d’Allah -ce jour-là, elle va dévoiler ses informations- : « C’est à dire qu’elle va informer les gens de ce qu’ils ont fait comme oeuvres sur elle ».
(Rapporté par Tabari dans son Tefsir n°37848 et sa chaîne de transmission est authentique)

عن جابر بن عبدالله رضي الله عنهما قال : كان النبي صلى الله عليه وسلم إذا كان يوم عيد خالف الطريق
(رواه البخاري في صحيحه رقم ٩٨٦)>
D’après Nafi’, ‘Abdallah Ibn ‘Omar (qu’Allah les agrée lui et son père) a dit : « Ni le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui), ni Abou Bakr, ni ‘Omar, ni ‘Othman, ni ‘Ali (qu’Allah les agrée) n’ont jeûné le jour de ‘arafat (*) ».
(Rapporté par Tahawi dans Charh Ma’ani Al Athar n°3264 et authentifié par Cheikh Albani dans Al Ta’liqat Al Hissan ‘Ala Sahih Ibn Hibban vol 5 p 398, Hadith Isnad Sahih)

(*) C’est à dire qu’aucun d’eux n’a jeûné le jour de ‘arafat à ‘arafat durant le hajj
(Charh Ma’ani Al Athar de l’imam Tahawi vol 2 p 72)

Remarque :

Quelle est la sagesse pour laquelle il ne faut pas que le pèlerin jeûne le jour de ‘arafat à ‘arafat ?

L’imam Ibn Qoudama (mort en 620 du calendrier hégirien) a dit : « La sagesse pour laquelle il ne faut pas que le pèlerin jeûne le jour de ‘arafat à ‘arafat est que le jeûne va l’affaiblir et le priver d’invocations qu’il aurait pu faire pendant ce jour immense.
Ce jour durant lequel les invocations sont exaucées, à ce noble endroit que les gens veulent atteindre en empruntant tous les chemins en espérant y obtenir les bienfaits d’Allah et qu’Il y exauce leurs invocations.
C’est pour cela qu’il est meilleur de ne pas jeûner ».
(Al Moughni vol 4 p 445)

عن نافع قال عبدالله بن عمر رضي الله عنهما : لم يصوم النّبي صلّى الله عليه و سلّم و لا أبو بكر و لا عمر و لا عثمان و لا علي رضي الله عنهم يوم عرفة
(رواه الطحاوي في شرح معاني الآثار رقم ٣٢٦٤ و صححه الشيخ الألباني في التعليقات الحسان على صحيح ابن حبان ج ٥ ص ٣٩٨)

حكم : إسناده صحيح

D’après Anas Ibn Malik (qu’Allah l’agrée) : Le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) avait une chamelle que l’on appelait Al ‘Adba et elle n’était jamais battue à la course.
Un bédouin est venue sur une jeune chamelle et l’a battu.
Ceci a peiné les compagnons au point où le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) le remarqua et il a dit alors : « C’est un devoir pour Allah de ne pas élever une chose dans la vie d’ici-bas sans qu’Il ne la rabaisse (*) ».
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°2872)

(*) Le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a ainsi enseigné à ses compagnons le fait de ne pas s’accorcher aux biens de la vie d’ici-bas car chaque chose de la vie d’ici-bas qui est élevée, Allah la rabaisse ensuite.
(Voir Charh Sahih Al Boukhari de Cheikh Rajihi vol 6 p 118/119)

عن أنس بن مالك رضي الله عنه قال : كان للنبي صلى الله عليه وسلم ناقة تسمى العضباء لا تسبق
فجاء أعرابي على قعود فسبقها فشق ذلك على المسلمين حتى عرفه فقال : حق على الله أن لا يرتفع شيء من الدنيا إلا وضعه
(رواه البخاري في صحيحه رقم ٢٨٧٢)
D’après ‘Abdallah Ibn ‘Abbas (qu’Allah les agrée lui et son père), le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit: « Il n’y a pas d’acte qui est plus noble auprès d’Allah et qui a une plus grande récompense qu’un acte de bien qui est pratiqué dans les dix jours du adha (1) »
Quelqu’un a dit : Pas même le combat dans le sentier d’Allah ?
Le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit: « Pas même le combat dans le sentier d’Allah sauf un homme qui est sorti avec sa personne et son argent et n’est revenu avec rien de cela (2) »
Lorsque les dix jours rentraient, Sa’id Ibn Joubeyr (3) faisait de très gros efforts dans l’adoration au point où il n’est pas possible de faire ce qu’il faisait.
(Rapporté par Darimi dans ses Sounan n°1815 et authentifié par Cheikh Albani dans Sahih Targhib Wa Tarhib n°1148, Hadith Hasan)

(1) C’est à dire les dix premiers jours du mois de Dhoul Hijja.

(2) C’est à dire qu’il a été tué dans le sentier d’Allah et y a dépensé tout son argent.

(3) Sa’id Ibn Joubeyr (qu’Allah lui fasse miséricorde) est mort en 95 du calendrier hégirien.

Allah a dit dans la sourate Al Fajr n°89 versets 1 et 2 (traduction rapprochée du sens du verset): « Par l’aube, par les 10 nuits (*) ».

قال الله تعالى : و الفجر / وَلَيَالٍ عَشْرٍ
(سورة الفجر ١ و ٢)

(*) L’imam Ibn Jarir Al Tabari (mort en 310 du calendrier hégirien) a mentionné que les savants du tefsir son en consensus sur le fait qu’il s’agit des dix nuits du début du mois de Dhoul Hijja.
(Tefsir Tabari vol 24 p 348)

Ce sont les nuits qui ont été citées dans le verset mais les jours rentrent également dans le sens du verset.
(Voir Tefsir Juz ‘Amma de Cheikh ‘Otheimine p 192)

Le fait que, dans ce verset, Allah ait juré par les dix nuits du début du mois de Dhoul Hijja montre l’importance de ces jours et nuits et le fait qu’il convient de leur accorder une attention particulière.
(Voir Majmou’ Al Fatawa de Cheikh ‘Otheimine vol 10 p 613)

عن عبدالله بن عباس رضي الله عنهما قال النبي صلّى الله عليه و سلّم : ما من عملٍ أزكى عند اللهِ ولا أعظمَ أجرًا من خيرٍ يعملُه في عَشرِ الأَضحى
قيل : ولا الجهادُ في سبيلِ اللهِ ؟
قال : ولا الجهادُ في سبيلِ اللهِ إلا رجلٌ خرج بنفسِه وماله فلم يرجِعْ من ذلك بشيءٍ
قال : فكان سعيدُ بنُ جُبَيرٍ إذا دخل أيامُ العشرِ اجتهد اجتهادًا شديدًا حتى ما يكادُ يقدرُ عليه
(رواه الدارمي في سننه رقم ١٨١٥ و صححه الشيخ الألباني في صحيح الترغيب و الترهيب رقم ١١٤٨)

حكم : حسن

D’après Anas Ibn Malik (qu’Allah l’agrée) : Allah a révélé des versets du Coran à propos de ceux qui ont été tués à Bi’r Ma’ouna (1).
Nous avons récité ces versets puis ils ont été abrogés : -Transmettez à notre peuple que nous avons certes rencontré notre Seigneur et Il a été satisfait de nous et nous avons été satisfaits de Lui-. (2)
(Rapporté par Mouslim dans son Sahih n°677)

(1) Le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) avait envoyé plusieurs dizaines de compagnons vers un peuple qui habitait vers Bi’r Ma’ouna afin de leur transmettre le message de l’Islam.
Mais les gens de ce peuple refusèrent l’Islam et tous les compagnons ont été tués par un homme qui s’appelait ‘Amir Ibn At Toufayl.
(Voir le Tefsir de l’imam Tabari n°8224)

(2) C’est à dire que ces versets faisaient partis du Coran puis Allah les a abrogés et ils n’en font maintenant plus partie.
Par contre, ils montrent le mérite des compagnons morts à cette occasion.
En effet, même si la lecture des versets a été abrogée, les informations qu’ils mentionnaient sont elles véridiques car il ne peut y avoir d’abrogation à propos d’une information.

عن أنس بن مالك رضي الله عنه قال : أنزل في الذين قتلوا ببئر معونة قرآن قرأناه ثم نسخ بعد : بلغوا قومنا أن قد لقينا ربنا فرضي عنا ورضينا عنه
(رواه مسلم في صحيحه رقم ٦٧٧)
D’après Chaqiq : ‘Ali Ibn Abi Talib (qu’Allah l’agrée) faisait le tekbir après la prière du fajr du jour de ‘Arafat (*) jusqu’à la prière du ‘asr du dernier jour du Tachriq et il faisait le tekbir après le ‘asr.
(Rapporté par Ibn Abi Chayba dans son Mousannaf n°5748 et Il a été authentifié par Cheikh Shouayb Arnaout dans sa correction de Zad Al Ma’ad vol 1 p 433, Hadith Isnad Sahih)

La période durant laquelle est légiféré le tekbir précis (mouqayid)

Le tekbir précis (mouqayid) est légiféré de la prière du sobh du jour de ‘Arafat (c’est à dire le neuvième jour du mois de Dhoul Hijja) et se termine après le prière du ‘asr du troisième jour du Tachriq (c’est à dire le treizième jour du mois de Dhoul Hijja)

Cheikh Al Islam Ibn Taymiya (mort en 728 du calendrier hégirien) a dit : « L’avis juste parmi les avis des savants est que les gens font le tekbir du fajr du jour de ‘Arafat jusqu’à la fin des jours du Tachriq car ceci est une chose sur laquelle les grands compagnons du Prophète (qu’Allah les agrée tous) sont en consensus ».
(Majmou’ Al Fatawa 24/222)

عن شقيق عن علي: أنه كان يكبر بعد صلاة الفجر يوم عرفة إلى صلاة العصر من آخر أيام التشريق.
(رواه ابن أبي شيبة في المصنف رقم ٥٧٤٨ ٥و صححه لشيخ شعيب الأرناؤوط في تحقيق زاد المعاد ج ۱ ص ٤۳۳)

حكم : إسناده صحيح

D’après ‘Abdallah Ibn ‘Omar (qu’Allah les agrée lui et son père) : « Nous sommes partis avec le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) de Mina jusqu’à ‘Arafat (1).
Certains d’entre nous faisaient la talbbiya (2) et d’autres faisaient le tekbir (3) ».
(Rapporté par Mouslim dans son Sahih n°1284)

(1) C’est à dire durant le hajj.
(2) C’est une formule de rappel qu’il est recommandé au pèlerin de répéter régulièrement.
(3) Cheikh ‘Otheimine a dit : « Ce hadith montre que le tekbir général (moutlaq) est une sounna ».

Les textes montrent que le fait de faire beaucoup de rappel d’Allah est très recommandé durant les dix jours du mois de Dhoul Hijja, le jour du ‘Id Al Adha et durant les trois jours du Tachriq qui suivent le jour du ‘Id.

Le tekbir, qui est le fait de dire -Allahou Akbar-, durant ces treize jours est particulièrement recommandé et il est de deux types :
– le tekbir général (moutlaq)
– le tekbir précis (c’est à dire à des moments spécifiques / mouqayid).
(Fath Al Bari de l’imam Ibn Rajab vol 9 p 21, Al Majmou’ de l’imam Nawawi vol 5 p 38)

Dans ce sujet et dans les sujets qui vont suivre, nous allons, avec la permission d’Allah, apporter des explications concernant ces deux types de tekbir.

Le tekbir général (moutlaq)

A. La définition du tekbir général (moutlaq)

Cheikh ‘Otheimine a dit : « Le tekbir général / moutlaq est le tekbir qu’il est légiféré de faire à chaque instant que ce soit pour les hommes, les femmes, les jeunes, les vieux que ce soit dans les maisons, dans les marchés, dans les mosquées et les autres endroits à l’exception des endroits qui ne sont pas des endroits de rappel d’Allah (*) ».
(Al Charh Al Mumti’ vol 5 p 157)

(*) Comme par exemple les endroits où l’on fait ses besoins.

B. Le temps durant lequel est légiféré le tekbir général (moutlaq)

Cheikh ‘Otheimine a dit : « Le tekbir général (moutlaq) commence la nuit de l’entrée du mois de Dhoul Hijja (1) et se poursuit jusqu’à la fin des jours du Tachriq, le treizième jour du mois (2) ».
(Fatawa ‘Ala At Tariq 1828 p 803)

(1) C’est à dire lorsque le soleil se couche le dernier jour du mois de Dhoul Qa’da.

(2) C’est à dire au moment du coucher du soleil le treizième jour du mois.

(Al Charh Al Mumti’ vol 5 p 162)

عن عبدالله بن عمر رضي الله عمر قال : غدونا مع رسول الله صلى الله عليه وسلم من منى إلى عرفات منا الملبي ومنا المكبر
(رواه مسلم في صحيحه رقم ١٢٨٤)
D’après Abou Houreira (Qu’Allah l’agrée) Le Prophète (ﷺ) a dit : Allah n’acceptera pas l’excuse de toute personne dont le moment de la mort à été retardée jusqu’à atteindre l’âge de soixante ans.
(Rapporté par Al Boukhari dans son Sahih n°6419)

(*) C’est à dire au fait de persister dans la désobéissance à Allah et à ne pas se repentir des péchés commis.
(Voir Bahjatou Nathirin Charh Riyad Salihin vol 1 p 194)

Allah a dit dans la sourate Fatir n°35 verset 37 (traduction rapprochée du sens du verset) : « Ne vous avons-Nous pas donné une vie assez longue pour que celui qui réfléchit puisse réfléchir ? Et l’avertisseur est venu à vous. Eh bien goûtez ! (*) Car pour les injustes, il n’y a pas de secoureur ».

(*) C’est à dire le châtiment.

قال الله تعالى : أَوَلَمْ نُعَمِّرْكُم مَّا يَتَذَكَّرُ فِيهِ مَن تَذَكَّرَ وَجَاءَكُمُ النَّذِيرُ فَذُوقُوا فَمَا لِلظَّالِمِينَ مِن نَّصِيرٍ
(سورة فاطر ٣٧)

عن أبي هريرة رضي الله عنه قال النبي صلى الله عليه و سلم : أعذر الله إلى امرئ أخر أجله حتى بلغه ستين سنة
(رواه البخاري في صحيحه رقم ۶۴۱۹)
D’après Abou Houreira (qu’Allah l’agrée), le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit: « Si un homme dit : -Les gens sont tombés dans la perdition- alors il est le plus perdu d’entre eux ».
(Rapporté par Mouslim dans son Sahih n°2623)

L’imam Nawawi (mort en 676 du calendrier hégirien) a dit : « L’imam Malik Ibn Anas (mort en 179 du calendrier hégirien) a dit à propos de ce hadith : Si la personne dit cela par tristesse à propos de ce qu’il voit chez les gens au niveau de leur religion alors je ne vois pas de mal à cela mais s’il dit cela par auto-satisfaction et rabaissement des gens alors c’est ceci qui est interdit.
Cette explication de l’imam Malik a une chaîne de transmission authentique et elle est la meilleure chose qui a été dite en explication de ce hadith ».
(Al Adhkar p 308)

عن أبي هريرة رضي الله عنه قال النبي صلى الله عليه و سلم : إذا قال الرجل : هلك الناس فهو أهلكهم
(رواه مسلم في صحيحه رقم ٢٦٢٣)
D’après ‘Ikrima : On a dit à ‘Abdallah Ibn ‘Abbas (qu’Allah les agrée lui et son père) après la prière du sobh que une telle parmi les épouses du Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) est décédée alors il s’est prosterné.
Quelqu’un lui a dit : Est-ce que tu te prosternes à cette heure-ci ? (1)
Il a dit : Le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) n’a t-il pas dit : « Si vous voyez un signe prosternez vous » ? Et quel signe est plus grand que la disparition des épouses du Prophète (qu’Allah les agrée toutes) ? (2)
(Rapporté par Tirmidhi dans ses Sounan n°3891 qui l’a authentifié et il a également été authentifié par Cheikh Albani dans Sahih Tirmidhi, Hadith Hasan)

(1) Cette question a été posée car ce moment est un moment où il est interdit de prier.

(2) En effet le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit : -Mes compagnons sont une sécurité pour ma communauté, lorsqu’ils disparaitront il arrivera à ma communauté ce qui lui a été promis-; c’est à dire comme les innovations, les égarements, les groupes égarés…
(Rapporté par Mouslim dans son Sahih n°2531)

Et les épouses du Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) sont les premières à rentrer dans ce hadith.
(Voir Touhfatoul Ahwadi)

L’imam Tirmidhi (mort en 279 du calendrier hégirien) a classé ce hadith dans ses Sounan dans le chapitre sur les mérites des épouses du Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui).

عن عكرمة قال : قيل لعبدالله بن عباس رضي الله عنهما بعد صلاة الصبح ماتت فلانة لبعض أزواج النبي صلى الله عليه وسلم فسجد
فقيل له : أتسجد هذه الساعة ؟
فقال : أليس قد قال رسول الله صلى الله عليه وسلم : إذا رأيتم آية فاسجدوا ؟ فأي آية أعظم من ذهاب أزواج رضي الله عنهن
(رواه الترمذي في سننه رقم ٣٨٩١ و حسنه و حسنه أيضاً الشيخ الألباني في صحيح الترمذي)

D’après Abou Joubayra Ibn Ad Dahak (qu’Allah l’agrée) : C’est pour nous, la tribu de Bani Salima que le verset suivant a été révélé : -Et ne vous lancez pas mutuellement des sobriquets (1). Quel mauvais mot est la perversion après avoir eu la foi-.
Lorsque le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) est arrivé auprès de nous, il n’y avait pas un seul homme parmi nous qui n’avait pas deux ou trois noms.
Le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) disait : « Ô untel ! ».
Alors les gens lui disaient : Mah ô Messager d’Allah (2) ! Certes il déteste ce nom !
C’est alors qu’a été révélé le verset : -Et ne vous lancez pas mutuellement des sobriquets-.
(Rapporté par Abou Daoud dans ses Sounan n°4962 et authentifié par Cheikh Albani dans Sahih Abi Daoud, Hadith Sahih)

(1) Allah a dit dans la sourate Al Houjourat n°49 verset 11 (traduction rapprochée du sens du verset) : « Et ne vous lancez pas mutuellement des sobriquets ».

قال الله تعالى : وَلا تَنَابَزُوا بِالأَلْقَابِ
(سورة لحجرات ١١)

(2) -Mah- est une parole de réprobation chez les arabes.

L’imam Nawawi (mort en 676 du calendrier hégirien) a dit : « Les savants sont en consensus sur le fait qu’il est interdit de donner à une personne un sobriquet (*) qu’il déteste et cela que ce sobriquet soit en rapport avec une caractéristique physique, avec son père, sa mère ou autre que cela ».
(Al Adhkar p 250)

(*) C’est à dire un surnom.

عن أبي جبيرة بن الضحاك رضي الله عنه قال : فينا نزلت هذه الآية في بني سلمة :ولا تنابزوا بالألقاب بئس الاسم الفسوق بعد الإيمان
قدم علينا رسول الله صلى الله عليه وسلم وليس منا رجل إلا وله اسمان أو ثلاثة
فجعل النبي صلى الله عليه وسلم يقول : يا فلان
فيقولون : مه يا رسول الله ! إنه يغضب من هذا الاسم
فأنزلت هذه الآية : ولا تنابزوا بالألقاب
(رواه أبو داود في سننه رقم ٤٩٦٢ و صححه الشيخ الألباني في تحقيق صحيح أبي داود)

حكم : صحيح

D’après Jabir Ibn Abdillah (qu’Allah les agrée), le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit: « Des gens parmi les gens du tawhid (*) seront châtiés dans le feu au point où ils y seront comme des cendres. Puis la miséricorde va les atteindre alors ils vont en sortir et seront déposés devant les portes du paradis. Les gens du paradis vont les asperger d’eau et ils vont alors croître comme les débris déplacés par le torrent puis ils rentreront au paradis ».
(Rapporté par Tirmidhi dans ses Sounan n°2597 qui l’a authentifié et il a également été authentifié par Cheikh Albani dans Sahih Tirmidhi, Hadith Sahih)

(*) C’est à dire qu’il s’agit de croyant en Allah seul qui ne sont pas des mécréants associateurs.

عن جابر رضي الله عنه رضي الله عنهما قال رسول الله صلى الله عليه وسلم : يعذب ناس من أهل التوحيد في النار حتى يكونوا فيها حمما ثم تدركهم الرحمة . فيخرجون ويطرحون على أبواب الجنة فيرش عليهم أهل الجنة الماء ، فينبتون كما ينبت الغثاء في حمالة السيل ، ثم يدخلون الجنة
(رواه الترمذي في سننه رقم ٢٥٩٧ و صححه و صححه أيضاً الشيخ الألباني في صحيح الترمذي)

حكم : صحيح

D’après Anas Ibn Malik (qu’Allah l’agrée): Le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a pratiqué la odhiya en sacrifiant deux béliers cornus de couleur blanche avec un petit peu de noir. Il les a sacrifié lui-même et a prononcé le nom d’Allah (1) et a fait le tekbir (2). Il a mis son pied sur le flanc des deux bêtes.
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°5558)

(1) C’est à dire qu’il a dit -Bismillah-.

(2) C’est à dire qu’il a dit: -Allahou Akbar-.

Il y a de nombreuses leçons à tirer de ce hadith, nous allons citer trois d’entre-elles :

1- Le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a pratiqué la odhiya en la sacrifiant lui-même

Cheikh ‘Otheimine a dit : « Il y a dans cela la perfection dans l’adoration d’Allah car ainsi la personne se rapproche d’Allah à travers le rappel (le fait de dire -Bismillah Allahou Akbar-), l’acte (le fait de sacrifier la bête soi-même) et l’argent (en ayant payé le prix de cette bête qui est sacrifiée).
Et ces trois choses ne peuvent être présentes que si la personne sacrifie elle-même sa odhiya.
Nous pouvons également tirer de cela que ce que les gens recommandent de faire à notre époque en envoyant de l’argent dans des contrées lointaines pour que des bêtes y soient achetées puis sacrifiées et données en aumône à des pauvres est une erreur.
En effet, l’objectif premier de la odhiya n’est pas de profiter de la viande mais de se rapprocher d’Allah en sacrifiant pour Lui.
Si effectivement les musulmans sont dans une grande pauvreté dans certains pays, alors nous disons aux gens qui ont de l’argent : -Envoyez leur de l’argent afin de combler leurs besoins-.
Et nous disons à ceux qui n’ont pas d’argent : -Regardez ce qui est le plus profitable entre le fait de pratiquer la odhiya et le fait de nourrir vos frères-.
Si la seconde chose est meilleure, alors il faut leur envoyer de l’argent mais pas pour qu’il s’agisse d’une odhiya et dans ce cas l’aumône sera plus méritoire que la odhiya ».
(Charh Boulough Al Maram vol 14 p 336/337 ; Majmou’ Al Fatawa vol 25 p 67 et 85)

Et dans d’autres ouvrages, le Cheikh a mentionné les méfaits du fait d’envoyer de l’argent vers les pays pauvres afin que la odhiya y soit pratiquée.

Il a cité de nombreux méfaits, parmi eux :

1. Le fait que la personne ne pratique pas le sacrifice pour Allah qui est l’objectif de base de la odhiya.

2. La personne n’aura pas mentionné Allah au moment de son sacrifice alors qu’Allah a mentionné dans le verset 34 de la sourate Al Hajj n°22 que ceci est la sagesse derrière le fait que le sacrifice soit légiféré.

3. On ne peut pas s’assurer que le sacrifice a bien été pratiqué par un musulman.

4. On ne peut pas s’assurer que le sacrifice a bien été effectué dans le temps qui lui est imparti.

5. On ne peut pas s’assurer que la personne a bien dit -Bismillah- lorsqu’elle a sacrifié la bête.

6. On ne peut pas s’assurer que chaque bête a bien été sacrifiée pour une personne précise en disant : -Cette bête est pour untel/cette bête est pour untel-.
Ceci est très risqué car il est possible de dire que de cette manière la odhiya ne soit pas valable car elle n’a pas été sacrifiée pour une personne précise.

7. On ne sait pas comment la viande a été distribuée et si elle a bien été distribuée.

8. La personne ne pourra pas manger de la viande de son sacrifice alors qu’Allah a demandé de le faire dans le verset 28 de la sourate Al Hajj n°22.

9. Le fait que ce rite apparent de l’Islam ne soit plus présent dans certains endroits.

10. Le fait que les enfants des musulmans ne grandissent pas avec la présence de se rite dans leurs foyers, ne profitent pas des leçons que l’on peut en tirer et petit à petit ce rite de l’Islam est ainsi abandonné.

11. Le fait que les gens voient désormais le sacrifice de la odhiya comme une question d’argent uniquement. L’adoration que constitue le sacrifice de la odhiya est devenu l’équivalent de l’adoration qu’est le fait de nourrir la personne affamée.

(Voir Liqa’at Al Bab Al Maftouh question n°832, Majmou’ Al Fatawa vol 25 p 67/73/84/178/179)

عن أنس بن مالك رضي الله عنه قال : ضحى النّبي صلّى الله عليه وسلّم بكبشين أملحين أقرنين ذبحهما بيده وسمّى وكبّر ووضع رجله على صفاحهما
(رواه البخاري في صحيحه رقم ٥٥٥٨ و مسلم في صحيحه رقم ١٩٦٦)
D’après Bourayda (qu’Allah l’agrée) : Le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) ne sortait pas le jour du fitr avant d’avoir mangé et il ne mangeait pas le jour du sacrifice jusqu’à ce qu’il revienne et alors il mangeait de sa odhiya.
(Rapporté par Ahmed dans son Mousnad n°22984 et authentifié par l’imam Nawawi dans Al Majmou’ vol 5 p 5 et par Cheikh Shouayb Arnaout dans sa correction du Mousnad de l’imam Ahmed, Hadith Hasan)
عن بريدة رضي الله عنه كان النبي صلى الله عليه وسلم لا يغدو يوم الفطر حتى يأكل و لا يأكل يوم الأضحى حتى يرجع فيأكل من أضحيته
(رواه أحمد في مسنده رقم ٢٢٩٨٤ و حسنه الإمام النووي في المجموع ج ٥ ص ٥ و الشيخ شعيب الأرناؤوط في تحقيق المسند)

حكم : حسن

D’après Anas Ibn Malik (qu’Allah l’agrée), le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit: « Aucun d’entre vous n’aura la foi (*) jusqu’à ce qu’il aime Allah et Son prophète plus que tout autre qu’eux deux et jusqu’à ce qu’il préfère être jeté dans le feu plutôt que de retourner dans la mécréance après qu’Allah l’en ai sauvé.
Et aucun d’entre vous n’aura la foi jusqu’à ce que pour lui je sois plus aimé que son enfant, son père et l’ensemble des gens ».
(Rapporté par l’imam Ahmed dans son Mousnad n°13151 et authentifié par Cheikh Shouayb Arnaout dans sa correction du Mousnad, Hadith Isnad Sahih ‘Ala Chart As-Shayakhin)

(*) Il y a deux points à mentionner pour comprendre cette formulation.

Tout d’abord, le sens voulu est que la foi de la personne ne sera pas complète tant qu’elle n’aura pas appliqué les actes mentionnés ensuite mais cela n’induit pas que la personne qui ne les a pas appliqué est mécréante et n’a pas de foi du tout.
(Charh Sahih Mouslim de l’imam Nawawi vol 2 p 16)

Ensuite, cette formulation montre que les actes mentionnés ensuite sont des actes obligatoires qu’il est interdit de délaisser.
(Fath Al Bari de l’imam Ibn Rajab vol 1 p 45)

عن أنس بن مالك رضي الله عنه قال النّبي صلّى الله عليه و سلّم : لا يؤمن أحدكم حتّى يكون الله و رسوله أحبّ إليه مما سواهما و حتّى يقذف في النّار أحبّ إليه من أن يعود في الكفر بعد إذ نجّاه الله منه و لا يؤمن أحدكم حتّى أكون أحبّ إليه من ولده و والده و النّاس أجمعين
(رواه الإمام أحمد في مسنده رقم ١٣١٥١ و صححه الشيخ شعيب الأرناؤوط في تحقيق المسند)

حكم : إسناده صحيح على شرط الشيخين

D’après ‘Aicha (qu’Allah l’agrée) : Le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a voulu enlever le mucus qui coulait du nez de Ousama (qu’Allah l’agrée) (*).
J’ai dit : Laisse, c’est moi qui vais le faire.
Le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit : « Ô ‘Aicha ! Aime le car certes je l’aime ».
(Rapporté par Tirmidhi dans ses Sounan n°3818 qui l’a authentifié et il a également été authentifié par Cheikh Albani dans Sahih Tirmidhi, Hadith Hasan)

(*) Il s’agit de Ousama, le fils de Zayd Ibn Haritha (qu’Allah les agrée tous les deux) qui n’était encore qu’un enfant.

عن عائشة رضي الله عنها قالت : أراد النبي صلى الله عليه وسلم أن ينحي مخاط أسامة رضي الله عنه
قلت : دعني حتى أكون أنا الذي أفعل
قال النبي صلى الله عليه وسلم : يا عائشة ! أحبيه فإني أحبه
(رواه الترمذي في سننه رقم ٣٨١٨ و حسنه و صححه الشيخ الألباني في صحيح الترمذيي)

حكم : حسن

D’après ‘Ikrima, ‘Abdallah Ibn ‘Abbas (qu’Allah les agrée lui et son père) a dit à propos d’une femme juive ou chrétienne qui est sous la responsabilité d’un juif ou d’un chrétien (*) et la femme rentre dans l’Islam : « Il faut les séparer. L’Islam prend le dessus et on ne prend pas le dessus sur lui ».
(Rapporté par Tahawi et authentifié par l’imam Ibn Hajar dans Fath Al Bari 9/330 ainsi que par Cheikh Albani dans Irwa Al Ghalil vol 5 p 108, Hadith Isnad Mawqouf Sahih)

(*) C’est à dire qu’elle est mariée avec lui.

عن عكرمة عن عبدالله بن عباس رضي الله عنهما اليهودية والنصرانية تكون تحت النصراني أو اليهودي فتسلم هي قال : يفرق بينهما الإسلام يعلو ولا يعلى
(رواه الطحاوي وصححه الحافظ ابن حجر في فتح الباري ٣٣٠/٩ وصححه أيضاً الشيخ الألباني في إرواء الغليل ج ٥ ص ١٠٨)

حكم : إسناده موقوف صحيح

D’après Zayd Ibn Wahb Al Jouhani, ‘Omar Ibn Al Khatab (qu’Allah l’agrée) a dit: « Un musulman peut se marier avec une chrétienne mais un chrétien ne peut pas se marier avec une musulmane ».
(Rapporté par Ibn Jarir Tabari et authentifié par Cheikh Ahmed Chakir dans ‘Omdatou Tefsir Ibn Kathir vol 1 p 265, Hadith Isnad Sahih)
عن زيد بن وهب الجهني قال عمر بن الخطاب رضي الله عنه : المسلم يتزوج النصرانية ولا يتزوج النصراني المسلمة
(رواه ابن جرير الطبري و صححه الشيخ أحمد شاكر في عمدة تفسير ابن كثير ج ١ ص ٢٦٥)

حكم : إسناده صحيح

D’après Al Bara Ibn ‘Azib (qu’Allah l’agrée) : Le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) est passé près d’un groupe de Ansars (1) qui étaient assis sur le chemin alors il a dit : « Si vous n’avez pas d’autre choix que de le faire (2) alors répondez au salam, portez secours à la personne qui subit une injustice et guidez sur le chemin (3) ».
(Rapporté par Tirmidhi dans ses Sounan n°2726 qui l’a authentifié et il a également été authentifié par Cheikh Albani dans Sahih Tirmidhi, Hadith Sahih Al-Matn)

(1) Les Ansars sont les compagnons du Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) qui étaient originaires de Médine.

(2) C’est à dire que de vous asseoir sur le chemin.

(3) C’est à dire guidez l’aveugle ou la personne qui a perdu son chemin.

Ces trois choses font partie des droits du chemin et d’autres droits du chemin sont mentionnés dans d’autres hadiths authentiques.
(Touhfatoul Ahwadhi)

عن البراء بن عازب رضي الله عنه أن رسول الله صلى الله عليه وسلم مر بناس من الأنصار وهم جلوس في الطريق فقال : إن كنتم لابد فاعلين فردوا السلام وأعينوا المظلوم واهدوا السبيل
(رواه الترمذي في سننه رقم ٢٧٢٦ و حسنه و صححه الشيخ الألباني في صحيح الترمذي)

حكم : صحيح المتن

D’après Nafi’, ‘Abdallah Ibn ‘Omar (qu’Allah les agrée lui et son père) a dit : « Il est détestable qu’une personne ne mette pas les mains en direction de la qibla lorsqu’elle se prosterne ».
(Rapporté par Al Bayhaqi dans As Sounan Al Koubra n°2698 et authentifié par Cheikh Albani dans Asl Sifat Salat volume 2 p 729, Hadith Hasan)
عن نافع قال عبدالله بن عمر رضي الله عنهما : يكرهُ أنْ لا يميلَ بكفيهِ إلى القِبلةِ إذا سجد
(رواه البيهقي في السنن الكبرى رقم ٢٦٩٨ و حسنه الشيخ الألباني في أصل صفة الصلاة ص ٧٢٩)

حكم : حسن

D’après Sa’d Ibn Abi Waqqas (qu’Allah l’agrée) : Le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a ordonné de poser les mains et de tendre les pieds (*).
(Rapporté par Tirmidhi dans ses Sounan n°277 et authentifié par Cheikh Albani dans Sahih Tirmidhi, Hadith Hasan)

(*) C’est à dire que, durant la prosternation dans la prière, il faut poser les mains avec les doigts serrés en direction de la qibla (en direction de La Mecque) et il faut lever les pieds en les posant avec le bout des doigts de pied en direction de la qibla.
(Touhfatoul Ahwadhi)

عن سعد بن أبي وقاص رضي الله عنه أن النبي صلى الله عليه وسلم أمر بوضع اليدين ونصب القدمين
(رواه الترمذي في سننه رقم ٢٧٧ و حسنه الشيخ الألباني في تحقيق سنن الترمذي)

حكم : حسن