» Les 30 derniers Hadiths ajoutés

Les 30 derniers Hadiths ajoutés

D’après Anas Ibn Malik (qu’Allah l’agrée) : Un homme a dit auprès du Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) : Ô Allah ! Si tu ne me donnes pas de l’argent que je pourrais donner en aumône alors éprouve moi par une épreuve dans laquelle il y aura une récompense.
Le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit: « Sobhanallah ! Tu ne pourrais pas le supporter ! Pourquoi n’as-tu pas dit : Ô Allah ! Accorde nous du bien dans l’ici-bas, du bien dans l’au delà et protège nous du châtiment du feu ».
(Rapporté par Boukhari dans Al Adab Al Moufrad n°727 et authentifié par Cheikh Albani dans Sahih Al Adab Al Moufrad n°559, Hadith Hasan Sahih)

(*) En phonétique : Allahoumma Atina Fi Dounia Hasana Wa Fil Akhirati Hasana Wa Qina ‘Adhaba Nar

En arabe :
اللَّهُمَّ ! آتِنَا فِي الدُّنْيَا حَسَنَةً وَ فِي الآخرَةِ حَسَنَةً وَ قِنَا عَذَابَ النَارِ

عن أنس بن مالك رضي الله عنه قال : قال رجل عند النبي صلى الله عليه وسلم : اللهم ! إن لم تعطني مالا فأتصدق به فابتليني ببلاء يكون فيه أجر
فقال النبي صلى الله عليه وسلم : سبحان الله ! لا تطيقه ! ألا قلت : اللهم ! آتنا في الدنيا حسنة و في الآخرة حسنة و قنا عذاب النار ؟
(رواه الإمام البخاري في الأدب المفرد رقم ٧٢٧ و صححه الشيخ الألباني في صحيح الأدب المفرد رقم ٥٥٩)

حكم : حسن صحيح

D’après Qoura Ibn Iyas (qu’Allah l’agrée) : Un homme a dit : Certes j’égorge une chèvre (1) et je lui fais miséricorde (2).
Le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit: « Une chèvre si tu lui fais miséricorde, Allah te fais miséricorde ».
Et il répéta cela deux fois.
(Rapporté par Boukhari dans Al Adab Al Moufrad n°373 et authentifié par Cheikh Albani dans Sahih Al Adab Al Moufrad n°287, Hadith Sahih)

(1) C’est à dire afin de la manger.

(2) C’est à dire qu’il ne l’égorge pas devant une autre chèvre, qu’il ne l’égorge qu’après avoir bien aiguisé son couteau…
(Charh Sahih Al Adab Al Moufrad vol 1 p 492)

عن قرة بن إياس رضي الله عنه قال : قال رجل : إني لأذبح الشاة فأرحمها
قال النبي صلى الله عليه و سلم : الشاة أن رحمتها رحمك اللهقال هذا مرتين
( رواه الإمام البخاري في الأدب المفرد رقم ٣٧٣ و صححه الشيخ الألباني في صحيح الأدب المفرد رقم ٢٨٧)

حكم : صحيح

D’après ‘Aicha (qu’Allah l’agrée), le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit: « Vous devez passer outre les péchés des gens pieux (1) sauf les péchés qui méritent une peine prescrite (2) ».
(Rapporté par Abou Daoud dans ses Sounan n°4375 et authentifié par Cheikh Albani dans Sahih Abi Daoud, Hadith Sahih)

(1) C’est à dire les gens qui ne sont pas connus comme étant des gens de mal comme l’a dit l’imam Chafi’i.
(Voir Charh Sahih Al Adab Al Moufrad vol 2 p 77/78)

(2) Comme par exemple la peine prescrite contre le voleur, contre l’assassin, contre le calomniateur, le fornicateur…
Les peines prescrites, les conditions nécessaires à leur application, les exceptions les concernant…tout ceci est détaillé dans les ouvrages de jurisprudence.
Par contre, il convient de préciser et d’insister sur le fait que les peines prescrites de l’Islam ne peuvent être appliquées que par un gouverneur musulman ou une personne que le gouverneur aura nommé pour cela et non pas par les gens du commun des musulmans.

عن عائشة رضي الله عنه قال النبي صلى الله عليه و سلم : أقيلوا ذوي الهيئات عثراتهم إلا الحدود
(رواه أبو داود في سننه رقم ٤٣٧٥ و صححه الشيخ الألباني في صحيح أبي داود)

حكم المحدث : صحيح

D’après Abou Houreira (qu’Allah l’agrée) : Un bédouin est venu et alors le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit: « As-tu été pris par Oum Mildam ? (1) ».
Le bédouin a dit : Qu’est ce que Oum Mildam ?
Le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit: « C’est une chaleur entre la peau et la chair ».
Le bédouin a dit : Non.
Le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit: « As-tu été touché par la migraine ? ».
Le bédouin a dit : Qu’est ce que la migraine ?
Le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit: « C’est un vent qui vient dans la tête et frappe les veines ».
Le bédouin a dit : Non.
Lorsque le bédouin est parti, le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit: « Celui à qui il plaît de voir un homme faisant partie des gens du feu, qu’il regarde celui-là (2) ».
(Rapporté par Boukhari dans Al Adab Al Moufrad n°495 et authentifié par Cheikh Albani dans Sahih Al Adab Al Moufrad n°381, Hadith Hasan Sahih)

(1) C’est à dire la fièvre

(2) C’est à dire que le croyant est éprouvé par les maladies, les douleurs et les malheurs et à travers ces choses ses péchés sont expiés.
Mais les péchés de cet homme n’ont pas été expiés par quoi que ce soit de ces choses dans l’ici-bas et ainsi il mérite le châtiment d’Allah dans l’au-delà.

(Voir Charh Sahih Al Adab Al Moufrad vol 2 p 115)

عن أبي هريرة رضي الله عنه قال : جاء أعرابي فقال النبي صلى الله عليه و سلم : هل أخذتك أم ملدم ؟
قال : وما أم ملدم ؟
قال النبي صلى الله عليه و سلم : حر بين الجلد و اللحم
قال : لا
قال النبي صلى الله عليه و سلم : فهل صدعت ؟
قال : و ما الصداع ؟
قال النبي صلى الله عليه و سلم : ريح تعترض في الرأس تضرب العروق
قال : لا
فلما قام قال النبي صلى الله عليه و سلم : من سره أن ينظر إلى رجل من أهل النار أي فلينظره
(رواه الإمام البخاري في الأدب المفرد رقم ٤٩٥ و صححه الشيخ الألباني في صحيح الأدب المفرد رقم ٣٨١)

حكم : حسن صحيح

D’après Mahmoud Ibn Labid Al Ansari (qu’Allah l’agrée), le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit: « Il y a deux choses que déteste le fils de Adam : la mort, mais la mort est meilleure pour le croyant que l’épreuve. Et il déteste le fait d’avoir peu d’argent mais avoir peu d’argent permet d’alléger le jugement ».
(Rapporté par Ahmed et authentifié par Cheikh Albani dans la Silsila Sahiha n°813)
عن محمود بن لبيد الأنصاري رضي الله عنه قال النبي صلى الله عليه و سلم : اثنتان يكرههما ابن آدم : يكره الموت و الموت خير للمؤمن من الفتنة و يكره قلة المال و قلة المال أقل للحساب
(رواه أحمد و صححه الشيخ الألباني في السلسلة الصحيحة رقم ٨١٣)
D’après Thawban (qu’Allah l’agrée), le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit: « Celui qui jeûne ramadan et 6 jours de chawal a certes jeûné toute l’année (*)».
(Rapporté par Ibn Hibban et authentifié par Cheikh Albani dans Sahih Al Mawarid n°768, Hadith Sahîh)

(*) C’est à dire que puisque la bonne action est compté dix fois, le jeûne du Ramadan équivaut au jeûne de dix mois et les six jours de Chawwal sont l’équivalent de deux mois.
Ainsi, le jeûne du mois de Ramadan et de six jours durant le mois de Chawwal est comme le jeûne de l’année entière.

Remarques :

– Il convient de jeûner les jours manqués de Ramadan avant de jeûner les six jours de Chawwal

Cheikh ‘Otheimine a dit: « Celui qui jeûne les six jours avant d’avoir rattrapé les jours qu’il devait éventuellement faire n’obtient pas cette récompense car le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit – Celui qui jeûne Ramadan puis le fait suivre de 6 jours de Chawwal – (Rapporté par Mouslim dans son Sahih n°1164), c’est à dire qu’il a préalablement jeûné le Ramadan en entier ».
(Fath Dhil Jalal Wal Ikram Bi Charh Boulough Al Maram vol 7 p 373)

– Il n’est pas obligatoire de faire les six jours à la suite ou de les faire à un moment particulier du mois de Chawwal

L’imam Chawkani (mort en 1250 du calendrier hégirien) a dit: « Ce qui est apparent du hadith est qu’il suffit de jeûner six jours de Chawwal, peu importe que ce soit au début du mois, au milieu ou à la fin et ceci n’est pas conditionné par le fait que ces jours soient fait tout de suite en ne laissant entre le Ramadan et ces jours que le jour du ‘id même si cela est meilleur… ».
(Wabal Al Ghamam vol 1 p 520)

عن ثوبان رضي الله عنه قال رسول الله صلى الله عليه وسلم : من صام رمضان وستا من شوال ؛ فقد صام السنة
(رواه ابن حبان و صححه الشيخ الألباني في صحيح الموارد رقم ٧٦٨)

حكم : صحيح

D’après Joubayr Ibn Noufeyr, lorsque les compagnons du Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) se rencontraient le jour du ‘id les uns disaient aux autres: Qu’Allah accepte de nous et de vous.

En phonétique : Taqabal Allahou Minna Wa Minkom
En arabe : تقبل الله منا ومنكم

(Rapporté par Al Mouhamili et authentifié par Cheikh Albani dans Tamam Al Mina p 355, Hadith Isnadhou Sahih)

D’après ‘Ali Ibn Thabit : J’ai questionné l’imam Malik Ibn Anas (mort en 179 du calendrier hégirien) à propos de la parole que les gens se disent les uns les autres le jour du ‘Id : – Qu’Allah accepte de notre part ainsi que de ta part-.
Il a dit : « Chez nous, les gens ont toujours fait cela (*) ».
(Rapporté par Ibn Hibban dans Al Thiqat vol 9 p 90)

(*) C’est à dire que les gens de Médine ont toujours fait cela.

Remarque n°1 : Le fait se serrer la main ou de se faire une accolade lorsque l’on se dit les uns les autres la formule de félicitation pour le ‘Id

Cheikh ‘Otheimine a dit : « Il n’y a aucun mal dans le fait de se serrer la main, de se faire une accolade et de se féliciter après la prière du ‘Id car les gens ne font pas cela comme une adoration par laquelle ils veulent se rapprocher d’Allah.
Ce ne sont que des choses qu’ils font par habitude, par respect et pour s’honorer les uns les autres ».
(Majmou’ Al Fatawa vol 16 p 209)

Cheikh Khalid Al Mouchayqih a dit : « Le fait de se féliciter le jour du ‘Id est recommandé car cela a été rapporté des compagnons du Prophète (qu’Allah les agrée tous).
Par contre, dans la situation où il y a un méfait, un risque de contagion et de propagation de la maladie dans le fait que les gens se rassemblent pour se féliciter et se serrent la main, il faudra se contenter de se féliciter par la parole ou par téléphone ou autre ».
(Al Ahkam Al Fiqhiya Al Mouta’aliqa Bil Virus Corona p 20)

Remarque n°2 : Le temps de la félicitation pour le ‘Id

Les textes rapportés sur le sujet mentionnent le fait de se féliciter le jour du ‘Id.

Mais il n’y a pas de mal à ce que cela soit fait durant les jours qui suivent le jour du ‘Id car les gens ont l’habitude de faire cela et l’objectif est de renforcer l’amour entre les gens et d’exprimer la joie du ‘Id.
(Hawachi ‘Ala Touhfa Al Mouhtaj de l’imam ‘Abdel Hamid Al Chirwani vol 2 p 57)

Remarque n°3 : Il ne faut pas oublier qu’il est recommandé de prier la prière surérogatoire du doha le jour du ‘Id

D’après ‘Issa Ibn Sahl : Le jour du ‘Id Al Fitr et le jour du ‘Id Al Adha, j’ai vu mon grand-père Rafi Ibn Kh adij (qu’Allah l’agrée) et ses fils rester assis dans la mosquée (1).
Puis lorsque le soleil se levait ils priaient deux unités de prière et partaient vers le mousalla (2).
(Rapporté par Ibn Abi Chayba dans son Moussannaf n°5734 et authentifié par Cheikh Chathri dans sa correction du Moussannaf de Ibn Abi Chayba vol 4 p 206)

(1) C’est à dire après avoir prié la prière du sobh en groupe.

(2) C’est à dire l’endroit où était accomplie la prière du ‘Id.

عن جبير بن نفير قال : كان أصحاب النبي صلى الله عليه و سلم إذا التقوا يوم العيد يقول بعضهم لبعض تقبّل الله منا و منكم (رواه المحاملي و صححه الشيخ الألباني في تمام المنة ص ٣٥٥)

حكم : إسناده صحيح

D’après An Nou’man Ibn Bachir (qu’Allah les agrée lui et son père) : Le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) avait l’habitude de réciter dans les deux prières du ‘Id et dans la prière du vendredi : -Sabih Isma Rabikal A’la- (1) et -Hal Ataka Hadithoul Ghachiya- (2).
Et parfois le ‘Id tombait le vendredi et le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) récitait ces deux sourates dans la prière du ‘Id et dans la prière du vendredi.
(Rapporté par Tirmidhi dans ses Sounan n° 533 qui l’a authentifié et il a également été authentifié par Cheikh Albani dans Sahîh Tirmidhi, Hadith Sahîh)

(1) Il s’agit du début de la sourate Al A’la (n°87).
(2) Il s’agit du début de la sourate Al Ghachiya (n°88).

Les sourates qu’il est recommandé de réciter durant la prière du ‘Id

Il est recommandé de réciter dans la prière dans la première unité de prière la sourate Al Fatiha puis la sourate Al A’la (n°87) et dans la seconde unité de prière la sourate Al Fatiha puis la sourate Al Ghachiya (n°88).

Il est également rapporté le fait de réciter dans la première unité de prière la sourate Al Fatiha puis la sourate Qaf (n°50) et dans la seconde unité de prière la sourate Al Fatiha puis la sourate Al Qamar (n°54).

Remarque: Il n’y a pas de khotba (sermon) après la prière du ‘Id pour ceux qui prient la prière du ‘Id en groupe chez eux

Les savants du comité permanent de la fatwa du Royaume d’Arabie Saoudite ont dit: « Il est recommandé à ceux qui ont manqué la prière du ‘Id avec l’imam de la rattraper en groupe ou bien seuls en la priant de la même manière que le fait l’imam (*) mais sans faire de sermon ».
(Majmou’ Al Fatawa Al Lajna Daima ; Al Majmou’a Thaniya vol 7 p 144)

(*) C’est à dire en faisant deux unités de prière et en ajoutant les tekbirats spécifiques à la prière du ‘Id comme cela a été expliqué précédemment.

عن النعمان بن بشير، قال كان النبي صلى الله عليه وسلم يقرأ في العيدين وفي الجمعة ب ‏‏(‏ سَبِّحِ اسْمَ رَبِّكَ الأَعْلَى ‏)‏ و ‏‏(‏هَلْ أَتَاكَ حَدِيثُ الْغَاشِيَةِ ‏)‏ وربما اجتمعا في يوم واحد فيقرأ بهما
(رواه الترمذي في سننه رقم ٥۳۳ و صححه الشيخ الألباني في صحيح الترمذي)

حكم : صحيح

D’après Sa’id Ibn Al ‘As : J’ai questionné Abou Moussa Al Ach’ari et Houdheyfa Ibn Al Yaman (qu’Allah les agrée tous les deux) : Comment le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) faisait-il le tekbir lors du Fitr et du Adha ?
Abou Moussa (qu’Allah l’agrée) a dit : Il faisait quatre tekbirat, le même nombre que dans la prière funéraire.
Alors Houdheyfa (qu’Allah l’agrée) a dit : Il a dit vrai.
(Rapporté par Abou Daoud dans ses Sounan n°1153 et authentifié par Cheikh Albani dans Sahih Abi Daoud, Hadith Hasan Sahih)

Ce qu’il est recommandé de dire entre les tekbirat de la prière du ‘Id

Après avoir fait le premier tekbir spécifique à la prière du ‘Id, il est recommandé de laisser un court moment avant le second tekbir durant lequel on peut dire -Sobhanallah / El Hamdoulilah / Allahou Akbar / La Ilaha Illa Allah-, on peut prier sur le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) et faire des invocations.
Puis on fait le second tekbir.
Après le second tekbir, on laisse de nouveau un court moment et ainsi de suite entre les tekbriat jusqu’au dernier tekbir.

D’après ‘Alqama, ‘Abdallah Ibn Mas’oud (qu’Allah l’agrée) a dit : « Dans la prière du ‘Id, chaque fois entre deux tekbir, on fait la louange et les éloges d’Allah ».
(Rapporté par Al Mahamili dans Kitab Salat Al ‘Idayn n°9 et authentifié par Cheikh Albani dans Irwa Al Ghalil vol 3 p 115)

Et dans une autre version, ‘Abdallah Ibn Mas’oud (qu’Allah l’agrée) a dit : « Tu fais la louange de ton Seigneur, tu pries sur le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) et tu invoques ».
(Rapporté par Al Bayhaqi dans As Sounan Al Koubra n°6186 et authentifié par l’imam Ibn Kathir dans son Tefsir p 1522 ainsi que par l’imam Nawawi dans Al Majmou’ vol 5 p 21)

L’imam Chafi’i (mort en 204 du calendrier hégirien) a dit : « Entre le premier tekbir et le second, il faut laisser un laps de temps équivalent à la durée qu’il faut pour lire un verset du Coran d’une longueur moyenne.
Durant ce laps de temps on fait le tahlil, le tekbir, le tahmid (*).
Puis on fait cela entre tous les sept tekbirat de la première unité de prière et les cinq de la seconde unité de prière ».
(Al Oum vol 2 p 507)

(*) Le tahlil est le fait de dire -La Ilaha Illa Allah-.
Le tekbir est le fait de dire -Allahou Akbar-.
Le tahmid est le fait de dire -El Hamdoulilah-.

عن سعيد بن العاص أنه سأل أبا موسى الأشعري وحذيفة بن اليمان رضي الله عنهما : كيف كان رسول الله صلى الله عليه وسلم يكبر في الأضحى والفطر ؟
فقال أبو موسى رضي الله عنه : كان يكبر أربعا تكبيره على الجنائز
فقال حذيفة رضي الله عنه : صدق
(رواه أبو داود في سننه رقم ١١٥٣ و صححه الشيخ الألباني في تحقيق سنن أبي داود)

حكم : حسن صحيح

D’après ‘Aicha (qu’Allah l’agrée) : Lors du fitr et du Adha (1), le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) faisait, sans compter le tekbir de l’inclinaison (2), dans la première unité de prière sept tekbirat et cinq tekbirat dans la seconde unité de prière.
(Rapporté par Abou Daoud dans ses Sounan n°1150 et authentifié par Cheikh Albani dans Sahih Abi Daoud, Hadith Sahih)

(1) C’est à dire dans la prière du ‘Id Al Fitr et dans la prière du ‘Id Al Adha.

(2) C’est à dire que le tebkir (-Allahou Akbar-) que l’on prononce avant de se mettre en inclinaison n’est pas inclus de la nombre des sept tekbirat pour la première unité de prière et dans le nombre des cinq dans la seconde unité de prière.

Point 1: L’invocation de rentrée dans la prière (dou’a al istiftah) se fait après le tekbir al ihram et avant les tekbirat supplémentaires

C’est à dire que la personne rentre dans la prière en disant -Allahou Akbar-.
Puis elle fait l’invocation istiftah avant les tekbirat (lorsque l’on dit -Allahou Akbar-) supplémentaires qui sont spécifiques à la prière du ‘Id.

Ceci est l’avis de la majorité des savants comme l’a mentionné l’imam Nawawi (mort en 676 du calendrier hégirien).
(Al Majmou’ vol 5 p 26)

Remarque : Voir une invocation de rentrée dans la prière (dou’a istiftah) sur le lien suivant : Les portes du ciel se sont ouvertes pour ces paroles

Point n°2 : Les tebkirats supplémentaires dans la prière du ‘Id

A. Le jugement des tekbirats supplémentaires dans la prière du ‘Id

Durant la prière du ‘Id, au début de la première unité de prière et au début de la seconde unité de prière, il est recommandé et pas obligatoire de répéter -Allahou Akbar-.

Cheikh ‘Otheimine a dit : « Les tekbirat supplémentaires de la prière du ‘Id sont des actes qui sont fortement recommandés.
Si la personne les oublie tous ou en oublie certains jusqu’à ce qu’elle commence la récitation du Coran alors il n’y a plus à les dire car il s’agit d’un acte recommandé dont le moment est terminé ».
(Fatawa As Salat Wa Janaiz vol 2 p 588)

Il a dit également : « Si la personne oublie les tekbirat supplémentaires de la prière du ‘Id alors il ne lui est pas obligatoire de faire les deux prosternations de la distraction à la fin de la prière mais si elle les fait alors il n’y a pas de mal à cela ».
(Thamarat Ad Tadwin min Fatawa Ibn ‘Otheimine question n°174)

B. Le nombre des tekbirats supplémentaires dans la prière du ‘Id

Il est rapporté du Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) deux manières de faire :
– soit on fait sept tekbirats dans la première unité de prière et cinq dans la seconde
– soit en fait quatre tekbirats dans la première unité de prière et quatre dans la seconde unité de prière.

Ainsi on peut faire parfois la première manière et parfois la seconde manière afin de mettre en pratique tout ce qui a été rapporté du Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui).

عن عائشة رضي الله عنها أن رسول الله صلى الله عليه وسلم كان يكبر في الفطر والأضحى : في الأولى سبع تكبيرات وفي الثانية خمسا سوى تكبيرتي الركوع
(رواه أبو داود في سننه رقم ١١٥٠ و صححه الشيخ الألباني في صحيح أبي داود)

حكم : صحيح

D’après Jabir Ibn Samoura (qu’Allah l’agrée) : « J’ai assisté au ‘Id avec le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) pas une fois, ni deux fois mais plus que cela et il n’y avait ni adhan ni iqama ».
(Rapporté par Mouslim dans son Sahih n°887)

Remarque : Il n’y a pas de adhan ni de iqama pour la prière du ‘Id

C’est à dire qu’il n’est pas légiféré de faire l’appel à la prière ni le second appel avant le début de la prière pour les deux prière du ‘Id.

L’imam Nawawi (mort en 676 du calendrier hégirien) a dit : « Les savants sont en consensus sur le fait qu’il n’y a ni adhan ni iqama pour la prière du ‘Id ».
(Charh Sahih Mouslim vol 6 p 189)

عن جابر بن سمرة رضي الله عنه قال : شهدت مع النبي صلى الله عليه وسلم العيدين غير مرة ولا مرتين بغير أذان ولا إقامة
(رواه مسلم في صحيحه رقم ٨٨٧)
D’après ‘Aicha (qu’Allah l’agrée) : Un jour de ‘Id, alors que les abyssins jouaient avec leurs armes (1) dans la mosquée, le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) m’a appelé et m’a dit : « Ô petite blanche (2) ! Est-ce que tu veux les regarder ? ».
J’ai dit : Oui.
Le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit ce jour-là : « Continuez ô Bani Arfada (3) ! Afin que les juifs sachent qu’il y a une largesse dans notre religion ! J’ai été envoyé avec la voie de l’unicité tolérante ».
(Rapporté par Nasai et Ahmed et authentifié par Cheikh Albani dans Adab Az Zafaf p 272 et dans la Silsila Sahiha vol 6 p 1023, Hadith Isnad Hasan fi Alshawahid)

Remarque: Le jeux et la distraction le jour du ‘Id

(1) C’est à dire qu’ils simulaient des affrontements dans le but de se divertir.

(2) Le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a appelé ‘Aicha (qu’Allah l’agrée) de cette manière par bon comportement envers elle.

(3) Il s’agit d’un surnom qui était donné aux gens originaires d’Abyssinie.

عن عائشة رضي الله قالت : دعاني رسول الله صلى الله عليه و سلم والحبشة يلعبون بحرابهم في المسجد في يوم عيد فقال لي : ياحميراء ! أتحبين أن تنظري إليهم ؟
فقلت : نعم
قال رسول الله صلى الله عليه وسلم يومئذ : خذوا يا بني أرفدة ! لتعلم يهود أن في ديننا فسحة إني أرسلت بحنيفية سمحة
(رواه النسائي وأحمد وصححه الشيخ الألباني في آداب الزفاف ص ٢٧٢ و في السلسلة الصحيحة ج ٦ ص ١٠٢٣)

حكم : إسناده حسن في الشواهد

Il a été rapporté que ‘Abdallah Ibn ‘Omar (qu’Allah les agrée lui et son père) portait ses plus beaux vêtements lors des deux ‘Id.
(Rapporté par Al Bayhaqi dans Sounan Al Koubra n°6143 et authentifié par l’imam Ibn Hajar dans Fath Al Bari 2/439, Hadith Sahîh)

L’imam Ibn Rajab Al Hanbali (mort en 795) a dit dans Fath Al Bari Charh Sahih Al Boukhari vol 8 p 420: « Le fait de s’embellir pour le ‘Id comprend à la fois celui qui sort pour la prière, celui qui reste chez lui, même les femmes et les enfants ».

Il a également dit à la page 418: « Il est également préférable de se parfumer et d’utiliser le siwak pour les deux ‘id ».

Le fait de soigner son apparence le jour du ‘Id Al Fitr

Le jour du ‘Id Al Fitr est un jour de fête durant lequel il est légiféré de faire le ghousl, de se parfumer et de soigner son apparence et ceci même si on ne se rend pas à la prière du ‘Id et que l’on reste chez soi.

L’imam Nawawi (mort en 676 du calendrier hégirien) a dit : « La recommandation de porter de beaux vêtements, de soigner son apparence, de mettre du parfum, de se couper les poils, de faire disparaître les mauvaises odeurs concernent à la fois les gens qui sortent pour la prière et ceux qui restent chez eux car ce jour est un jour de belle apparence ».
(Al Majmou’ vol 5 p 12)

D’après Nafi’ : ‘Abdallah Ibn ‘Omar (qu’Allah les agrée lui et son père) faisait le ghousl et se parfumait le jour du ‘Id Al Fitr.
(Rapporté par Al Firiabi dans Ahkam Al ‘Idain n°16 et authentifié par Cheikh Zakaria Al Bakistani dans Ma Saha Min Athar Al Sahaba Fil Fiqh vol 1 p 500)

L’imam Ibn ‘Abdel Bar (mort en 463 du calendrier hégirien) a dit : « Les savants de la jurisprudence sont en consensus sur le fait que la personne qui a fait le ghousl a bien agit, de même que celle qui s’est parfumée. Et ils sont également en consensus sur le fait que le mieux est de jumeler le ghousl et le parfum ».
(Al Istidhkar vol 7 p 11)

L’imam Nawawi (mort en 676 du calendrier hégirien) a dit : « Le ghousl des deux ‘Id est recommandé pour chaque personne par consensus.
Il est recommandé pour les hommes, les femmes et les enfants car ce qui est voulu par ce ghousl est le fait de soigner son apparence et chacun est concerné par cela ».
(Al Majmou’ vol 2 p 233)

L’imam Chafi’i (mort en 204 du calendrier hégirien) a dit : « Le jour du ‘Id, il faut mettre aux enfants les plus beaux habits possibles que ce soit pour les garçons ou pour les filles et on leur met des bijoux et on leur fait de la teinture (*) ».
(Al Oum vol 2 p 494)

(*) C’est à dire que l’on met des bijoux aux petites filles et on leur met du henné sur les mains et les pieds car ceci fait partie de la parure de la femme.

Remarque n°1 : Le fait de décorer sa maison le jour du ‘Id

Cheikh ‘Otheimine a dit : « Je ne vois aucun mal dans le fait de décorer les maisons pour les jours de ‘Id des musulmans car cela fait partie de l’expression de la joie et de la gaité.
Et de la même manière, il est permis, ce jour-là, de taper sur le tambour et de jouer avec des lances et des flèches ».
(Fatawa ‘Ala At Tariq p 22)

Remarque n°2 : Le fait de préparer de la bonne nourriture et de se faire des cadeaux le jour du ‘Id

Cheikh ‘Otheimine a dit : « Parmi les choses qui sont pratiquées lors du ‘Id, il y a le fait qu’ils se font des cadeaux, ils préparent de la nourriture et s’invitent les uns les autres, ils se rassemblent et sont heureux.
Ceci est une habitude dans laquelle il n’y a pas de mal car il s’agit d’un jour de fête ».
(Fatawa ‘Ala At Tariq p 22)

روي عن ابن عمر أنه كان يلبس أحسن ثيابه في العيدين
(رواه البيهقي في السنن الكبرى رقم ٦١٤٣ و صححه الحافظ بن حجر في فتح الباري ٢/٤٣

حكم : إسناده صحيح

D’après Abou ‘Otman Al Nahdi, Salman Al Farisi (qu’Allah l’agrée) nous enseignait le tekbir (*), il disait: « Faites le tekbir en disant: Allah est le plus grand, Allah est le plus grand, Allah est vraiment le plus grand ».
(Rapporté par Al Bayhaqi dans Al Sounan Al Koubra n°6282 et authentifié par l’imam Ibn Hajar dans Fath Al Bari 2/462, Hadith Isnad Sahih)

(*) C’est a dire le tekbir pour le ‘id

En phonétique : Allahou Akbar, Allahou Akbar, Allahou Akbar Kabiran
En arabe : الله أكبر الله أكبر الله أكبر كبيراً

Il n’y a pas de formule de tekbir qui est rapportée du Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) mais il est rapporté plusieurs formules que les compagnons du Messager d’Allah (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) disaient.

Le tekbir ne se fait pas ensemble d’une seule voix.

Cheikh Albani a dit dans la Silsila Sahiha vol 1 p 331:
« Et parmi ce qu’il est bon de mentionner à cette occasion: le fait que le tekbir à voix haute ici n’est pas légiféré en groupe d’une seule voix comme le font certains… ».

Le Tekbir lors du ‘Id Al fitr

Allah a dit dans la sourate Baqara n°2 verset 185 (traduction rapprochée du sens du verset): « Allah veut pour vous la facilité et Il ne veut pas pour vous la difficulté. Il veut également que vous complétiez le nombre et que vous proclamiez Sa grandeur (*) pour vous avoir guidé afin que vous soyez reconnaissants ».

(*) C’est à dire que vous fassiez le tekbir qui est le fait de dire ‘Allahou Akbar’.

L’imam Chafi’i (mort en 204 du calendrier hégirien) a dit : « J’ai entendu des gens que j’agrée parmi les savants de l’explication du Coran dire que le fait de compléter le nombre signifie le fait de compléter le nombre des jours de jeûne du Ramadan et de faire le tekbir d’Allah pour vous avoir guidé au moment où le nombre est complété.
Et le nombre est complété au moment du coucher du soleil du dernier jour de Ramadan ».
(Al Oum vol 2 p 486)

1. Le sens de la parole -Allahou Akbar-

Cheikh Al Islam Ibn Taymiya (mort en 728 du calendrier hégirien) a dit : « Le sens voulu par le tekbir (*) est que, pour le serviteur, Allah est plus grand que toute chose».
(Majmou’ Al Fatawa 5/239)

(*) C’est à dire le fait de dire -Allahou Akbar-

A quel moment le tekbir doit-il être fait lors du ‘Id Al Fitr ?

Lors du ‘Id Al Fitr, le tekbir débute au moment du coucher du soleil à la fin du dernier jour du mois de Ramadan comme cela a été mentionné dans la parole de l’imam Chafi’i qui a été citée précédemment.
Puis il se termine au moment de la fin de la prière et du sermon.
Ceci est l’avis de la majorité des savants.
(Voir Majmou’ Al Fatawa de Ibn Taymiya 24/225 ; Masail Al Imam Ahmed Min Riwaya Ibn Hani vol 1 p 94)

D’après Daoud Ibn Qays, Zayd Ibn Aslam (mort en 136 du calendrier hégirien) a dit à propos du verset -Afin que vous proclamiez Sa grandeur pour vous avoir guidé- : « Lorsque l’on voit la nouvelle lune alors on fait le tekbir du moment où elle a été vue jusqu’à ce que l’imam parte (*).
On fait le tekbir sur le chemin, à la mosquée sauf que lorsque l’imam arrive alors on s’arrête et on ne fait le tekbir que lorsque lui le fait ».
(Rapporté par Ibn Jarir Tabari dans son Tefsir n°2896 et sa chaîne de transmission est authentique)

(*) C’est à dire après avoir terminé son sermon.

عن أبي عثمان النهدي ، كان سلمان الفارسي رضي الله عنه يعلمنا التكبير يقول : كبروا الله ، الله أكبر الله أكبر ، الله أكبر كبيرا

(رواه البيهقي في السنن الكبرى رقم ٦٢٨٢ و صححه الحافظ ابن حجر في فتح الباري ٢/٤٦٢)

حكم : إسناده صحيح

D’après Anas Ibn Malik (qu’Allah l’agrée), le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit:
« Trois choses si elles sont chez une personne, elle aura trouvé la douceur de la foi :
– Qu’Allah et son Messager soient plus aimé auprès de lui que tout autre personne
– Qu’il aime une personne en ne l’aimant que pour Allah
– Qu’il déteste retourner à la mécréance après que Allah l’en ai sauvé comme il déteste être jeté dans dans le feu ».
(Rapporté par Mouslim dans son Sahih n°43)
عن أنس بن مالك رضي الله عنه قال رسول الله صلى الله عليه و سلم : ثلاث من كن فيه وجد بهن حلاوة الإيمان . من كان الله ورسوله أحب إليه مما سواهما وأن يحب المرء لا يحبه إلا لله وأن يكره أن يعود في الكفر بعد أن أنقذه الله منه كما يكره أن يقذف في النار
(رواه مسلم في صحيحه رقم ٤٣)
D’après ‘Abder Rahman : Durant le Ramadan, ‘Abdallah Ibn Mas’oud (qu’Allah l’agrée) lisait le Coran en trois jours. (*)
(Rapporté par Tabarani dans Al Mou’jam Al Kabir n°8706 et authentifié par l’imam Ibn Kathir dans Fadail Al Qur’an p 255, Hadith Isnad Sahih)

(*) C’est à dire qu’il le lisait en entier en trois jours.

La Lecture du Coran durant le mois de Ramadan

D’après Moujahid : Durant le Ramadan, après le fajr (1), ‘Aicha (qu’Allah l’agrée) lisait dans le moushaf (2) jusqu’à ce que le soleil se lève. Puis lorsqu’il était levé, elle dormait.
(Rapporté par Al Firiabi dans Fadail Al Qur’an n°152 et sa chaîne de transmission est authentique)

(1) C’est à dire après la prière du matin.

(2) C’est à dire le Coran sous forme de livre.

عن عبدالرحمن عن عبدالله بن مسعود رضي الله عنه أنّه كان يقرأ القرآن في رمضان في ثلاث
(رواه الطبراني في المعجم الكبير رقم ٨٧٠٦ وصححه الإمام ابن كثير في فضائل القرآن ص ٢٥٥)

حكم :إسناده صحيح

D’après Abou Qatada (qu’Allah l’agrée), le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit: « Celui qui soulage son débiteur (*) ou lui annule sa dette sera dans l’ombre du trône le jour du jugement ».
(Rapporté par Ahmed et authentifié par Cheikh Albani dans Sahih Targhib n°911, Hadith Sahih)

(*) C’est à dire une personne qui lui doit de l’argent.

عن أبي قتادة رضي الله عنه قال رسول الله صلى الله عليه وسلم : من نفس عن غريمه أو محا عنه كان في ظل العرش يوم القيامة
(رواه أحمد و صححه الشيخ الألباني في صحيح الترغيب و الترهيب رقم ٩١١)

حكم : صحيح

D’après Asma Bint Abi Bakr (qu’Allah les agrée elle et son père) : À l’époque du Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui), durant une journée nuageuse, nous avons rompu le jeûne puis le soleil est réapparu.

Comme on demanda Hisham (un des rapporteurs de ce hadith) si on leur avait ordonné de le considérer comme une dette à accomplir [plus tard], il répondit: « il faut que la dette soit rendue.»
* Ma`mar: « J’ai entendu Hisham dire: « Je ne sais si oui ou non ils s’étaient acquittés de la dette.»
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°1959)

Cheikh Al Islam Ibn Taymiya (mort en 728 du calendrier hégirien) a dit : « Ce hadith montre que le fait de rattraper le jour n’est pas obligatoire.
En effet, si le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) leur avait ordonné de rattraper ce jour alors cela aurait été mentionné de la même manière que le fait qu’ils ont rompu le jeûne a été mentionné.
Puisque cela n’a pas été mentionné, cela montre que le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) ne le leur a pas ordonné ».
(Haqiqatou As Siyam p 34)

Remarque: Nous avons vu que le fait de rattraper ce jour n’est pas obligatoire. Par contre cela est préférable car cela a également été rapporté de ‘Omar Ibn Al Khattab (qu’Allah l’agrée) et cela permet de sortir de la divergence des savants sur le sujet.

(Voir par exemple Charh Kitab As Siyam Min Al Mouwata de Cheikh Souleyman Ruheili, cours n°14 à 1h05m)

D’après Bichr Ibn Qays : Nous étions auprès de ‘Omar Ibn Al Khattab (qu’Allah l’agrée) durant le Ramadan et le ciel était nuageux.
On lui a apporté du sawiq (*) et alors le soleil est réapparu.
‘Omar (qu’Allah l’agrée) a dit : « Celui qui a rompu le jeûne, qu’il rattrape un jour à la place de ce jour ».
(Rapporté par ‘Abder Razaq dans son Moussannaf n°7394 et authentifié par l’imam Ibn Hajar dans Al Isaba vol 1 p 634)

(*) C’est le nom d’un plat arabe.

عن أسماء بنت أبي بكر رضى الله عنهما قالت أفطرنا على عهد النبي صلى الله عليه وسلم يوم غيم، ثم طلعت الشمس‏.‏ قيل لهشام فأمروا بالقضاء قال بد من قضاء‏.‏ وقال معمر سمعت هشاما لا أدري أقضوا أم لا‏.‏
(رواه البخاري في صحيحه رقم ١٩٥٩)
D’après Sahl Ibn Sa’d (qu’Allah l’agrée) : Le verset -Mangez et buvez jusqu’à ce que vous apparaisse clairement le fil blanc du fil noir- a été révélé mais la partie -de l’aube- (*) n’a pas été révélée tout de suite.
Et lorsque des hommes voulaient jeûner, l’un d’eux accrochait à ses pieds un fil blanc et un fil noir et il continuait à manger tant qu’il n’arrivait pas à les distinguer l’un de l’autre.
Après cela, Allah a révélé -de l’aube- et ils ont su alors que cela signifiait la nuit et le jour.
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°4511)

Remarque : Le cas de la personne qui a mangé après le lever de l’aube car elle pensait que l’aube n’était pas encore levée puis se rend compte de son erreur ; et le cas de la personne qui a rompu le jeûne avant le coucher du soleil car elle pensait qu’il était couché puis se rend compte de son erreur.

Dans les deux cas, lorsque la personne se rend compte de son erreur, elle doit s’abstenir tout de suite de tout ce qui annule le jeûne (manger, boire, avoir un rapport sexuel…) et poursuivre sa journée de jeûne et n’est pas obligée de rattraper ce jour.

(*) Il s’agit du verset 187 de la sourate Al Baqara n°2:
Allah a dit dans la sourate Al Baqara n°2 verset 187 (traduction rapprochée du sens du verset) : « Et mangez et buvez jusqu’à ce que vous apparaisse clairement le fil blanc du fil noir de l’aube puis complétez le jeûne jusqu’à la nuit (*) ».

Cheikh Al Islam Ibn Taymiya (mort en 728 du calendrier hégirien) a dit : « Il a été dans les deux recueils authentiques qu’un groupe de compagnons mangeait jusqu’à ce qu’ils arrivent à distinguer un fil blanc d’un fil noir et le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit à l’un d’eux : -Ta nuit est donc très longue. Il s’agit de la clarté du jour et de l’obscurité de la nuit- (*) et il n’est pas rapporté que le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) leur a ordonné de rattraper… ».
(Majmou’ Al Fatawa 20/572)

(*) Il s’agit du hadith de ‘Adi Ibn Hatim (qu’Allah l’agrée) qui est rapporté dans Sahih Al Boukhari n°1916 et dans Sahih Mouslim n°1090.

عن سهل بن سعد، قال وأنزلت ‏{‏وَكُلُوا وَاشْرَبُوا حَتَّى يَتَبَيَّنَ لَكُمُ الْخَيْطُ الأَبْيَضُ مِنَ الْخَيْطِ الأَسْوَدِ‏} ولم ينزل ‏‏{‏مِنَ الْفَجْرِ‏}‏‏ وكان رجال إذا أرادوا الصوم ربط أحدهم في رجليه الخيط الأبيض والخيط الأسود، ولا يزال يأكل حتى يتبين له رؤيتهما، فأنزل الله بعده ‏‏{‏مِنَ الْفَجْرِ‏}‏ فعلموا أنما يعني الليل من النهار‏.
(رواه البخاري في صحيحه رقم ٤٥١١)
D’après ‘Omar Ibn Al Khatab (qu’Allah l’agrée), le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit: « Lorsque la nuit arrive par ici, que le jour part par là et que le soleil est couché, le jeûneur a certes rompu son jeûne ».
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°1954)

— Rapporté également par Mouslim dans son Sahih n°1100

Et dans un autre hadith, le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit à la fin : « …alors la rupture du jeûne est certes permise ».
(Rapporté par l’imam Ahmed dans son Mousnad n°19413 et authentifié par Cheikh Shouayb Arnaout dans sa correction du Mousnad vol 32 p 155)

— Le moment de la fin du jeûne est le coucher du soleil, c’est à dire lorsque le soleil a complètement disparu.

Allah a dit dans la sourate Al Baqara n°2 verset 187 (traduction rapprochée du sens du verset) : « Et mangez et buvez jusqu’à ce que vous apparaisse clairement le fil blanc du fil noir de l’aube puis complétez le jeûne jusqu’à la nuit (*) ».

(*) Dans la langue arabe, le début de la nuit est le coucher du soleil.
(Lisan Al ‘Arab vol 11 p 607)

قال الله تعالى : وكلوا واشربوا حتّى يتبيّن لكم الخيط الأبيض من الخيط الأسود من الفجر ثُمَّ أَتِمُّوا الصِّيَامَ إِلَى اللَّيْلِ
(سورة البقرة ١٨٧)

Remarque : Si la personne ne peut plus voir le soleil car il est caché par une montagne, une construction ou autre, cela n’est pas le coucher du soleil et il ne lui est pas permis de rompre le jeûne

عن عمر بن الخطاب رضي الله عنه قال النبي صلى الله عليه و سلم : إذا أقبل الليل من ها هنا وأدبر النهار من ها هنا وغربت الشمس فقد أفطر الصائم
(رواه البخاري في صحيحه رقم ١٩٥٤)
D’après Abou Houreira (qu’Allah l’agrée), le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit: « Si l’un d’entre vous entend l’appel à la prière alors que le récipient est dans sa main alors qu’il ne le pose pas jusqu’à ce qu’il en ai consommé ce dont il a besoin ».
‘Ammar (1) a dit : À l’époque il faisaient l’appel à la prière au moment du lever de l’aube.
Hammad (2) a dit : Hicham Ibn ‘Orwa faisait la fatwa selon ce hadith (3).
(Rapporté par Abou Daoud dans ses Sounan n°2350 et les termes sont ceux de Ibn Hazm dans Al Mouhala vol 6 p 232. Il a été authentifié par Cheikh Al Islam Ibn Taymiya dans Charh Al ‘Omda vol 4 p 528 ainsi que par Cheikh Albani dans la Silsila Sahiha vol 3 p 382 Hadith n°1394)

(1) Il s’agit de ‘Ammar Ibn Abi ‘Ammar qui est la personne qui a rapporté ce hadith de Abou Houreira (qu’Allah l’agrée).

(2) Il s’agit de Hammad Ibn Salama qui est la personne qui a rapporté ce hadith de ‘Ammar Ibn Abi ‘Ammar.

(3) C’est à dire que lorsqu’on questionnait Hicham Ibn ‘Orwa (mort en 146 du calendrier hégirien) à propos d’une personne qui est entrain de manger au moment du lever de l’aube, il disait, comme cela est mentionné dans le hadith, qu’elle pouvait terminer ce qu’elle voulait du récipient.

Remarque: Si la personne est entrain de manger ou de boire au moment du lever de l’aube réelle, elle peut terminer de manger ou de boire de son récipient ce dont elle a envie.

Par contre elle ne pourra pas commencer à manger ou se resservir.
(Voir par exemple Tamam Al Mina de Cheikh Albani p 417)

D’après Abou Rafi’ : Abou Houreira (qu’Allah l’agrée) a entendu l’appel à la prière alors qu’il avait le récipient dans sa main, alors il a dit : « Je jure par le Seigneur de la Ka’ba que je l’ai préservé (*) ».
(Rapporté par Ibn Hazm dans Al Mouhala vol 6 p 233 et authentifié par Cheikh Albani dans Sahih Sounan Abi Daoud vol 7 117)

(*) C’est à dire qu’il a préservé ce récipient dans le sens où il allait pouvoir consommé ce qu’il se trouvait dedans car il l’avait commencé avant l’appel à la prière.

Cheikh Ahmed Chakir a dit : « Ce hadith montre que la personne ne doit pas poser le récipient jusqu’à ce qu’elle ait terminé ce dont elle a besoin si elle entend le adhan après le lever de l’aube.
Ceci est une facilité venant d’Allah et de son Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui).
Et certes la précaution est dans le suivi du Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) et dans le fait de mettre en pratique la sounna authentique ».
(Moukhtasar Sounan Abi Daoud Ma’a Ma’alim As Sounan Wa Tahdhib As Sounan avec la correction de Cheikh Ahmed Chakir vol 3 p 233)

عن أبي هريرة رضي الله عنه قال النبي صلى الله عليه و سلم : إذا سمع أحدكم النداء والإناء على يده فلا يضعه حتى يقضي حاجته منه
قال عمار : و كانوا يؤذنون إذا بزغ الفجر
قال حماد أن هشام بن عروة كان يفتي بهذا
(رواه أبو داود في سننه رقم ٢٣٥٠ واللفظ لابن حزم في المحلى ج ٦ ص ٢٣٢ و صححه شيخ الإسلام ابن تيمية في شرح العمدة ج ٤ ص ٥٢٨ و صححه أيضاً الشيخ الألباني في السلسلة الصحيحة ج ٣ ص ٨٢٣)
D’après ‘Ata, ‘Abdallah Ibn ‘Abbas (qu’Allah les agrée lui et son père) a dit : « Allah t’a permis la boisson tant que tu doutes jusqu’à ce que tu ne doutes plus ».
(Rapporté par ‘Abder Razaq dans son Mousannaf n°7367 et authentifié par l’imam Ibn Hajar dans Fath Al Bari 4/135)

Remarque : Il est permis à la personne qui veut jeûner de manger, de boire etc… tant qu’elle n’est pas certaine que le moment de l’aube réel est venu mais qu’elle a simplement un doute

D’après Makhoul : J’ai vu ‘Abdallah Ibn ‘Omar (qu’Allah les agrée lui et son père) prendre un seau d’eau de Zamzam et il a dit à deux hommes : Est-ce que l’aube s’est levée ?
L’un d’eux à dit : Non.
L’autre a dit : Oui.
Alors ‘Abdallah Ibn ‘Omar (qu’Allah les agrée lui et son père) a bu.
(Rapporté par Ibn Abi Chayba dans son Moussannaf n°9308 et authentifié par Cheikh Chathri dans sa correction du Moussannaf de Ibn Abi Chayba vol 5 p 510)

D’après Abi Doha : Un homme a dit à ‘Abdallah Ibn ‘Abbas (qu’Allah les agrée lui et son père) : À quel moment est-ce que je dois délaisser mon repas ?
Un homme a dit : Lorsque tu doutes.
Alors ‘Abdallah Ibn ‘Abbas (qu’Allah les agrée lui et son père) a dit : « Mange tant que tu doutes jusqu’à ce que l’aube t’apparaisse clairement ».
(Rapporté par Al Bayhaqi dansAl Sounan Al Koubra n°8038 et authentifié par l’imam Nawawi dans Al Majmou’ vol 6 p 325)

Cheikh ‘Otheimine a dit : « L’avis juste est que la personne peut manger pendant qu’elle doute sur le fait que l’aube s’est levée ou pas, conformément à la parole d’Allah : -jusqu’à ce que vous apparaisse clairement- (*).
Ainsi tant qu’il y a en toi ne serait-ce que 1% de doute sur le fait que l’aube n’est pas levée alors mange ».
(Ta’liqat ‘Ala Kitab As Siyam Min Al Fourou’ p 119)

(*) C’est la traduction rapprochée d’une partie du verset 187 de la sourate Al Baqara n°2 qui a été mentionné précédemment.

عن عطاء قال عبدالله بن عباس رضي الله عنهما : أحل الله لك الشراب ما شككت حتى لا تشك
(رواه عبدالرزاق في المصنف رقم ٧٣٦٧ و صححه الحافظ ابن حجر في فتح الباري ١٣٥/٤)
D’après Aicha (رضى الله عنها) que Bilal lançait l’appel à la prière en pleine nuit et le Messager d’Allah (ﷺ) disait:
« Mangez et buvez jusqu’à ce que Ibn Oum Maktoum lance son appel car, lui, ne lance son appel qu’après l’entrée de l’aube. »
*Al Qasim Ajouta « L’intervalle de temps entre leurs deux appels n’est que celui qui permetait au premier de descendre et au second de monter. »
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°1918, 1919)

(*) Le moment du début du jeûne est le moment du lever de l’aube réelle.
C’est à dire lorsqu’apparait sur toute la largeur de l’horizon un fil blanc.

Allah a dit dans la sourate Al Baqara n°2 verset 187 (traduction rapprochée du sens du verset) : « Et mangez et buvez jusqu’à ce que vous apparaisse clairement le fil blanc du fil noir de l’aube ».

قال الله تعالى : وكلوا واشربوا حتّى يتبيّن لكم الخيط الأبيض من الخيط الأسود من الفجر
(سورة البقرة ١٨٧)

D’après ‘Abdallah Ibn ‘Abbas (qu’Allah les agrée lui et son père), le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit: « Il y a deux aubes (1) : la première n’interdit pas la nourriture et ne permet pas la prière (2) et la seconde interdit la nourriture et permet la prière (3) ».
(Rapporté par Ibn Khouzeima dans son Sahih n°1927 ainsi que par Al Hakim dans son Moustadrak n°690 qui l’a authentifié et l’imam Dhahabi l’a approuvé)

(1) Les textes authentiques montrent que la première aube, l’aube menteuse, est une lueur rouge qui monte de manière verticale à l’ouest puis vient la seconde aube, l’aube réelle, qui est le fil blanc qui apparaît sur toute la largeur de l’horizon.

(2) C’est à dire que la première aube n’interdit pas la nourriture pour la personne qui veut jeûner et ne permet pas de prier la prière obligatoire du sobh.

(3) C’est à dire que la seconde aube qui est l’aube réelle est le moment où la nourriture devient interdite à la personne qui veut jeûner et c’est également où il devient permis de prier la prière obligatoire du sobh.

L’imam Ibn Houbeyra (mort en 560 du calendrier hégirien) a dit : « Les quatre imams sont en consensus sur le fait que le temps qu’il est obligatoire de jeûner est du lever de le deuxième aube jusqu’au coucher du soleil.
Ils sont également en consensus sur le fait que la deuxième aube, qui est celle après laquelle il n’y a pas d’obscurité, est celle qui interdit la nourriture, la boisson et le rapport sexuel ».
(Ijma’ Al A’ima Al Arba’a Wa Ikhtilafouhoum n°665, vol 1 p 286)

عن عائشة رضى الله عنها أن بلالا، كان يؤذن بليل فقال رسول الله صلى الله عليه وسلم ‏ « ‏ كلوا واشربوا حتى يؤذن ابن أم مكتوم، فإنه لا يؤذن حتى يطلع الفجر ‏ »‏‏.
.‏ قال القاسم ولم يكن بين أذانهما إلا أن يرقى ذا وينزل ذا‏.‏‏
(رواه البخاري في صحيحه رقم ۱۹۱۸، ۱۹۱۹)
D’après Al A’mach : Je n’ai vu personne parmi nos compagnons qui ait détesté le kohl pour le jeûneur et Ibrahim An Nakhai (mort en 96 du calendrier hégirien) permettait au jeûneur de l’utiliser.
(Rapporté par Abou Daoud dans ses Sounan n°2379 et authentifié par Cheikh Albani dans Sahih Abi Daoud, Hadith Hasan)
عن الأعمش قال : ما رأيت أحدا من أصحابنا يكره الكحل للصائم و كان إبراهيم النخعي يرخص أن يكتحل الصائم
(رواه أبو داود في سننه رقم ٢٣٧٩ و حسنه الشيخ الألباني في صحيح أبي داود)

حسن : حكم

D’après ‘Oubeidillah Ibn Abi Bakr : Anas Ibn Malik (qu’Allah l’agrée) utilisait du kohl alors qu’il jeûnait.
(Rapporté par Abou Daoud dans ses Sounan n°2378 et authentifié par Cheikh Albani dans Sahih Abi Daoud, Hadith Hasan Mawqouf)
عن عبيدالله بن أبي بكر عن أنس بن مالك رضي الله عنه أنه كان يكتحل وهو صائم
(رواه أبو داود في سننه رقم ٢٣٧٨ و حسنه الشيخ الألباني في صحيح أبي داود)

حكم : حسن موقوف

D’après Abou Houreira (qu’Allah l’agrée), le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit: « Combien de jeûneurs n’obtiennent de leurs jeûnes que la soif (1) !
Et combien de personnes qui prient la nuit n’obtiennent de la prière que la fatigue (2) ! ».
(Rapporté par Darimi et authentifié par Cheikh Albani dans Takhrij Mishkat Al Masabih n°1956, Hadith Isnad Jayyid)

(1) C’est à dire que leur jeûne n’est pas accepté auprès d’Allah et qu’ils n’en n’obtiennent aucune récompense.
(Hachiya As Sindi ‘Ala Sounan Ibn Maja, hadith n°1690)

Le sens est que la personne qui jeûne sans le faire uniquement pour plaire à Allah ou celle qui ne s’écarte pas des choses interdites durant le jeûne comme la personne qui ment, calomnie, fait de la médisance ou autre parmi les choses interdites alors elle n’obtient de son jeûne que la faim et la soif.
(Mirqatoul Mafath Charh Mishkat Al Masabih, hadith n°2014)

L’imam Al Mundhiri (mort en 656 du calendrier hégirien) a mentionné ce hadith dans son ouvrage At Taghrib Wa Tarhib en le classant dans le chapitre intitulé : -L’avertissement du mensonge, de la médisance et des mauvaises paroles durant le jeûne-.

(2) C’est à dire qu’elles n’obtiennent aucune récompense de leur prière car les conditions pour obtenir la récompense, comme la sincérité envers Allah et la concentration durant la prière, ne sont pas réunies.
(Fayd Al Qadir, hadith n°4405)

Point : Les mauvaises actions et les mauvaises paroles n’annulent pas le jeûne

L’imam Ibn Houbeyra (mort en 560 du calendrier hégirien) a dit : « Les quatre imams sont en consensus sur le fait que le mensonge et la médisance sont interdits au jeûneur et sur le fait qu’ils n’annulent pas son jeûne s’il les pratique ».
(Ijma’ Al A’ima Al Arba’a Wa Ikhtilafouhoum n°674, vol 1 p 289)

L’imam Ibn Qoudama Al Maqdisi (mort en 620 du calendrier hégirien) a dit : « La médisance n’annule pas le jeûne par consensus des savants ».
(Al Moughni vol 4 p 333)

Par contre, il est possible que les péchés engendrés par ces mauvaises actions soient équivalents aux bonnes actions engendrées par le jeûne et, dans ce sens là, les péchés peuvent annuler la récompense du jeûne.
(Fath Dhil Jalal Wal Ikram Bi Charh Boulough Al Maram de Cheikh ‘Otheimine vol 7 p 166)

عن أبي هريرة رضي الله عنه قال النبي صلى الله عليه و سلم : كم من صائم ليس له من صيامه إلا الظمأ وكم من قائم ليس له من قيامه إلا السهر
(رواه الدارمي و صححه الشيخ الألباني في تخريج مشكاة المصابيح رقم ١٩٥٦)

حكم : إسناده جيد

D’après Chu’ba: « J’ai entendu Thâbit al-Bunâny interroger Anas ibn Mâlik (رضى الله عنه) en lui disant:
– « Est-ce que vous détestiez la Hijama (la saignée par ventouse) pour le jeûneur? »
– « Non, sauf par peur d’un affaiblissement. »
Chabâba (Un des rapporteurs) ajouta: « Chu’ba nous a rapporté ceci du temps du Prophète (ﷺ). »
(Rapporté Par Al Boukhari dans son Sahih n°1940)

Remarque n°1 : La sortie du sang du corps du jeûneur de manière involontaire n’annule pas le jeûne par consensus des savants.
(Charh Kitab As Siyam Min Al Mouwata de Cheikh Souleyman Ruheili, cours n°11 à 39 m 30)

Remarque n°2 : Le fait de faire des analyses sanguines durant le jeûne.

Les savants, qu’ils soient d’avis que la hijama annule le jeûne ou pas, sont tous d’accord sur le fait que le fait de se faire piquer pour prendre une petite quantité de sang n’annule pas le jeûne.

Voir : Fatawa Al Lajna Daima vol 10 p 263 ; Fatawa Arkan Al Islam de Cheikh ‘Otheimine p 478 ; Touhfatoul Ikhwan Fi Fiqh As Siyam Wa Dourous Ramadan de Cheikh Al Fawzan p 50.

Cheikh Al Islam Ibn Taymiya (mort en 728 du calendrier hégirien) a dit : « En ce qui concerne la sortie du sang que l’on ne peut pas éviter comme le sang de la métrorragie, le sang qui sort d’une blessure, lorsque la personne saigne du nez et ce qui ressemble à cela alors ceci n’annule pas le jeûne ».
(Majmou’ Al Fatawa 25/267)

Remarque n°3 : Le don de sang durant le jeûne

Lors du don de sang, une quantité importante de sang est prélevée chez le jeûneur et ainsi certains savants ont fait une analogie avec la hijama et ont dit que le don de sang annule le jeûne.
(Voir par exemple Fatawa Arkan Al Islam de Cheikh ‘Otheimine p 478)

Ainsi, le plus prudent, comme pour la hijama, est de ne pas faire de don de sang durant la journée de jeûne et de retarder cela jusqu’à la nuit.

Cheikh ‘Abdel ‘Aziz Ibn Baz a dit : « En ce qui concerne le don de sang, le plus prudent est de le retarder et de le pratiquer après la rupture du jeûne car en général la quantitié de sang est importante et ceci ressemble donc à la hijama ».
(Majmou’ Al Fatawa vol 15 p 273)

Par contre, en cas de nécessité médicale, il n’y a pas de mal à faire un don de sang durant le jeûne et le jeûne n’est pas annulé par cela de la même manière qu’il n’est pas annulé par la hijama comme cela à été expliqué dans d’autre Hadith.

عن شعبة، قال سمعت ثابتا البناني، يسأل أنس بن مالك رضى الله عنه أكنتم تكرهون الحجامة للصائم قال لا‏.‏ إلا من أجل الضعف‏.‏ وزاد شبابة حدثنا شعبة على عهد النبي صلى الله عليه وسلم‏.‏

(رواه البخاري في صحيحه رقم ۱۹۴۰)
D’après ‘Abdallah Ibn ‘Abbas (qu’Allah les agrée lui et son père), le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit: « Toute bonne action est une aumône et celui qui montre un bien est comme celui qui l’a fait (*) ».
(Rapporté par Al Bayhaqi et authentifié par Cheikh Albani dans Sahih Al Jami n°4556, Hadith Sahih)

(*) C’est à dire que la personne qui montre un bien obtient la récompense de tous ceux qui le mettent en pratique.

Et de la même manière, tout personne qui montre un mal récolte les péchés de tous ceux qui le mettent en pratique.

عن عبدالله بن عباس رضي الله عنهما قال رسول الله صلى الله عليه و سلم : كل معروف صدقة و الدال على الخير كفاعله
(رواه البيهقي و صححه الشيخ الألباني في صحيح الجامع رقم ٤٥٥٦)

حكم : صحيح

D’après ‘Abdallah Ibn ‘Abbas (qu’Allah les agrée lui et son père) : Le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a fait la hijama alors qu’il était en état de sacralisation (*) et il a fait la hijama alors qu’il jeûnait.
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°1938)

(*) C’est à dire pour le hajj ou la ‘omra.

Note: La Hijama n’annule pas le jeûne

La hijama consiste a appliquer une ventouse sur certaines parties du corps puis à faire de légères incisions pour faire sortir du sang. C’est ce que les gens appellent communément -une saignée-.

Les savants sont en divergence à propos de la hijama, est-ce qu’elle annule le jeûne ou pas ?

La majorité des savants sont d’avis que la hijama n’annule pas le jeûne.

L’imam Chafi’i (mort en 204 du calendrier hégirien) a dit : « Ce que je connais des compagnons du Prophète (qu’Allah les agrée tous), des tab’ins (*) et de la majorité des gens de science est que le jeûne de personne n’est annulé par la hijama ».
(Fath Al Bari 4/177)

(*) C’est à dire la génération qui a appris avec les compagnons du Prophète.

L’imam Ibn Houbeyra (mort en 560 du calendrier hégirien) a dit : « Les quatre imams sont en consensus sur le fait que la hijama n’annule pas le jeûne.
À l’exception de l’imam Ahmed qui était d’avis que la hijama annule le jeûne de celui qui la pratique et le jeûne de celui sur qui on la pratique. Il se basait sur le hadith qui est rapporté sur cela. ».
(Ijma’ Al A’ima Al Arba’a Wa Ikhtilafouhoum n°678, vol 1 p 290)

عن عبدالله بن عباس رضي الله عنهما أن النبي صلى الله عليه وسلم احتجم وهو محرم واحتجم وهو صائم
(رواه البخاري في صحيحه رقم ١٩٣٨)
D’après Abou Oumama Al Bahili (qu’Allah l’agrée), le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit: « Alors que je dormais deux hommes sont venus à moi et m’ont pris par l’épaule pour m’emmener vers une montagne escarpée et m’ont dit: Monte !
J’ai dit: Je ne peux pas y arriver.
Ils ont dit: Nous allons te la rendre facile.
Alors je suis monté et arrivé au milieu de la montagne j’ai entendu de forts cris. J’ai demandé: Qu’est ce que ces cris ? Ils me répondirent: Ce sont les cris des gens de l’enfer.
Puis nous avons continué jusqu’à arriver vers des gens pendus par les chevilles avec leurs bouches tranchées et ensanglantées. J’ai dit: Qui sont-ils ? Ils me répondirent: Ce sont les gens qui rompaient leurs jeûnes avant son terme.
Puis nous avons continué vers des gens très gros, nauséabonds et très laids. J’ai dit: Qui sont ils ? Ils me répondirent: Ce sont des mécréants morts.
Puis nous avons continué vers des gens qui sentaient encore plus mauvais comme si leur odeur était celle des toilettes. J’ai dit: Qui sont-ils ? Ils me répondirent: Ce sont ceux qui commettent la fornication.
Puis nous avons continué vers des femmes qui avaient les seins mordus par des serpents. J’ai dit: Qui sont-elles ? Ils me répondirent: Ce sont celles qui privent leurs enfants de leur lait (*).
Puis nous avons continué vers des enfants qui jouaient entre deux fleuves. J’ai dit: Qui sont-ils ? Ils me répondirent: Ce sont les enfants des croyants.
Puis nous sommes montés et nous avons vu trois personnes qui buvaient du vin. J’ai dit: Qui sont-ils ? Ils me répondirent: C’est Ja’far, Zayd et Ibn Rawaha.
Puis nous nous sommes élevés une nouvelle fois et nous avons vus trois hommes. J’ai dit: Qui sont-ils ? Ils me répondirent: C’est Ibrahim, Moussa et ‘Issa qui t’attendent ».
(Rapporté par Ibn Khouzeyma dans son Sahih n°1986 et authentifié par cheikh Albani dans la Silsila Sahiha n°3951)

(*) C’est à dire qu’elles refusent d’allaiter leurs enfants.

Cheikh Albani a dit : « Ceci est le châtiment de celui qui jeûne puis rompt volontairement le jeûne avant le moment de la rupture du jeûne. Alors comment sera la situation de celui qui ne jeûne pas du tout ?! ».
(Silsila Sahiha vol 7, 2ème partie à la page 319)

عن أبي أمامة الباهلي رضي الله عنه قال سمعت رسول الله صلى الله عليه وسلم يقول : بينا أنا نائم أتاني رجلان فأخذا بضبعي فأتيا بي جبلا وعرا فقالا : اصعد . فقلت : إني لا أطيقه . فقالا : إنا سنسهله لك .
فصعدت حتى إذا كنت في سواء الجبل فإذا أنا بأصوات شديدة فقلت : ما هذه الأصوات ؟ قالوا : هذا عواء أهل النار
ثم انطلق بي فإذا أنا بقوم معلقين بعراقيبهم مشققة أشداقهم تسيل أشداقهم دما . قلت : من هؤلاء ؟ قيل : هؤلاء الذين يفطرون قبل تحلة صومهم
ثم انطلق بي فإذا أنا بقوم أشد شيء انتفاخا وأنتنه ريحا وأسوأه منظرا . فقلت : من هؤلاء ؟ قال : هؤلاء قتلى الكفار
ثم انطلق بي فإذا أنا بقوم أشد شيء انتفاخا وأنتنه ريحا كأن ريحهم المراحيض . قلت : من هؤلاء ؟ قال : هؤلاء الزانون
ثم انطلق بي فإذا أنا بنساء تنهش ثديهن الحيات . قلت : ما بال هؤلاء ؟ قيل : هؤلاء يمنعن أولادهن ألبانهن
ثم انطلق بي فإذا بغلمان يلعبون بين نهرين . قلت : من هؤلاء ؟ قال : هؤلاء ذراري المؤمنين
ثم شرف بي شرفا فإذا أنا بثلاثة يشربون من خمر لهم . قلت : من هؤلاء ؟ قال : هؤلاء جعفر وزيد وابن رواحة
ثم شرف بي شرفا آخر فإذا أنا بنفر ثلاثة . قلت : من هؤلاء قال هذا إبراهيم وموسى وعيسى وهم ينتظرونك
(رواه ابن خزيمة في صحيحه رقم ١٩٨٦ و صححه الشيخ الألباني في السلسلة الصحيحة رقم ٣٩٥١)