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Les 20 derniers Hadiths ajoutés

D’après Sa’id Ibn Al Mousayib, ‘Omar Ibn Al Khatab (qu’Allah l’agrée) a dit: « Certes l’invocation est arrêtée entre le ciel et la terre, rien d’elle ne monte, jusqu’à ce que tu pries sur ton Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) ».
(Rapporté par Tirmidhi dans ses Sounan n°486 et par Cheikh Albani dans Sahih Tirmidhi, Hadith Hasan)

L’imam Chawkani (mort en 1250 du calendrier hégirien) a dit que cette parole de ‘Omar (qu’Allah l’agrée) a le même jugement qu’une parole prophétique car il s’agit d’une chose de l’invisible que ce compagnon ne peut pas dire de lui-même.
(Touhfatou Ad Dhakirin p 58)

عن سعيد بن المسيب قال عمر بن الخطاب رضي الله عنه : إنّ الدّعاءَ موقوفٌ بينَ السّماءِ والأرضِ لا يَصْعَدُ منه شيءٌ حتّى تُصَلِّيَ على نبيِّك صلّى الله عليه وسلّم 
(رواه الترمذي في سننه رقم ٤٨٦ و حسنه الشيخ الألباني في صحيح الترمذي)

حكم : حسن

D’après Abou Houreira (qu’Allah l’agrée), le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit alors qu’il y avait auprès de lui un homme de la campagne (1): « Un homme du paradis va demander à son Seigneur la permission de cultiver la terre.
Allah va lui dire : N’es-tu pas dans une situation que tu désires ?
Il va dire : Certes si mais j’aime pratiquer la culture de la terre.
Il va alors semer et les graines vont immédiatement pousser, se dresser et être cultivées au point d’être comme des montagnes.
Allah va dire : Ô fils de Adam ! Prends car il n’y a vraiment rien qui te rassasie ! ».
Le bédouin a dit : Par Allah ! Il ne peut s’agir que d’un qouraychi (2) ou d’un ansari (3) car ce sont des gens qui pratiquent la culture de la terre mais nous nous ne sommes pas des cultivateurs.
Alors le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a rigolé.
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°2348)

(1) C’est à dire un bédouin.

(2) C’est à dire une personne issue de la tribu de Qouraych dont les origines sont à La Mecque.

(3) C’est à dire un compagnon du Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) originaire de Médine.

عن أبي هريرة رضي الله عنه قال النّبي صلّى اله عليه و سلّم وعِندَه رجلٌ من أهل البادية أن رجلًا مِن أهلِ الجنَّةِ استأْذَنَ رَبهُ في الزَّرْعِ
فقال له : ألستَ فيما شِئتَ ؟
قال : بلى ولكنّي أُحِبُّ أنْ أزْرَعَ
فبَذَرَ فبادَرَ الطَّرْفَ نباتُهُ واسْتِواؤُهُ واستِحْصادُهُ فكانَ أمْثَالَ الجِبالِ فيقول الله : دونكَ يا ابنَ آدمَ ! فإنّه لا يُشْبِعُكَ شيءٌ
فقال الأعرابيُّ : والله لا تجِدُهُ إلا قرشيًّا أو أنصاريًّا فإنّهم أصحابُ زرعٍ وأمّا نحنُ فلسنا بأصحابِ زرعٍ
فضحِكَ النّبي صلَّى اللهُ عليه وسلَّم 
(رواه البخاري في صحيحه رقم ٢٣٤٨)
D’après Samoura Ibn Joundoub (qu’Allah l’agrée), le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit: « Parmi eux (*) certains seront pris par le feu jusqu’aux chevilles. Parmi eux certains seront pris par le feu jusqu’aux genoux. Parmi eux certains seront pris par le feu jusqu’à la taille. Parmi eux certains seront pris par le feu jusqu’au cou ».
(Rapporté par Mouslim dans son Sahih n°2845)

(*) Le hadith parle des gens de l’enfer.

عن سمرة بن جندب رضي الله عنه قال رسول الله صلى الله عليه وسلم : منهم من تأخذه النار إلى كعبيه ومنهم من تأخذه النار إلى ركبتيه ومنهم من تأخذه إلى حجزته ومنهم من تأخذه إلى عنقه 
(رواه مسلم في صحيحه رقم ٢٨٤٥)
D’après Abou Sa’id Al Khoudri (qu’Allah l’agrée), le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit: « Certes celui des gens du feu qui sera le moins châtié sera un homme qui portera deux sandales de feu qui feront bouillir son cerveau en plus des autres formes de châtiments.
Parmi eux (*) certains seront dans le feu jusqu’aux chevilles en plus des autres formes de châtiments.
Parmi eux certains seront dans le feu jusqu’aux genoux en plus des autres formes de châtiments.
Et Parmi eux, (certains seront dans le feu jusqu’au bout (de leur nez) en plus des autres formes de châtiments.
Et Parmi eux, certains seront dans le feu jusqu’au torse en plus des autres formes de châtiments.)
(Rapporté par Al Bazzar et par cheikh Albani dans Sahih Targhib n°3686, Hadith Sahîh)

(*) C’est à dire parmi les gens du feu.

عن أبي سعيد الخدري رضي الله عنه قال النّبي صلّى الله عليه و سلّم : إنَّ أهونَ أهلِ النارِ عذابًا رجلٌ مُنتعِلٌ بنعلَين من نارٍ ، يغْلي منهما دماغُه مع أجزاءِ العذابِ ، ومنهم من في النارِ إلى كعبَيه مع أجزاءِ العذابِ ومنهم من في النارِ إلى ركبتَيه مع أجزاءِ العذابِ ، ومنهم من ( في النارِ إلى أرنبتِه مع إجراءِ العذابِ ، ومنهم من في النارِ إلى صدرِه مع إجراءِ العذابِ ( قد اغتمَر .
(رواه البزار و صححه الشيخ الألباني في صحيح الترغيب و الترهيب رقم ۳۶۸۶)

حكم : صحيح

D’après ‘Ata, Abou Houreira (qu’Allah l’agrée) a dit: « Il faut réciter dans chaque prière. Dans ce que le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) nous a fait entendre alors nous vous faisons entendre et dans ce qu’il a caché alors nous vous le cachons (1).
Si tu ne rajoutes rien à Oum Al Quran (2) alors elle te suffi et si tu rajoutes alors ceci est meilleur (3) ».
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°772)

(1) C’est à dire : Les prières durant lesquelles le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) récitait à voix haute alors nous récitons à voix haute et celles durant lesquelles il récitait à voix basse alors nous récitons à voix basse.

(2) C’est à dire la sourate Al Fatiha n°1 qui est aussi nommé Oum Al Quran/La mère du Coran.

(3) C’est à dire que le fait de ne réciter que la sourate Al Fatiha est suffisant pour que la prière soit valable.
Par contre il est recommandé de réciter ce que l’on peut du Coran en plus de la sourate Al Fatiha dans les deux unités de prière de la prière du sobh, dans les deux premières unités de prière des prières du dohr, du ‘asr, du maghreb et du ‘icha ainsi que dans toutes les prières surérogatoires.

عن عطاء قال أبو هريرة رضي الله عنه : في كلِّ صلاةٍ يُقرأُ فما أسْمَعَنا رسولُ اللهِ صلّى الله عليه وسلّم أسْمَعْناكم وما أخْفَى عنّا أخفيْنا عنكم وإن لم تزدْ على أمِّ القرآنِ أَجْزَأْتْ إن زدتْ فهو خيرٌ 
(رواه البخاري في صحيحه رقم ٧٧٢)
D’après Ibn Abbas ( رضي الله عنهما)

Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit :

« Lorsque vos frères sont tués (au combat) à la bataille de Uhud, Allah donne à leur âme des corps d’oiseaux vert qui s’abreuvent et se nourrissent des rivières du paradis et mangent ses fruits et séjournent dans des lampes en or accrochées au Trône. »

Lorsqu’ils se sont tellement réjouis de leur félicité, ils ont dit :
– « « Qui donc informera-t-il nos frères que nous sommes vivants au Paradis et qu’on pourvoit à nos besoins, afin qu’ils ne négligent pas le Jihad, et ne s’abstiennent pas de faire le djihad? ». Allah leur a répondu :

Allah leur a répondu :
– « C’est Moi qui les en informera ». Alors, Allah (Aza Wajal) révéla :

{Ne pense pas que ceux qui ont été tués dans le sentier de Allah, soient morts.} (1)
jusqu’à la fin du verset.

(Rapporté par Abou Daoud et authentifié par Cheikh Al Albani dans son Sahih Abi Daoud n°2520, Hadith Hasan)

(1) Cela fait allusion au verset suivant

Ne pense pas que ceux qui ont été tués dans le sentier de Allah, soient morts. Au contraire, ils sont vivants, auprès de leur Seigneur, bien pourvus
[Sourate 3 : la famille d’imran, Verset 169]

وَلاَ تَحْسَبَنَّ الَّذِينَ قُتِلُواْ فِي سَبِيلِ اللّهِ أَمْوَاتاً بَلْ أَحْيَاء عِندَ رَبِّهِمْ يُرْزَقُونَ

عَنِ ابْنِ عَبَّاسٍ، قَالَ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم ‏:‏ ‏ »‏ لَمَّا أُصِيبَ إِخْوَانُكُمْ بِأُحُدٍ جَعَلَ اللَّهُ أَرْوَاحَهُمْ فِي جَوْفِ طَيْرٍ خُضْرٍ تَرِدُ أَنْهَارَ الْجَنَّةِ، تَأْكُلُ مِنْ ثِمَارِهَا، وَتَأْوِي إِلَى قَنَادِيلَ مِنْ ذَهَبٍ مُعَلَّقَةٍ فِي ظِلِّ الْعَرْشِ، فَلَمَّا وَجَدُوا طِيبَ مَأْكَلِهِمْ وَمَشْرَبِهِمْ وَمَقِيلِهِمْ قَالُوا ‏:‏ مَنْ يُبَلِّغُ إِخْوَانَنَا عَنَّا أَنَّا أَحْيَاءٌ فِي الْجَنَّةِ نُرْزَقُ لِئَلاَّ يَزْهَدُوا فِي الْجِهَادِ وَلاَ يَنْكُلُوا عِنْدَ الْحَرْبِ فَقَالَ اللَّهُ سُبْحَانَهُ ‏:‏ أَنَا أُبَلِّغُهُمْ عَنْكُمْ ‏.‏ قَالَ ‏:‏ فَأَنْزَلَ اللَّهُ ‏{‏ وَلاَ تَحْسَبَنَّ الَّذِينَ قُتِلُوا فِي سَبِيلِ اللَّهِ أَمْوَاتًا ‏}‏ ‏ »‏ ‏.‏ إِلَى آخِرِ الآيَةِ ‏.‏
(رواه أبو داود في سننه رقم ۲۵۲۰ و حسنه الشيخ الألباني في صحيح أبي داود)

حكم : حسن

D’après Abou Darda (qu’Allah l’agrée) : Le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) m’a conseillé neuf choses: «
– N’associe rien à Allah même si on te coupe ou qu’on te brûle
– Ne délaisse pas la prière obligatoire volontairement et celui qui la délaisse volontairement ne bénéficie plus de la protection (1)
– Ne boit pas d’alcool car il est certes la clé de tous les maux
– Obéis à tes parents même s’ils t’ordonnent de leur donner quelque chose de ta vie d’ici-bas (2) alors donne leur
– Ne dispute le pouvoir à ceux qui le détiennent même si tu vois que c’est toi qui a raison
– Ne fuis pas lors de la bataille même si tu dois périr alors que tes compagnons fuient
– Dépense du surplus de tes biens pour ta famille
– Ne lève pas ton bâton de ta famille (3)
– Et fais leur craindre Allah ».
(Rapporté par Boukhari dans Al Adab Al Moufrad n°18 et authentifié par Cheikh Albani dans Sahih Al Adab Al Moufrad n°14)

(1) C’est à dire de la protection et la préservation d’Allah envers son serviteur.
(An Nihaya Fi Gharib Al Hadith de l’imam Ibn Al Athir)

(2) C’est à dire de tes biens de la vie d’ici-bas.

(3) C’est à dire qu’ils doivent te craindre afin que tu puisses les éduquer.
(Voir la version de ce hadith rapporté par l’imam Ahmed, Irwa Al Ghalil n°2026 et Charh Sahih Al Adab Al Moufrad vol 1 p 35/36)

عن أبي الدرداء رضي الله عنه قال : أوصاني رسول الله صلّى الله عليه و سلّم بتسع : لا تشرِكْ باللهِ شيئًا وإن قُطِّعتَ أو حُرِّقتَ ولا تتركنَّ الصَّلاةَ المَكتوبةَ مُتعمِّدًا ومَن تركَها مُتعمِّدًا برِئتْ منهُ الذِّمَّةُ و لا تشربنَّ الخمرَ فإنَّها مفتاحُ كلِّ شرٍّ وأطِعْ والدَيْكَ وإنْ أمراكَ أنْ تخرجَ مِن دُنياكَ فاخرجْ لهُما ولا تنازِعَنَّ ولاةَ الأمرِ وإنْ رأيتَ أنَّكَ أنتَ ولا تفِرَّ مِن الزَّحفِ وإنْ هلكتَ وفَرَّ أصحابُكَ و أنفِقْ مِن طولِكَ على أهلِكَ ولا ترفعْ عصاكَ عن أهلِكَ و أخِفْهُم في اللهِ 
(رواه الإمام البخاري في الأدب المفرد رقم ١٨ و حسنه الشيخ الألباني في صحيح الأدب المفرد رقم ١٤)

حكم : حسن

D’après Anas Ibn Malik (qu’Allah l’agrée), le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit: « Si ce n’était la crainte que vous n’enterriez pas vos morts, j’aurais invoqué Allah عز وجل qu’il vous fasse entendre (parmis) le châtiment de la tombe Que moi j’entends ».(*)
(Rapporté par Ahmed et authentifié par Cheikh Albani dans Silsilah Sahiha n°158, Hadith Isnad Sahih)

(*) C’est à dire si ce n’était pas la crainte que vous n’enterriez pas ceux d’entre vous qui meurent.

عن أنس بن مالك رضي الله عنه قال النبي صلّى الله عليه وسلّم : لولا أن لا تدافنوا لدعوت الله عز وجل أن يسمعكم (من) عذاب القبر
(ما أسمعني)
(رواه أحمد وصححه الشيخ الألباني في السلسلة الصحيحة رقم ١٥٨)

حكم : إسناده صحيح

D’après Houdheyfa Ibn Al Yaman (qu’Allah l’agrée), le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit: « On apporta à Allah un serviteur parmi Ses serviteurs à qui Il a donné des biens (*),
Allah lui a dit : Qu’as-tu fait dans la vie d’ici-bas ? (Ils ne peuvent rien cacher à Allah)
Il a dit : Ô Seigneur ! Tu m’as donné de Tes biens, ainsi je faisais du commerce avec les gens et l’indulgence faisait partie de mon comportement. J’accordais des facilités à la personne ayant quelques difficultés et je donnais un délai à celui qui ne pouvait pas payer.
Allah a dit : Je suis plus en droit de cela que toi. Pardonnez à Mon serviteur ».
(Rapporté par Mouslim dans son Sahih n°1560d)

(*) C’est à dire des biens ou de l’argent avec lesquels il a fait du commerce.

عن حذيفة بن اليمان رضي الله عنه قال النّبي صلّى الله عليه و سلّم : أُتِيَ اللَّهُ بِعَبْدٍ مِنْ عِبَادِهِ آتَاهُ اللَّهُ مَالاً فَقَالَ لَهُ مَاذَا عَمِلْتَ فِي الدُّنْيَا – قَالَ وَلاَ يَكْتُمُونَ اللَّهَ حَدِيثًا – قَالَ يَا رَبِّ آتَيْتَنِي مَالَكَ فَكُنْتُ أُبَايِعُ النَّاسَ وَكَانَ مِنْ خُلُقِي الْجَوَازُ فَكُنْتُ أَتَيَسَّرُ عَلَى الْمُوسِرِ وَأُنْظِرُ الْمُعْسِرَ ‏.‏ فَقَالَ اللَّهُ أَنَا أَحَقُّ بِذَا مِنْكَ تَجَاوَزُوا عَنْ عَبْدِي 
(رواه مسلم في صحيحه رقم ١٥٦٠)
D’après ibn Abu Mulayka, ‘Abdallah Ibn ‘Abbas (qu’Allah les agrée lui et son père): « Je me trouvais debout avec quelques personnes qui priaient Allah pour ‘Omar ibn al-Khattâb (qu’Allah l’agrée) qu’on avait posé sur son lit (de mort) (1), avant que le corps ne soit emporté.
Quelqu’un se mit alors derrière moi et, posant son coude sur mon épaule et c’était Ali bin Abi Talib (qu’Allah l’agrée) et il a invoqué la Miséricorde d’Allah pour Omar et a dit:
« J’espérais toujours qu’Allah allait te mettre avec tes deux compagnons (2),
Tu n’as pas laissé après toi une personne avec qui j’aimerai plus rencontrer Allah avec ses actes que toi. Par Allah ! J’étais sûr qu’Allah allait te mettre avec tes deux compagnons (*) car certes j’entendais toujours le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) dire : « Je suis venu avec Abou Bakr et ‘Omar, je suis rentré avec Abou Bakr et ‘Omar, je suis sorti avec Abou Bakr et ‘Omar ».
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°3677)

(1) Cela eut lieu après le meurtre perpétré contre Omar (qu’Allah l’agrée) et qui causa d’ailleurs sa mort. (3) En s‘adressant à ‘Umar ou en voulant parler de lui.
(2) Le Prophète (ﷺ) et Abu Bakr (qu’Allah l’agrée).

(3) Les deux compagnons à qui ‘Ali (qu’Allah l’agrée) fait allusion sont le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) et Abou Bakr (qu’Allah l’agrée).
Et on peut comprendre le fait qu’Allah mette ‘Omar (qu’Allah l’agrée) avec ses deux compagnons soit par le fait qu’ils ont tous les trois été enterrés au même endroit soit par le fait qu’ils seront ensemble dans le paradis.
(Minnatoul Moun’im Charh Sahih Mouslim vol 4 p 79)

عَنِ ابْنِ أَبِي مُلَيْكَةَ، أَنَّهُ سَمِعَ ابْنَ عَبَّاسٍ، يَقُولُ وُضِعَ عُمَرُ عَلَى سَرِيرِهِ، فَتَكَنَّفَهُ النَّاسُ يَدْعُونَ وَيُصَلُّونَ قَبْلَ أَنْ يُرْفَعَ، وَأَنَا فِيهِمْ، فَلَمْ يَرُعْنِي إِلاَّ رَجُلٌ آخِذٌ مَنْكِبِي، فَإِذَا عَلِيٌّ فَتَرَحَّمَ عَلَى عُمَرَ، وَقَالَ مَا خَلَّفْتَ أَحَدًا أَحَبَّ إِلَىَّ أَنْ أَلْقَى اللَّهَ بِمِثْلِ عَمَلِهِ مِنْكَ، وَايْمُ اللَّهِ، إِنْ كُنْتُ لأَظُنُّ أَنْ يَجْعَلَكَ اللَّهُ مَعَ صَاحِبَيْكَ، وَحَسِبْتُ أَنِّي كُنْتُ كَثِيرًا أَسْمَعُ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم يَقُولُ ذَهَبْتُ أَنَا وَأَبُو بَكْرٍ وَعُمَرُ، وَدَخَلْتُ أَنَا وَأَبُو بَكْرٍ وَعُمَرُ، وَخَرَجْتُ أَنَا وَأَبُو بَكْرٍ وَعُمَرُ‏.
(رواه البخاري في صحيحه رقم ٣٦٧٧)
D’après Taysala Ibn Mayas : J’étais avec les Najadites [Kharijites] lorsque j’ai commis des péchés et je pensais que ce ne pouvais être que des grands péchés (c’est à dire que je supposais importantes).
J’ai donc mentionné cela à ‘Abdallah Ibn ‘Omar (qu’Allah les agrée lui et son père) qui m’a dit : Quels sont ces péchés ?
J’ai dit : Cela et cela.
‘Abdallah (qu’Allah l’agrée) a dit : Ces péchés ne font pas parti des grands péchés.
Les grands péchés sont au nombre de neuf : l’association à Allah, tuer une personne, fuir lors du combat, accuser injustement une femme chaste d’avoir commis la fornication, manger l’usure, manger l’argent de l’orphelin, le ilhad dans la mosquée (*), la personne qui se moque et le fait de faire pleurer ses parents à cause de son mauvais comportement.
Il m’a dit : Est-ce que tu as peur du feu et tu veux rentrer dans le paradis ?
J’ai dit : Oui par Allah !
Il a dit : Est-ce que ton père est vivant ?
J’ai dit : Je n’ai que ma mère avec moi.
Il a dit : Je jure par Allah que si tu lui parles avec douceur et que tu lui offres à manger alors tu rentreras certes dans le paradis tant que tu t’écartes des grands péchés.
(Rapporté par Boukhari dans Al Adab Al Moufrad n°8 et authentifié par Cheikh Albani dans Sahih Al Adab Al Moufrad n°6, Hadith Sahih)

(*) Le ilhad signifie ici l’ensemble des désobéissances.
(Voir Majmou Al Fatawa de cheikh Abdel Aziz Ibn Baz vol 3 p 391)

عن طيسلة بن مياس قال : كنتُ مع النَّجَداتِ، فأَصَبْتُ ذُنوبًا لا أَراها إلَّا مِنَ الكَبائرِ، فذَكَرْتُ ذلكَ لابنِ عُمَرَ، قال: ما هي؟ قُلْتُ: كذا وكذا، قال: ليستْ هذهِ مِنَ الكَبائرِ؛ هُنَّ تِسْعٌ، الكَبائرُ تِسْعٌ: الإشراكُ باللهِ، وقَتْلُ نَسَمَةٍ، والفِرارُ مِنَ الزَّحفِ، وقَذْفُ المُحْصَنةِ، وأكْلُ الرِّبا، وأكْلُ مالِ اليتيمِ، وإلحادٌ في المسجدِ، والَّذي يَستَسخِرُ، وبُكاءُ الوالدينِ مِنَ العُقوقِ. قُلْتُ: إي واللهِ، قال: أَحَيٌّ والِدُكَ؟ قُلْتُ: عندي أُمِّي، قال: فواللهِ لو أَلَنْتَ لها الكلامَ، وأطعمْتَها الطَّعامَ؛ لَتَدْخُلَنَّ الجَنَّةَ ما اجتَنَبْتَ الكبائرَ.
(رواه الإمام البخاري في الأدب المفرد رقم ٨ و صححه الشيخ الألباني في صحيح الأدب المفرد رقم ٦)

حكم : صحيح

D’après ‘Ali Ibn Abi Talib (qu’Allah l’agrée) : Le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) priait quatre unités de prière (*) avant le dohr et deux après.
(Rapporté par Tirmidhi dans ses Sounan n°424 qui l’a authentifié et il a également été authentifié par Cheikh Albani dans Sahih Tirmidhi, Hadith Sahih)

(*) Il est possible de prier ces quatre unités de prière soit en faisant deux unités de prière en les terminant par le salam puis en priant ensuite deux autres unités de prière soit en priant quatre unités de prière d’un seul coup en faisant le tachahoud après la seconde unité de prière.
(Voir par exemple Tamam Al Minna p 239/240)

Remarque: Dans les prières surérogatoires de la journée, la récitation doit être effectuée à voix basse.

D’après Sa’id Ibn Joubayr : ‘Abdallah Ibn ‘Omar (qu’Allah les agrée lui et son père) a vu un homme réciter à voix haute durant la journée.
Alors il l’a appelé et a dit : « Certes on ne récite pas à voix haute durant la prière. Récite à voix basse ».
(Rapporté par Ibn Abi Chayba dans son Mousannaf n°3681 et authentifié par Cheikh Albani dans la Silsila Daifa vol 11 p 533)

عن علي بن أبي طالب رضي الله عنه قال : كان النبيُّ صلّى الله عليه وسلّم يصلِّي قبلَ الظهرِ أربعًا وبعدَها ركعتيْن 
(رواه الترمذي في سننه رقم ٤٢٤ و حسنه و صححه الشيخ الألباني في صحيح الترمذي)

حكم : صحيح

D’après Mou’adh Ibn Anas Al Jouhani (qu’Allah l’agrée) : Le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a interdit la hibwa (*) le jour du vendredi lorsque l’imam fait son sermon.
(Rapporté par Tirmidhi dans ses Sounan n°514 qui l’a authentifié et il a également été authentifié par Cheikh Albani dans Sahih Tirmidhi, Hadith Hasan)

(*) La hibwa est le fait que la personne assise mette ses genoux contre son torse et les tienne avec un vêtement ou avec ses bras.

Ceci est interdit car c’est une position propice à l’endormissement et à l’annulation des ablutions.
(Touhfatoul Ahwadhi)

عن معاذ بن أنس الجهني رضي الله عنه أن النّبي صلّى الله عليه وسلّم نهى عن الحبوة يوم الجمعة والإمام يخطب 
(رواه الترمذي في سننه رقم ٥١٤ و حسنه و حسنه أيضاً الشيخ الألباني في تحقيق سنن الترمذي)

حكم : حسن

D’après Hicham Ibn ‘Orwa, son père ‘Orwa a dit à propos du verset:
{ Et par miséricorde, rabaisse sur eux l’aile de l’humilité } (1),
le sens de ce verset est : « Ne leur refuse rien de ce qu’ils aiment ». (2)
(Rapporté par Boukhari dans Al Adab Al Moufrad n°9 et authentifié par Cheikh Albani dans Sahih Al Adab Al Moufrad n°7, Hadith Sahih Al Isnad)

(1) Allah a dit dans la sourate Al Isra n°18 verset 24 (traduction rapprochée du sens du verset) à propos des parents :
« Et par miséricorde, rabaisse sur eux l’aile de l’humilité ».

قال الله تعالى : وَاخْفِضْ لَهُمَا جَنَاحَ الذُّلِّ مِنَ الرَّحْمَةِ
(سورة الإسراء ٢٤)

(2) C’est une incitation à ne rien refuser à ses parents.

عن هشام بن عن عروةَ قال { وَاخْفِضْ لَهُمَا جَنَاحَ الذُّلِّ مِنَ الرَّحْمَةِ } لا تمتنِعْ من شيءٍ أحبَّاهُ
 (رواه الإمام البخاري في الأدب المفرد رقم ٩ و صححه الشيخ الألباني في صحيح الأدب المفرد رقم ٧)

حكم المحدث : صحيح الإسناد

D’après Abou Hourayra (Qu’Allah l’agrée), le Messager d’Allah (ﷺ) a dit:
« Quand l’un de vous prononce l’attestation (tashahhoud), qu’il invoque la protection d’Allah contre quatre choses en disant: « Seigneur Allah! Je me mets sous Ta protection contre le supplice de l’Enfer contre les tourments de la tombe, contre la tentation de la vie et de la mort et contre le mal de la tentation du Al-Masih Ad-Dajjal (faux Messie charlatan) ».
[Muslim].
(Ryad As Salihine Hadith n°1423)

(*) Le Tashahhoud, on le récite après deux unités de prière et à la fin de chaque prière

En phonétique: Allahumma inni a’udhu bika min ‘adhabi jahannam, wa min ‘adhabil-qabr, wa min fitnatil-mahya wal-mamat, wa min sharri fitnatil-masihid-dajjal

En arabe:
اللَّهُمَّ إِنِّي أَعُوذُ بِكَ مِنْ عَذَابِ جَهَنَّمَ وَمِنْ عَذَابِ الْقَبْرِ وَمِنْ فِتْنَةِ الْمَحْيَا وَالْمَمَاتِ وَمِنْ شَرِّ فِتْنَةِ الْمَسِيحِ الدَّجَّالِ

وعن أبي هريرة رضي الله عنه أن رسول الله صلى الله عليه وسلم قال‏:‏ ‏ « ‏إذا تشهد أحدكم فليستعذ بالله من أربع، يقول‏:‏ اللهم إني أعوذ بك من عذاب جهنم، ومن عذاب القبر ومن فتنة المحيا والممات، ومن شر فتنة المسيح الدجال‏ »‏ ‏(‏‏(‏رواه مسلم‏)‏‏)‏‏.‏
(رياض الصالحين رقم ۱۴۲۳)

D’après Ziyad Ibn ‘Ilaqa, J’ai entendu Jarir Ibn ‘Abdillah (qu’Allah les agrée lui et son père) a dit :

« Le jour de la mort d’al-Mughira ibn Chu’ba (1), il (Jarir) se leva, loua et glorifia Allah.
Je l’entendis dire: « Vous devez craindre Allah seul, sans rien Lui associé, et être calmes jusqu’à l’arrivée d’un nouveau gouverneur. »
D’ailleurs celui-ci ne tardera pas à venir.
« Quant à votre gouverneur [qui vient de rendre l’âme], demandez-lui le pardon d’Allah, car lui-même aimait pardonner…»
Après cela, il (Jarir) ajouta: « Cela dit, [sachez qu’une fois], Je suis certes allé vers le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) et j’ai dit : Je te prête serment d’allégeance sur l’Islam ; alors il m’a mis une condition : Et sur le fait de conseiller chaque musulman.
Alors je lui ai prêté serment d’allégeance sur cela.
« Par le Seigneur de cette Mosquée! je suis sincère et fidèle envers vous (musulmans).» Et il implora enfin le pardon d’Allah avant de s’asseoir (2).
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°58)

(1) Le gouverneur d’al-Kûfa.
(2) Ou: avant de descendre [du minbar].

عن زياد بن علاقة قال جرير بن عبدالله رضي الله عنهما : عَنْ زِيَادِ بْنِ عِلاَقَةَ، قَالَ سَمِعْتُ جَرِيرَ بْنَ عَبْدِ اللَّهِ، يَقُولُ يَوْمَ مَاتَ الْمُغِيرَةُ بْنُ شُعْبَةَ قَامَ فَحَمِدَ اللَّهَ وَأَثْنَى عَلَيْهِ وَقَالَ عَلَيْكُمْ بِاتِّقَاءِ اللَّهِ وَحْدَهُ لاَ شَرِيكَ لَهُ، وَالْوَقَارِ وَالسَّكِينَةِ حَتَّى يَأْتِيَكُمْ أَمِيرٌ، فَإِنَّمَا يَأْتِيكُمُ الآنَ، ثُمَّ قَالَ اسْتَعْفُوا لأَمِيرِكُمْ، فَإِنَّهُ كَانَ يُحِبُّ الْعَفْوَ‏.‏ ثُمَّ قَالَ أَمَّا بَعْدُ، فَإِنِّي أَتَيْتُ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم قُلْتُ أُبَايِعُكَ عَلَى الإِسْلاَمِ‏.‏ فَشَرَطَ عَلَىَّ وَالنُّصْحِ لِكُلِّ مُسْلِمٍ‏.‏ فَبَايَعْتُهُ عَلَى هَذَا، وَرَبِّ هَذَا الْمَسْجِدِ إِنِّي لَنَاصِحٌ لَكُمْ‏.‏ ثُمَّ اسْتَغْفَرَ وَنَزَلَ‏.
(رواه البخاري في صحيحه رقم ٥٨)
D’après Abou Oumama Al Bahili (qu’Allah l’agrée), le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit: « Celui qui meurt en tant que sentinelle (*) pour Allah, Allah le préserve de la fitna de la tombe ».
(Rapporté par Tabarani et authentifié par Cheikh Albani dans Sahih Al Jami n°6545, Hadith Sahîh)

(*) El Mourabita ( مُرابِطًا) qu’on peut le traduire par sentinelle, comme l’exemple des gardes-frontières chargée officiellement à la surveillance des frontières d’un pays contre les attaques ennemie.

عن أبي أمامة الباهلي رضي الله عنه قال رسول الله صلى الله عليه و سلم : مَنْ ماتَ مُرابِطًا باللهِ ، أمَّنَهُ اللهُ من فِتنةِ القبْرِ
(رواه الطبراني و صححه الشيخ الألباني في صحيح الجامع رقم ٦٥٤٥)

حكم : صحيح

D’après ‘Amra Bint ‘Abder Rahman : Une femme juive est venu questionner ‘Aicha (qu’Allah l’agrée) et lui a dit : Qu’Allah te protège du châtiment de la tombe !
Alors ‘Aicha (qu’Allah l’agrée) a demandé au Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) : Est-ce que les gens sont châtiés dans leurs tombes ?
Le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit : « Qu’Allah me protège de cela ».
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°1049)

(*) C’est à dire que non seulement le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a confirmé que les gens qui le méritent sont bel et bien châtiés dans leurs tombes mais en plus de cela il a demandé protection à Allah contre ce châtiment.

عن عمرة بنت عبدالرحمن أنّ يهوديةً جاءت تسأل عائشة رضي الله عنها فقالت لها : أعاذَك اللهُ مِن عذابِ القبرِ
فسألَتْ عائشةُ رضي الله عنها رسولَ اللهِ صلّى الله عليه وسلّم : أُيُعَذَّبُ الناسُ في قبورِهم ؟
فقال رسولُ اللهُ صلّى الله عليه وسلّم : عائذًا باللهِ مِن ذلك 
(رواه البخاري في صحيحه رقم ١٠٤٩)
D’après Rashid ibn Sa’d, qu’un homme parmi les compagnons du prophète صلى الله عليه وسلم a dit:

« Ô Messager d’Allah, pourquoi les croyants seront-ils éprouvés dans leurs tombes à l’exception du martyr? ».

Il صلى الله عليه وسلم a dit:

« L’éclat des épées au dessus de sa tête lui est largement suffisant comme épreuve (lors du combat) (1)».
(Rapporté par Nasai dans ses sounans n°2053 et authentifié par Cheikh Al Albani dans Sahih Nasai, Hadith Sahih)

عَنْ رَاشِدِ بْنِ سَعْدٍ، عَنْ رَجُلٍ، مِنْ أَصْحَابِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم أَنَّ رَجُلاً قَالَ يَا رَسُولَ اللَّهِ مَا بَالُ الْمُؤْمِنِينَ يُفْتَنُونَ فِي قُبُورِهِمْ إِلاَّ الشَّهِيدَ قَالَ ‏ « ‏ كَفَى بِبَارِقَةِ السُّيُوفِ عَلَى رَأْسِهِ فِتْنَةً ‏ »‏ ‏.‏
(رواه النسائي في سننه رقم ۲۰۵۳ و صححه الشيخ الألباني في صحيح النسائي)

حكم : صحيح

D’après Abou Houreira (qu’Allah l’agrée), le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit: « Lorsque l’on fait l’iqama (*) pour la prière alors ne vous-y rendez pas en courant mais allez-y plutôt en marchant.
Vous devez vous y rendre sereinement et ce que vous attrapez de la prière alors priez-le et ce que vous avez manqué complétez-le ».
(Rapporté par Tirmidhi dans ses Sounan n°327 et authentifié par Cheikh Albani dans Sahih Tirmidhi)

(*) C’est à dire le second appel juste avant le début de la prière.

عن أبي هريرة رضي الله عنه قال النّبي صلّى الله عليه و سلّم : إذا أقيمَتِ الصَّلاةُ ، فلا تَأتوها وأنتُمْ تَسعونَ ، ولَكِن ائتوها وأنتُمْ تمشونَ ، وعليكُمُ السَّكينةَ فما أدرَكْتُمْ فصلُّوا ، وما فاتَكُم فأتمُّوا
(رواه الترمذي في سننه رقم ٣٢٧ و صححه الشيخ الألباني في صحيح الترمذي)