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Les 30 derniers Hadiths ajoutés

D’après Ibn ‘Abbas (رضي الله عنهما): ‘Omar ibn al-Khattab prit la route pour le Sham (la région comprenant la Syrie, la Palestine, le Liban et la Jordanie). Lorsqu’il arriva à Sargh (une ville à côté de Hijaz), il trouva les genéraux commandant les troupes, Abu ‘Ubayda ibn al-Jarrah et ses compagnons, qui l’informèrent qu’une épidémie de peste sévissait dans le Sham. ‘Omar dit alors :
« Qu’on m’amène les plus anciens muhajirin (émigrants). » On les amena et ‘Omar, après les avoir informés de l’épidémie au Sham, leur demanda conseil. Les avis furent partagés, certains disaient : « Tu t’es mis en route pour une affaire bien précise et il n’y a là aucune raison d’y renoncer. » Les autres déclaraient : « Tu as avec toi les derniers survivants des Compagnons du Prophète (ﷺ) et nous estimons que tu ne dois pas les exposer à la peste. » – « Vous pouvez vous retirer maintenant, répondit ‘Omar. Qu’on aille chercher les ansars. » (1)

On les fit venir et ‘Omar les consulta aussi. Ils firent exactement les mêmes réflexions que les muhajirin et manifestèrent les mêmes divergences. « Laissez-moi, reprit ‘Omar, et qu’on m’amène tous les vieillards de Quraysh qui ont émigré lors de la conquête de La Mecque. » On les fit venir. Aucun désaccord ne sépara les deux vieillards (qui se trouvaient là) ; ils disaient : « Nous estimons que tu dois revenir sur tes pas et que tu ne dois pas exposer les fidèles à cette peste. » Alors, ‘Omar fit annoncer qu’il lèverait le camp le lendemain matin pour rentrer et que tout le monde devait en faire autant. ‘Ubayda ibn al-Jarrah s’écria alors : « Voudrais-tu fuir la destinée fixée par Allah ? »

‘Omar répondit : « Si un autre que toi s’était permis de dire pareille chose… [n’approuvant pas la remarque.] Eh bien, oui, nous fuyons la destinée fixée par Allah pour une autre destinée également fixée par Lui. Que ferais-tu si tu avais des chameaux parqués dans une vallée dont une partie serait couverte d’herbe et l’autre, stérile ? Si tu faisais paître tes chameaux dans la partie couverte d’herbes, ne le ferais-tu pas en conformité avec la destinée fixée par Allah et si tu les faisais paître sur la partie stérile, ne le ferais-tu pas également en conformité avec la destinée fixée par Allah ? »

‘Abd ar-Rahman ibn ‘Awf, qui était absent pour quelque affaire, arriva à ce moment et dit : « J’ai une certitude à ce sujet car j’ai entendu le Prophète (ﷺ) dire : « Lorsque vous apprenez que la peste se déclare dans un pays, ne vous y rendez pas ; mais, si elle est déclarée dans le pays où vous êtes, ne quittez pas ce pays pour la fuir. » » ‘Omar loua alors Allah et fit demi-tour.
[Al-Boukhari and Muslim].
(Ryad As Salihine Hadith n°1791)

(1) Les ansars sont les compagnons du Prophète (ﷺ) originaires de Médine et les mouhajirouns sont ceux originaires de La Mecque qui ont émigré avec lui.

Règle: Il n’est pas légiféré de faire des prières surérogatoires ou des invocations tous au même moment ou de se rassembler pour invoquer afin qu’Allah lève ce malheur:

Tout cela n’est pas légiféré car le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a exposé dans de nombreux textes les règles du ta’oun mais il n’a pas encouragé à pratiquer ces choses-là.

De même qu’il y a également eu une épidémie de peste durant le califat de ‘Omar Ibn Al Khattab (qu’Allah l’agrée) mais les compagnons du Prophète (qu’Allah les agrée tous) n’ont pas non plus pratiqué ces choses-là.

Ainsi si ces choses étaient bénéfiques pour la communauté musulmane, le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) les auraient exposé et ses compagnons (qu’Allah les agrée tous) les auraient pratiqué.

Puisque cela n’a pas été le cas, nous avons donc la certitude que ces choses ne sont pas légiférées ni même bénéfiques.

L’imam Ibn Hajar (mort en 852 du calendrier hégirien) a dit : « Le fait de se regrouper pour invoquer pour que l’épidémie soit levée, comme cela est pratiqué pour l’istisqa (*) est une innovation. (…)
Si cela avait été légiféré, cette chose n’aurait pas échappé aux premiers musulmans puis aux savants des différentes contrées et à ceux qui les ont suivis dans les siècles passés ».
(Badhl Al Ma’oun Fi Fadl At Ta’oun de l’imam Ibn Hajar p 328/330)

(*) C’est à dire lorsque les gens se regroupent pour prier et invoquer Allah afin qu’il fasse descendre la pluie comme le montre les textes authentiques.

Cheikh Souleyman Ruheili a dit : « Durant les périodes de crise et de troubles, les rumeurs se propagent et les innovations se multiplient.
Vous devez prendre garde aux rumeurs et vous écarter des innovations.
Il y a des gens qui appellent à prier deux unités de prière afin de repousser l’épidémie.
Il y a des gens qui appellent à invoquer tous en même temps.
Il y a des gens qui inventent des formules de protection et les propagent.
Il y a des gens qui enregistrent des formules de protection d’une manière musicale et les propagent.
Tout ceci fait partie des innovations qui ne permettent pas d’obtenir un quelconque bienfait et qui sont au contraire des choses mauvaises.
Vous devez vous écartez de ces choses-là. ».
(Tweet du 16/03/2020. Voir le lien suivant : Cheikh Souleyman Ruheili)

سليمان الرحيلي (سليمان بن سليم الله)
@solyman24 16 mars
في أوقات الأزمات والفتن تروج الشائعات وتكثرالبدع فاحذرواالشائعات واجتنبوا البدع فهناك من يدعو إلى صلاة ركعتين لمقاومة الوباءوهناك من يدعو إلى توحيد الدعاء وهناك من يخترع تحصينات وينشرها وهناك من يسجل تحصينات بأصوات منغمة وينشرها وكل هذه بدع لاتجلب خيرا بل هي شر في نفسها فاجتنبوها

وعن ابن عباس رضي الله عنه أن عمر بن الخطاب رضي الله عنه خرج إلى الشام حتى إذا كان بسرغ لقيه أمراء الأجناد -أبو عبيدة بن الجراح وأصحابه- فأخبروه أن الوباء قد وقع بالشام، قال بن عباس‏:‏ فقال عمر‏:‏ ادع لي المهاجرين الأولين، فدعوتهم، فاستشارهم، وأخبرهم أن الوباء قد وقع بالشام، فاختلفوا، فقال بعضهم‏:‏ خرجت لأمر، ولا نرى أن ترجع عنه‏.‏ وقال بعضهم‏:‏ معك بقية الناس وأصحاب رسول الله صلى الله عليه وسلم ، ولا نرى أن تقدمهم على هذا الوباء‏.‏ فقال‏:‏ ارتفعوا عني، ثم قال‏:‏ ادع لي الأنصار، فدعوتهم، فاستشارهم، فسلكوا سبيل المهاجرين، واختلفوا كاختلافهم، فقال‏:‏ ارتفعوا عني، ثم قال‏:‏ ادع لي من كان ها هنا من مشيخة قريش من مهاجرة الفتح، فدعوتهم، فلم يختلف عليه منهم رجلان، فقالوا‏:‏ نرى أن ترجع بالناس، ولا تقدمهم على هذا الوباء، فنادى عمر رضي الله عنه في الناس‏:‏ إني مصبح على ظهر، فأصبحوا عليه فقال أبو عبيدة بن الجراح رضي الله عنه ‏:‏ أفرار من قدر الله‏؟‏ فقال عمر رضي الله عنه ‏:‏ لو غيرك قالها يا أبا عبيدة‏!‏ -وكان عمر يكره خلافه- نعم نفر من قدر الله إلى قدر الله، أرأيت لو كان لك إبل، فهبطت وادياً له عدوتان، إحداهما خصبة، والأخرى جدبة، أليس إن رعيت الخصبة رعيتها بقدر الله، وإن رعيت الجدبة رعيتها بقدر الله‏؟‏ قال‏:‏ فجاء عبد الرحمن بن عوف رضي الله عنه ، وكان متغيباً في بعض حاجته، فقال‏:‏ إن عندي من هذا علما، سمعت رسول الله صلى الله عليه وسلم يقول‏:‏ “إذا سمعتم به بأرض، فلا تقدموا عليه، وإذا وقع بأرض وأنتم بها، فلا تخرجوا فرارا منه‏ »‏ فحمد الله تعالى عمر رضي الله عنه وانصرف‏.‏ ‏(‏‏(‏متفق عليه‏)‏‏)‏‏.‏
(رياض الصالحين رقم ۱۷۹۱)
D’après ‘Alqama, Waail Ibn Houjr (qu’Allah l’agrée) a dit: « Je suis allé voir le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) durant l’hiver et j’ai vu ses compagnons (qu’Allah les agrée tous) lever leurs mains durant la prière alors qu’elles étaient dans leurs vêtements ».
(Rapporté par Abou Daoud dans ses Sounan n°729 et authentifié par Cheikh Albani dans Sahih Abi Daoud, Hadith Sahih)

Remarque : Il n’y a également pas de problème à prier avec des gants surtout en cas de besoin.
(Ceci est l’avis de la majorité des savants. Voir Ahkam Al Libas Al Mouta’aliqa Bi Salat Wal Hajj p 473/474)

عن علقمة قال وائل بن حجر رضي الله عنه : أتيت النبي صلى الله عليه وسلم في الشتاء فرأيت أصحابه يرفعون أيديهم في ثيابهم في الصلاة
(رواه أبو داود في سننه رقم ٧٢٩ و صححه الشيخ الألباني في صحيح أبي داود)

حكم : صحيح

D’après Jâbir Ibn Abdillâh: Le prophète (que la prière et le salut soient sur lui) nous a interdit de faire face à la Qiblah quand on urine. Je l’ai ensuite vu y faire face un an avant qu’il meure.
(Rapporté par Tirmidhi dans ses Sounan n°9 et authentifié par Cheikh Albani dans Sahîh Tirmidhi, Hadith Sahih)
عن جابر بن عبد الله، قال: نهى النبي صلى الله عليه وسلم أن نستقبل القبلة ببول فرأيته قبل أن يقبض بعام يستقبلها.
(رواه الترمذي في سننه رقم ۹ و صححه الشيخ الألباني في صحيح الترمذي)

حكم : صحيح

D’après Ibn ‘Abbas a rapporté que le Messager d’Allah (ﷺ) a réuni les deux prières du Dhur et du asr et celles du Maghreb et de l’Ichaa à Médine sachant qu’il n’y avait aucun danger ni pluie.

Et dans le hadith transmis par Waki ​​'(d’après ses mots):

Je demandais a Ibn Abbas: Pourquoi a-t-il fait cela ? » Il me répondit: « Afin de ne plus réduire ma communauté a la gêne. »

Et dans le Hadith transmis par Mu’awiya (d’après ses mots): « Il a été dit à Ibn ‘Abbas: Je demandais a Ibn Abbas: Pourquoi a-t-il fait cela ? » Il me répondit: « Afin de ne plus réduire ma communauté a la gêne. »
(Rapporté par Mouslim dans son Sahih n°705d)

L’imam Nawawi (mort en 676 du calendrier hégirien) a dit : « Malik et Ahmed ont été d’avis qu’il est permis de regrouper les prières s’il y a l’excuse de la maladie ou de la présence de boue.
Certains savants de l’école Chafi’ite ont également adopté cet avis.
C’est un avis très fort qui est montré par le hadith de ‘Abdallah Ibn ‘Abbas (qu’Allah les agrée lui et son père).
Le hadith montre que le fait de regrouper est permis en cas de peur, en cas d’excuse équivalente à la peur ou en cas de pluie or le besoin de regrouper pour le malade est plus grand que le besoin de regrouper pour la personne touchée par la pluie ».
(Al Majmou’ Charh Al Mouhadhab vol 3 p 263)

L’imam Ibn Qoudama Al Maqdisi (mort en 620 du calendrier hégirien) a dit : « La maladie qui permet à la personne de regrouper les prières est la maladie qui fait que la personne ressent de la difficulté et de la faiblesse si elle prie chaque prière dans son temps avec cette maladie ».
(Al Moughni vol 3 p 136)

Annotation

Les savants ont dit : Ce Hadith démontre qu’il est permis au musulman ayant une difficulté l’empêchant d’accomplir la prière en son temps, de regrouper la prière du Dhor avec celle de l’assr et celle du Maghreb avec celle de l’Icha, mais à condition qu’il ne fasse pas de cela une Habitude [c’est à dire que cela soit exceptionnel].

Donc il est permis au musulman faisant face une [réel] difficulté l’empêchant d’accomplir la prière en son temps de procéder au regroupement mais à condition qu’il ne fasse pas de cela une habitude.[..].

Cet avis aussi celui d’Ibn Sirine, de certains compagnons de Malik et Chafi’i, c’est également l’avis adopté par Ibn Mundhiri et d’un groupe parmi les gens du Hadith, ces savants fixent deux conditions pour que la personne puisse regrouper la prière du Dhor avec celle l’Asr, et celle du Maghreb avec celle de l’Icha :

1-Qu’il y est une raison valable empêchant la personne d’accomplir la prière en son temps approprié.

2-Que cela soit à titre exceptionnel, cela signifie que la personne ne devra pas faire de cette pratique une Habitude.
[ Charh Mouslim de l’Imam An-nawawi vol 3 ].

Fawaîd :

-Il est permis de procéder au Djam’ en cas de Maladie ( Métrorragie, difficulté à se purifier pour chaque prière…), de voyage, de pluie et d’un [réel] besoin.
[ Charh Siffate Salat Nabiy De Cheikh Bazmoul]

-La permission de regrouper les prières ne s’applique que pour la prière de Dhor avec celle l’assr et celle du Maghreb avec celle de l’Icha.
[Charh ‘Umdatoul Ahkam Vol 1 d’Ibn Salih Al-Bassam]

-La personne peut accomplir le regroupement des prières dans l’heure d’une des deux prières. Si elle accomplit le regroupement dans l’heure de la première prière cela est appelé Djam’ Taqdim, si elle accomplit le regroupement dans l’heure de la seconde prière cela est appelé Djam’ Ta’Khir.
[Charh Zad Al-Mustaqana vol 1 De Cheikh Otheimine]

عن ابن عباس، قال جمع رسول الله صلى الله عليه وسلم بين الظهر والعصر والمغرب والعشاء بالمدينة في غير خوف ولا مطر ‏.‏ في حديث وكيع قال قلت لابن عباس لم فعل ذلك قال كى لا يحرج أمته ‏.‏ وفي حديث أبي معاوية قيل لابن عباس ما أراد إلى ذلك قال أراد أن لا يحرج أمته ‏.‏
(رواه مسلم في صحيحه رقم ۷۰۵)
D’après ‘Abdallah Ibn ‘Abbas (qu’Allah les agrée lui et son père), le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit: « Il n’y a pas de préjudice volontaire ni de préjudice involontaire (*) ».
(Rapporté par Ibn Maja dans ses Sounan n°2341 et authentifié par Cheikh Albani dans Sahih Ibn Maja, Hadith Sahih)

(*) Ce hadith est sous la forme de la négation mais son sens est une interdiction formelle de causer du tort à autrui où à soi même que cela soit fait de manière volontaire ou involontaire.
(Voir Charh Boulough Al Maram de Cheikh ‘Otheimine vol 10 p 262)

Règle: Il est formellement interdit aux gens qui sont malades ou qui suspectent qu’ils soient malades de prier en groupe à la mosquée ou de prier la prière du vendredi.

Le Comité des Grands Savants du Royaume d’Arabie Saoudite a dit : « Il est interdit à une personne malade d’assister à la prière du vendredi et aux prières en commun car le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit : -Une personne qui a des chameaux malades ne doit pas les abreuver en même temps que ceux d’une personne qui sont en bonne santé- (*)… ».
(Voir le lien suivant : Comité des Grands Savants du Royaume d’Arabie Saoudite)

(*) Ce hadith est rapporté par Mouslim dans son Sahih n°2221.

Cheikh Souleyman Ruheili a dit : « Et la personne qui est touchée par la maladie ou qui serait peut-être touchée par la maladie, il lui est interdit d’assister à la prière du vendredi et aux prières en groupe à la mosquée ».
(Tweet du 13/03/20. Voir le lien suivant : Cheikh Souleyman Ruheili)

عن عبدالله بن عباس رضي الله عنهما قال النبي صلى الله عليه و سلم : لا ضرر ولا ضرار
(رواه ابن ماجه في سننه رقم ۲۳٤۱ و صححه الشيخ الألباني في صحيح ابن ماجه)

حكم : صحيح

D’après ‘Abdallah Ibn ‘Omar (qu’Allah les agrée lui et son père), le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit: « Celui qui vient au joumou’a, qu’il fasse le ghousl (*) ».
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°919)

(*) L’imam Siddiq Hassan Khan (mort en 1307 du calendrier hégirien) a dit : « Il est apparent que le fait de restreindre le ghousl pour la personne qui va au joumou’a montre que le ghousl est pour la prière du joumou’a et pas pour le jour du vendredi ».
(Ar Rawdatou Nadiya vol 1 p 194)

La majorité des savants sont d’avis que le ghousl du joumou’a est pour la prière du joumou’a et non pour la journée du vendredi.
Ainsi celui qui ne va pas au joumou’a n’a pas à faire le ghousl.
(Tawdih Al Ahkam Min Boulough Al Maram vol 1 p 382/383)

عن عبدالله بن عمر رضي الله عنهما قال النبي صلى الله عليه و سلم : من جاء إلى الجمعة فليغتسل
(رواه البخاري في صحيحه رقم ٩١٩)
D’après Mou’adh Ibn Jabal (qu’Allah l’agrée), le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit: « Retardez cette prière (*) car certes vous avez été favorisés par cette prière sur les autres communautés. Aucune communauté avant vous n’a prié cette prière ».
(Rapporté par Abou Daoud et authentifié par Cheikh Albani dans Takhrij Mishkat Al Masabih n°583, Hadith Isnad Sahîh)

(*) C’est à dire : -Retardez la prière du ‘icha-.
(Awn Al Ma’boud)

عن ابن عمر رضي الله عنهما قال رسول الله صلى الله عليه وسلم : لا تمنعوا نساءكم المساجد، وبيوتهن خير لهن
(رواه أبو داود في سننه و صححه الشيخ الألباني فيتخريج مشكاة المصابيح رقم ٥۸۳)

حكم : إسناده صحيح

D’après Wahb Ibn Kaysan : ‘Abdallah Ibn ‘Omar (qu’Allah les agrée lui et son père) a été questionné : Y a-t-il un adhan pour les femmes ?
Alors il s’est énervé et a dit : « Est-ce que moi j’interdis de faire le rappel d’Allah ?! ».
(Rapporté par Ibn Abi Chayba dans son Moussannaf n°2344 et authentifié par Cheikh Albani dans Tamam Al Minna p 153)
عن وهب بن كيسان قال : سئل عبدالله بن عمر رضي الله عنهما هل على النساء أذان ؟
فغضب وقال : أنا أنهى عن ذكر الله ؟!
(رواه ابن أبي شيبة في المصنف رقم ٢٣٤٤ وصححه الشيخ الألباني في تمام المنة ص ١٥٣) 

حكم : إسناده جيد

D’après ‘Abd Rahman Ibn Khallad : Le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) avait l’habitude de rendre visite à Oum Waraqa (qu’Allah l’agrée) dans sa maison.
Il lui avait attribué un mouadhin (1) qui faisait le adhan pour elle et lui avait ordonné (2) d’être imam pour les gens de sa maison.
‘Abd al-Rahman a dit: J’ai vu son mouadhin, c’était un vieil homme.
(Rapporté par Abou Daoud dans ses Sounan n°592 et authentifié par Cheikh Albani dans Sahih Abi Daoud, Hadith Hasan)

(1) C’est à une dire une personne qui fait le adhan / l’appel à la prière.

(2) C’est à dire qu’il avait ordonné cela à Oum Waraqa (qu’Allah l’agrée).

عن عبدالرحمن بن خلاد عن أم ورقة رضي الله عنها أن رسول الله صلى الله عليه وسلم كان يزورها في بيتها ، وجعل لها مؤذنا كان يؤذن لها ، وأمرها أن تؤم أهل دارها قال عبد الرحمن فأنا رأيت مؤذنها شيخا كبيرا
(رواه أبو داود في سننه رقم ٥٩٢ و حسنه الشيخ الألباني في صحيح أبي داود)

حكم : حسن

D’après Muhammad Ibn Sirin, dans un jour de pluie, Ibn Abbas (qu’Allah les agrée) a dit à son mouadhin: « Lorsque tu dis -Ach hadou Anna Muhammadan Rassoulou Lah- alors ne dis pas – Haya ‘Ala Salat (حَيِّ علَى الصلاَةِ)- (1) mais dis – Sallou Fi Bouyoutikoum (صَلُّوا في بُيُوتِكُم) – (2) ».
C’est comme si les gens avaient réprouvé cela alors il a dit: « Celui qui était meilleur que moi a fait cela (3). Certes le joumou’a est une obligation mais j’ai certes détesté le fait de vous faire sortir de vos maisons pour vous faire marcher dans la boue et la gadoue glissante ».
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°901)

(1) C’est à dire qu’il a demandé à celui qui faisait l’appel à la prière de remplacer la phrase -Haya ‘Ala Salat- par -Sallou Fi Bouyoutikom-.

(2) Ceci signifie: Priez dans vos maisons.

(3) C’est à dire le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui).

Cheikh Souleyman Ruheili a dit : « Si le coronavirus (épidémie de notre époque) est présent dans une région ou que l’état a interdit les rassemblements, il est alors permis d’annuler la prière du vendredi et les prières en groupe dans les mosquées et ainsi il est permis aux gens de prier dans leurs demeures où ils prieront en groupe avec les gens de la maison.
En effet, la présence du coronavirus cause plus de gêne que la pluie et la boue qui sont des excuses pour délaisser la prière du vendredi et les prières en groupe.
Et la personne qui est touchée par la maladie ou qui serait peut-être touchée par la maladie, il lui est interdit d’assister à la prière du vendredi et aux prières en groupe à la mosquée ».
(Tweet du 13/03/20. Voir ci-dessous)

سليمان الرحيلي (سليمان بن سليم الله)
@solyman24
·13 mars

إذاوجدفيروس الكورونافي المنطقةأو منعت الدولةمن التجمعات جازتعطيل الجمعة والجماعةويرخص للناس في الصلاة في بيوتهم ويصلون جماعة بأهل بيوتهم فإن هذا أشد من الوحل والمطر الذي يرخص به في ترك الجمعة والجماعة ،ومن كان مصابا أو يشتبه أنه مصاب يحرم عليه حضور الجمعة والجماعة حمى الله الجميع

عن محمد ابن سيرين قال ابن عباس رضي الله عنهما لمؤذنه في يوم مطير : إذا قلت : أشهد أن محمدا رسول الله ، فلا تقل حي على الصلاة ، قل صلوا في بيوتكم . فكأن الناس استنكروا ، قال : فعله من هو خير مني ، إن الجمعة عزمة ، وإني كرهت أن أحرجكم ، فتمشون في الطين والدحض
(رواه البخاري في صحيحه رقم ٩٠١)
D’après ‘Othman Ibn Abi Al ‘Ass Al Thaqafi (qu’Allah l’agrée) : Je me suis plaint auprès du Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) d’une douleur que je ressens dans mon corps depuis que je suis rentré dans l’Islam.
Il m’a dit: « Mets ta main sur l’endroit de ton corps qui te fait mal et dis trois fois: -Au nom d’Allah- (1) puis dis sept fois: -Je demande protection auprès d’Allah et de Sa puissance contre ce que je ressens et ce que je cherche à éloigner- (2)».
(Rapporté par Mouslim dans son Sahih n°2202)

(1) En phonétique : Bismillah

En arabe : بِسْمِ اللهِ

(2) En phonétique : A’oudhou Billah Wa Qoudratihi Min Charri Ma Ajidou Wa Ouhadhir

En arabe : أَعُوذ ُ بِاللهِ وَقُدْرَتِهِ مِنْ شَرِّ مَا أَجِدُ وَأُحَاذِر

عن عثمان بن أبي العاص الثقفي رضي الله عنه أنه شكا إلى رسول الله صلى الله عليه وسلم وجعا يجده في جسده منذ أسلم
فقال له رسول الله صلى الله عليه وسلم : ضع يدك على الذي تألم من جسدك وقل بسم الله ثلاثا وقل سبع مرات : أعوذ بالله وقدرته من شر ما أجد وأحاذر
(رواه مسلم في صحيحه رقم ۲۲۰۲)

 

D’après Abou Oumama Al Bahili (qu’Allah l’agrée), le Prophète (que la prière d’Allah et son salut soient sur lui) a dit: « Soignez vos malades avec l’aumône ».
(Rapporté par Abou Cheikh et authentifié par Cheikh Albani dans Sahih Jami n°3358, Hadith Hasan)

L’imam Ibn Al Qayim (mort en 751 du calendrier hégirien) a dit : « Les bonnes actions, la bienfaisance, le rappel d’Allah, les invocations, les supplications adressées à Allah, le repentir font partie des meilleures causes permettant de guérir les maladies.
Ces choses ont un effet plus grand sur le fait de lever le mal et l’obtention de la guérison que les médicaments traditionnels… ».
(Zad Al Ma’ad vol 4 p 144)

عن أبي أمامة الباهلي رضي الله عنه قال رسول الله صلى الله عليه و سلم : داووا مرضاكم بالصدقة
(رواه أبو الشيخ و حسنه الشيخ الألباني في صحيح الجامع رقم ٣٣٥٨)

حكم : حسن

D’après Jabir Ibn ‘Abdillah (qu’Allah les agrée lui et son père), le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a visité un malade et a dit: « Ne vas-tu pas lui appeler un médecin ? ».
Ils ont dit: Ô Messager d’Allah ! Toi tu nous ordonnes cela ?
Alors le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit: « Certes Allah n’a pas envoyé une maladie sans qu’Il n’ai envoyé avec un remède ».
(Rapporté par Ibn Al Hamami et authentifié par cheikh Albani dans la Silsila Sahiha n°2873, Hadith Jayyid)

Cheikh ‘Otheimine a dit : « Il n’y a pas de mal à ce que la personne utilise des médicaments et des injections qui protègent de l’épidémie ou afin d’en être guéri.
Ceci ne constitue pas un manque dans la confiance en Allah et au contraire ceci fait partie de la confiance en Allah.
En effet, pratiquer les causes qui permettent d’être protégé de la perdition et du châtiment est une chose qui est demandée.
Et celui qui s’en remet à Allah, ou prétend s’en remettre à Allah, mais ne pratique pas les causes ne place pas, en réalité, sa confiance en Allah ».
(Charh Riyad Salihin vol 6 p 572)

عن جابر بن عبدالله رضي الله عنهما أن رسول الله صلى الله عليه وسلم عاد مريضًا فقال : ألا تدعو له طبيبا ؟
قالوا : يا رسول الله ! وأنت تأمرنا بهذا ؟
فقال رسول الله صلى الله عليه وسلم : إن الله لم ينزل داءً إلاّ أنزل معه دواءً
(رواه بن الحمامي و صححه الشيخ الألباني في السلسلة الصحيحة رقم ٢٨٧٣)

حكم : جيد

D’après ‘Othman Ibn ‘Affan (qu’Allah l’agrée), le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit: « Celui qui trois fois l’après-midi (1) dit: -Au nom d’Allah, nul ne peut nuire en présence de Son Nom ni sur terre ni dans le ciel et Il est l’Audient et l’Omniscient- (2) ne sera touché par aucun malheur inattendu jusqu’au matin.
Et celui qui dit cela trois fois le matin (3) ne sera touché par aucun malheur inattendu jusqu’à l’après midi ».
(Rapporté par Abou Daoud dans ses Sounan n°5088 et authentifié par Cheikh Albani dans Sahih Abi Daoud, Hadith Sahih)

(1) Les savants sont tous d’accord sur le fait que si la personne fait les invocations de l’après-midi après la prière du ‘asr et avant le coucher du soleil, elles auront été faites dans le temps légiféré.

(2) En phonétique : Bismillah Alladhi La Yadourrou Ma’a Smihi Chay oun Fil Ardi Wa La Fi Sama Wa Houwa Sami’oul ‘Alim

En arabe : بِسْمِ اللَّهِ الَّذِي لَا يَضُرُّ مَعَ اسْمِهِ شَيْءٌ فِي الْأَرْضِ وَلَا فِي السَّمَاءِ وَهُوَ السَّمِيعُ الْعَلِيمُ

(3) Les savants sont tous d’accord sur le fait que si la personne fait les invocations du matin après la prière du sobh, elles auront été faites dans le temps légiféré.

عن عثمان بن عفان رضي الله عنه قال النبي صلى الله عليه و سلم : من قال : بسم الله الذي لا يضر مع اسمه شيء في الأرض ولا في السماء وهو السميع العليم ثلاث مرات لم تصبه فجأة بلاء حتى يصبح ومن قالها حين يصبح ثلاث مرات لم تصبه فجأة بلاء حتى يمسي
(رواه أبو داود في سننه رقم ٥٠٨٨ و صححه الشيخ الألباني في صحيح أبي داود)

حكم : صحيح

D’après Abou Mas’oud (qu’Allah l’agrée), le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soit sur lui) a dit « Celui qui récite les deux versets de la fin de la sourate Baqara (1) dans une nuit (2), ces deux versets lui suffisent (3) ».
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°5009)

(1) Il s’agit des versets 285 et 286 de la sourate Al Baqara n°2.

(2) La nuit débute au coucher du soleil est se termine au lever de l’aube.

(3) L’imam Ibn Qayim Al Djawziya (mort en 751 du calendrier hégirien) a dit: « L’avis juste est que le sens de cela est que ces deux versets suffisent comme protection pour la personne contre tout mal qui pourrait la toucher ».
(Al Wabil As Sayyib p 156)

عن أبي مسعود رضي الله عنه قال رسول الله صلّى الله عليه و سلّم : من قرأ بالآيتين من آخر سورة البقرة في ليلةٍ كفتاه
(رواه البخاري في صحيحه رقم ٥٠٠٩)
D’après Anas Ibn Malik (qu’Allah l’agrée) : Le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) disait régulièrement : « Ô Allah ! Je demande protection auprès de Toi contre le baras (1), contre la folie, contre la lèpre et contre les mauvaises maladies (2) (3) ».
(Rapporté par Abou Daoud dans ses Sounan n°1554 et authentifié par Cheikh Albani dans Sahih Abi Daoud, Hadith Sahih)

(1) C’est une forme de lèpre.

(2) C’est à dire qu’après avoir cité plusieurs maladies précises, le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a généralisé la demande de protection contre toutes les mauvaises maladies.
(Awn Al Ma’boud)

(3) En phonétique : Allahoumma Inni A’oudhou Bika Min Al Barasi Wal Jounouni Wal Joudhami Wa Sayyiil Asqam

En arabe : اللَّهُمَّ إِنِّي أَعُوذُ بِكَ مِنَ البَرَصِ وَالجُنُونِ وَالجُذَامِ وَمِنْ سَيِّئِ الأَسْقَامِ

عن أنس بن مالك رضي الله عنه : كان النبي صلى الله عليه و سلم يقول : اللهم إني أعوذ بك من البرص والجنون والجذام ومن سيئ الأسقام
(رواه أبو داود في سننه رقم ١٥٥٤ و صححه الشيخ الألباني في صحيح أبي داود)

حكم : صحيح

D’après Abdallah Ibn Khoubaib (qu’Allah l’agrée), nous avons été touchés par une pluie fine et l’obscurité. Alors nous avons attendu le Prophète (ﷺ) afin qu’il fasse imam pour nous. Nous l’avons trouvé et il a dit: « Avez vous prié? » Alors je n’ai rien dit. Il m’a dit: « Dis! » mais je n’ai rien dit. Puis il m’a dit: « Dis! » mais je n’ai rien dit. Puis il m’a dit: « Dis! » J’ai dit: Que dois-je dire? Il a dit: « ‘Qoul Houwa Llahou Ahad’ et les deux protectrices (1) trois fois le matin (2) et l’après-midi (3), cela te suffira contre toute chose »
(Rapporté par Abou Daoud dans ses Sounan n°5082 et authentifié par Cheikh Albani dans Sahih Abi Daoud, Hadith Hasan)

(1) « Qoul Houwa Llahou Ahad » est la sourate n°112 et les deux protectrices sont les sourates 113 et 114

(2) Les savants sont tous d’accord sur le fait que si la personne fait les invocations de l’après-midi après la prière du ‘asr et avant le coucher du soleil, elles auront été faites dans le temps légiféré.

(3) Les savants sont tous d’accord sur le fait que si la personne fait les invocations du matin après la prière du sobh, elles auront été faites dans le temps légiféré.

(4) C’est à dire contre tout mal.
(Awn Al Ma’boud ‘Ala Charh Sounan Abi Daoud)

عن عبدالله بن خبيب رضي الله عنه : خرجنا في ليلة مطر وظلمة شديدة نطلب رسول الله صلى الله عليه وسلم ليصلي لنا ، فأدركناه ، فقال : أصليتم ؟ فلم أقل شيئا ، فقال : قل . فلم أقل شيئا ، ثم قال : قل فلم أقل شيئا ، ثم قال : قل : فقلت : يا رسول الله ما أقول ؟ قال : { قل هو الله أحد } والمعوذتين حين تمسي وحين تصبح ثلاث مرات تكفيك من كل شيء
(رواه أبو داود في سننه رقم ٥٠٨٢ و حسنه الشيخ الألباني في صحيح أبي داود)

حكم : حسن

D’après ‘Orwa : Un jour, alors qu’il y avait un autre enfant avec moi, je suis allé vers Zoubayr (qu’Allah l’agrée) (*) et il y avait vers lui un homme lépreux.
J’ai voulu toucher cet homme mais Zoubayr (qu’Allah l’agrée) m’a fait signe de ne pas le faire et m’a ordonné de partir car il détestait le fait que je le touche.
(Rapporté par Al Bayhaqi dans Chou’ab Al Iman n°1296 et authentifié par l’imam Ibn Hajar dans Badhl Al Ma’oun Fi Fadl At Ta’oun p 288, Hadith Isnad Hasan)

(*) ‘Orwa était le fils du compagnon Zoubayr Ibn Al ‘Awam (qu’Allah l’agrée).

Note : Le fait de pratiquer les causes médicales afin qu’Allah préserve la personne de la maladie
Il faut limiter au maximum les contacts et les regroupement entre les gens et s’écarter tout particulièrement des gens malades.
Il faut également prendre les médicaments ou faire les injections qui sont bénéfiques pour être protégé de la maladie.
Ceci est montré par les textes authentiques et les paroles des savants.

D’après Chourahbil Ibn Chouf’a : Le ta’oun est apparu et alors ‘Amr Ibn Al ‘As (qu’Allah l’agrée) a dit : « C’est certes un châtiment qui est venu. Vous devez vous disperser pour être protégés de lui (2) ».
(Rapporté par l’imam Ahmed dans son Mousnad n°17755 et authentifié par Cheikh Shou’ayb Arnaout dans sa correction du Mousnad)

Et dans une autre version, il a dit : « Ceci est certes un châtiment qui est venu. Vous devez le fuir (1) en vous rendant dans les routes entre les montagnes et dans les vallées (2) ».
(Rapportée par l’imam Ahmed dans son Mousnad n°22136)

(1) Cela ne signifie pas le fait de fuir de la région mais simplement que les gens doivent se disperser et ne pas rester regroupés.

(2) Il a été rapporté que ‘Omar Ibn Al Khattab (qu’Allah l’agrée) a été informé de la parole de ‘Amr Ibn Al ‘As (qu’Allah l’agrée) et qu’il l’a approuvé.
(Voir Tarikh Tabari p 655/656 ; Al Bidaya Wa Nihaya de l’imam Ibn Kathir vol 10 p 43)

عن شرحبيل بن شفعة أنَّ الطَّاعونَ وَقَع فقال عمرو بن العاص رضي الله عنه : إنَّه رِجز فتفَرَّقوا عنه
(رواه الإمام أحمد في مسنده رقم ١٧٧٥٥ و صححه الشيخ شعيب الأرناؤوط في تحقيق المسند)

وفي رواية أخرى قال : إنَّ هذا الرِّجزَ قد وَقَعَ ففِرُّوا منه في الشِّعابِ والأوْديةِ
(رواها الإمام أحمد في مسنده رقم ٢٢١٣٦)

Cheikh ‘Otheimine a dit : « Il n’y a pas de mal à ce que la personne utilise des médicaments et des injections qui protégent de l’épidémie ou afin d’en être guéri.
Ceci ne constitue pas un manque dans la confiance en Allah et au contraire ceci fait partie de la confiance en Allah.
En effet, pratiquer les causes qui permettent d’être protégé de la perdition et du châtiment est une chose qui est demandée.
Et celui qui s’en remet à Allah, ou prétend s’en remettre à Allah, mais ne pratique pas les causes ne place pas, en réalité, sa confiance en Allah ».
(Charh Riyad Salihin vol 6 p 572)

عن عروة قال : أقبلت إلى الزبير رضي الله عنه يوما وأنا غلام وعنده رجل أبرص فأردت أن أمسه فأشار إلي الزبير رضي الله عنه فأمرني أن أنصرف كراهة أن أمسه
(رواه البيهقي في شعب الإيمان رقم ١٢٩٦ وحسنه الحافظ ابن حجر في بذل الماعون في فضل الطاعون ص ٢٨٨)

حكم : إسناده حسن

D’après Ach Charid Ibn Souweyd Al Thaqafi (qu’Allah l’agrée) : Dans la délégation de Thaqif (1), il y avait un lépreux.
Le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) lui a fait parvenir le message suivant : « Nous avons certes reçu ton serment d’allégeance. Tu peux repartir (2) ».
(Rapporté par Mouslim dans son Sahih n°2231)

(1) C’est à dire des gens de Thaqif qui sont venus voir le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) afin de rentrer dans l’Islam et de lui prêter serment d’allégeance.

(2) C’est à dire que le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) ne lui a pas serré la main dans le serment d’allégeance comme il le faisait habituellement.

(3) Ce Hadith montre qu’il faut limiter au maximum les contacts et les regroupement entre les gens et s’écarter tout particulièrement des gens malades.

عن الشريد بن سويد الثقفي رضي الله عنه قال : كان في وفد ثقيف رجل مجذوم فأرسل إليه النبي صلى الله عليه وسلم : إنا قد بايعناك فارجع
(رواه مسلم في صحيحه رقم ٢٢٣١)
D’après Abou Houreira (qu’Allah l’agrée), le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit: « Il n’y a pas de contagion, ni d’augure, ni de hibou, ni de « Safar ». Tu dois fuir le lépreux de la même manière que tu fuis devant un lion ».
(Rapporté par Abou Nou’aym et authentifié par Cheikh Albani dans la Silsila Sahiha n°783, Hadith Isnad Sahih)

(*) Le terme hammah (هامة) est le singulier de hamm, Les arabes de l’époque antéislamique disaient: chaque fois que quelqu’un meurt et est enterré, un hibou sort de sa tombe. Les arabes croyaient que les os du mort se transforment en un hibou qui s’envolait.

Ce Hadith montre que la personne doit se préserverla personne de la maladie

عن أبي هريرة رضي الله عنه قال النبي صلى الله عليه و سلم : لا عدوى و لا طيرة و لا هامة و لا صفر ، و فر من المجذوم كما تفر من الأسد
(رواه أبو نعيم و صححه الشيخ الألباني في السلسلة الصحيحة رقم ٧٨٣)

حكم : إسناده صحيح

D’aprés Muhammad ibn al-Munkadir et Abou an-Nadr, ‘Amir ibn Sa’d ibn Abou Waqqas rapporte avoir entendu son père interroger ‘Oussama ibn Zayd en lui disant: « Qu’est-ce que tu as entendu du Messager d’Allah (ﷺ), à propos du ta’oun ? Le Messager d’Allah (ﷺ), répondit Oussama, a dit ceci:
« Le ta’oun (*) est un châtiment qui fut envoyé contre un groupe des Fils d’Israél (ou: contre ceux qui ont vécu avant vous), si vous entendez qu’il est présent dans une terre, ne vous y rendez pas.
Et s’il est présent dans une terre où vous êtes alors ne sortez pas pour le fuir ».
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°3473)

(*) Le Ta’oun / الطاعون c’est une épidémie.

L’imam Ibn Qayim Al Djawziya (mort en 751 du calendrier hégirien) a dit: « Dans son interdiction de rentrer dans une terre où il y a le ta’oun et de sortir d’une terre où il est présent, le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a rassemblé pour sa communauté la meilleure manière de se préserver de la maladie.
En effet, rentrer dans une terre où le ta’oun est présent revient à s’exposer à la maladie, la personne qui fait cela met sa propre personne en danger et cela est en contradiction avec la législation islamique et avec la raison… ».
((Zad Al Ma’ad vol 4 p 42)

Cheikh ‘Otheimine a dit : « Si quelqu’un entend que le ta’oun est présent sur une terre, lui est-il permis de s’y rendre ?
La réponse est : Non, cela n’est pas permis car le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit : -Si vous entendez qu’il est présent dans une terre, ne vous y rendez pas-.
Cela rentre également dans le fait que la personne se jette elle-même dans la perdition (1).
Enfin cela rentre dans le verset : -Ne tuez pas vos propres personnes- (2).
Comment est-il pensable de rentrer dans une terre où se trouve le ta’oun ?!
Celui qui fait cela est comme une personne qui se jette dans le feu pour brûler dedans ».
((Charh Al Mumti’ vol 11 p 111)

(1) C’est une allusion au verset 195 de la sourate Al Baqara n°2.

(2) Il s’agit de la traduction rapprochée du sens du verset 29 de la sourate Nissa n°4

عن محمد بن المنكدر، وعن أبي النضر، مولى عمر بن عبيد الله عن عامر بن سعد بن أبي وقاص، عن أبيه، أنه سمعه يسأل، أسامة بن زيد ماذا سمعت من، رسول الله صلى الله عليه وسلم في الطاعون فقال أسامة قال رسول الله صلى الله عليه وسلم ‏ »‏ الطاعون رجس أرسل على طائفة من بني إسرائيل أو على من كان قبلكم، فإذا سمعتم به بأرض فلا تقدموا عليه، وإذا وقع بأرض وأنتم بها فلا تخرجوا فرارا منه ‏ »‏‏
(رواه البخاري في صحيحه رقم ۳٤۷۳)
D’après ‘Aicha (qu’Allah l’agrée), le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit: « Le fait de fuir du ta’oun est comme le fait de fuir lors de la bataille ».
(Rapporté par Ibn Sa’d et authentifié par Cheikh Albani dans la Silsila Sahiha n°1292)

Le fait de fuir du ta’oun est un grand péché.
Le fait de fuir lors de la bataille a été mentionné par le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) parmi les sept grands péchés qui font tomber dans la perdition.
voir Hadith rapporté Boukhari dans son Sahih n°6857 et Mouslim dans son Sahih n°89

L’imam Ibn Khouzeima (mort en 311 du calendrier hégirien) a classé ce hadith dans son Sahih dans le chapitre intitulé : « Le fait de fuir du ta’oun fait partie des grands péchés ».
(Voir Badhl Al Ma’oun Fi Fadl At Ta’oun de l’imam Ibn Hajar p 275)

عن عائشة رضي الله عنها قال النبي صلى الله عليه و سلم : الفرار من الطاعون كالفرار من الزحف
(رواه ابن سعد و صححه الشيخ الألباني في السلسلة الصحيحة رقم ١٢٩٢)
D’après Sa’id Ibn Joubeyr, ‘Abdallah Ibn ‘Abbas (qu’Allah les agrée lui et son père) a dit à propos de ce verset : « Ils étaient quatre mille et sont sortis pour fuir le ta’oun.
Ils ont dit : Nous allons aller sur une terre dans laquelle il n’y a pas la mort.
Puis lorsqu’ils étaient à tel ou tel endroit (1), Allah leur a dit : Mourrez !
Plus tard (2), un Prophète parmi les Prophètes est passé vers eux et a invoqué Son Seigneur pour qu’Il les fasse revivre et alors Il les a ressuscité ».
(Rapporté par Ibn Jarir Tabari dans son Tefsir vol 4 p 414 et authentifié par l’imam Ibn Hajar dans Badhl Al Ma’oun Fi Fadl At Ta’oun p 233, Hadith Isnad Sahih)

(1) C’est à dire qu’il a mentionné le nom de l’endroit où ils étaient.

(2) Il a été rapporté dans un récit authentique que leur mort a durée des années puisqu’ils sont par la suite retournés dans la terre qu’ils avaient quitté et ils ont trouvé que leurs enfants qui étaient restés ont eu eux aussi des enfants.
(Voir Badhl Al Ma’oun Fi Fadl At Ta’oun de l’imam Ibn Hajar p 236)

Allah a dit dans la sourate Al Baqara n°2 verset 243 (traduction rapprochée du sens du verset) : « N’as-tu pas vu ceux qui sont sortis de leurs demeures par crainte de la mort alors qu’ils étaient plusieurs milliers ? Allah leur a dit : Mourrez ! Puis Il les a ressuscité.
Certes Allah accorde Ses faveurs aux gens mais la plupart des gens ne remercient pas ».

قال الله تعالى : أَلَمْ تَرَ إِلَى الَّذِينَ خَرَجُوا مِن دِيَارِهِمْ وَهُمْ أُلُوفٌ حَذَرَ الْمَوْتِ فَقَالَ لَهُمُ اللَّهُ مُوتُوا ثُمَّ أَحْيَاهُمْ إِنَّ اللَّهَ لَذُو فَضْلٍ عَلَى النَّاسِ وَلَٰكِنَّ أَكْثَرَ النَّاسِ لَا يَشْكُرُونَ
(سورة البقرة ٢٤٣)

Cheikh ‘Otheimine : « Le sens du verset est qu’ils sont sortis de leurs demeures par crainte de la mort à cause d’une épidémie qui a touché leur pays.
Ainsi, ils sont sortis afin de fuir le décret d’Allah et Allah a voulu leur montrer qu’il n’est pas possible de fuir Son décret ».
(Tefsir Sourate Al Baqara vol 3 p 195)

عن سعيد بن جبير قال عبدالله بن عباس رضي الله عنهما في قول الله ألم تر إلى الذين خرجوا من ديارهم وهم ألوف حذر الموت : كانوا أربعة آلاف خرجوا فرارا من الطاعون قالوا : نأتي أرضا ليس فيها موت
حتى إذا كانوا بموضع كذا وكذا قال لهم الله : موتوا
فمر عليهم نبي من الأنبياء فدعا ربه أن يحييهم فأحياهم
(رواه ابن جرير الطبري في تفسيره ج ٤ ص ٤١٤ وصححه الحافظ ابن حجر في بذل الماعون في فضل الطاعون ص ٢٣٣)

حكم : إسناده صحيح

D’après un homme parmi les compagnons (qu’Allah l’agrée), le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit: « Les gens ne périront pas tant que leurs péchés ne se multiplieront pas ».
(Rapporté par Abou Daoud dans ses Sounan n°4347 et authentifié par Cheikh Albani dans Sahih Abi Daoud, Hadith Sahih)

Ainsi pour que ces châtiments soient levés, il faut se repentir des péchés qui ont été commis.

Allah a dit dans la sourate Ar Roum n°30 verset 41 (traduction rapprochée du sens du verset) : « Le désordre est apparu sur la terre et la mer (1) à cause de ce que les gens ont commis (2) afin qu’ils goûtent les mauvaises conséquences d’une partie de leurs actes afin que peut-être ils reviennent (3) ».

(1) C’est à dire que la vie quotidienne des gens se détériore à cause du manque qui touche leurs biens et à cause des maladies et des épidémies qui touchent leurs personnes et autre que cela.
(Taysir Al Karim Ar Rahman Fi Tefsir Kalam Al Mannan de Cheikh Sa’di p 643)

(2) C’est à dire comme péchés et désobéissances à Allah.
(Tefsir Sourat Ar Roum de Cheikh ‘Otheimine p 255)

(3) C’est à dire afin qu’ils se repentent et reviennent vers l’obéissance à Allah.
(Tefsir Sourat Ar Roum de Cheikh ‘Otheimine p 257)

قال الله تعالى : ظَهَرَ الْفَسَادُ فِي الْبَرِّ وَالْبَحْرِ بِمَا كَسَبَتْ أَيْدِي النَّاسِ لِيُذِيقَهُم بَعْضَ الَّذِي عَمِلُوا لَعَلَّهُمْ يَرْجِعُونَ
(سورة الروم ٤١)

Il a été rapporté dans certains recueils de hadiths que le compagnon Al ‘Abbas Ibn ‘Abdel Mouttalib (qu’Allah l’agrée) aurait dit : « Aucun malheur n’a été descendu du ciel si ce n’est à cause d’un péché et aucun malheur n’a été levé si ce n’est par le repentir ».
(Rapporté par Al Daynawari dans Al Moujalasa Wa Jawahir Al Ilm n°727 et Ibn ‘Asakir dans Tarikh Dimachq vol 26 p 358)

يذكر عن العباس بن عبدالمطلب أنه قال : لم ينزل بلاء من السماء إلا بذنب ولا كشف إلا بتوبة
(رواه الدينَوَريّ المجالسة وجواهر العلم رقم ٧٢٧ و ابن عساكر في تاريخ دمشق ج ٢٦ ص ٣٥٨)

عن رجل من الصحابة رضي الله عنه قال النبي صلى الله عليه و سلم : لن يهلك الناس حتى يَعْذِرُوا أَوْ يُعْذِرُوا من أنفسهم
(رواه أبو داود في سننه رقم ٤٣٤٧ و صححه الشيخ الألباني في صحيح أبي داود)

حكم : صحيح

D’après ‘Otba Ibn ‘Abd (qu’Allah l’agrée), le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit: « Les martyrs et ceux qui sont morts du ta’oun vont venir (*) et ceux qui sont morts du ta’oun vont dire : Nous sommes des martyrs.
Alors il sera dit : Regardez si du sang à l’odeur de musc coule de leurs blessures comme c’est le cas des blessures des martyrs.
Et ils vont voir que c’est le cas ».
(Rapporté par Ahmed et authentifié par l’imam Ibn Hajar dans Badhl Al Ma’oun Fi Fadl At Ta’oun p 196 ainsi que par Cheikh Albani dans Sahih Targhib Wa Tarhib n°1407, Hadith Hasan Sahih)

(*) C’est à dire le jour du jugement.

Remarque: Le martyr du ta’oun est comme le martyr de la bataille dans les règles de l’au-delà mais pas dans les règles de l’ici-bas.

C’est à dire que la personne qui meurt du ta’oun doit être lavée, mise dans un linceul et on doit accomplir sur elle la prière funéraire, contrairement au martyr de la bataille qui n’est pas lavé et doit être enterré dans ses habits et on ne prie pas sur lui.
(Voir Badhl Al Ma’oun Fi Fadl At Ta’oun de l’imam Ibn Hajar p 196)

عن عتبة بن عبد رضي الله عنه قال النبي صلى الله عليه و سلم : يأتي الشهداء والمتوفون بالطاعون فيقول أصحاب الطاعون : نحن شهداءa
فيقال: انظروا فإن كانت جراحهم كجراح الشهداء تسيل دما ريح المسك فهم شهداء فيجدونهم كذلك
(رواه أحمد وحسنه الحافظ ابن حجر في بذل الماعون في فضل الطاعون ص ١٩٦ وحسنه أيضاً الشيخ الألباني في صحيح الترغيب و الترهيب رقم ١٤٠٧)

حكم : حسن صحيح

D’après Anas Ibn Malik (qu’Allah l’agrée), le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit: « Le ta’oun est un martyr pour chaque musulman ».
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°2830)

(*) Et c’est un châtiment pour les mécréants, voir Hadith ci-dessous

D’après Abou ‘Asib (qu’Allah l’agrée), le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit: « Le ta’oun est un martyr pour ma communauté et une miséricorde pour eux et il est un châtiment pour les mécréants ».
(Rapporté par Ahmed et authentifié par Cheikh Albani dans Sahih Al Jami n°60)

Remarque n°1 : Le martyr du ta’oun obtient la même récompense que le martyr dans la bataille.

Les textes montrent qu’il y a deux types de martyrs :

– les martyrs qui sont morts durant la bataille
– les autres types de martyrs comme par exemple la personne qui meurt noyée, la personne qui meurt sous les décombres, le personne qui est tuée alors qu’elle défendait sa famille ou ses biens…

Les martyrs qui sont morts dans le combat dans le sentier d’Allah sont ceux qui obtiennent la plus grande récompense.
Les autres types de martyrs sont nommés -martyr- dans le sens où ils ont une récompense et un mérite partculiers mais ils ne sont pas au niveau du martyr mort durant la bataille.
(Voir Fath Al Bari 6/44 de l’imam Ibn Hajar ; Charh Sahih Al Boukhari de Cheikh Rajihi vol 6 p 73)

Par contre, par miséricorde d’Allah, le martyr qui meurt du ta’oun obtient la même récompense que le martyr mort durant le combat dans le sentier d’Allah.
(Voir Badhl Al Ma’oun Fi Fadl At Ta’oun de l’imam Ibn Hajar p 196)

عن أنس بن مالك رضي الله عنه قال النبي صلى الله عليه و سلم : الطاعون شهادة لكل مسلم
(رواه البخاري في صحيحه رقم ٢٨٣٠)
D’après ‘Aicha (qu’Allah l’agrée), le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit: « Celui qui meurt du ta’oun meurt comme martyr, celui qui reste dans le ta’oun (1) est comme la personne qui monte la garde dans le sentier d’Allah (2) et celui qui fuit est comme celui qui fuit le combat (3) ».
(Rapporté par Ahmed et authentifié par Cheikh Albani dans la Silsila Sahiha n°1928, Hadith « Dhakara lahou Shawahid »)

(1) C’est à dire qui reste dans sa ville, sa région et ne fuit pas.

(2) C’est à dire celui qui monte la garde pour protéger les musulmans des mécréants en période de guerre.

(3) Avec la permission d’Allah, il sera expliqué plus loin l’interdiction de fuir de la région touchée par le ta’oun.

عن عائشة رضي الله عنها قال النبي صلى الله عليه و سلم : من مات في الطاعون مات شهيدا ومن أقام فيه كان كالمرابط في سبيل الله ومن فر منه كان كالفار من الزحف
(رواه أحمد و حسنه الشيخ الألباني في السلسلة الصحيحة رقم ١٩٢٨)

حكم : ذكر له شواهد

D’après ‘Aicha (qu’Allah l’agrée), le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit: « Le ta’oun est un châtiment qu’Allah envoie sur qui Il veut et qu’Il a mis comme une miséricorde pour les croyants.
Lorsque le ta’oun est présent et que le serviteur reste dans sa ville en patientant et en sachant qu’il ne sera touché que par ce qu’Allah lui a écrit il obtient alors l’équivalent de la récompense du martyr ».
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°5734)

La définition du Ta’oun / الطاعون

L’imam Abou Al Walid Al Baji Al Maliki (mort en 494 du calendrier hégirien) a dit : « Le ta’oun désigne une maladie qui touche beaucoup de gens dans un endroit donné et pas forcément dans d’autres endroits contrairement aux maladies dont souffrent les gens habituellement.
Et lors du ta’oun, les gens souffrent d’une seule et même maladie alors qu’habituellement les maladies dont souffrent les gens sont des maladies différentes ».
(Al Mountaqa Charh Al Mouwata vol 9 p 261)

Cheikh ‘Otheimine a dit : « Le ta’oun est un terme qui désigne toutes les épidémies générales qui se propagent rapidement comme le choléra ou autre. Cet avis est plus probable ».
(Charh Riyad Salihin vol 6 p 569)

Le Cheikh ‘Abdel ‘Aziz Ibn Baz a été questionné : Pouvons-nous faire une analogie entre le ta’oun et les autres maladies comme par exemple le choléra ?
Il a dit : « Si une maladie est présente dans un endroit et que les gens sont touchés par cette maladie alors cette maladie est comme le ta’oun ».
(At Ta’liq ‘Ala Riyad As Salihi, cours n°561)

Les savants contemporains ont dit que le coronavirus actuel rentre dans la définition du ta’oun et ainsi il prend les règles énoncées dans les textes à propos du ta’oun.

عن عائشة رضي الله عنها قال النبي صلى الله عليه و سلم : الطاعون عذاب يبعثه الله على من يشاء فجعله الله رحمة للمؤمنين فليس من عبد يقع الطاعون فيمكث في بلده صابرا يعلم أنه لن يصيبه إلا ما كتب الله له إلا كان له مثل أجر الشهيد
(رواه البخاري في صحيحه رقم ٥٧٣٤)
D’après ‘Abdallah Ibn ‘Omar (qu’Allah les agrée lui et son père), le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit: « La fahicha (1) pratiquée de manière apparente n’est absolument jamais apparu dans un peuple sans que ne se propage parmi eux le ta’oun (2) et des maladies qui n’étaient pas connues chez leurs ancêtres ».
(Rapporté par Ibn Maja dans ses Sounan n°4019 et authentifié par Cheikh Albani dans Sahih Ibn Maja, Hadith Hasan)

(1) C’est à dire la fornication et l’homosexualité.
(Al Mountaqa Charh Al Mouwata de l’imam Al Baji vol 5 p 306)

(2) Il a été expliqué précédemment que ce terme désigne toutes les épidémies.

Les épidémies sont dues aux péchés commis par le gens

Allah a dit dans la sourate Ar Roum n°30 verset 41 (traduction rapprochée du sens du verset) : « Le désordre est apparu sur la terre et la mer (1) à cause de ce que les gens ont commis (2) afin qu’ils goûtent les mauvaises conséquences d’une partie de leurs actes afin que peut-être ils reviennent (3) ».

(1) C’est à dire que la vie quotidienne des gens se détériore à cause du manque qui touche leurs biens et à cause des maladies et des épidémies qui touchent leurs personnes et autre que cela.
(Taysir Al Karim Ar Rahman Fi Tefsir Kalam Al Mannan de Cheikh Sa’di p 643)

(2) C’est à dire comme péchés et désobéissances à Allah.
(Tefsir Sourat Ar Roum de Cheikh ‘Otheimine p 255)

(3) C’est à dire afin qu’ils se repentent et reviennent vers l’obéissance à Allah.
(Tefsir Sourat Ar Roum de Cheikh ‘Otheimine p 257)

قال الله تعالى : ظَهَرَ الْفَسَادُ فِي الْبَرِّ وَالْبَحْرِ بِمَا كَسَبَتْ أَيْدِي النَّاسِ لِيُذِيقَهُم بَعْضَ الَّذِي عَمِلُوا لَعَلَّهُمْ يَرْجِعُونَ
(سورة الروم ٤١)

Remarque :

Le fait que Allah ne punisse les gens que pour certains de leur péchés et pas pour l’ensemble de leurs péchés est un bienfait de Sa part.
(Voir Taysir Al Karim Ar Rahman Fi Tefsir Kalam Al Mannan de Cheikh Sa’di p 643)

Dans le verset précédent, Allah a dit : « …afin qu’ils goûtent les mauvaises conséquences d’une partie de leurs actes afin que peut-être ils reviennent ».

Allah a dit dans la sourate Ach Choura n°42 verset 30 (traduction rapprochée du sens du verset) : « Et tout ce qui vous touche comme malheur est à cause de ce que vos mains ont commis (1) et Il pardonne beaucoup (2) ».

(1) C’est à dire que les malheurs qui touchent les gens sont uniquement dus aux péchés qu’ils ont commis précédemment.

(2) C’est à dire qu’Allah pardonne beaucoup des péchés des gens et ne les punit pas pour ces péchés-là.
(Tefsir Ibn Kathir p 1671)

قال الله تعالى : وَمَا أَصَابَكُم مِّن مُّصِيبَةٍ فَبِمَا كَسَبَتْ أَيْدِيكُمْ وَيَعْفُو عَن كَثِيرٍ
(سورة الشورى ٣٠)

Cheikh ‘Otheimine a dit : « Ceci nous montre l’étendu de la miséricorde d’Allah et le fait que Sa miséricorde passe avant Sa colère car si Sa colère était au même niveau que Sa miséricorde alors Allah nous aurait puni pour tous les péchés que nous avons commis et pas seulement pour une partie d’entre eux ».
(Tefsir Sourat Ar Roum de Cheikh ‘Otheimine p 259)

عن عبدالله بن عمر رضي الله عنهما قال النبي صلى الله عليه و سلم : لم تظهر الفاحشة في قوم قط حتى يعلنوا بها إلا فشا فيهم الطاعون و الأوجاع التي لم تكن مضت في أسلافهم الذين مضوا
(رواه ابن ماجه في سننه رقم ٤٠١٩ و حسنه الشيخ الألباني في صحيح ابن ماجه)

حكم : حسن

D’après Souhayb ar-Roumi (qu’Allah soit satisfait de lui), le Prophète (ﷺ) a dit : « Que le sort du croyant est étonnant ! En effet, son sort n’est que du bien – situation dont ne jouit que le croyant – ; s’il remercie Allah pour un bien qu’il acquiert, il en est récompensé, et s’il endure un malheur qui le frappe, il en est encore récompensé : tout jugement divin qui concerne le musulman lui fait du bien »
(Rapporté par Mouslim dans son Sahih n°2999)

En cas de malheur, le croyant fait preuve de patience

Allah a dit dans la sourate Al Baqara n°2 verset 155 (traduction rapprochée du sens du verset) : « Nous allons certes vous éprouver par un peu de peur, de faim, de diminution des biens, des personnes (*) et des fruits. Et annonce la bonne nouvelle aux patients »

(*) L’imam Chafi’i (mort en 204 du calendrier hégirien) a dit : « C’est à dire par la maladie ».
(Tefsir Al Qortobi vol 2 p 463)

قال الله تعالى : وَلَنَبْلُوَنَّكُم بِشَيْءٍ مِّنَ الْخَوْفِ وَالْجُوعِ وَنَقْصٍ مِّنَ الْأَمْوَالِ وَالْأَنفُسِ وَالثَّمَرَاتِ وَبَشِّرِ الصَّابِرِينَ
(سورة البقرة ١٥٥)

L’imam Ibn Al Qayim (mort en 751 du calendrier hégirien) a dit : « La patience est le fait de maîtriser son coeur contre le fait de s’agacer et de s’énerver, de maîtriser sa langue contre le fait de se plaindre et de maîtriser ses membres contre le fait de faire des actes interdits et irraisonnables.
(Madarij As Salikin p 487)

Cheikh Rajihi a dit : « Ainsi, par exemple, il ne faut pas que la personne dise : -Pourquoi sommes-nous touchés par cette maladie alors que les autres personnes n’ont pas été touchés ?!- ; ou qu’elle fasse des actes qui mettent Allah en colère comme le fait de se griffer les joues, s’arracher les cheveux…
Tout ceci va à l’encontre de la patience.
Par contre, il n’y a pas de mal au fait que le malade dise par exemple : -Je suis fatigué- en voulant par cela informer de son état et sans avoir l’intention de se plaindre ».
(Charh Sahih Al Boukhari vol 10 p 359)

عن صهيب، قال قال رسول الله صلى الله عليه وسلم ‏ « ‏ عجبا لأمر المؤمن إن أمره كله خير وليس ذاك لأحد إلا للمؤمن إن أصابته سراء شكر فكان خيرا له وإن أصابته ضراء صبر فكان خيرا له ‏ »
(رواه مسلم في صحيحه رقم ۲۹۹۹)

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