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Les 20 derniers Hadiths ajoutés

D’après Joundoub Ibn ‘Abdillah (qu’Allah l’agrée), le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit: « Il y avait un homme parmi ceux qui sont venus avant vous qui avait une blessure qu’il n’a pas pu supporter. Il a donc pris un couteau et s’est coupé la main.
Le sang n’a donc pas cessé de couler jusqu’à ce qu’il meurt.
Allah a dit : Mon serviteur m’a précédé à propos de sa personne, Je lui interdit le paradis ».
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°3463)
عن جندب بن عبدالله رضي الله عنه قال النّبي صلّى الله عليه و سلّم : كان فيمن كان قبلكم رجلٌ به جرحٌ فجزِع فأخذ سكّينًا فحزَّ بها يدَه فما رقأ الدمُ حتّى مات
قال اللهُ : بادرني عبدي بنفسِه حرّمتُ عليه الجنّةَ
(رواه البخاري في صحيحه رقم ٣٤٦٣)
D’après Al Aswad Ibn Yazid : Je n’ai plus vu personne qui était aussi insistant à propos du jeûne de ‘Achoura que ‘Ali ibn Abi Talib et Abou Moussa (qu’Allah les agrée tous les deux).
(Rapporté par ‘Abder Razaq dans Al Mousannaf n°7836 et authentifié par l’imam Ibn Hajar dans Al Matalib Al ‘Aliya vol 6 p 146, Hadith Isnad Sahih)

L’imam Ibn ‘Abdel Bar (mort en 463 du calendrier hégirien) a dit : « Les savants sont en consensus sur le fait qu’il n’y a pas de jeûne obligatoire en dehors du mois de Ramadan, que le jeûne du jour de ‘Achoura est recommandé et que ce jour est méritoire par rapport aux autres jours ».
(Al Tamhid vol 22 p 148)

عن الأسود بن يزيد قال : ما رأيْتُ أحدًا كان آمَرَ بِصَوْمِ عَاشُورَاءَ من عليِّ بنِ أبي طَالِبٍ وأَبي مُوسَى رضيَ اللهُ عنهُما
(رواه عبدالرزاق في المصنف رقم ٧٨٣٦ و صححه الحافظ ابن حجر في المطالب العالية ج ٦ ص ١٤٦)

حكم : إسناده صحيح

D’après Mou’awiya Ibn Abi Sofiane (qu’Allah les agrée lui et son père), le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit: « Ceci est le jour de ‘Achoura. Le jeûne de ce jour, Allah ne vous l’a pas imposé mais moi je jeûne.
Ainsi celui qui le désire qu’il jeûne et celui qui le désire qu’il rompe son jeûne ».
(Rapporté l’Imam Mouafaq Al-Din Ibn Qudama Authentifié par Cheikh Albani dans Sahih Al Jami n°7002, Hadith Sahîh)
عن معاوية بن أبي سفيان رضي الله عنهما قال النبي صلّى الله عليه و سلّم : هذا يومُ عاشُوراءَ ، ولمْ يكتُبِ اللهُ عليكم صِيامَهُ ، وأنا صائِمٌ ، فمَنْ شاءَ فلْيصمْ ، ومَنْ شاءَ فلْيُفطِرْ
(رواه موفق الدين ابن قدامة و صححه الشيخ الألباني في صحيح الجامع رقم ۷۰۰۲)

حكم : صحيح

D’après ‘Abdallah Ibn ‘Abbas (qu’Allah les agrée lui et son père) : Le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a ordonné de jeûner ‘Achoura, le dixième jour.
(Rapporté par Tirmidhi dans ses Sounan n°755 qui l’a authentifié et il a également été authentifié par Cheikh Albani dans Sahih Tirmidhi, Hadith Sahih)

Remarque : Certains savants sont d’avis que ce jeûne était obligatoire au départ et d’autres qu’il n’était que surérogatoire. Par contre, même si ce jeûne était obligatoire, il ne l’a été que durant une année et aujourd’hui il y a un consensus sur le fait que le jeûne de ‘Achoura n’est pas obligatoire.
(Fath Al Bari de l’imam Ibn Hajar 4/246)

عن عبدالله بن عباس رضي الله عنهما قال : أمر رسولُ اللهِ صلَّى اللهُ عليهِ وسلَّمَ بصومِ عاشوراءَ يومَ العاشرِ
(رواه الترمذي في سننه رقم ٧٥٥ و صححه و صححه أيضاً الشيخ الألباني في صحيح الترمذي)

حكم : صحيح

D’après Abou Houreira (qu’Allah l’agrée), le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit: « Il y avait un homme qui prêtait de l’argent aux gens. Il disait à son employé : Si tu te rends chez une personne qui est en difficulté alors sois indulgent avec lui peut-être que ainsi Allah sera indulgent avec nous.
Cet homme a rencontré Allah qui a été indulgent avec lui (*) »..
(Rapporté par Mouslim dans son Sahih n°1562)

(*) C’est à dire qu’Allah a été indulgent envers lui vis-à-vis de ses péchés et Il les lui a pardonné.

عن أبي هريرة رضي الله عنه قال النّبي صلّى الله عليه و سلّم : كان رجلٌ يُداينُ النَّاسَ فكان يقولُ لِفَتاه : إذا أتَيْتَ مُعْسِرًا فتجاوَزْ عنه لعلَّ اللهَ أن يتجاوَزَ عنَّا
فلقِيَ اللهَ فتجاوَزَ عنه 
(رواه مسلم في صحيحه رقم ١٥٦٢)
D’après Abou Bourda : J’ai vu ‘Abdallah Ibn ‘Omar (qu’Allah les agrée lui et son père) et un homme du Yémen qui faisait le tawaf autour de la Ka’ba (1) en portant sa mère sur son dos.
Il disait : Je suis pour elle son chameau docile et si sa monture fuit, moi je ne fuis pas !
Puis il a dit : Ô Ibn ‘Omar ! Est-ce que tu penses que je l’ai rétribuée (2) ?
‘Abdallah (qu’Allah l’agrée) a dit : Non et même pas une seule contraction !
Puis ‘Abdallah (qu’Allah l’agrée) a fait le tawaf, il s’est rendu vers le maqam (3) et a fait deux unités de prière puis il a dit : Ô Ibn Abi Moussa (4)! Toutes les deux unités de prière permettent d’expier ce qui les précède (5).
(Rapporté par Boukhari dans Al Adab Al Moufrad n°11 et authentifié par Cheikh Albani dans Sahih Al Adab Al Moufrad n°9, Hadith Sahih Isnad)

(1) C’est une adoration qui consiste à faire sept tours autour de la Ka’ba.

(2) C’est à dire : -Est-ce que tu penses que cet acte difficile que je fais pour elle me permet de lui donner complètement le droit qu’elle a sur moi ?-

(3) C’est à dire le -maqam Ibrahim- qui est une petite construction proche de la Ka’ba.

(4) C’est le surnom (kounia) de Abou Bourda.

(5) C’est à dire comme péchés.

عن أبي بردة أنّه شَهِدَ ابنَ عُمرَ ورَجُلٌ يَمانيٌّ يَطوفُ البيتَ حَمَلَ أُمَّهُ وراءَ ظَهْرِهِ يَقولُ: إنِّي لها بَعِيرُها المُذَلَّل، إنْ ذَعِرَتْ رِكابُها لم أَذْعَر، ثُمَّ قال: يا ابنَ عُمرَ، أُتُراني جَزَيْتُها؟ قال: لا، ولا بزَفْرَةٍ واحدةٍ. ثُمَّ طاف ابنُ عُمرَ فأَتَى المَقامَ فصَلَّى ركعتين، ثُمَّ قال: يا ابنَ أبي موسى، إنَّ كلَّ ركعتين تُكَفِّرانِ ما أمامَهُما.
(رواه الإمام البخاري في الأدب المفرد رقم ١١ و صححه الشيخ الألباني في صحيح الأدب المفرد رقم ٩)

حكم : صحيح الإسناد

D’après Anas Ibn Malik (qu’Allah l’agrée), le Prophète (ﷺ) a dit: « Ô Allah ! Mets à Médine le double de ce que Tu as mis à La Mecque comme bénédiction ».
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°1885)

Et également rapporté Mouslim dans son Sahih n°1369

عن أنس بن مالك رضي الله عنه قال النّبي صلّى الله عليه و سلّم : اللهم اجعلْ بالمدينةِ ضِعفَي ما جعَلْتَ بمكةَ من البرَكةِ 
(رواه البخاري في صحيحه رقم ١٨٨٥)
D’après Abou Sa’id Al Khoudri (qu’Allah l’agrée) : Zaynab, la femme de ‘Abdallah Ibn Mas’oud (qu’Allah les agrée tous les deux) a dit au Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) : Ô Messager d’Allah ! Certes aujourd’hui tu as ordonné de faire l’aumône et j’avais auprès de moi des bijoux qui m’appartiennent et j’ai voulu les donner en aumône.
Alors Ibn Ma’soud (qu’Allah l’agrée) a prétendu que lui et son enfant sont les gens qui sont les plus en droit que je leur donne cette aumône.
Le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit : « Ibn Mas’oud a dit vrai ! Ton mari et ton enfant sont ceux qui sont le plus en droit que tu leur donnes cette aumône ».
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°1462)
عن أبي سعيد الخدري رضي الله عنه قال : قالت زينب امرأة عبدالله بن مسعود رضي الله عنهما للنّبي صلّى الله عليه و سلّم : يا نبي الله ! إنّك أمرت اليومَ بالصّدقة وكان عِندَي حلي لي فأردت أن أتصدّق به
فزعم ابن مسعود رضي الله عنه أنّه وولده أحقّ من تصدّقت به عليهم
فقال النّبيُّ صلَّى اللهُ عليه وسلَّم : صدق ابن مسعود ! زوجك وولدك أحقّ من تصدّقت به عليهم 
(رواه البخاري في صحيحه رقم ١٤٦٢)
D’après ‘Orwa Ibn Zoubayr : Abou Houreira (qu’Allah l’agrée) a vu deux hommes et il a dit à l’un d’eux : Qui est cet homme vis-à-vis de toi ?
Il a dit : C’est mon père.
Alors Abou Houreira (qu’Allah l’agrée) a dit : Ne l’appelle pas par son nom, ne marche pas devant lui et ne t’assieds pas avant lui. (*)
(Rapporté par Boukhari dans Al Adab Al Moufrad n°44 et authentifié par Cheikh Albani dans Sahih Al Adab Al Moufrad n°32, Hadith Sahih bil Isnad)

(*) Parmi les comportement à adopter avec ses parents

عن عروة بن الزبير أنَّ أبا هريرةَ رضي الله عنه أَبْصَرَ رَجُلَيْنِ فقال لأَحَدِهما : ما هذا مِنْكَ ؟
فقال : أبي
فقال أبوهريرةَ رضي الله عنه : لا تُسَمِّهِ بِاسْمِهِ ولا تَمْشِ أَمامَهُ ولا تَجْلِسْ قبلَهُ 
( رواه الإمام البخاري في الأدب المفرد رقم ٤٤ و صححه الشيخ الألباني في صحيح الأدب المفرد رقم ٣٢)

حكم : صحيح الإسناد

D’après ‘Abdallah Ibn Mass’oud (qu’Allah l’agrée), le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit: « Celui qui est touché par une pauvreté et se tourne vers les gens pour la résoudre (*) elle ne sera pas résolue.
Et celui qui est touché par une pauvreté et se tourne vers Allah pour la résoudre alors Allah lui enverra une subsistance tôt ou tard ».
(Rapporté par Tirmidhi dans ses Sounan n°2326 qui l’a authentifié et il a également été authentifié par Cheikh Albani dans Sahih Tirmidhi)

(*) C’est à dire qu’il fait en sorte de mentionner sa pauvreté auprès des gens, il s’en plaint auprès d’eux et leur demande de combler son manque de moyens.
(Touhfatoul Ahwadhi Charh Sounan Tirmidhi)

عن عبدالله بن مسعود رضي الله عنه عن النّبي صلّى الله عليه وسلّم قال :مَن نزلَت بهِ فاقةٌ فأنزلَها بالنَّاسِ لم تُسَدَّ فاقتُهُ . ومَن نزلَت بهِ فاقةٌ فأنزلَها باللَّهِ فيوشِكُ اللَّهُ لَه برزقٍ عاجلٍ أو آجلٍ
(رواه الترمذي في سننه رقم ٢٣٢٦ و صححه و صححه أيضاً الشيخ الألباني في صحيح الترمذي)

حكم المحدث صحيح بلفظ : بموت عاجل أو غنى عاجل

D’après Abou Dhar (qu’Allah l’agrée), j’ai dit au Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) : Ô Messager d’Allah les gens qui possèdent des biens et des richesses sont partis avec les récompenses, ils disent ce que nous disons tandis qu’ils dépensent et que nous ne dépensons pas. Alors le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) m’a dit: « Ne vais-je pas vous informer d’une chose par laquelle, si vous la faites, vous rattraperez ceux qui vous ont précédés et vous dépasserez ceux qui viendront après vous ? Vous faites après chaque prière le tehmid d’Allah, son tesbih et son tekbir 33 fois, 33 fois et 34 fois ».
(Rapporté par Ibn Maja dans ses Sounan n°927 et authentifié par cheikh Albani dans Sahih Ibn Maja, Hadith Hasan Sahih)

Le tesbih est le fait de dire Sobhanallah
Le tehmid est le fait de dire Al Hamdoulilah
Le tekbir est le fait de dire Allahou Akbar

عن أبي ذر رضي الله عنه قال : قلت للنبي صلى الله عليه وسلم : يا رسولَ اللَّهِ ذَهَبَ أَهْلُ الأموالِ والدُّثورِ بالأجرِ ، يقولونَ كما نَقولُ ، ويُنفقونَ ولا نُنفقُ ، قالَ لي ألا أخبرُكُم بأمرٍ إذا فعلتُموهُ أدرَكْتُمْ مَن قبلَكُم ، وفتُّم مَن بعدَكُم ، تحمَدونَ اللَّهَ في دُبُرِ كلِّ صلاةٍ ، وتسبِّحونَ وتُكَبِّرونَ ثلاثًا وثلاثينَ ، وثلاثًا وثلاثينَ ، وأربعًا وثلاثين قالَ سفيانُ : لا أدري أيَّتُهُنَّ أربعٌ
(رواه ابن ماجه في سننه رقم ٩٢٧ و صححه الشيخ الألباني في صحيح ابن ماجه)

حكم : حسن صحيح

D’après Ka’b Ibn ‘Oujra (qu’Allah l’agrée), le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit: « Des paroles à dire après chaque prière obligatoire dont l’auteur ne sera pas privé de récompense: 33 tesbih, 33 tehmid et 34 tekbir (*) ».
(Rapporté par Mouslim dans son Sahih n°596)

(*) Le tesbih est le fait de dire Sobhanallah
Le tehmid est le fait de dire Al Hamdoulilah
Le tekbir est le fait de dire Allahou Akbar

عن كعب بن عجرة رضي الله عنه قال رسول الله صلى الله عليه و سلم : معقِّباتٌ لا يَخيبُ قائلُهنَّ دبُرَ كلِّ صلاةٍ مَكتوبةٍ . ثلاثٌ وثلاثونَ تسبيحةً . وثلاثٌ وثلاثونَ تحميدةً . وأربعٌ وثلاثونَ تَكبيرةً
 (رواه مسلم في صحيحه رقم ٥٩٦)
D’après ‘Omar ibn El Khattab: « J’ai entendu l’Envoyé d’Allah (ﷺ) dire

Ibn ‘Abbàs (رضي الله عنهما) rapporte: « Abrahàm vint avec son épouse (Agar), la mère d’Ismà’il, et avec son fils Ismà’il qu’elle nourrissait de son sein. Il les installa près de la Ka’ba, au pied d’un grand arbre au-dessus de Zam-Zam, à la partie plus élevée de la mosquée. Il n’y avait alors personne à la Mecque, comme il n’y avait pas d’eau. Il la déposa donc là et laissa près d’elle un sac de dattes et une outre pleine d’eau.

Puis il reprit le chemin du retour. La mère d’Ismà’il le suivit et lui dit: « Ô Abrahàm! Où vas-tu ainsi en nous laissant dans cette vallée où il n’y a pas âme qui vive ni rien d’autre? » Elle le lui répéta plusieurs fois sans qu’il ne se tournât vers elle.
Elle lui dit finalement: «Est-ce Allah qui t’ordonne d’agir ainsi?»
Il dit: «Oui».
Elle dit: «Dans ce cas Allah ne nous abandonnera pas à nous-mêmes» et elle retourna à sa place.

Abrahàm se mit donc en marche. Une fois arrivé au sentier de montagne dit « Al Hajùn » d’où on ne pouvait pas le voir, il tourna son visage vers la Ka’ba et adressa à Allah cette prière en levant les mains au ciel:

« Ô notre Seigneur, j’ai établi une partie de ma descendance dans une vallée sans agriculture, près de Ta Maison sacrée [la Kaaba], – ô notre Seigneur – afin qu’ils accomplissent la Salat. Fais donc que se penchent vers eux les coeurs d’une partie des gens. Et nourris-les de fruits. Peut-être seront-ils reconnaissants ? »
[Sourate 14 : abraham, Verset 37]

رَّبَّنَا إِنِّي أَسْكَنتُ مِن ذُرِّيَّتِي بِوَادٍ غَيْرِ ذِي زَرْعٍ عِندَ بَيْتِكَ الْمُحَرَّمِ رَبَّنَا لِيُقِيمُواْ الصَّلاَةَ فَاجْعَلْ أَفْئِدَةً مِّنَ النَّاسِ تَهْوِي إِلَيْهِمْ وَارْزُقْهُم مِّنَ الثَّمَرَاتِ لَعَلَّهُمْ يَشْكُرُونَ

La mère d’Ismà’il se mit à allaiter son fils et à boire de cette eau jusqu’à ce que l’outre se vidât et que son petit eût soif. Elle le regardait tandis qu’il se tordait de douleur (ou s’agitait de douleur). Elle s’éloigna pour ne pas le voir dans cet état et elle trouva alors As-Saffa, le plus proche monticule de cette terre. Elle monta à son sommet et se mit à scruter la vallée dans l’espoir de voir quelqu’un mais ne vit personne. Elle descendit le monticule. Lorsqu’elle arriva à la vallée, elle releva un peu de sa tunique et marcha en s’empressant comme celui qui ployé sous une lourde charge. Une fois arrivée à l’autre bord de la vallée, elle trouva le monticule « Al Marwa » au sommet duquel elle monta. Elle scruta l’horizon dans l’espoir de voir quelqu’un, mais ne vit personne. Elle fit sept fois de suite le même trajet. (Ibn ‘Abbàs (رضي الله عنهما) rapporte que le Prophète (ﷺ) a dit: « C’est pourquoi les pèlerins font sept fois de suite le parcours entre ces deux monticules ». Une fois parvenue au sommet d’Al Marwa, elle entendit une voix. Elle se dit à elle même: « Tais-toi ». Elle dressa à nouveau l’oreille et entendit encore la même voix. Elle dit vers l’endroit d’où venait ce bruit: « Maintenant que tu t’es fait entendre, aurais-tu de quoi nous secourir? » C’est alors qu’elle vit l’Ange à l’endroit actuel du puits zam-zam. Il se mit à fouiller la terre avec son talon (ou avec son aile) jusqu’à ce que l’eau apparût. Agar se mit à élever un bassin autour de l’eau en faisant ainsi avec sa main. Puis elle remplit son outre et l’eau jaillissait en bouillonnant au fur et à mesure qu’elle en prenait.

(Ibn ‘Abbàs (رضي الله عنهما) a dit: «Le Prophète (ﷺ) a dit: «Qu’Allah fasse miséricorde à la mère d’Ismà’il! Si elle n’en avait pas pris de l’eau avec ses mains, Zam-Zam serait maintenant une source coulant à la surface de la terre»). Il dit: « Elle but et allaita son petit. L’Ange lui dit: « Ne craignez pas d’être abandonnés à vous-mêmes. Il y a à cet endroit une Maison que restaurera cet enfant avec son père. Allah n’abandonne jamais les Siens ». Il y avait là effectivement les restes d’un temple (maison) s’élevant sur le sol comme une colline. Les torrents descendaient vers lui mais passaient à sa droite et à sa gauche. Pendant qu’elle vivait ainsi, voilà que passa un groupe de la tribu Jourhoum (ou les membres d’une famille de la tribu Jourhoum) venant d’une route de montagne. Ils descendirent à l’endroit le plus bas de la Mecque. Ils virent alors un oiseau volant autour d’un point. Ils dirent: « Cet oiseau ne tourne ainsi qu’autour d’un point d’eau. Or nous ne nous souvenons pas que dans cette vallée il y a une eau quelconque ». Ils envoyèrent un coureur ou deux s’enquérir de la chose. Les voilà devant l’eau. Ils retournèrent aux leurs et les en informèrent tandis que la mère d’Ismâ’il se tenait près de l’eau. Ils lui dirent: « Nous autorises-tu à nous installer près de toi? » Elle dit: « Oui, mais vous n’avez aucun droit à l’eau ». Ils dirent: « C’est d’accord ».

Selon Ibn ‘Abbâs (رضي الله عنهما), le Prophète (ﷺ) a dit: « Cela se passa au moment où la mère d’Ismà’il avait besoin de compagnie pour l’aider à supporter sa solitude ». Ils campèrent donc et envoyèrent à leur tribu qui vint se joindre à eux.
Ainsi il y eut en cet endroit plusieurs familles. L’enfant devint jeune homme et apprit d’eux à parler l’arabe. Quand il grandit, ils remarquèrent sa noblesse et il leur plut. Une fois pubère, ils le marièrent à l’une de leurs filles. Entre-temps mourut la mère d’Ismâ’il. Abrahàm arriva après le mariage d’Ismâ’il pour prendre des nouvelles de ceux qu’il avait laissés. Il ne trouva pas Ismà’il et interrogea sur lui sa femme qui lui dit: « II est parti à la chasse ». Il l’interrogea sur leur vie et sur leurs affaires. Elle dit: « Nous sommes malheureux et vivons dans la plus grande gêne », ainsi elle ne cessa pas de se plaindre à lui. Il lui dit: «Quand ton mari rentrera, donne-lui la salutation et dis-lui de changer le seuil de sa porte ». Quand Ismà’il retourna, on dirait qu’il avait senti quelque chose. Il dit: « Avez-vous reçu de la visite? » Elle dit: « Oui, il est venu un vieillard ayant tel et tel aspect. Il nous a interrogés sur toi et je l’ai informé. Puis il m’a interrogée sur notre vie. Je lui ai dit que nous vivions dans une gêne pénible ». Il lui dit: « Est-ce qu’il t’a laissé pour moi un message? » Elle dit: « Oui, il m’a demandé de te donner la salutation et de te dire de changer le seuil de ta porte ». Il lui dit: « Ce vieillard est mon père et il m’ordonne de te quitter. Rejoins donc ta famille».
Ainsi il la répudia et épousa dans la tribu une autre femme. Abrahàm s’absenta la durée que Allah avait voulue puis revint vers eux. Il ne trouva pas Ismà’il. Il entra chez sa femme pour l’interroger sur lui. Elle lui dit: « II est parti à la chasse ». Il lui dit: « Comment allez-vous? » et il l’interrogea sur leur vie et sur leurs affaires. Elle lui dit: «Nous allons très bien et nous vivons à l’aise », elle remercia en même temps Allah. Il lui dit: « Que mangez-vous? » Elle dit: « La viande ». Il dit: « Que buvez-vous? » Elle dit: « L’eau ». Il dit: « Seigneur Allah! Bénis-leur la viande et l’eau ». Le Prophète (ﷺ) a dit: « Ils n’avaient pas alors de céréales et s’ils en avaient eu il les leur aurait bénies ». Il dit: « Tout autre que les habitants de la Mecque ne peut vivre uniquement de l’eau et de la viande sans devenir malade ».

Dans une autre version: « Abrahàm vint et demanda: « Où est Ismà’il? » Sa femme lui dit: « II est allé à la chasse. Ne veux-tu pas descendre chez nous et accepter notre hospitalité ?» Il dit: « Que mangez-vous et que buvez-vous? » Elle dit: « Nous mangeons de la viande et nous buvons de l’eau ». Il dit: « Seigneur Allah! Bénis-leur leur manger et leur boire ». (Le narrateur ajoute: « Abou Al Qasim a dit: «Telle est la bénédiction apportée par cette invocation d’Abrahâm ».) « Abrahâm lui dit: « Quand ton mari sera de retour, donne-lui le bonjour et dis-lui de consolider le seuil de sa porte». Quand rentra Ismà’il il dit: « Est-ce que quelqu’un est venu à vous? » Elle dit: « Oui, il nous est venu un vieillard de belle apparence », (et elle se mit à dire du bien de lui). Il m’a interrogée sur toi et je l’ai informé. Il m’a demandé comment était notre vie. Je lui ai dit que nous allions bien».
Ismà’il lui dit: « T’a-il chargée de me dire quelque chose? »
Elle dit: « Oui, il te donne le bonjour et t’ordonne de consolider le seuil de ta porte ».
Il lui dit: « C’était mon père et c’est toi le seuil. Il m’ordonne ainsi de te garder ».
Puis Abrahàm s’absenta la durée que Allah avait voulue. Il revint ensuite alors qu’Ismâ’il se taillait une flèche à l’ombre d’un grand arbre voisin de ZamZam. Quand il vit son père, il se leva vers lui et ils firent ce que fait le père avec son fils et le fils avec son père (ils se sont longuement embrassés).
Abrahàm dit: « Ô Ismà’il! Allah m’a ordonné de faire quelque chose ».
Isma’il lui dit: « Fais ce que ton Seigneur t’a ordonné ».
Il dit: « Est-ce que tu m’y aiderais? »
Il dit: « Je t’y aiderai ».
Il dit: « Allah m’a ordonné de construire une maison (temple) là-bas et il désigna une colline proéminente.
Il redressa alors les colonnes de la maison (qui était enterrée sous la colline).
Ismâ’il lui apportait les pierres et Abrahàm construisait. Quand la construction atteignit une certaine hauteur, il lui donna cette pierre (la pierre noire sacrée) qu’il plaça dans le mur et il continua à bâtir au-dessus d’elle, tandis que Ismà’il lui apportait les pierres. Ils disaient ensemble: « Allah! agrée notre œuvre. Tu es L’Audient et l’Omniscient par excellence ».

Dans une autre version: « Abrahàm sortit avec Ismà’il et la mère d’Ismâ’il. Ils avaient avec eux une outre pleine d’eau. La mère d’Ismà’il buvait de l’eau de l’outre et son lait coulait ainsi pour son enfant. Une fois arrivés à la Mecque, il la déposa sous un grand arbre, puis Abrahàm retourna aux siens. La mère d’Ismà’il le suivit. Arrivés à un rocher, elle l’appela de derrière lui: « Ô Abrahàm! A qui nous laisses-tu?».
Il dit: « A Allah ».
Elle dit: « J’accepte Allah ».
Puis elle retourna à sa place et se mit à boire de l’outre tandis que son lait coulait pour son enfant. Quand l’eau s’épuisa, elle dit: « Si j’allais voir là-bas, peut-être y trouverai-je quelqu’un ».
Le narrateur dit: « Elle alla grimper sur le monticule « As-Saffa », regarda tout autour et ne vit personne. Une fois redescendue à la vallée, elle pressa le pas et alla grimper sur le monticule « Al Marwa ». Elle fit plusieurs fois le même parcours. Puis elle dit: « Si j’allais voir ce qu’est devenu l’enfant?» Elle partit donc et regarda l’enfant qui avait déjà le hoquet de la mort. Elle ne put tenir en place et dit: « Si j’allais voir de nouveau s’il n’y a pas quelqu’un? » Elle alla grimper sur As-Saffa. Elle regarda de tous les côtés et ne vit personne. Elle termina ainsi sept va-et-vient entre les deux monticules. Puis elle dit: « Si j’allais voir ce qu’est devenu l’enfant? » A ce moment elle entendit une voix. Elle dit: « Viens à notre secours si tu as avec toi quelque bien » et voilà que c’était Gabriel . Il donna quelques coups de son talon sur le sol et tout à coup l’eau jaillit, au grand étonnement de la mère d’Ismà’il. Elle se mit à ramasser l’eau pleines mains…». Puis il cita le reste du Hadiths. (Rapporté par Al Boukhâri)
(Ryad As Salihine Hadith n°1868)

وعن بن عباس رضي الله عنهما قال‏:‏ جاء إبراهيم صلى الله عليه وسلم بأم إسماعيل وبابنها إسماعيل وهي ترضعه حتى وضعها عند البيت عند دوحة فوق زمزم في أعلى المسجد وليس بمكة يومئذ أحد وليس بها ماء، فوضعهما هناك، ووضع عندهما جراباً فيه تمر، وسقاء فيه ماء، ثم قفى إبراهيم منطلقاً، فتبعته أم إسماعيل فقالت‏:‏ يا إبراهيم أين تذهب وتتركنا بهذا الوادي الذي ليس فيه أنيس ولا شيء‏؟‏ فقالت له ذلك مراراً، وجعل لا يلتفت إليها، قالت له‏:‏ آلله أمرك بهذا‏؟‏ قال‏:‏ نعم ، قالت‏:‏ إذا لا يضيعنا، ثم رجعت، فانطلق إبراهيم صلى الله عليه وسلم ، حتى إذا كان عند الثنية حيث يرونه استقبل بوجهه البيت ، ثم دعا بهؤلاء الدعوات ، فرفع يديه فقال‏:‏ ‏{‏ربنا إني أسكنت من ذريتي بواد غير ذي زرع‏}‏ حتى بلغ ‏{‏يشكرون‏}‏ وجعلت أم إسماعيل ترضع إسماعيل، وتشرب من ذلك الماء، حتى إذا نفد ما في السقاء عطشت، وعطش ابنها، وجعلت تنظر إليه يتلوى -أوقال‏:‏ يتلبط- فانطلقت كراهية أن تنظر إليه ، فوجدت الصفا أقرب جبل في الأرض يليها، فقامت عليه، ثم استقبلت الوادي تنظر هل ترى أحداً‏؟‏ فلم تر أحداً، فهبطت من الصفا حتى إذا بلغت الوادي، رفعت طرف درعها، ثم سعت سعي الإنسان المجهود حتى جاوزت الوادي، ثم أتت المروة، فقامت عليها، فنظرت هل ترى أحداً‏؟‏ فلم تر أحداً، ففعلت ذلك سبع مرات، قال ابن عباس رضي الله عنهما‏:‏ قال النبي صلى الله عليه وسلم ‏ »‏فذلك سعي الناس بينها‏ »‏ فلما أشرفت على المروة سمعت صوتاً، فقالت‏:‏ صه-تريد نفسها- ثم تسمّعت ، فسمعت أيضاً فقالت‏:‏ قد أسمعت إن كان عندك غواث فأغث، فإذا هى بالملك عند موضع زمزم، فبحث بعقبه -أو قال بجناحه- حتى ظهر الماء، فجعلت تحوضه وتقول بيدها هكذا، وجعلت تغرف الماء في سقائها وهو يفور بعدما تغرف، وفي رواية ‏:‏ بقدر ما تغرف، قال ابن عباس رضي الله عنهما ‏:‏ قال النبي صلى الله عليه وسلم ‏:‏ ‏ »‏رحم الله أم إسماعيل لو تركت زمزم -أو قال‏:‏ لو لم تغرف من الماء، لكان زمزم عينا معينا” قال‏:‏ فشربت ، وأرضعت ولدها، فقال لها الملك‏:‏ لا تخافوا الضيعة فإن ههنا بيتا لله يبنيه هذا الغلام وأبوه، وإن الله لا يضيع أهله، وكان البيت مرتفعاً من الأرض كالرابية تأتيه السيول، فتأخذ عن يمينه وعن شماله، فكانت كذلك حتى مرت بهم رفقة من جرهم، أو أهل بيت من جرهم مقبلين من طريق كداء، فنزلوا في أسفل مكة، فرأوا طائراً عائفاً فقالوا‏:‏ إن هذا الطائر ليدور على ماء لعهدنا بهذا الوادي وما فيه ماء، فأرسلوا جرياً أو جريين، فإذا هم بالماء، فرجعوا، فأخبروهم، فأقبلوا وأم إسماعيل عند الماء، فقالوا‏:‏ أتأذنين لنا أن ننزل عندك‏؟‏ قالت‏:‏ نعم، ولكن لا حق لكم في الماء، قالوا‏:‏ نعم، قال ابن عباس‏:‏ قال النبي صلى الله عليه وسلم ‏:‏ ‏ »‏فألفى ذلك أم إسماعيل، وهي تحب الأنس، فنزلوا، فأرسلوا إلى أهليهم فنزلوا معهم، حتى إذا كانوا بها أهل أبيات، وشب الغلام وتعلم العربيه منهم وأنفسهم وأعجبهم حين شب ، فلما أدرك، زوجوه امرأة منهم، وماتت أم إسماعيل، فجاء إبراهيم بعد ما تزوج إسماعيل يطالع تركته فلم يجد إسماعيل، فسأل امرأته عنه فقالت‏:‏ خرج يبتغي لنا- وفي رواية‏:‏ يصيد لنا – ثم سألها عن عيشهم وهيئتهم فقالت‏:‏ نحن بشر ، نحن في ضيق وشدة، وشكت إليه ، قال‏:‏ فإذا جاء زوجك، أقرئي عليه السلام وقولي‏:‏ غير عتبة بابك، قال‏:‏ ذاك أبي وقد أمرني أن أفارقك، الحقي بأهلك‏.‏ فطلقها ، وتزوج منهم أخرى، فلبث عنهم إبراهيم ما شاء الله ثم أتاهم بعد، فلم يجده ، فدخل على امرأته، فسأله عنه، قالت‏:‏ خرج يبتغي لنا، قال‏:‏ كيف أنتم‏؟‏ وسألها عن عيشهم وهيئتهم، فقالت‏:‏ نحن بخير وسعة وأثنت على الله تعالى، فقال‏:‏ ما طعامكم‏؟‏ قالت‏:‏ اللحم قال‏:‏ فما شرابكم‏؟‏ قالت الماء‏.‏ قال‏:‏ اللهم بارك لهم في اللحم والماء، قال النبي صلى الله عليه وسلم ‏:‏ ‏ »‏ولم يكن لهم يؤمئذ حب ولو كان لهم دعا لهم فيه” قال‏:‏ فهما لا يخلو عليهما أحد بغير مكة إلا لم يوافقاه‏.‏ وفي رواية فجاء فقال‏:‏ أين إسماعيل‏؟‏ فقالت امرأته‏:‏ ذهب يصيد، فقالت امرأته‏:‏ ألا تنزل، فتطعم وتشرب‏؟‏ قال‏:‏ وما طعامكم وما شرابكم‏؟‏ قالت‏:‏ طعامنا اللحم، وشرابنا الماء، قال‏:‏ اللهم بارك لهم في طعامهم وشرابهم- قال، فقال أبوالقاسم صلى الله عليه وسلم ‏:‏ “بركة دعوة إبراهيم صلى الله عليه وسلم ‏ »‏ قال‏:‏ فإذا جاء زوجك ، فاقرئي عليه السلام ومريه يثبت عتبة بابه، فلما جاء إسماعيل، قال‏:‏ هل أتاكم من أحد‏؟‏ قالت‏:‏ نعم، أتانا شيخ حسن الهيئة، وأثنت عليه فسألني عنك، فأخبرته ،فسألني كيف عيشنا، فأخبرته، أنّا بخير، قال‏:‏ فأوصاك بشيء‏؟‏ قالت‏:‏ نعم، يقرأ عليك السلام، ويأمرك أن تثبت عبتة بابك، قال‏:‏ ذاك أبي وأنت العتبة أمرني أن أمسكك، ثم لبث عنهم ما شاء الله، ثم جاء بعد ذلك وإسماعيل يبري نبلاً له تحت دوحة قريباً من زمزم، فلما رآه، قام إليه ، فصنع كما يصنع الوالد بالولد، والولد بالوالد قال يا إسماعيل إن الله أمرني بأمر ، قال‏:‏ فاصنع ما أراك ربك‏؟‏ قال‏:‏ وتعينني، قال‏:‏ وأعينك، قال‏:‏ فإن الله أمرني أن أبني بيتا ههنا، وأشار إلى أكمة مرتفعة على ما حولها، فعند ذلك رفع القواعد من البيت، فجعل إسماعيل يأتي بالحجارة وإبراهيم يبني حتى إذا ارتفع البناء، جاء بهذا الحجر فوضعه له فقام عليه، وهو يبني وإسماعيل يناوله الحجارة وهما يقولان ‏:‏ ربنا تقبل منا إنك أنت السميع العليم‏.‏ وفي رواية‏:‏ إن إبراهيم خرج بإسماعيل وأم إسماعيل، معهم شنة فيها ماء، فجعلت أم إسماعيل تشرب من الشنة، فيدر لبنها على صبيها حتى قدم مكة، فوضعها تحت دوحة، ثم رجع إبراهيم إلى أهله، فاتبعته أم إسماعيل حتى لما بلغوا كداء، نادته من ورائه‏:‏ يا إبراهيم إلى من تتركنا‏؟‏ قال‏:‏ إلى الله ، قالت‏:‏ رضيت بالله، فرجعت، وجعلت تشرب من الشنة، ويدر لبنها على صبيها حتى لما فني الماء قالت‏:‏ لو ذهبت ، فنظرت لعلي أحس أحداً، قال‏:‏ فذهبت فصعدت الصفا، فنظرت ونظرت هل تحس أحداً، فلما بلغت الوادي، سمعت، وأتت المروة، وفعلت ذلك أشواطا، ثم قالت‏:‏ لو ذهبت فنظرت ما فعل الصبي، فذهبت ونظرت، فإذا هو على حاله كأنه ينشغ للموت، فلم تقرها نفسها ، فقالت‏:‏ لو ذهبت ، فنظرت لعلي أحس أحداً، فذهبت فصعدت الصفا، فنظرت ونظرت، فلم تحس أحداً حتى أتمت سبعاً، ثم قالت‏:‏ لو ذهبت ، فنظرت ما فعل، فإذا هي بصوت فقال‏:‏ أغث إن كان عندك خير، فإذا جبريل صلى الله عليه وسلم فقال بعقبه هكذا، وغمز بعقبه على الأرض فانبثق الماء فدهشت أم إسماعيل، فجعلت تحفن، وذكر الحديث بطوله‏.‏ ‏(‏‏(‏رواه البخاري‏)‏‏)‏ بهذه الروايات كلها‏.‏
(رياض الصالحين رقم ۱۸۶۸)
D’après ‘Orwa, ‘Aicha (qu’Allah l’agrée) a dit : Je n’ai pas été jalouse vis-à-vis d’une femme comme je l’ai été vis-à-vis de Khadidja (qu’Allah l’agrée) (1).
Elle est morte trois ans avant que le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) ne se marie avec moi.
J’étais jalouse car je l’entendais la mentionner en disant que Son Seigneur lui a ordonné de lui annoncer la bonne nouvelle d’une maison de perles dans le paradis et il égorgeait une brebis et l’offrait à ses amies proches (*).
(Rapporté par Mouslim dans son Sahih n°2435)

(1) Khadidja Bint Khouwaylid (qu’Allah l’agrée) est la première épouse du Messager d’Allah (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui).
Il ne s’est marié avec aucune autre femme de son vivant.
Elle est décédée trois ans avant l’émigration du Prophète (que la prière d’Allah et son salut soient sur lui) de La Mecque vers Médine.

(2) C’est à dire que le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) sacrifiait une bête qu’il offrait ensuite aux amies de Khadidja (qu’Allah l’agrée).

عن عروة قالت عائشة رضي الله عنها : ما غِرْتُ على امرأةٍ ما غِرْتُ على خديجةَ رضي الله عنها
ولقد هلكت قبلَ أن يتزوَّجني بثلاثِ سنين لما كنتُ أسمعُه يذكُرها ولقد أمرَه ربّه أن يُبَشِّرها ببيتٍ من قصبٍ في الجنةِ وإن كان ليذبحُ الشاةَ ثمّ يُهديها إلى خلائِلها 
(رواه مسلم في صحيحه رقم ٢٤٣٥)
D’après ‘Abdallah Ibn ‘Omar (qu’Allah les agrée), le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit: « Certes les femmes des gens du paradis chantent pour leurs époux avec des voix si belles que personne n’a jamais rien entendu de similaire. Et parmi les choses qu’elles chantent: -Nous sommes les vertueuses et belles, épouses de gens nobles-, ils les regarderont comme une réjouissance pour les yeux.
Et parmi les choses qu’elles chantent: -Nous sommes les éternelles qui ne meurent pas (*), nous sommes les dignes de confiances qui ne causent aucune crainte à leurs époux, nous sommes les résidentes celles qui ne laissent jamais leurs époux- ».
(Rapporté par Tabarani et authentifié par cheikh Albani dans Sahih Targhib n°3749, Hadith Sahih)

(*) C’est à dire qu’elles ne laissent pas leurs époux après leurs décès.

عن عبدالله بن عمر رضي الله عنهما قال رسول الله صلى الله عليه وسلم : إنَّ أزواجَ أهلِ الجنَّةِ ليُغَنِّينَ أزواجَهُنَّ بأحسنِ أصواتٍ ماسمِعَها أحدٌ قطُّ ، إنَّ ممَّا يُغَنِّينَ بهِ : نحنُ الخيراتُ الحِسانُ ، أزواجُ قومٍ كرامٍ ، ينظرْنَ بقُرَّةِ أعيانٍ وإنَّ ممَّا يُغَنِّينَ بهِ : نحنُ الخالداتُ فلا يمُتْنَهُ . نحنُ الآمناتُ فلا نَخَفْنَهُ . نحنُ المُقيماتُ فلا نَظْعَنَّهُ .
(رواه الطبراني و صححه الشيخ الألباني في صحيح الترغيب و الترهيب رقم ٣٧٤٩)

حكم : صحيح

D’après Jabir Ibn ‘Abdillah (qu’Allah les agrée lui et son père), le Prophète (ﷺ) a dit: « Lorsque l’un de vous revient (de voyage) de nuit, qu’il ne se rende pas vers sa famille de nuit afin que la femme dont le mari était absent puisse enlever ses poils et que celle qui est décoiffée puisse se coiffer ».
(Rapporté par Mouslim dans son Sahih n°715x)

Ce hadith montre qu’un homme qui était en voyage ne doit pas rentrer chez lui tant que son épouse n’a pas été prévenue.
Ceci afin de lui laisser le temps de s’embellir car la femme dont le mari était absent a parfois tendance à délaisser ce genre de choses.
(Voir Minatoul Moun’im Charh Sahih Mouslim vol 3 p 300)

عن جابر بن عبدالله رضي الله عنهما قال النبي صلى الله عليه و سلم : إِذَا قَدِمَ أَحَدُكُمْ لَيْلاً فَلاَ يَأْتِيَنَّ أَهْلَهُ طُرُوقًا حَتَّى تَسْتَحِدَّ الْمُغِيبَةُ وَتَمْتَشِطَ الشَّعِثَةُ
(رواه مسلم في صحيحه رقم ٧١٥ و اللفظ لمسلم)
D’après Abdallah Ibn ‘Amr (qu’Allah les agrée), le Prophète (ﷺ) n’était pas grossier ni vulgaire et il disait: « Certes parmi les meilleurs d’entre vous il y a ceux qui ont le meilleur comportement ».
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°3559)
عن عبدالله بن عمرو رضي الله عنهما قال : لم يكنِ النبيُّ صلى الله عليه وسلم فاحشًا ولا مُتَفَحِّشًا وكان يقولُ : إن مِن خِيارِكم أحسنَكم أخلاقًا 
(رواه البخاري في صحيحه رقم ٣٥٥٩)
D’après Al Bara Ibn ‘Azib (qu’Allah l’agrée), nous étions assis auprès du Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) lorsqu’il a dit: « Quelle anse de l’Islam est la plus solide ? ».
Ils ont dit: La prière.
Le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit: « C’est une bonne chose mais ce n’est pas celle-là ».
Ils ont dit: Le jeûne du Ramadan.
Le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit: « C’est une bonne chose mais ce n’est pas celle-là ».
Ils ont dit: Le djihad.
Le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit: « C’est une bonne chose mais ce n’est pas celle-là. Certes l’anse la plus solide de l’Islam est que tu aimes pour Allah et que tu détestes pour Allah ».
(Rapporté par Ahmed et authentifié par Cheikh Albani dans Sahih Targhib n°3030, Hadith Hasan li Ghayrihi)
عن البراء بن عازب رضي الله عنه قال : أيُّ عُرَى الإسلامِ أوْثَقُ قالوا : الصَّلاةُ . قال : حسنةُ ؛ وما هيَ بِها قالوا : صِيامُ رَمَضَانَ . قال : حَسَنٌ ؛ وما هو بهِ . قالوا : الجهادُ . قال : حَسَنٌ وما هو بهِ . قال : إِنَّ أوْثَق عُرَى الإيمانِ أنْ تُحِبَّ في اللهِ ، وتُبْغِضَ في اللهِ .
(رواه أحمد و حسنه الشيخ الألباني في صحيح الترغيب و الترهيب رقم ٣٠٣٠)

حكم : حسن لغيره

D’après Abou Houreira (qu’Allah l’agrée), le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit: « Il a été interdit à deux yeux d’être touchés par le feu (1): un oeil qui a pleuré par crainte d’Allah et un oeil qui a passé la nuit à surveiller l’Islam et les gens de l’Islam contre la mécréance (2) ».
(Rapporté par Al Hakim et authentifié par Cheikh Albani dans Sahih Targhib n°1233, Hadith Sahih Li Ghayrihi)

(1) C’est à dire que les yeux de deux types de personnes ne seront pas touchés par le feu.
Les yeux ont été spécifiés dans le hadith par rapport aux autres parties du corps car les deux bonnes actions qui sont citées ensuite sont faites par les yeux.

(2) C’est à dire une personne qui monte la garde de nuit aux frontières de l’état musulman afin de protéger l’Islam et les musulmans contre les éventuelles agressions des mécréants.

عن أبي هريرة رضي الله عنه قال رسول الله صلّى الله عليه وسلّم : حُرِّم على عينين أن تنالهما النّار : عين بكت من خشية الله وعين باتت تحرس الإسلام وأهله من الكفر
(رواه الحاكم و صححه الشيخ الألباني في صحيح الترغيب و الترهيب رقم ١٢٣٣)

حكم : صحيح لغيره

D’après Abou Darda (qu’Allah l’agrée), le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit : « Celui qui prend comme salaire un arc pour avoir enseigné le Coran, Allah va lui attacher un arc de feu le jour de la résurrection » (*).
(Rapporté par Al Bayhaqi et authentifié par Cheikh Albani dans la Silsila Sahiha n°256, Hadith Dhakara lahou Chawahid)

(*) Voir les explications sur ce sujet dans le Hadith rapporté par Abou Daoud dans ses Sounan n°3416 et authentifié par Cheikh Albani dans Sahih Abi Daoud

عن أبي الدرداء رضي الله عنه قال رسول الله صلّى الله عليه و سلّم : مَنْ أَخَذَ على تَعْلِيمِ القرآنِ قَوْسًا ، قَلَّدَهُ اللهُ قَوْسًا من نارٍ يومَ القيامةِ
(رواه البيهقي و حسنه الشيخ الألباني في السلسلة الصحيحة رقم ٢٥٦)

حكم : ذكر له شواهد