۞ Sahih Al Boukhari ۞

Sahih al-Bukhari est une collection de hadith compilé par l’imam Muhammad al – Bukhari ( d . 256 AH / 870 AD ) ( rahimahullah ) . Sa collection est reconnue par la grande majorité du monde musulman pour être la collection la plus authentique rapportée de la Sunna du Prophète Muhammad (ﷺ ) . Il contient plus de 7500 hadiths.

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D’après ‘Omar ibn El Khattab du haut du minbar: « J’ai entendu l’Envoyé d’Allah (ﷺ) dire : « Les actions ne valent que par les « intentions ». Il ne sera donc tenu compte à chaque homme que de ses intentions. Pour celui qui aura émigré en vue de biens terrestres, ou afin de trouver une femme à épouser, l’émigration ne comptera que pour le but qui aura déterminé son voyage.»
(Rapporté par Al Boukhary dans son Sahih n°1)
عن عمر بن الخطاب رضي الله عنه على المنبر قال سمعت رسول الله صلى الله عليه وسلم يقول : إنما الأعمال بالنيات، وإنما لكل امرئ ما نوى، فمن كانت هجرته إلى دنيا يصيبها، أو إلى امرأة ينكحها، فهجرته إلى ما هاجر إليه.‏
(رواه البخاري في صحيحه رقم ١)
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D’après ‘Aïcha, la mère des Croyants, El-Harits-ben-Hichâm avait interrogé le Messager (ﷺ) : « Ô Messager d’Allah (ﷺ), comment te vient la Révélation ? », celui-ci répondit : « A certains moments, elle m’arrive pareille au tintement d’une clochette, et c’est pour moi la plus pénible. Puis la Révélation s’interrompt, et alors seulement je saisis ce que l’ange m’a transmis. D’autres fois, l’ange se montre à moi sous une forme humaine, il me parle et je retiens ce qu’il m’a dit.»
‘Aïcha ajoute: « Certains jours que le froid était très vif, je vis le Prophète recevoir la Révélation ; au moment où elle cessait, le front du Prophète ruisselait de sueur.»
(Rapporté par Boukhary dans son Sahih n°2)
عن عائشة أم المؤمنين رضى الله عنها أن الحارث بن هشام رضى الله عنه سأل رسول الله صلى الله عليه وسلم فقال يا رسول الله كيف يأتيك الوحى فقال رسول الله صلى الله عليه وسلم ‏ « ‏ أحيانا يأتيني مثل صلصلة الجرس وهو أشده على فيفصم عني وقد وعيت عنه ما قال، وأحيانا يتمثل لي الملك رجلا فيكلمني فأعي ما يقول ‏ »‏‏.‏ قالت عائشة رضى الله عنها ولقد رأيته ينزل عليه الوحى في اليوم الشديد البرد، فيفصم عنه وإن جبينه ليتفصد عرقا‏.‏‏‏.
(رواه البخاري في صحيحه رقم ٢ )
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D’après ‘Aïcha (رضى الله عنهما), la mère des Croyants, a dit :

« La Révélation débuta chez le Prophète (ﷺ) par de pieuses visions qu’il avait pendant son sommeil. Pas une seule de ces visions ne lui apparut sinon avec une clarté semblable à celle de l’aurore. Plus tard, il se prit à aimer la retraite. Il se retira alors dans la caverne de Hirâ, où il se livra au tahannouts, c’est-à-dire à la pratique d’actes d’adoration durant un certain nombre de nuits consécutives, sans qu’il revînt chez lui ; aussi se munissait-il à cet effet de provisions de bouche.

Ensuite il revenait vers Khadîja et prenait les provisions nécessaires pour une nouvelle retraite. Cela dura jusqu’à ce que la Vérité lui fut enfin apportée dans cette caverne de Hirâ.

« L’ange vint alors le trouver et lui dit :
-«Lis.»

-«Je ne sais pas lire.» Il se saisit de moi, dit il (Muhammad (ﷺ)) et me serra péniblement contre lui puis il me relâcha et dit:

-«Lis.»

-«Je ne sais pas lire.» Il se saisit de moi, dit il (Muhammad(ﷺ)) et me serra péniblement contre lui puis il me relâcha et dit: «Lis.»

-«Je ne sais pas lire.» Il se saisit de moi pour la troisième fois , dit il (Muhammad(ﷺ)) et me serra péniblement contre lui puis il me relâcha et dit:

« Lis : au nom de ton Seigneur qui a créé. — Il a créé « l’homme de sang coagulé. — Lis : et ton Seigneur est le très « généreux »
[Sourate 96, Al ‘Alaq 1 – 3]

‏{‏اقْرَأْ بِاسْمِ رَبِّكَ الَّذِي خَلَقَ * خَلَقَ الإِنْسَانَ مِنْ عَلَقٍ * اقْرَأْ وَرَبُّكَ الأَكْرَمُ‏}‏

« En possession de ces versets, le coeur tout palpitant, le Prophète (ﷺ) rentra chez Khadîdja-bent-Khowaïlid et s’écria : « Enveloppez-moi ! « Enveloppez-moi ! » On s’empressa de le tenir enveloppé jusqu’au moment où son effroi fut dissipé.

Alors, s’adressant à Khadîdja, il la mit au courant de ce qui s’était passé, puis il ajouta : « Ah ! j’ai cru que j’en mourrais !

— Non pas ! répondit Khadîdja. Certes jamais Allah ne t’infligera d’affronts ; car tu es uni avec tes proches, tu soutiens les faibles, tu donnes à ceux qui n’ont rien, tu héberges les hôtes et tu secours les victimes des vicissitudes du droit. »

« Ensuite Khadîdja emmena Mohamed chez Waraqa-ben-Naufal-ben-Asad-ben-‘Abd-el-‘Ozza.
Cet homme, qui était le cousin paternel de Khadîdja, avait embrassé le christianisme aux temps antéislamiques. Il savait tracer les caractères hébraïques, et avait copié en hébreu toute la partie de l’Evangile qu’Allah avait voulu qu’il transcrivit.

A cette époque il était âgé et était devenu aveugle : « Ô mon cousin, lui dit Khadîdja, écoute ce que va te dire le fils de ton frère.

— Ô fils de mon frère, répondit Waraqa, de quoi s’agit-il ? »

Le Prophète (ﷺ) raconta alors ce qu’il avait vu.
« Cet ange, dit Waraqa, c’est le Confident qu’Allah a envoyé autrefois à Moïse. Plût à Allah que je fusse jeune en ce moment ! Ah ! que je voudrais être encore vivant à l’époque où tes concitoyens te banniront !

—Ils me chasseront donc, s’écria le Prophète (ﷺ) ?

— Oui, reprit Waraqa. Jamais un homme n’a apporté ce que tu apportes sans être persécuté ! Si je vis encore ce jour-là, je t’aiderai de toutes mes forces. »

Après cela Waraqa ne tarda pas à mourir, et la Révélation fut interrompue. »

Parlant de cette interruption, Djâbir-ben-‘Abdellah-El-Ansari rapporte la tradition suivante : « Tandis que je marchais, dit le Prophète, (ﷺ) j’entendis une voix qui venait du ciel. Levant alors les yeux, j’aperçus l’ange qui était venu me trouver à Hirâ ; il était assis sur un trône entre le ciel et la terre. Effrayé à cette vue, je rentrai chez moi en criant :
« Enveloppez-moi ! enveloppez-moi ! »

Alors Allah me révéla ces versets :

« Ô toi qui es enveloppé, lève-toi et menace du châtiment »
(sourate 74, Al-Muddaththir versets 1 et 2)

(بِسْمِ اللَّهِ الرَّحْمَٰنِ الرَّحِيمِ يَا أَيُّهَا الْمُدَّثِّرُ * قُمْ فَأَنْذِرْ)

et continua jusqu’à ces mots : « Et l’idolâtrie, fuis-là » (sourate 74, Al-Muddaththir verset 5).

(وَالرُّجْزَ فَاهْجُرْ)

Après cela la Révélation reprit avec ardeur et continua sans interruption. »
(Rapporté par Boukhary dans son Sahih n°3)

عن عائشة أم المؤمنين، أنها قالت أول ما بدئ به رسول الله صلى الله عليه وسلم من الوحى الرؤيا الصالحة في النوم، فكان لا يرى رؤيا إلا جاءت مثل فلق الصبح، ثم حبب إليه الخلاء، وكان يخلو بغار حراء فيتحنث فيه وهو التعبد الليالي ذوات العدد قبل أن ينزع إلى أهله، ويتزود لذلك، ثم يرجع إلى خديجة، فيتزود لمثلها، حتى جاءه الحق وهو في غار حراء، فجاءه الملك فقال اقرأ‏.‏ قال ‏ »‏ ما أنا بقارئ ‏ »‏‏.‏ قال ‏ »‏ فأخذني فغطني حتى بلغ مني الجهد، ثم أرسلني فقال اقرأ‏.‏ قلت ما أنا بقارئ‏.‏ فأخذني فغطني الثانية حتى بلغ مني الجهد، ثم أرسلني فقال اقرأ‏.‏ فقلت ما أنا بقارئ‏.‏ فأخذني فغطني الثالثة، ثم أرسلني فقال ‏{‏اقرأ باسم ربك الذي خلق * خلق الإنسان من علق * اقرأ وربك الأكرم‏}‏ ‏ »‏‏.‏ فرجع بها رسول الله صلى الله عليه وسلم يرجف فؤاده، فدخل على خديجة بنت خويلد رضى الله عنها فقال ‏ »‏ زملوني زملوني ‏ »‏‏.‏ فزملوه حتى ذهب عنه الروع، فقال لخديجة وأخبرها الخبر ‏ »‏ لقد خشيت على نفسي ‏ »‏‏.‏ فقالت خديجة كلا والله ما يخزيك الله أبدا، إنك لتصل الرحم، وتحمل الكل، وتكسب المعدوم، وتقري الضيف، وتعين على نوائب الحق‏.‏ فانطلقت به خديجة حتى أتت به ورقة بن نوفل بن أسد بن عبد العزى ابن عم خديجة وكان امرأ تنصر في الجاهلية، وكان يكتب الكتاب العبراني، فيكتب من الإنجيل بالعبرانية ما شاء الله أن يكتب، وكان شيخا كبيرا قد عمي فقالت له خديجة يا ابن عم اسمع من ابن أخيك‏.‏ فقال له ورقة يا ابن أخي ماذا ترى فأخبره رسول الله صلى الله عليه وسلم خبر ما رأى‏.‏ فقال له ورقة هذا الناموس الذي نزل الله على موسى صلى الله عليه وسلم يا ليتني فيها جذعا، ليتني أكون حيا إذ يخرجك قومك‏.‏ فقال رسول الله صلى الله عليه وسلم ‏ »‏ أومخرجي هم ‏ »‏‏.‏ قال نعم، لم يأت رجل قط بمثل ما جئت به إلا عودي، وإن يدركني يومك أنصرك نصرا مؤزرا‏.‏ ثم لم ينشب ورقة أن توفي وفتر الوحى‏.‏
(رواه البخاري في صحيحه رقم ٣ )
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Jabir ibn Abdallah Al-Ansari (tout en parlant de la période interruption dans la révélation) rapporte la tradition suivante : « Tandis que je marchais, dit le Prophète (ﷺ), j’entendis une voix qui venait du ciel. Levant alors les yeux, j’aperçus l’ange qui était venu me trouver à Hirâ ; il était assis sur un trône entre le ciel et la terre. Effrayé à cette vue, je rentrai chez moi en criant : « Enveloppez-moi ! enveloppez-moi ! » Alors Allah me révéla ces versets : « Ô toi qui es enveloppé, lève-toi et menace du châtiment » (sourate Al Mudathir, versets 1 et 2), et continua jusqu’à ces mots : « Et l’idolâtrie, fuis-là » (sourate Al Mudathir, verset 5). Après cela la Révélation reprit avec ardeur et continua sans interruption. »
(Rapporté par Al Boukhary dans son Sahih n°4)

عن جابر بن عبد الله الأنصاري، قال وهو يحدث عن فترة الوحى، فقال في حديثه ‏ »‏ بينا أنا أمشي، إذ سمعت صوتا، من السماء، فرفعت بصري فإذا الملك الذي جاءني بحراء جالس على كرسي بين السماء والأرض، فرعبت منه، فرجعت فقلت زملوني‏.‏ فأنزل الله تعالى ‏{‏يا أيها المدثر * قم فأنذر‏}‏ إلى قوله ‏{‏والرجز فاهجر‏}‏ فحمي الوحى وتتابع ‏ »‏‏.‏ تابعه عبد الله بن يوسف وأبو صالح‏.‏ وتابعه هلال بن رداد عن الزهري‏.‏ وقال يونس ومعمر ‏ »‏ بوادره ‏ »‏‏.‏
(رواه البخاري في صحيحه رقم ٤)
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D’après Sa’îd ibn Jubair, voici comment Ibn ‘Abbâs commentait le verset du Coran :
« N’agite pas ta langue afin de hâter ainsi la Révélation »(sourate 75, verset 16). « L’Envoyé d’Allah (ﷺ) essayait de calmer la souffrance que lui inspirait la Révélation, et c’est dans ce but qu’il remuait les lèvres. » Ce disant, Ibn-‘Abbas remuait les lèvres et ajoutait : « Regarde, je les remue de la même façon que le faisait l’Envoyé d’Allah (ﷺ). » A son tour Sa’îd rapportant cette tradition, remuait les lèvres et disait : « Je les remue comme je l’ai vu faire à Ibn-‘Abbâs. » Ce fut dans ces circonstances qu’Allah fit descendre ce verset : « N’agite pas ta langue afin de hâter ainsi la Révélation.C’est à nous qu’incombe l’assemblage de ces textes et leur récitation » (sourate 75, verset 16 et 17). Ibn-‘Abbâs expliquait ces derniers mots en disant : « Allah les assemblera dans ta poitrine et tu les réciteras ensuite. » Dans le verset : « Lorsque nous le réciterons, suis sa récitation » (sourate 75, verset 16), Ibn-‘Abbâs expliquait les derniers mots par : « Ecoute la récitation et tais-toi. » Enfin ce verset : « Ensuite ce sera à nous de le rendre explicite »(sourate 75, verset 19), doit s’entendre, selon Ibn-‘Abbâs : « Ensuite ce sera à nous de te le faire réciter ». Après cette Révélation, chaque fois que Gabriel venait trouver l’Envoyé d’Allah (ﷺ), celui-ci l’écoutait, puis dès que Gabriel était parti, il récitait le Coran exactement comme l’ange l’avait récité.
(Rapporté par Boukhary dans son Sahih n°5)
عن سعيد بن جبير، عن ابن عباس، في قوله تعالى ‏{‏لا تحرك به لسانك لتعجل به‏}‏ قال كان رسول الله صلى الله عليه وسلم يعالج من التنزيل شدة، وكان مما يحرك شفتيه فقال ابن عباس فأنا أحركهما لكم كما كان رسول الله صلى الله عليه وسلم يحركهما‏.‏ وقال سعيد أنا أحركهما كما رأيت ابن عباس يحركهما‏.‏ فحرك شفتيه فأنزل الله تعالى ‏{‏لا تحرك به لسانك لتعجل به* إن علينا جمعه وقرآنه‏}‏ قال جمعه له في صدرك، وتقرأه ‏{‏فإذا قرأناه فاتبع قرآنه‏}‏ قال فاستمع له وأنصت ‏{‏ثم إن علينا بيانه‏}‏ ثم إن علينا أن تقرأه‏.‏ فكان رسول الله صلى الله عليه وسلم بعد ذلك إذا أتاه جبريل استمع، فإذا انطلق جبريل قرأه النبي صلى الله عليه وسلم كما قرأه‏.
(رواه البخاري في صحيحه رقم ٥ )
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D’après Ibn ‘Abbâs rapporte que nul n’était généreux à l’égal de l’Envoyé d’Allah (ﷺ), et que cette générosité se manifestait surtout durant le mois de Ramadân, à la suite de ses entrevues avec Gabriel qui venait chaque nuit lui enseigner le Coran. A ce moment-là l’Envoyé d’Allah (ﷺ) était plus généreux que le vent envoyé par Allah. (c’est-à-dire les vents qui amènent la pluie).
(Rapporté par Al Boukhary dans son Sahih n°6)
عن ابن عباس، قال كان رسول الله صلى الله عليه وسلم أجود الناس، وكان أجود ما يكون في رمضان حين يلقاه جبريل، وكان يلقاه في كل ليلة من رمضان فيدارسه القرآن، فلرسول الله صلى الله عليه وسلم أجود بالخير من الريح المرسلة‏ »‏‏.‏
(رواه البخاري في صحيحه رقم ٦)
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D’après ‘Abdallah ibn ‘Abbas que Abou-Sofyân-ben-Harb a raconté qu’il fut mandé par Héraclius à l’époque où il se trouvait en Syrie à la tête d’une caravane de marchands qoraïchites, et au cours de la trêve (la trêve de Houdeibiya) que le Prophète (ﷺ) avait conclue avec lui et les infidèles de Qoraïch. Les envoyés d’Héraclius arrivèrent auprès d’Abou-Sofyân au moment où l’empereur et sa suite se trouvaient à Ilya (transcription arabe de la première partie du nom que portait à cette époque Jérusalem, Elia Capitolina.) Entouré de grands personnages grecs, Héraclius convoqua les Qoraïchites dans sa salle de réception ; puis, il les fit introduire en sa présence et invita son interprète à leur dire : « Lequel d’entre vous est le plus proche parent de cet homme qui prétend être prophète (ﷺ) ? — C’est moi répondit Abou-Sofyân. — Qu’on fasse approcher cet homme de moi, dit l’empereur ; qu’on fasse également rapprocher ses compagnons et qu’ils soient placés contre son dos. » Alors, s’adressant à son interprète : « Dis-leur, reprit-il, que je vais interroger cet homme sur le prétendu prophète (ﷺ) ; si cet homme ment, ses compagnons devront relever ses mensonges. » En faisant ce récit, Abou-Sofyân ajouta « Par Allah ! si je n’avais eu honte de voir relever mes mensonges par mes compagnons, j’aurais hardiment menti sur son compte. La première question qui me fut posée fut la suivante : « Quel rang sa famille occupe-t-elle parmi vous ? — Elle jouit d’une grande considération, répondis-je. —Quelqu’un parmi vous, poursuivit Héraclius, a-t-il jamais tenu avant lui de semblables propos ? —Non. — Quelqu’un de ses ancêtres a-t-il régné ? —Non, répliquai-je. —Ses partisans se recrutent-ils dans les hautes classes ou parmi les humbles ? — Parmi les humbles. —Leur nombre augmente-t-il ou va-t-il en décroissant ? —Il augmente. — En est-il parmi eux qui après avoir adopté sa religion la prennent ensuite en aversion et apostasient ? — Non. — Le soupçonniez vous de mensonge avant qu’il ne tînt les discours qu’il tient aujourd’hui ? —Non. — Trahit-il ses engagement ? —Non ; mais nous avons conclu une trêve avec lui en ce moment et nous ignorons comment il se conduira au cours de cette trêve. » Cette réponse ajouta Abou-Sofyân, fut la seule dans laquelle je pus glisser une insinuation contre Mohamed.

« Poursuivant ses questions, Héraclius dit : « Avez-vous été en guerre avec lui ? — Oui, répondis-je. —Quelle a été l’issue des combats livrés ? — La guerre entre nous a eu des alternatives ; tantôt c’est lui qui l’a emporté sur nous, tantôt c’est nous qui l’avons emporté sur lui. — Et que vous ordonne-t-il donc ? — Il nous dit de n’adorer que Allah seul ; de ne lui associer aucun être ; de renoncer aux croyances de nos pères. Il nous ordonne de prier ; d’être de bonne foi ; d’avoir des mœurs pures ; de rester unis avec nos proches. » Alors Héraclius chargea son interprète de dire à Abou-Sofyân : « Je t’ai interrogé sur sa famille et tu m’as répondu qu’il était de bonne naissance. Or les envoyés d’Allah ont toujours été choisis parmi les plus nobles du peuple chez lequel ils remplissaient leur mission. Je t’ai demandé si quelqu’un parmi vous avait tenu de semblables discours, et tu m’as répondu que non. Alors en moi-même j’ai pensé que si quelqu’un avant lui avait tenu les mêmes propos, je pourrais croire que cet homme ne faisait qu’imiter les enseignements de ses prédécesseurs. Je t’ai demandé si parmi ses ancêtres il y en avait eu un qui eût régné et tu m’as dit que non. En posant cette question je pensais que, si un de ses ancêtres avait régné, cet homme cherchait à remonter sur le trône de ses pères. Je t’ai demandé si, avant qu’il vous tînt ses discours, vous le soupçonniez d’être un menteur et tu m’as répondu que non. J’ai compris par là que s’il n’était pas homme à mentir à l’égard de ses semblables il ne pouvait mentir à l’égard de Allah . Je t’ai demandé si ses adeptes se recrutaient parmi les grands ou parmi les humbles et tu m’as répondu que c’était parmi les humbles. Or c’est toujours eux qui forment les partisans des prophètes. Je t’ai demandé s’ils augmentaient en nombre ou s’ils diminuaient et tu m’as répondu qu’ils allaient en augmentant. Or c’est bien là le propre de la foi de croître jusqu’à sa complète évolution. Je t’ai demandé si quelques-uns d’entre eux après avoir embrassé la foi s’en détournaient avec horreur et la reniaient et tu m’as répondu que non. Et c’est bien ainsi qu’agit la quand sa grâce pénètre dans les cœurs. Je t’ai demandé s’il manquait à ses engagements et tu m’as répondu que non. Il en est ainsi des prophètes, ils ne trahissent point. Je t’ai demandé ce qu’il vous ordonnait et tu m’as répondu qu’il vous ordonnait d’adorer Allah, de ne lui associer aucun être, qu’il vous défendait d’adorer des idoles ; qu’il vous prescrivait la prière, la bonne foi et la pureté des mœurs. Si donc ce que tu dis est vrai, cet homme conquerra cet endroit même que foulent mes deux pieds. Je savais d’ailleurs que cet homme allait bientôt paraître, mais je ne supposais pas que ce serait l’un d’entre vous. Quant à moi, si je savais pouvoir parvenir jusqu’à lui, je ferais tous mes efforts pour l’aller trouver et dès que je serais auprès de lui je laverais la poussière de ses pieds. »

Ensuite Héraclius donna l’ordre d’apporter la lettre que le Prophète (ﷺ) avait fait remettre par Dihya au gouverneur de Bosra et que ce dernier lui avait transmise. Il lut la lettre qui était ainsi conçue : « Au nom d’Allah , le Clément, le Miséricordieux. De la part de Mohamed, l’adorateur d’Allah et son envoyé à Héraclius le chef des grecs. Salut à quiconque suit la bonne voie. Ensuite. Je t’appelle à la foi musulmane ; convertis-toi à l’islam, tu seras sauvé et Allah  te donnera une double part de récompense. Si tu te détournes de l’islam tu seras en outre responsable du péché commis par tes sujets. « Ô gens de l’Ecriture, venez à l’appel d’une parole qui vous est commune à nous comme à vous, à savoir que nous ne devons adorer qu’Allah et ne lui associer aucun être ; qu’aucun de nous n’en prenne quelque autre comme souverain suprême à l’exclusion d’Allah. S’ils se détournent à cet appel dites-leur : « Soyez témoins que nous sommes musulmans » (sourate III, verset 57).

Abou-Sofyân poursuit son récit en ces termes : « Lorsque Héraclius eut prononcé les paroles qui viennent d’être rapportées et qu’il eut achevé de lire la lettre du Prophète (ﷺ), un grand tumulte se produisit dans son entourage et des cris violents retentirent. On nous fit alors sortir et pendant que nous sortions je dis à mes compagnons : « Il faut que les affaires du d’Abou-Kebcha aient pris de l’importance puisque le prince des Benou-‘l-Asfar le redoute. » Et depuis ce jour jusqu’au moment où Allah m’imprégna de l’islam, je demeurai convaincu du succès de Mohamed.

Ibn-En-Nâtour, gouverneur de Ilya, ami d’Héraclius et évêque des chrétiens de Syrie, raconte ce qui suit : « Héraclius, de passage à Ilya, se leva un matin de fort méchante humeur. Un de ses patrices lui dit alors : « Nous voyons avec peine que tu n’as pas ton air accoutumé. » Ibn-En-Nâtour ajoute que Héraclius, qui était devin et qui observait les astres, répondit alors à l’observation qu’on venait de lui faire : « Cette nuit, en regardant les astres, j’ai vu que l’avènement du prince des circoncis venait d’avoir lieu. Quelles sont donc les nations actuelles qui pratiquent la circoncision ? — Les Juifs seuls, répondirent les courtisans, pratiquent la circoncision. N’aie donc pas la moindre inquiétude à leur sujet. Ecris dans toutes les villes de ton royaume pour ordonner qu’on mette à mort tous les Juifs qui s’y trouvent. »

Ils en étaient là de leur conciliabule, quand se présenta à Héraclius un messager du prince de Ghassân chargé d’annoncer à l’empereur l’apparition du Prophète. Après avoir interrogé ce messager Héraclius dit à ceux qui l’entouraient : « Allez examiner cet homme et voyez si oui ou non il est circoncis. » L’examen terminé, ils déclarèrent à Héraclius que le messager était circoncis. L’empereur lui ayant alors demandé si les Arabes étaient circoncis et la réponse ayant été que oui, il s’écria : « Ce que j’avais vu, c’était donc l’avènement au pouvoir de ce peuple. » Ensuite il écrivit à un de ses amis dont la science égalait la sienne et qui habitait Rome, puis il se mit en route pour Emèse. Il n’était pas encore arrivé dans cette ville qu’il reçut de son ami une lettre qui confirmait l’idée qu’il avait eue de l’avènement de Mohamed et du caractère prophétique de sa mission. Alors Héraclius convoqua tous les grands personnages grecs dans la grande salle intérieure de son palais d’Emèse et, après en avoir fait fermer les portes, il se plaça dans un endroit élevé et dit : « Peuple grec, désirez-vous le bonheur ? Voulez-vous être dans la voie droite et conserver votre suprématie ? Eh bien ! prêtez serment de fidélité à ce Prophète (ﷺ) ! » En entendant ces mots les Grecs avec la furie d’ânes sauvages, se ruèrent vers les portes, mais ils les trouvèrent fermées. Désespérant alors de les amener à la foi, Héraclius donna l’ordre de ramener tout le monde devant lui et dit : « Le discours que je viens de vous tenir n’avait d’autre but que d’éprouver la force de votre attachement à votre religion ; maintenant je suis édifié. » Les Grecs se prosternèrent aussitôt devant lui et lui marquèrent leur satisfaction. Ainsi finit cette aventure de Héraclius.
(Rapporté par Al Boukhary dans son Sahih n°7)

عن عبد الله بن عباس، أخبره أن أبا سفيان بن حرب أخبره أن هرقل أرسل إليه في ركب من قريش وكانوا تجارا بالشأم في المدة التي كان رسول الله صلى الله عليه وسلم ماد فيها أبا سفيان وكفار قريش، فأتوه وهم بإيلياء فدعاهم في مجلسه، وحوله عظماء الروم ثم دعاهم ودعا بترجمانه فقال أيكم أقرب نسبا بهذا الرجل الذي يزعم أنه نبي فقال أبو سفيان فقلت أنا أقربهم نسبا‏.‏ فقال أدنوه مني، وقربوا أصحابه، فاجعلوهم عند ظهره‏.‏ ثم قال لترجمانه قل لهم إني سائل هذا عن هذا الرجل، فإن كذبني فكذبوه‏.‏ فوالله لولا الحياء من أن يأثروا على كذبا لكذبت عنه، ثم كان أول ما سألني عنه أن قال كيف نسبه فيكم قلت هو فينا ذو نسب‏.‏ قال فهل قال هذا القول منكم أحد قط قبله قلت لا‏.‏ قال فهل كان من آبائه من ملك قلت لا‏.‏ قال فأشراف الناس يتبعونه أم ضعفاؤهم فقلت بل ضعفاؤهم‏.‏ قال أيزيدون أم ينقصون قلت بل يزيدون‏.‏ قال فهل يرتد أحد منهم سخطة لدينه بعد أن يدخل فيه قلت لا‏.‏ قال فهل كنتم تتهمونه بالكذب قبل أن يقول ما قال قلت لا‏.‏ قال فهل يغدر قلت لا، ونحن منه في مدة لا ندري ما هو فاعل فيها‏.‏ قال ولم تمكني كلمة أدخل فيها شيئا غير هذه الكلمة‏.‏ قال فهل قاتلتموه قلت نعم‏.‏ قال فكيف كان قتالكم إياه قلت الحرب بيننا وبينه سجال، ينال منا وننال منه‏.‏ قال ماذا يأمركم قلت يقول اعبدوا الله وحده، ولا تشركوا به شيئا، واتركوا ما يقول آباؤكم، ويأمرنا بالصلاة والصدق والعفاف والصلة‏.‏ فقال للترجمان قل له سألتك عن نسبه، فذكرت أنه فيكم ذو نسب، فكذلك الرسل تبعث في نسب قومها، وسألتك هل قال أحد منكم هذا القول فذكرت أن لا، فقلت لو كان أحد قال هذا القول قبله لقلت رجل يأتسي بقول قيل قبله، وسألتك هل كان من آبائه من ملك فذكرت أن لا، قلت فلو كان من آبائه من ملك قلت رجل يطلب ملك أبيه، وسألتك هل كنتم تتهمونه بالكذب قبل أن يقول ما قال فذكرت أن لا، فقد أعرف أنه لم يكن ليذر الكذب على الناس ويكذب على الله، وسألتك أشراف الناس اتبعوه أم ضعفاؤهم فذكرت أن ضعفاءهم اتبعوه، وهم أتباع الرسل، وسألتك أيزيدون أم ينقصون فذكرت أنهم يزيدون، وكذلك أمر الإيمان حتى يتم، وسألتك أيرتد أحد سخطة لدينه بعد أن يدخل فيه فذكرت أن لا، وكذلك الإيمان حين تخالط بشاشته القلوب، وسألتك هل يغدر فذكرت أن لا، وكذلك الرسل لا تغدر، وسألتك بما يأمركم، فذكرت أنه يأمركم أن تعبدوا الله، ولا تشركوا به شيئا، وينهاكم عن عبادة الأوثان، ويأمركم بالصلاة والصدق والعفاف‏.‏ فإن كان ما تقول حقا فسيملك موضع قدمى هاتين، وقد كنت أعلم أنه خارج، لم أكن أظن أنه منكم، فلو أني أعلم أني أخلص إليه لتجشمت لقاءه، ولو كنت عنده لغسلت عن قدمه‏.‏ ثم دعا بكتاب رسول الله صلى الله عليه وسلم الذي بعث به دحية إلى عظيم بصرى، فدفعه إلى هرقل فقرأه فإذا فيه بسم الله الرحمن الرحيم‏.‏ من محمد عبد الله ورسوله إلى هرقل عظيم الروم‏.‏ سلام على من اتبع الهدى، أما بعد فإني أدعوك بدعاية الإسلام، أسلم تسلم، يؤتك الله أجرك مرتين، فإن توليت فإن عليك إثم الأريسيين و‏{‏يا أهل الكتاب تعالوا إلى كلمة سواء بيننا وبينكم أن لا نعبد إلا الله ولا نشرك به شيئا ولا يتخذ بعضنا بعضا أربابا من دون الله فإن تولوا فقولوا اشهدوا بأنا مسلمون‏}‏ قال أبو سفيان فلما قال ما قال، وفرغ من قراءة الكتاب كثر عنده الصخب، وارتفعت الأصوات وأخرجنا، فقلت لأصحابي حين أخرجنا لقد أمر أمر ابن أبي كبشة، إنه يخافه ملك بني الأصفر‏.‏ فما زلت موقنا أنه سيظهر حتى أدخل الله على الإسلام‏.‏ وكان ابن الناظور صاحب إيلياء وهرقل سقفا على نصارى الشأم، يحدث أن هرقل حين قدم إيلياء أصبح يوما خبيث النفس، فقال بعض بطارقته قد استنكرنا هيئتك‏.‏ قال ابن الناظور وكان هرقل حزاء ينظر في النجوم، فقال لهم حين سألوه إني رأيت الليلة حين نظرت في النجوم ملك الختان قد ظهر، فمن يختتن من هذه الأمة قالوا ليس يختتن إلا اليهود فلا يهمنك شأنهم واكتب إلى مداين ملكك، فيقتلوا من فيهم من اليهود‏.‏ فبينما هم على أمرهم أتي هرقل برجل أرسل به ملك غسان، يخبر عن خبر رسول الله صلى الله عليه وسلم فلما استخبره هرقل قال اذهبوا فانظروا أمختتن هو أم لا‏.‏ فنظروا إليه، فحدثوه أنه مختتن، وسأله عن العرب فقال هم يختتنون‏.‏ فقال هرقل هذا ملك هذه الأمة قد ظهر‏.‏ ثم كتب هرقل إلى صاحب له برومية، وكان نظيره في العلم، وسار هرقل إلى حمص، فلم يرم حمص حتى أتاه كتاب من صاحبه يوافق رأى هرقل على خروج النبي صلى الله عليه وسلم وأنه نبي، فأذن هرقل لعظماء الروم في دسكرة له بحمص ثم أمر بأبوابها فغلقت، ثم اطلع فقال يا معشر الروم، هل لكم في الفلاح والرشد وأن يثبت ملككم فتبايعوا هذا النبي، فحاصوا حيصة حمر الوحش إلى الأبواب، فوجدوها قد غلقت، فلما رأى هرقل نفرتهم، وأيس من الإيمان قال ردوهم على‏.‏ وقال إني قلت مقالتي آنفا أختبر بها شدتكم على دينكم، فقد رأيت‏.‏ فسجدوا له ورضوا عنه، فكان ذلك آخر شأن هرقل‏.‏ رواه صالح بن كيسان ويونس ومعمر عن الزهري‏.‏‏
(رواه البخاري في صحيحه رقم ۷)
.

D’après ‘Abdallah Ibn ‘Omar (qu’Allah les agrée lui et son père), le Prophète (ﷺ) a dit: « L’Islam est bâtie sur cinq choses: l’attestation qu’il n’y a pas d’autre divinité qui mérite d’être adorée si ce n’est Allah et que Muhammad est le Messager d’Allah, l’accomplissement de la prière, le fait de s’acquitter de la zakat, le fait de jeûner le Ramadan et le hajj ».
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°8)
عن عبدالله بن عمر رضي الله عنهما قال النبي صلي الله عليه و سلم : بني الإسلام على خمس شهادة أن لا إله إلا الله وأن محمدا رسول الله، وإقام الصلاة، وإيتاء الزكاة، والحج، وصوم رمضان
(رواه البخاري في صحيحه رقم ٨)
.

D’après Anas Ibn Malik (qu’Allah l’agrée), le Prophète (ﷺ) a dit: « Aucun de vous ne sera croyant (*) jusqu’à ce qu’il m’aime plus que son père, que son enfant et que l’ensemble des gens ».
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°15)

(*) Ceci ne signifie pas que la personne est mécréante et qu’elle n’a aucune foi mais plutôt que sa foi n’est pas complète car la personne a délaissé un acte qui lui était obligatoire.
(Voir par exemple Charh Al ‘Arba’in Nawawiya de Cheikh Saleh Al Cheikh p 220)

عن أنس بن مالك رضي الله عنه قال النبي صلى الله عليه و سلم : لا يؤمن أحدكم حتى أكون أحب إليه من والده وولده والناس أجمعين
(رواه البخاري في صحيحه رقم ١٥ )
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D’après Abou Said Al-Khudri (رضى الله عنه), le Prophète (ﷺ) dit: « Ceux destinés au Paradis y entreront et ceux au Feu entreront effectivement au Feu.
Après quoi, Allah, le Très-Haut, dira: « Faites sortir ceux qui avaient dans le coeur [ne fût-ce que] le poids d ‘un grain de moutarde de foi ».

En effet, on les fera sortir. Calcinés qu’ils seront, on les jettera dans le fleuve d’al-hayâ (de pluie) ou: d’ al-hayât (de vie), le doute vient de Mâlik (Le Narrateur est dans le doute quant à quel est le bon terme) – et de là, ils repousseront comme repousse une graine au bord du torrent. N’as-tu [sic] pas vu qu’elle sort toute jaune et courbeé?.»
(Rapporté Par Al Boukhari dans son Sahih n°22)

عن أبي سعيد الخدري، رضى الله عنه عن النبي صلى الله عليه وسلم قال ‏ : يدخل أهل الجنة الجنة، وأهل النار النار، ثم يقول الله تعالى أخرجوا من كان في قلبه مثقال حبة من خردل من إيمان‏.‏ فيخرجون منها قد اسودوا فيلقون في نهر الحيا أو الحياة، شك مالك فينبتون كما تنبت الحبة في جانب السيل، ألم تر أنها تخرج صفراء ملتوية ‏‏‏.‏ قال وهيب حدثنا عمرو ‏ الحياة ‏‏‏.‏ وقال ‏ « خردل من خير »‏ .‏
(رواه البخاري في صحيحه رقم ۲۲)
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D’après ibn ‘Abbas rapporte du Prophète -sal Allahou ‘alayhi wa salam- qu’il a dit :

« Allah m’a montré l’enfer et j’ai vu que la majorité de ses habitants était des femmes, car elles renient »

On demanda : « Car elles renient Allah ? »

Il répondit : « [Non mais] parce qu’elles renient les bienfaits de leurs époux et les faveurs qu’ils leur font. Tu peux être bienfaisant envers une femme toute ta vie. Il suffit que tu la contraries une fois pour qu’elle dise « Tu n’as jamais été bienfaisant envers moi ».
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°29)

عن ابن عباس، قال قال النبي صلى الله عليه وسلم ‏ »‏ أريت النار فإذا أكثر أهلها النساء يكفرن ‏ »‏‏.‏ قيل أيكفرن بالله قال ‏ »‏ يكفرن العشير، ويكفرن الإحسان، لو أحسنت إلى إحداهن الدهر ثم رأت منك شيئا قالت ما رأيت منك خيرا قط ‏ »‏‏.‏
(رواه البخاري في صحيحه رقم ۲۹)
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D’après Abou Houreira (qu’Allah l’agrée), le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit:
« Celui qui prie la nuit durant le ramadan avec foi et en espérant la récompense, a ses péchés précédents pardonnés ».
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°37)
عن أبي هريرة رضي الله عنه قال رسول الله صلى الله عليه و سلم : من قام رمضان إيمانا واحتسابا غفر له ما تقدم من ذنبه
(رواه البخاري في صحيحه رقم ٣٧ و مسلم في صحيحه رقم ٧٥٩)
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D’après ‘Abdullah, Le Prophète  (ﷺ) a dit, « Insulter un musulman, c’est de la perversité, et le tuer c’est de la mécréance. »
(Rapporté Par Al Boukhari dans son Sahih n°48)
عن عبد الله، أن النبي صلى الله عليه وسلم قال ‏ « ‏ سباب المسلم فسوق، وقتاله كفر ‏ »‏‏.‏
(رواه البخاري في صحيحه رقم ۴۸)
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Abou Jamra rapporte: Je fréquentais souvent ibn ‘Abbâs qui me faisait asseoir sur son banc.
Une fois, il me dit: « Reste chez moi et je te réserverai une part de mes biens! »
[En effet], j’acceptais et deux mois après mon séjour, il me dit: « A l’arrivée du groupe délégataire de ‘Abd-al-Qays chez le Prophète (ﷺ) celui-ci demanda: « Qui sont ces gens? (ou Ô délégation de ‘Abdul Qais (1)) Nous appartenons à Rab’ia, répondirent-ils. Soyez les bienvenus (ou: que la délégation de ‘Abdul Qais soient les bienvenus), sans être confondus et sans regrets! Ô Messager d’Allah (ﷺ)! nous ne pouvons venir te voir que durant l’un des mois sacrés,

il y a ce clan des mécréants de Mudar qui nous sépare de toi. Recommande-nous une chose assez claire que nous transmettrons à ceux que nous avons laissés derrière nous, et qui nous fera entrer au Paradis.“ ils l’interrogèrent en outre au sujet des boissons. Et lui de leur recommander quatre choses et leur en interdire quatre autres. Il leur recommanda de croire en Allah.

« Est-ce que vous savez ce qu’est la foi en Allah Seul ? ».
Ils ont dit : Allah et son Messager sont plus savant.
Le Prophète (ﷺ) a dit : « L’attestation de La Ilaha Illa Allah et que Muhammad est le Messager d’Allah, l’accomplissement de la prière, l’acquittement de la zakat, le jeûne de ramadan et que vous donniez le cinquième du butin ».

Et il leur interdit quatre choses: Al-hantam, Ad-dubbâ’, An-naqîr et Almuzaffat (2) (il se peut qu ‘ il cita aussi: al-muqayyar). Enfin, il leur dit: « Retenez bien cela et transmettez-Le à ceux que vous avez laissés derrière vous! »

(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°53)

(1) ‘Abd Al Qays est le nom d’une tribu venant de Bahrein.
(2) II s’agit de récipients qu‘on utilisait pour la fermentation du vin.

عن أبي جمرة، قال كنت أقعد مع ابن عباس، يجلسني على سريره فقال أقم عندي حتى أجعل لك سهما من مالي، فأقمت معه شهرين، ثم قال إن وفد عبد القيس لما أتوا النبي صلى الله عليه وسلم قال ‏ »‏ من القوم أو من الوفد ‏ »‏‏.‏ قالوا ربيعة‏.‏ قال ‏ »‏ مرحبا بالقوم أو بالوفد غير خزايا ولا ندامى ‏ »‏‏.‏ فقالوا يا رسول الله، إنا لا نستطيع أن نأتيك إلا في شهر الحرام، وبيننا وبينك هذا الحى من كفار مضر، فمرنا بأمر فصل، نخبر به من وراءنا، وندخل به الجنة‏.‏ وسألوه عن الأشربة‏.‏ فأمرهم بأربع، ونهاهم عن أربع، أمرهم بالإيمان بالله وحده‏.‏ قال ‏ »‏ أتدرون ما الإيمان بالله وحده ‏ »‏‏.‏ قالوا الله ورسوله أعلم‏.‏ قال ‏ »‏ شهادة أن لا إله إلا الله وأن محمدا رسول الله، وإقام الصلاة، وإيتاء الزكاة، وصيام رمضان، وأن تعطوا من المغنم الخمس ‏ »‏‏.‏ ونهاهم عن أربع عن الحنتم والدباء والنقير والمزفت‏.‏ وربما قال المقير‏.‏ وقال ‏ »‏ احفظوهن وأخبروا بهن من وراءكم ‏ »‏‏.‏
(رواه البخاري في صحيحه رقم ٥٣)
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D’après Ziyad Ibn ‘Ilaqa, J’ai entendu Jarir Ibn ‘Abdillah (qu’Allah les agrée lui et son père) a dit :

« Le jour de la mort d’al-Mughira ibn Chu’ba (1), il (Jarir) se leva, loua et glorifia Allah.
Je l’entendis dire: « Vous devez craindre Allah seul, sans rien Lui associé, et être calmes jusqu’à l’arrivée d’un nouveau gouverneur. »
D’ailleurs celui-ci ne tardera pas à venir.
« Quant à votre gouverneur [qui vient de rendre l’âme], demandez-lui le pardon d’Allah, car lui-même aimait pardonner…»
Après cela, il (Jarir) ajouta: « Cela dit, [sachez qu’une fois], Je suis certes allé vers le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) et j’ai dit : Je te prête serment d’allégeance sur l’Islam ; alors il m’a mis une condition : Et sur le fait de conseiller chaque musulman.
Alors je lui ai prêté serment d’allégeance sur cela.
« Par le Seigneur de cette Mosquée! je suis sincère et fidèle envers vous (musulmans).» Et il implora enfin le pardon d’Allah avant de s’asseoir (2).
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°58)

(1) Le gouverneur d’al-Kûfa.
(2) Ou: avant de descendre [du minbar].

عن زياد بن علاقة، قال سمعت جرير بن عبد الله، يقول يوم مات المغيرة بن شعبة قام فحمد الله وأثنى عليه وقال عليكم باتقاء الله وحده لا شريك له، والوقار والسكينة حتى يأتيكم أمير، فإنما يأتيكم الآن، ثم قال استعفوا لأميركم، فإنه كان يحب العفو‏.‏ ثم قال أما بعد، فإني أتيت النبي صلى الله عليه وسلم قلت أبايعك على الإسلام‏.‏ فشرط على والنصح لكل مسلم‏.‏ فبايعته على هذا، ورب هذا المسجد إني لناصح لكم‏.‏ ثم استغفر ونزل‏.‏
(رواه البخاري في صحيحه رقم ٥٨)
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D’après Abu Wail,
Abdoullah (Ibn Messaoud) avait pour habitude de faire le rappel aux gens tous les jeudi, alors un homme lui dit : « Ô Aba Abdirrahman, comme j’aimerais que tu nous fasses le rappel tous les jours »
Ce à quoi il lui répondit : « Rien ne m’empêche de faire cela si ce n’est que je crains de vous ennuyer, c’est pourquoi je vous ménage dans les exhortations à l’instar du Messager d’Allah (ﷺ) qui nous ménageait dans l’exhortation de peur de nous lasser »
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°70)
عن أبي وائل، قال كان عبد الله يذكر الناس في كل خميس، فقال له رجل يا أبا عبد الرحمن لوددت أنك ذكرتنا كل يوم‏.‏ قال أما إنه يمنعني من ذلك أني أكره أن أملكم، وإني أتخولكم بالموعظة كما كان النبي صلى الله عليه وسلم يتخولنا بها، مخافة السآمة علينا‏.‏
(رواه البخاري في صحيحه رقم ۷۰)
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D’après Mo`âwiyya (Qu’Allah soit satisfait de lui), le Prophète (صلى الله عليه وسلم) a dit: « Si Allah veut faire du bien à une personne, il lui fait comprendre la religion. Quant à moi, Je suis juste un distributeur, mais c’est Allah qui donne. (Et rappelez-vous) que cette nation restera dans ordre d’Allah sans que ceux qui la contredisent ne peuvent lui porter préjudice et ce jusqu’à l’avènement du décret d’Allah. »
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°71)

Rapporté également par Mouslim dans son Sahih (Le Commandement) (n°1037)

Et cela car la compréhension de la religion incite le serviteur:
-à accomplir les ordres d’Allah,
-à le craindre,
-s’acquitter des obligations,
-se prémunir contre sa colère;
-elle l’incite à se pourvoir de nobles caractères,
-œuvrer dans la bienfaisance
-et d’être sincère envers Allah et ses serviteurs

عن معاوية، خطيبا يقول سمعت النبي صلى الله عليه وسلم يقول :‏ من يرد الله به خيرا يفقهه في الدين، وإنما أنا قاسم والله يعطي، ولن تزال هذه الأمة قائمة على أمر الله لا يضرهم من خالفهم حتى يأتي أمر الله .
(رواه البخاري في صحيحه رقم ۷۱)
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D’après Ibn ‘Abbas (Qu’Allah les agrées):
Une fois, Le Messager d’Allah (ﷺ) me serra dans ses bras et dit: « Ô Allah enseigne-lui le Livre (Coran) »
(Rapporté Par Al Boukhari dans son Sahih n°75)
عن عبدالله بن عباس رضي الله عنهما : ضمني رسول الله صلى الله عليه وسلم وقال :اللهم علمه الكتاب
(رواه البخاري في صحيحه رقم ۷۵)
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D’après ‘Abdallah Ibn Abbas (رضي ألله عنهما) rapporte:

« Une fois, à l’époque où je m’approchais de la puberté, j’arrivai sur une ânesse au moment où Le Messager d’Allah (ﷺ) était à Mina en train de prier sans qu’il y eût devant lui un mur. De passage devant l’un des rangs des fidèles [qui étaient en prière derrière Le Messager d’Allah (ﷺ)] je lâchai l’ânesse pour aller paître et me mis dans le rang sans qu’on me reprochât ce comportement. » (*)
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°76)

(*) Il est passé devant les rangs et personne ne lui a fait de reproches, donc cela était quelque chose de connu et non une chose étrangère à cette époque. C’est pourquoi les savants ont déduit que la soutra de l’imam était suffisante pour ceux qui prient derrière lui.

عن عبد الله بن عباس، قال أقبلت راكبا على حمار أتان، وأنا يومئذ قد ناهزت الاحتلام، ورسول الله صلى الله عليه وسلم يصلي بمنى إلى غير جدار، فمررت بين يدى بعض الصف وأرسلت الأتان ترتع، فدخلت في الصف، فلم ينكر ذلك على‏.‏
(رواه البخاري في صحيحه رقم ۷۶)
.

D’après Abou Hurayra, Le Prophète (ﷺ) a dit:
« Le Savoir (religieux) sera retiré (1), l’ignorance (dans la religion) se manifestera, les troubles éclateront, et le Harj se multipliera (A la fin du Monde). »

Il a demandé: « Qu’est-ce le Harj,
Ô Messager d’Allah (ﷺ)? »

Il répondit par un signe de la main indiquant « la mise à mort », (2)
(Rapporté Par Al Boukhari dans son Sahih n°85)

(1) Par la mort de Savant religieux.
(2) Signifiant le Massacre (Génocide)

عن أبي هريرة رضي الله عنه قال النبي صلى الله عليه و سلم قال ‏ « ‏ يقبض العلم، ويظهر الجهل والفتن، ويكثر الهرج ‏ »‏‏.‏ قيل يا رسول الله وما الهرج فقال هكذا بيده، فحرفها، كأنه يريد القتل‏.‏
(رواه البخاري في صحيحه رقم ۸۵)
.

D’après Abdallah Ibn Amr (qu’Allah les agrée), le Prophète (que la prière d’Allah et son salut soient sur lui) a dit: « Certes Allah ne fait pas disparaître la science en l’enlevant des coeurs des serviteurs mais il la fait disparaître par la mort des savants. Au point où lorsqu’il ne restera plus de savants les gens prendront des ignorants comme dirigeants qui seront questionnés. Alors ils vont répondre sans science et ainsi vont s’égarer et vont égarer ».
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°100)

Rapporté également par Mouslim dans son Sahih n°2673

عن عبدالله بن عمرو رضي الله عنهما قال رسول الله صلى الله عليه و سلم: إن الله لا يقبض العلم انتزاعا ينتزعه من العباد ، ولكن يقبض العلم بقبض العلماء ، حتى إذا لم يبق عالما ، اتخذ الناس رؤوسا جهالا ، فسئلوا ، فأفتوا بغير علم ، فضلوا وأضلوا
(رواه البخاري في صحيحه رقم ١٠٠)
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D’après Zoubayr Ibn Al Awam (qu’Allah l’agrée), le Prophète (que la prière d’Allah et son salut soient sur lui) a dit: « Celui qui ment volontairement sur moi qu’il prépare sa place en enfer ».
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°107)

Et dans une autre version qu’a rapporté Mouslim dans son Sahih n°3

عن الزبير بن العوام رضي الله عنه قال رسول الله صلى الله عليه و سلم : من كذب علي فليتبوأ مقعده من النار
(رواه البخاري في صحيحه رقم ١٠٧)
.

D’après la parole de Ibn ‘Omar – qu’Allah les agrée lui et son père :

« Vers la fin de sa vie, le Messager d’Allah – ﷺ – a dirigé la prière de l’Ichaa durant les derniers jours de sa vie, Après avoir salué à la fin de celle-ci, il s’est levé et a dit : « Voyez-vous cette nuit ? Dans cent ans, il ne restera personne de ceux qui vivent aujourd’hui à la surface de la terre. »
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°116)

Et cela s’est passé un mois avant sa mort comme l’a rapporté Mouslim dans le hadîth de Jâbir…
ET le Messager d’Allah – ﷺ – est mort le 10 de l’hégire

Conclusion:
Il ne reste donc aucun compagnon vivant depuis l’année 110 de l’Hégire,

D’après Cheikh Muhammad ibn Salih al-‘Outhaymine

Le dernier compagnon à être mort est ‘Âmir ibn Wâthila al Laythî (عامر بن واثلة الليثي). Il est mort à La Mecque en 110 de l’Hégire. Il est donc le dernier compagnon mort à La Mecque
[Moustalah al Hadîth de Cheikh al Outhaymine]

عن عبدالله بن عمر رضي الله عنهما قال صلى بنا النبي صلى الله عليه وسلم العشاء في آخر حياته، فلما سلم قام فقال ‏ «‏ أرأيتكم ليلتكم هذه، فإن رأس مائة سنة منها لا يبقى ممن هو على ظهر الأرض أحد »‏‏.‏
(رواه البخاري في صحيحه رقم ۱۱۶)
.

D’après ‘Alî ibn Abi Tâlib (Qu’Allah l’agrée): « Parlez aux gens en fonction de ce qu’ils comprennent, voulez -vous qu’ils démentent Allah et Son Message. »
(Rapporté Par Al Boukhari dans son Sahih n°127)

Commentaire de Shaykh Al Fawzan -hafidhahu Llah-:

« Si on craint que du mal découle de parler aux gens d’une affaire déroutante ou peu claire pour eux il ne faut alors pas la leur exposer, même s’il s’agit de la vérité. »
(Sharh Kitab At-Tawhid, p.295.)

وقال علي:حدثوا الناس، بما يعرفون أتحبون أن يكذب، الله ورسوله
(رواه البخاري في صحيحه رقم ۱۲۷)
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D’après Ali (رضي الله عنه) rapporte: « J’étais un homme qui sécrétait beaucoup de liquide séminal (Madhi). J’ai donc chargé Al Miqdad d’interroger le Prophète (ﷺ) à ce propos et il répondit: « Cela nécessite le renouvellement des ablutions »
(Rapporté par Al Boukhari dans son Sahih n°132)

عن علي، قال كنت رجلا مذاء فأمرت المقداد أن يسأل النبي صلى الله عليه وسلم فسأله فقال ‏ « ‏ فيه الوضوء ‏ »‏‏.‏
(رواه البخاري في صحيحه رقم ۱۳۲)

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D’après Anas – رضي الله تعالى عنه – qui disait: « Lorsque le Prophète – صلى الله عليه و سلم – entrait dans entrer dans un lieu d’aisance (1) moi ainsi qu’un jeune homme (comme serviteur) portait une petite quantité d’eau dans un récipient (2) et un ‘Anaza (3). Alors, il enlevait les souillures [de ses parties intimes] avec de l’eau ».
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°152)

(1) AL khalaa اَلْخَلآءَ, ce terme arabe signifie endroit désertique.
(2) Idaawa إِدَاوَةً, c’est un petit récipient fabriqué à partir du cuir.
(3) ‘Anaza عَنَزَةً, c’est une petite lance ou baillonette.

عن أنس بن مالك، يقول – رضي الله تعال عنه – قال: كان رسول الله – صلى الله عليه و سلم – يدخل الخلآء, فأحمل أنا وغلام نحوي إداوة من ماء وعنزة, فيستنجي بالماء‏
(رواه البخاري في صحيحه رقم ۱۵۲)
.

D’après ‘Abd-ul-Lâh ibn Abu Qatâda, son père [dit]:

Le Messager d’Allah (ﷺ) dit: « Quand l’un de vous boit, qu’il n’expire pas dans le vase; en allant dans un lieu d’aisance, qu ‘ il ne touche pas sa verge avec sa main droite et qu’il ne se nettoie pas [les parties intimes] à l’aide de la main droite.»
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°153)

عن عبد الله بن أبي قتادة، عن أبيه، قال قال رسول الله صلى الله عليه وسلم ‏ « ‏ إذا شرب أحدكم فلا يتنفس في الإناء، وإذا أتى الخلاء فلا يمس ذكره بيمينه، ولا يتمسح بيمينه ‏ »‏‏.‏
(رواه البخاري في صحيحه رقم ۱۵۳)
.

D’après Ibn Mas’ûd – رضي الله تعالى عنه – qui disait: Le Prophète – صلى الله عليه و سلم – allait à la selle et m’ordonna de lui apporter trois pierres mais je n’en avais trouvé que deux. Et alors, je lui ai apporté un crottin (avec les deux pierres). Il prit les deux pierres, jeta le crottin et dit: « C’est une souillure » .
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°156)
عن ابن مسعود – رضي الله تعال عنه – قال: أتى النبي صلى الله عليه وسلم الغائط، فأمرني أن آتيه بثلاثة أحجار، فوجدت حجرين، والتمست الثالث فلم أجده، فأخذت روثة، فأتيته بها، فأخذ الحجرين وألقى الروثة وقال ‏ « ‏ هذا ركس ‏ »‏‏.
(رواه البخاري في صحيحه رقم ۱۵۶)
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D’après Ibn Abbas (qu’Allah les agrée), le Prophète (que la prière d’Allah et son salut soient sur lui) a fait les ablutions une fois une fois.
(Rapporté par l’imam Boukhari dans son Sahih n°157)

Le sens de «une fois une fois» est qu’il lavait chaque membre une fois.

Remarque: Il a aussi été rapporté qu’il est permis de varier le nombre de lavage d’un membre à l’autre.

عن بن عباس رضي الله عنهما قال : توضأ النبي صلى الله عليه وسلم مرة مرة
(رواه البخاري في صحيحه رقم ١٥٧)
.

D’après Abdallah Ibn Zayd (qu’Allah l’agrée), le Prophète (que la prière d’Allah et son salut soient sur lui) a fait les ablutions deux fois deux fois.
(Rapporté par l’imam Boukhari dans son Sahih n°158)

Le sens de «deux fois deux fois» est qu’il lavait chaque membre une fois.

Remarque: Il a aussi été rapporté qu’il est permis de varier le nombre de lavage d’un membre à l’autre.

عن عبد الله بن زيد رضي الله عنه أن النبي صلى الله عليه وسلم توضأ مرتين مرتين
(رواه البخاري في صحيحه رقم ١٥٨
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D’après Abou Houreira (qu’Allah l’agrée), le Prophète (ﷺ) a dit:
« Lorsque l’un d’entre vous fait les ablutions qu’il mette de l’eau dans son nez puis qu’il la rejette. Celui qui s’essuie après un besoin avec des pierres qu’il le fasse en nombre impaire et lorsque l’un d’entre vous se réveille de son sommeil qu’il lave sa main avant de la rentrer dans le récipient de ses ablutions car l’un d’entre vous ne sait pas où sa main a passée la nuit ».
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°162)

عن أبي هريرة رضي الله عنه قال رسول الله صلى الله عليه و سلم : إذا توضأ أحدكم فليجعل في أنفه ثم لينثر، ومن استجمر فليوتر، وإذا استيقظ أحدكم من نومه فليغسل يده قبل أن يدخلها في وضوئه، فإن أحدكم لا يدري أين باتت يده
(رواه البخاري في صحيحه رقم ١٦٢)
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D’après ‘Amr Ibn Yahya Al Mazani, d’après son père (qu’Allah les agrée), un homme a dit à Abdallah Ibn Zayd (qu’Allah l’agrée) qui est le Grand-père de `Amr bin Yahya: Peut-tu nous montrer comment le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) faisait ses ablutions? Abdallah Ibn Zayd a dit: Oui. Alors il a demandé qu’on lui apporte de l’eau, il a versé sur ses deux mains qu’il a lavé 2 fois, puis il a lavé sa bouche et mis de l’eau dans son nez 3 fois, puis il a lavé son visage 3 fois, puis il lavé ses deux mains jusqu’aux coudes 2 fois chacune, puis il a frotté sa tête avec ses deux mains en commençant par l’avant de sa tête en allant jusqu’à la nuque puis en revenant jusqu’à l’endroit où il a commencé puis il a lavé ses deux pieds.
(Rapporté par l’imam Boukhari dans son Sahih n°185)
عن عمرو بن يحيى المازني، عن أبيه، أن رجلا، قال لعبد الله بن زيد وهو جد عمرو بن يحيى أتستطيع أن تريني، كيف كان رسول الله صلى الله عليه وسلم يتوضأ فقال عبد الله بن زيد نعم‏.‏ فدعا بماء، فأفرغ على يديه فغسل يده مرتين، ثم مضمض واستنثر ثلاثا، ثم غسل وجهه ثلاثا، ثم غسل يديه مرتين مرتين إلى المرفقين، ثم مسح رأسه بيديه، فأقبل بهما وأدبر، بدأ بمقدم رأسه، حتى ذهب بهما إلى قفاه، ثم ردهما إلى المكان الذي بدأ منه، ثم غسل رجليه‏
(رواه البخاري في صحيحه رقم ١٨٥)
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D’après Al Ja’ad, J’ai entendu As-Sa’ib ibn Yazid (رضى الله عنه) dire:

Une fois ma tante m’emmena chez le Prophète (ﷺ) et dit: « Ô Messager d’Allah (ﷺ)! Le flls de ma soeur a mal. »
Alors il (ﷺ) m’essuya la tête (avec sa main) et pria [Allah] pour de m’accorder la bénédiction.
ll fit ensuite des ablutions mineures et moi de boire de l’eau qui restante, je me mis debout, derrière lui [son dos] et je pus voir le sceau de la prophétie entre ses deux épaules, et il était comme le « Zir-al-Hijla » (signifie «œuf d’une perdrix.»)
(Rapporté Par Al Boukhari dans son Sahih n°190)

عن الجعد، قال سمعت السائب بن يزيد، يقول ذهبت بي خالتي إلى النبي صلى الله عليه وسلم فقالت يا رسول الله، إن ابن أختي وجع‏.‏ فمسح رأسي ودعا لي بالبركة، ثم توضأ فشربت من وضوئه، ثم قمت خلف ظهره، فنظرت إلى خاتم النبوة بين كتفيه مثل زر الحجلة‏.‏
(رواه البخاري في صحيحه رقم ۱۹۰)
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D’après Ibn ‘Abbas: Une fois, le Prophète (ﷺ) fut de passage près de l’un des jardins de Médine ou: de La Mecque lorsqu’il entendit la voix de deux hommes qui étaient en train de subir des supplices dans leurs tombes. « On est en train de les châtier à cause d’un péché [qui ne paraissait pas] grand » explique le Prophète (ﷺ) avant de reprendre:
« Oh! que si! l’un d’eux [insistait] à ne pas se préserver de son urine; quant à l’autre, il pratique la namima (*). »
Et il demanda ensuite de lui apporter une branche de palmier…; il la casse en deux et posa sur chaque tombe un morceau. On lui demande: « Ô Messager de d’Allah? Pourquoi tu as fait cela? Peut-être qu’on leur allégera les supplices, tant que ces morceaux ne seront pas desséchés (ou: jusqu’à ce que ces deux morceaux se desséchent).»
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°216)

(*) Le mot namima (النميمة) est un mot qui a été mal compris par beaucoup car ils l’ont confondus avec la médisance (الغيبة). En effet la namima est le fait de rapporter les propos des gens les uns sur les autres avec l’objectif de nuire entre eux tandis que la médisance est de mentionner la personne en son absence par une chose qu’elle n’aimerait pas entendre et cela même si ce qui a été dit est vrai.

عن ابن عباس، قال مر النبي صلى الله عليه وسلم بحائط من حيطان المدينة أو مكة، فسمع صوت إنسانين يعذبان في قبورهما، فقال النبي صلى الله عليه وسلم ‏ »‏ يعذبان، وما يعذبان في كبير ‏ »‏، ثم قال ‏ »‏ بلى، كان أحدهما لا يستتر من بوله، وكان الآخر يمشي بالنميمة ‏ »‏‏.‏ ثم دعا بجريدة فكسرها كسرتين، فوضع على كل قبر منهما كسرة‏.‏ فقيل له يا رسول الله لم فعلت هذا قال ‏ »‏ لعله أن يخفف عنهما ما لم تيبسا أو إلى أن ييبسا ‏ »‏‏.‏
(رواه البخاري في صحيحه رقم ۲۱۶)
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D’après Umm Qays bint Mihsan qui avait un enfant qui ne mangeait pas encore, amena ce dernier au Messager d’Allah (ﷺ). Celui-ci le prit et le mit dans son giron. Et I’enfant d’uriner sur les vétements du Prophète (ﷺ) qui demanda de I’eau… puis aspergea l’endroit en question sans le laver.
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°223)
عن أم قيس بنت محصن، أنها أتت بابن لها صغير، لم يأكل الطعام إلى رسول الله صلى الله عليه وسلم، فأجلسه رسول الله صلى الله عليه وسلم في حجره، فبال على ثوبه، فدعا بماء فنضحه ولم يغسله‏.‏
(رواه البخاري في صحيحه رقم ۲۲۳)
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D’après Asmâ (bint Abî Bakr) – رضي اللّه تعالى عنها – : Une femme vint voir le Prophète – صلى الله عليه و سلم – et l’interrogea: « Que fait l’une de nous au cas où le sang des menstrues qui touchent l’habit? ».

Elle l’enlève (c-a-d s’il est sec, le sang), ensuite elle le frotte (avec le bout des doigts) avec de l’eau, puis elle verse de l’eau dessus (c-a-d elle le lave), puis elle prie avec »
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°227)

Ce qu’il y a à prendre du hadîth :

• L’obligation de laver le sang des règles sur les vêtements et le corps pour la femme.

• Le lavage se fait avec de l’eau.

• Si après le lavage une trace du sang persiste sur le vêtement ou le corps, cela ne nuit pas au parachèvement de la purification, à la validité de la prière

عن أسماء، قالت جاءت امرأة النبي صلى الله عليه وسلم فقالت أرأيت إحدانا تحيض في الثوب كيف تصنع قال :‏ تحته، ثم تقرصه بالماء، وتنضحه وتصلي فيه .‏
(رواه البخاري في صحيحه رقم ۲۲۷)
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D’après ‘Aïcha, Fatima bint Abi Houbaych interrogea le Prophète (ﷺ) et lui dit:
« Ô Messager d’Allah (ﷺ)! je suis une femme dont Ie sang menstruel ne cesse point, je ne suis jamais en état de pureté (1), Dois-je laisser la prière? (2)? »
« Non, lui dit le Messager d’Allah (ﷺ), ce sang vient d’une veine (métrorragies), il n’a rien à voir avec les menstrues. [Donc], lorsque tes menstrues arrivent, tu laisseras la prière; mais une fois [leur période habituelle] terminée, tu laveras le sang, après quoi, tu prieras! »
[Hichâm (L’un des Narrateurs du Hadith)]: Et mon père de rapporter (le Prophète (ﷺ) lui a dit): après quoi, tu feras des ablutions mineures pour chaque prière jusqu’à ce que revienne ledit moment.»
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°228)
عن عائشة، قالت جاءت فاطمة ابنة أبي حبيش إلى النبي صلى الله عليه وسلم فقالت يا رسول الله إني امرأة أستحاض فلا أطهر، أفأدع الصلاة فقال رسول الله صلى الله عليه وسلم ‏ »‏ لا، إنما ذلك عرق، وليس بحيض، فإذا أقبلت حيضتك فدعي الصلاة، وإذا أدبرت فاغسلي عنك الدم ثم صلي ‏ »‏‏.‏ قال وقال أبي ‏ »‏ ثم توضئي لكل صلاة، حتى يجيء ذلك الوقت ‏ »‏‏.‏
(رواه البخاري في صحيحه رقم ۲۲۸)
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Selon Mu’âdh ibn Hichâm, son père rapporte que Qatâda dit: « Anas ibn Malik nous a rapporté qu’en une seule heure de la journée ou de la nuit, le Prophète (ﷺ) commerçait avec toutes ses femmes. Elles étaient onze. « Pouvait-il faire cela? » demandai-je à Anas. Nous disions, répondit-il, qu’on lui avait donné la force de trente [hommes]. »

* Sa’îd de Qatâda dit que ‘Anas leur avait rapporté [qu’il s’agissait plus de] neuf femmes.
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°268)

قال حدثنا معاذ بن هشام، قال حدثني أبي، عن قتادة، قال حدثنا أنس بن مالك، قال كان النبي صلى الله عليه وسلم يدور على نسائه في الساعة الواحدة من الليل والنهار، وهن إحدى عشرة‏.‏ قال قلت لأنس أوكان يطيقه قال كنا نتحدث أنه أعطي قوة ثلاثين‏.‏
وقال سعيد عن قتادة إن أنسا حدثهم تسع نسوة‏.‏
(رواه البخاري في صحيحه رقم ۲۶۸)
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D’apres Abu Hurayra, le Prophète (ﷺ) [dit]: « Lorsque l’homme se met entre les quatre membres (C’est à dire les deux bras et les deux jambes de sa femme) puis « la fatigue (جَهَدَهَا)» (1), dans ce cas les ablutions majeures sont obligatoires. (2) »
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°291)

(1) Une métaphore qui veut dire qu’il y a une introduction de la verge.
(2) A la fois pour les hommes et les femmes.

عن أبي هريرة، عن النبي صلى الله عليه وسلم قال ‏ :‏ إذا جلس بين شعبها الأربع ثم جهدها، فقد وجب الغسل ‏‏‏.‏
(رواه البخاري في صحيحه رقم ۲۹۱)
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D’après Aicha qui a dit: « Nous sortîmes [de Médine] avec le Prophète (ﷺ) ne visant que le hajj. A notre arrivée à Sarif (endroit entre Mekka et Médine) j’eus mes menstrues. Le Prophète -ﷺ – entra et me trouva en train de pleurer.

il ﷺ me dit: « Qu’est ce qui te fait pleurer ? »
Je répondis : « J’aurais aimé ne pas avoir fait le Hajj cette année »

il dit « Il se peut que tu aies tes règles » je répondis : « oui » il dit « ceci a été prescrit par Allah aux filles de Adam »

Et le Prophète -ﷺ- lui dit alors : « Fais tout ce que fait le pèlerin hormis le Tawaf. (tournées autour de la kaaba) et ce jusqu’à ce que tu sois pure [rituellement].»
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°305)

(*) La femme qui a les Menstrues pendant le Hajj/Omra, peut faire tous les rites sauf le Tawaf

، عن عائشة، قالت خرجنا مع النبي صلى الله عليه وسلم لا نذكر إلا الحج، فلما جئنا سرف طمثت، فدخل على النبي صلى الله عليه وسلم وأنا أبكي فقال ‏{‏ما يبكيك‏}‏‏.‏ قلت لوددت والله أني لم أحج العام‏.‏ قال ‏{‏لعلك نفست‏}‏‏.‏ قلت نعم‏.‏ قال ‏ « ‏ فإن ذلك شىء كتبه الله على بنات آدم، فافعلي ما يفعل الحاج، غير أن لا تطوفي بالبيت حتى تطهري ‏ »‏‏.‏
(رواه البخاري في صحيحه رقم ۳۰۵)
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D’après Jabir Ibn Abdillah (qu’Allah les agrée), Le Prophète (ﷺ) a dit:
« J’ai reçu cinq faveurs dont personne avant moi n’a été gratifié. »

-1. « Je me suis rendu victorieux sur une distance d’un mois de marche, grâce à la peur que j’inspirais (à mes ennemis)
-2. Il m‘a été donné la terre entière comme lieu de prière (et pour ma communauté) et comme moyen de purification (Tayammum) ; un homme de ma communauté qui atteint l’heure de la prière, peut prier dans tout lieu
-3. Le butin (de guerre) m’a été rendu licite et il ne l’a été à aucun autre homme avant moi
-4. ll m’a été accordé le droit d’intercession (le jour de la résurrection).
-5. Enfin, alors que les autres Prophètes ont été envoyés à leurs peuples respectifs, ma mission à moi concerne l’ensemble de l’Humanité. »
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°335).

عن جابر بن عبدالله رضي الله عنهما قال رسول الله صلى الله عليه و سلم قال ‏ « ‏ أعطيت خمسا لم يعطهن أحد قبلي نصرت بالرعب مسيرة شهر، وجعلت لي الأرض مسجدا وطهورا، فأيما رجل من أمتي أدركته الصلاة فليصل، وأحلت لي المغانم ولم تحل لأحد قبلي، وأعطيت الشفاعة، وكان النبي يبعث إلى قومه خاصة، وبعثت إلى الناس عامة ‏ »‏‏.‏
(رواه البخاري في صحيحه رقم ۳۳۵)
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D’après Al’ A’mach, Chaqîq dit: «J’étais assis avec ‘Abd-ul-Lâh et Abu Mûsa al’ Ach’ary lorsque celui-ci dit au premier:
« Si un homme est en état de janâba et ne trouve pas d’eau durant tout un mois, ne doit-il pas dans ce cas faire des ablutions sèches (Tayammum) et prier?
« Et alors, reprit Abou Moûsa, comment conçois-tu ce verset de la sourate Al-Mâ’ida »

{‏فَلَمْ تَجِدُوا مَاءً فَتَيَمَّمُوا صَعِيدًا طَيِّبًا‏}‏

et que vous ne trouviez pas d’eau, alors recourez à la terre pure.
[Sourate 5 : la table servie, Verset 6]
répliqua Abou Moûsa.
– « Si, répliqua ‘Abdallâh, on admet cette tolérance, on se hâtera, quand l’eau est froide, de faire le tayamoum (ablutions à sec) »

AI’ A ‘mach: « C’est à cause de cela que vous avez manifesté des réserves? Oui, répondit Chaqîq.»

Abu Mûsa dit alors: « N’as-tu pas remarqué ce que ‘Ammar avait dit à ‘Umar :

« Une fois, Le Prophète (ﷺ) m’envoya pour une mission au cours de laquelle je me suis retrouvé en état d’impureté majeure (janâba), sans pouvoir trouver d’eau.
Je me suis donc roulé sur le sol comme le ferait un animal.

[A mon retour] Ensuite, je me suis rendu auprès du Prophète (ﷺ) et lui ait rapporté cela.

Il (ﷺ) me dit: « II t’aurait suffi de faire cela et il frappa alors les paumes sur le sol par une seule fois, les secoua, puis essuya le dos de sa main, par sa gauche ou: le dos de sa main gauche par sa paume -, après cela, des deux paumes, il essuya son visage.
»

« ‘Abd-ul-Lâh: « N’as-tu pas remarqué que ‘Umar n’était pas convaincu par les paroles de ‘Ammâr? »

Ya’Ia ajouta ceci:

D’al’ A’mach, de Chaqîq [qui dit]:
« J’étais avec ‘Abd-ulLâh et Abu Mûsa lorsque celui-ci dit [au premier]:

« N’as-tu pas entendu que ‘Ammâr avait dit à ‘Umar: Une fois, le Messager d’Allah (ﷺ) nous envoya [en mission], toi et moi. Je tombai ensuite dans I’état de janâba, ce qui me poussa à me rouler dans le sable. A notre retour chez le Messager d’Allah (ﷺ), nous I’informâmes. ll [me] dit alors: II t’aurait suffi de faire cela, et il s ‘ essuya le visage et les deux paumes par une seule fois. »
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°347)

عن الأعمش، عن شقيق، قال كنت جالسا مع عبد الله وأبي موسى الأشعري فقال له أبو موسى لو أن رجلا أجنب، فلم يجد الماء شهرا، أما كان يتيمم ويصلي فكيف تصنعون بهذه الآية في سورة المائدة ‏{‏فلم تجدوا ماء فتيمموا صعيدا طيبا‏}‏ فقال عبد الله لو رخص لهم في هذا لأوشكوا إذا برد عليهم الماء أن يتيمموا الصعيد‏.‏ قلت وإنما كرهتم هذا لذا قال نعم‏.‏ فقال أبو موسى ألم تسمع قول عمار لعمر بعثني رسول الله صلى الله عليه وسلم في حاجة فأجنبت، فلم أجد الماء، فتمرغت في الصعيد كما تمرغ الدابة، فذكرت ذلك للنبي صلى الله عليه وسلم فقال ‏ »‏ إنما كان يكفيك أن تصنع هكذا ‏ »‏‏.‏ فضرب بكفه ضربة على الأرض ثم نفضها، ثم مسح بها ظهر كفه بشماله، أو ظهر شماله بكفه، ثم مسح بهما وجهه فقال عبد الله أفلم تر عمر لم يقنع بقول عمار وزاد يعلى عن الأعمش عن شقيق كنت مع عبد الله وأبي موسى فقال أبو موسى ألم تسمع قول عمار لعمر إن رسول الله صلى الله عليه وسلم بعثني أنا وأنت فأجنبت فتمعكت بالصعيد، فأتينا رسول الله صلى الله عليه وسلم فأخبرناه فقال ‏ »‏ إنما كان يكفيك هكذا ‏ »‏‏.‏ ومسح وجهه وكفيه واحدة
(رواه البخاري في صحيحه رقم ۳۴۷)
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Abu Rajâ’ dit: « ‘Imran Ibn Houssayn Al-Khuza’i y nous a rapporté que le Messager d’Allah (ﷺ) avait vu une fois un homme qui se tenait à l’écart, il n’avait pas fait Ia priére avec les fidèles. « Ô Un tel! lui avait dit le Prophète (ﷺ), quelle est Ia chose qui t’a empéché de prier avec les autres?
Ô Messager d’Allah (ﷺ)! avait répondu l’homme, je suis tombé en état de Janaba (grande impureté) et je ne trouve pas d’eau. ».
« Utilise la terre pure! elle te suffit. »
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°348)

Annotation

Celui qui a constaté une souillure à la suite d’un songe ou d’un acte sexuel doit procéder a un bain rituel conformément à la parole du Très Haut :

« Ô les croyants! Lorsque vous vous levez pour la Salâ, lavez vos visages et vos mains jusqu’aux coudes; passez les mains mouillées sur vos têtes; et lavez-vous les pieds jusqu’aux chevilles. Et si vous êtes pollués « jounoub », alors purifiez-vous (par un bain) » (Coran, 5 :6).

يَا أَيُّهَا الَّذِينَ آمَنُواْ إِذَا قُمْتُمْ إِلَى الصَّلاةِ فاغْسِلُواْ وُجُوهَكُمْ وَأَيْدِيَكُمْ إِلَى الْمَرَافِقِ وَامْسَحُواْ بِرُؤُوسِكُمْ وَأَرْجُلَكُمْ إِلَى الْكَعْبَينِ وَإِن كُنتُمْ جُنُباً فَاطَّهَّرُواْ

Si l’intéressé ne peut pas prendre un bain en raison du manque d’eau ou de l’impossibilité de son usage, il doit procéder à la purification par le sable (tayammum) et prier, conformément à la parole du Très Haut :

« si vous êtes malades, ou en voyage, ou si l’un de vous revient du lieu où il a fait ses besoins ou si vous avez touché aux femmes et que vous ne trouviez pas d’eau, alors recourez à la terre pure, passez-en sur vos visages et vos mains. Allah ne veut pas vous imposer quelque gêne, mais Il veut vous purifier et parfaire sur vous Son bienfait. Peut-être serez-vous reconnaissants » (Coran, 5 :6).

وَإِن كُنتُم مَّرْضَى أَوْ عَلَى سَفَرٍ أَوْ جَاء أَحَدٌ مَّنكُم مِّنَ الْغَائِطِ أَوْ لاَمَسْتُمُ النِّسَاء فَلَمْ تَجِدُواْ مَاء فَتَيَمَّمُواْ صَعِيداً طَيِّباً فَامْسَحُواْ بِوُجُوهِكُمْ وَأَيْدِيكُم مِّنْهُ مَا يُرِيدُ اللّهُ لِيَجْعَلَ عَلَيْكُم مِّنْ حَرَجٍ وَلَـكِن يُرِيدُ لِيُطَهَّرَكُمْ وَلِيُتِمَّ نِعْمَتَهُ عَلَيْكُمْ لَعَلَّكُمْ تَشْكُرُونَ

عن أبي رجاء، قال حدثنا عمران بن حصين الخزاعي، أن رسول الله صلى الله عليه وسلم رأى رجلا معتزلا لم يصل في القوم فقال ‏ »‏ يا فلان ما منعك أن تصلي في القوم ‏ »‏‏.‏ فقال يا رسول الله، أصابتني جنابة ولا ماء‏.‏ قال ‏ »‏ عليك بالصعيد فإنه يكفيك ‏ »‏‏.‏
(رواه البخاري في صحيحه رقم ۳۴۸)
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D’après Abou Dhar (qu’Allah l’agrée), le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit: « Alors que j’étais à La Mecque, le plafond de ma maison a été fendu.
Jibril est alors descendu et a fendu ma poitrine puis il l’a lavé avec de l’eau de zamzam.
Il est ensuite venu avec un récipient en or rempli de sagesse et de foi, il l’a vidé dans ma poitrine.
Après cela il a pris ma main et m’a fait monter vers le ciel de la vie d’ici-bas…
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°349)

(*) Hadith partiellement rapporté

عن أبي ذر رضي الله عنه أنَّ رسولَ اللهِ صلَّى اللهُ عليه وسلَّم قال : فُرِجَ عن سقفِ بيتي وأنا بمكةَ فنزَل جِبريلُ ففرَج صدري ثم غسَله بماءِ زَمزَمَ ثم جاء بطَستٍ من ذهَبٍ ممتَلِئٍ حكمةً وإيمانًا فأفرَغه في صدري
ثم أخَذ بيدي فعرَج بي إلى السماءِ الدنيا
(رواه البخاري في صحيحه رقم ٣٤٩)
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D’après ‘Aicha la Mère des Croyants, dit: « En prescrivant la prière, Allah fixa le nombre de rak ‘a à deux (pour chaque prière), tant pour le résident que pour le voyageur. Puis la prière du voyageur resta inchangée et alors qu’on compléta [a quatre unités de priere] celle du résident. »
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°350)

Annotation

Dans les Sounans de Nasai, la version rapportée est plus détaillé

On rapporte de ‘Aîcha – رضي اللّه تعالى عنها – qu’elle a dit : « Au départ la prière avait été rendu obligatoire 2 rak’at, puis la prière du voyage est restée inchangée et la prière du résident a été complétée ».
(Rapporté par Nasai dans ses Sounan n°453 et authentifié par Cheikh Albani dans Sahîh Nasai, Hadith Sahîh)

Cheikh Al ‘Outheymine (Qu’Allah lui fasse miséricorde) :

Lorsque les prières obligatoires de 4 rak’at ont été prescrite au départ elles étaient de 2 rak’at : ainsi le fadjr était de 2 rak’at, le dhohr 2 rak’at, le ‘asr 2 rak’at, le ‘ichâ 2 rak’at et le maghrib 3 rak’at car elle est la prière impair du jour. Et la prière a été rendu obligatoire au prophète عليه الصلاة والسلام un an ou trois ans avant l’hégire selon les historiens (ils ont divergé sur la date du mi’râdj – ascension).

Ainsi à la Mecque, le prophète عليه الصلاة والسلام priait le fadjr 2 rak’at, le dhohr 2 rak’at, le ‘asr 2 rak’at, le maghrib 3 rak’at et le ‘ichâ 2 rak’at.

Et lorsqu’il عليه الصلاة والسلام a émigré à Médine la prière du résident a été augmenté et donc il priait 4 rak’at le dhohr, le ‘asr, le ‘ichâ. Quant à la prière du fadjr, elle est restait dans son état car les 2 rak’at ont été compensées par la longue lecture. Et la prière du maghrib est restait dans son état car c’est la prière impaire du jour. La prière du résident a été augmentée mais la prière du voyageur est restée dans son état de départ.
(Explication de Boulough Al Mahram)

عَنْ عَائِشَةَ أُمِّ الْمُؤْمِنِينَ، قَالَتْ ‏ «‏ فَرَضَ اللَّهُ الصَّلاَةَ حِينَ فَرَضَهَا رَكْعَتَيْنِ رَكْعَتَيْنِ فِي الْحَضَرِ وَالسَّفَرِ، فَأُقِرَّتْ صَلاَةُ السَّفَرِ، وَزِيدَ فِي صَلاَةِ الْحَضَرِ ‏»‏‏.‏
(رواه البخاري في صحيحه رقم ٣٥٠)
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D’après Sa’îd ben Yazîd Yazid Al-Azdi a dit : « J’ai demandé à Anas bin Malik si le Prophète (ﷺ) avait déjà prier avec ses chaussures.
Il m’a répondu : « Oui. »
(Rapporté Par Al Boukhari dans son Sahih n°386)

Le sens global [du hadîth] :

Sa’îd Ibn Yazîd a interrogé Anas Ibn Mâlik (radhiallâhu ’anhu) au sujet du Prophète (ﷺ), à savoir s’il priait avec ses chaussures, et qui était pour lui un exemple à suivre sur cela ? – Il lui a répondu qu’effectivement il a prié avec ses chaussures. Et cela fait parti de sa Sounnah pure.

عن أبو مسلمة سعيد بن يزيد الأزدي، قال: سألت أنس بن مالك: أكان النبي صلى الله عليه وسلم يصلي في نعليه؟
قال: نعم
(رواه البخاري في صحيحه رقم ۳۸۶)
.

Hammam Ibn al-Harith a dit :  » J’ai vu Jarir Ibn ‘Abdallah uriner. Il fit ensuite ses ablutions, passa , sa main humide sur ses khouff (1), se leva et pria. Comme on le questionnait à ce sujet , il répondit : J’ai vu l’Envoyé d’Allah (ﷺ) agir de la même façon .
* ‘ lbrâhîm: ce hadîth plaisait [aux compagnons de ‘ Abd-ul-Lâh ben Mas ‘ûd], car Jarîr fut parmi les derniers à embrasser l’islam.
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°387)
عَنْ هَمَّامِ بْنِ الْحَارِثِ، قَالَ رَأَيْتُ جَرِيرَ بْنَ عَبْدِ اللَّهِ بَالَ ثُمَّ تَوَضَّأَ، وَمَسَحَ عَلَى خُفَّيْهِ، ثُمَّ قَامَ فَصَلَّى، فَسُئِلَ فَقَالَ رَأَيْتُ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم صَنَعَ مِثْلَ هَذَا‏.‏ قَالَ إِبْرَاهِيمُ فَكَانَ يُعْجِبُهُمْ، لأَنَّ جَرِيرًا كَانَ مِنْ آخِرِ مَنْ أَسْلَمَ‏.‏
(رواه البخاري في صحيحه رقم ۳۸۷)
.

D’après Abdallah Ibn Bouhayna (qu’Allah l’agrée), lorsque le Prophète (que la prière d’Allah et son salut soient sur lui) priait il écartait ses bras au point où on voyait le blancheur de ses aisselles.
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°390)
عن عبدالله بن بحينة رضي الله عنه أن النبي صلى الله عليه وسلم : كان إذا صلى فرج بين يديه حتى يبدو بياض إبطيه
(رواه البخاري في صحيحه رقم ٣٩٠)
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D’après ‘Anas: Une fois, le Prophète (ﷺ) vit un crachat sur [le mur] qui se trouvait du côté de la qibla.
Peiné de cet acte au point où l’on pouvait remarquer cela sur son visage,
il (ﷺ) se leva gratta ledit crachat avec sa main et dit: « Quand l’un de vous se lève pour sa prière, il entre ainsi en conversation avec son Seigneur et son Seigneur se tient entre lui et la direction de la prière la Mecque (Qibla), que |’un de vous ne crache pas en direction de la Mecque (Qibla)! »
« Qu’il fasse plutôt cela à sa gauche ou sous ses pieds! »
Il (ﷺ) prit ensuite le bout de son manteau, cracha dessus, le plia et dit: « Ou bien faites comme ceci! »
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°405)
عَنْ أَنَسٍ، أَنَّ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم رَأَى نُخَامَةً فِي الْقِبْلَةِ، فَشَقَّ ذَلِكَ عَلَيْهِ حَتَّى رُئِيَ فِي وَجْهِهِ، فَقَامَ فَحَكَّهُ بِيَدِهِ فَقَالَ ‏ »‏ إِنَّ أَحَدَكُمْ إِذَا قَامَ فِي صَلاَتِهِ، فَإِنَّهُ يُنَاجِي رَبَّهُ ـ أَوْ إِنَّ رَبَّهُ بَيْنَهُ وَبَيْنَ الْقِبْلَةِ ـ فَلاَ يَبْزُقَنَّ أَحَدُكُمْ قِبَلَ قِبْلَتِهِ، وَلَكِنْ عَنْ يَسَارِهِ، أَوْ تَحْتَ قَدَمَيْهِ ‏ »‏‏.‏ ثُمَّ أَخَذَ طَرَفَ رِدَائِهِ فَبَصَقَ فِيهِ، ثُمَّ رَدَّ بَعْضَهُ عَلَى بَعْضٍ، فَقَالَ ‏ »‏ أَوْ يَفْعَلْ هَكَذَا ‏ »
(رواه البخاري في صحيحه رقم ٤٠٥)
.

D’après Sa’id Ibn Yazid, j’étais assis dans la mosquée lorsque j’ai reçu un petit cailloux. J’ai regardé et j’ai vu Omar Ibn Al Khattab qui m’a dit alors: Va me chercher ces deux hommes. Alors je les ai apporté et il a dit: D’où est-ce que vous venez? Ils ont dit: Nous sommes des gens de Taïf. Alors il a dit: « Si vous étiez des gens d’ici je vous aurais frappé, vous élevez vos voix dans la mosquée du Prophète (que la prière d’Allah et son salut soient sur lui) ».
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°470)
عن سعيد ابن يزيد قال : كنت قائما في المسجد فحصبني رجل فنظرت فإذا عمر بن الخطاب رضي الله عنه فقال : اذهب فأتني بهذين . فجئته بهما ، قال : من أين أنتما ؟
قالا : من أهل الطائف
قال : لو كنتما من أهل البلد لأوجعتكما ترفعان أصواتكما في مسجد رسول الله صلى الله عليه وسلم
(رواه البخاري في صحيحه رقم ٤٧٠)
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D’après Abou Houreira (qu’Allah l’agrée), le Prophète (ﷺ) a dit: « La prière en groupe dépasse la prière d’une personne chez lui ou dans son marché de 25 degrés. Car certes lorsque l’un d’entre vous fait parfaitement les ablutions et se rend à la mosquée en ne voulant par cela que la prière il ne fait pas un pas sans qu’Allah ne l’élève d’un degré et lui efface un péché et ceci jusqu’à ce qu’il rentre à la mosquée. Quand il rentre à la mosquée il est en prière tant que la prière le retient (1) et les anges invoquent en sa faveur tant qu’il est à l’endroit où il a prié: Ô Allah ! Pardonne le. Ô Allah ! Fais lui miséricorde ; ceci tant qu’il n’a pas eu de hadath (2) ».
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°477)

(1) C’est à dire tant qu’il attend la prière.

(2) C’est à dire tant qu’il n’a pas fait une chose qui annule ses ablutions.

عن أبي هريرة رضي الله عنه قال النبي صلى الله عليه و سلم : صلاةُ الجميعِ تزيدُ على صلاتِه في بيتِه وصلاتِه في سُوقِه خمسًا وعشرين درجةً . فإن أحدَكم إذا توضَّأ فأحسنَ وأتى المسجدَ لا يُريدُ إلا الصلاةَ لم يخطُ خُطْوةً إلا رفعَه اللهُ بها درجةً وحطَّ عنه خَطيئةً حتى يَدخُلَ المسجدَ وإذا دخل المسجدَ كان في صلاةٍ ما كانت تَحْبِسُه وتُصلِّي عليه الملائكةُ ما دام في مجلِسِه الذي يُصلي فيه : اللهم اغفرْ له ، اللهم ارحمْه ما لم يُحْدِثْ فيه
(رواه البخاري في صحيحه رقم ٤٧٧)
.

D’après Abou Al Jouhaym (qu’Allah l’agrée), le Prophète (ﷺ) a dit: « Si celui qui passe devant une personne en train de prier savait ce qu’il y a contre lui (1), attendre quarante serait meilleur pour lui que de passer devant lui ».
Abou Al Nadr (2) a dit: Je ne sais pas si il a dit quarante jours, qurante mois ou quarante ans.
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°510)

(1) C’est à dire comme péché.
(2) C’est un des rapporteurs du hadith.

عن أبي الجهيم رضي الله عنه قال النبي صلى الله عليه و سلم : لو يَعلَمُ المارُّ بين يدَيِ المُصلِّي ماذا عليه ، لكان أن يَقِفَ أربعينَ خيرًا له من أن يمُرَّ بين يدَيه
قال أبو النَّضرِ : لا أدري أقال أربعينَ يومًا أو شهرًا أو سنةً
(رواه البخاري في صحيحه رقم ٥١٠)
.

D’après ‘Abdoullah ibnu ‘Omar ‎(رضي الله عنهما), le prophète (ﷺ) a dit : « Celui qui manque la prière du ‘asr (intentionnellement), c’est comme s’il avait perdu sa famille et ses biens. »
(Rapporté Par Al Boukhari dans son Sahih n°552)
عَنِ ابْنِ عُمَرَ، أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَالَ ‏ « ‏ الَّذِي تَفُوتُهُ صَلاَةُ الْعَصْرِ كَأَنَّمَا وُتِرَ أَهْلَهُ وَمَالَهُ ‏ »‏‏.‏
(رواه البخاري في صحيحه رقم ۵۵۲)
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D’après Jarir Ibn Abdillah Al Bajali (qu’Allah l’agrée), nous étions avec le Prophète (ﷺ) lorsqu’il regarda la lune dans une nuit où elle était pleine alors il a dit: « Certes vous allez voir votre Seigneur comme vous voyez cette lune la nuit lorsqu’elle est pleine sans avoir de mal à le voir. Ainsi si vous pouvez ne pas être empêchés d’accomplir une prière avant le lever du soleil et avant son coucher alors faites-le » puis il récita le verset: « Et célèbre les louanges de ton Seigneur avant le lever du soleil et avant son coucher » [Sourate Qaf n°50 verset 39].
(Rapporté par Al Boukhari dans son Sahih n°554)

Cheikh Al Islam Ibn Taymiya a dit: Ce hadith est parmi les ahadith les plus authentiques sur la surface de la terre, la communauté l’a accepté, les savants du hadith et les autres parmi les gens de la sounna sont en consensus le concernant.
(Majmou Al Fatawa 6/421)

عن جرير بن عبدالله البجلي رضي الله عنه : كنا عند النبي صلى الله عليه وسلم، فنظر إلى القمر ليلة – يعني البدر – فقال : إنكم سترون ربكم، كما ترون هذا القمر، لا تضامون في رؤيته، فإن استطعتم أن لا تغلبوا على صلاة قبل طلوع الشمس وقبل غروبها فافعلوا . ثم قرأ : { وَسَبِّحْ بِحَمْدِ رَبِّكَ قَبْلَ طُلُوعِ الشَّمْسِ وَقَبْلَ الغُرُوبِ} .
(رواه البخاري في صحيحه رقم ٥٥٤)
.

D’après Abou Barza Al Aslami (qu’Allah l’agrée) : Le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) détestait le sommeil avant le ‘icha et le fait de parler après.
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°568)
عن أبي برزة الأسلمي رضي الله عنه أن رسول الله صلى الله عليه وسلم كان يكره النوم قبل العشاء والحديث بعدها‏.‏ 
(رواه البخاري في صحيحه رقم ٥٦٨ و مسلم في صحيحه رقم ٦٤٧)
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D’après Abi Moussa Al Ach’ari (qu’Allah l’agrée), le Prophète (que la prière d’Allah et son salut soient sur lui) a dit: « Celui qui prie les deux fraîcheurs (*) rentre dans le paradis ».
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°574)
(*) C’est à dire la prière du sobh et celle du asr.

عن أبي موسى الأشعري رضي الله عنه قال رسول الله صلى الله عليه و سلم : من صلى البردين دخل الجنة
(رواه البخاري في صحيحه رقم ٥٧٤ و مسلم في صحيحه رقم ٦٣٥)
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D’après Abou Hurayra, Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit: « Celui qui rattrape une rak ‘a (une unité de prière) de la prière du Sobh, avant le lever du soleil, a pu rattraper tout le Sobh.
Et celui qui rattrape une rak ‘ a de la prière du ‘asr, avant le coucher du soleil, a pu rattraper le ‘asr. »
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°579)
عن أبي هريرة، أن رسول الله صلى الله عليه وسلم قال ‏ « ‏ من أدرك من الصبح ركعة قبل أن تطلع الشمس فقد أدرك الصبح، ومن أدرك ركعة من العصر قبل أن تغرب الشمس فقد أدرك العصر ‏ »‏‏.‏
(رواه البخاري في صحيحه رقم ۵۷۹)
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D’après Nâfl ‘, ibn ‘Umar disait: « A leur arrivée à Médine, les Musulmans se regroupaient et attendaient l’heure de Ia priére sans qu’on eût fait l’appel à venir la faire. Un jour, ils s’entretenirent sur le sujet (concernant l’appel à la prière). Quelques-uns d’entre eux dirent: « Adoptons une cloche pareille aux cloches des Chrétiens! Non, opposèrent d’autres, utilisons plutôt un cor pareil à Ia corne dont les Juifs font usage. Pourquoi, intervint ‘Umar, ne désignons-nous pas un homme pour appeler à la prière? » Sur ce, le Messager d’Allah (ﷺ) [appela Bilâl]: « Ô Bilâl! lève-toi et appelle à la prière! »
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°604)
قال أخبرني نافع، أن ابن عمر، كان يقول كان المسلمون حين قدموا المدينة يجتمعون فيتحينون الصلاة، ليس ينادى لها، فتكلموا يوما في ذلك، فقال بعضهم اتخذوا ناقوسا مثل ناقوس النصارى‏.‏ وقال بعضهم بل بوقا مثل قرن اليهود‏.‏ فقال عمر أولا تبعثون رجلا ينادي بالصلاة‏.‏ فقال رسول الله صلى الله عليه وسلم ‏ « ‏ يا بلال قم فناد بالصلاة ‏ »‏‏.‏
(رواه البخاري في صحيحه رقم ۶۰۴)
.

D’après Abou Houreira (qu’Allah l’agrée), le Prophète (que la prière d’Allah et son salut soient sur lui) a dit:
« Lorsqu’on appelle à la prière Chaytan s’éloigne et il fait un pet (1) jusqu’à ce qu’il n’entende plus l’appel. Lorsque l’appel est terminé il revient jusqu’au moment de l’iqama alors il s’éloigne. Lorsque l’iqama (2) est finie il revient et se met entre la personne et la concentration, il dit: -Rappelle toi ceci, rappelle toi ceci-, des choses dont il ne se souvenait pas jusqu’à ce que la personne ne sache plus combien il a prié (3)».
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°608)

(1) C’est à dire qu’il fait un pet alors qu’il s’enfuie tellement l’appel à la prière lui fait peur.
(Fatawa de Cheikh ‘Otheimine au Masjid Al Haram durant l’été 1418, cassette n°7 à 48m40)

(2) C’est le nom du second appel à la prière, juste avant le début de la prière.

(3) C’est à dire que Chaytan ne cesse de le distraire en lui rappelant ces choses jusqu’à ce que la personne ne sache plus combien d’unités de prière elle a déjà prié.

عن أبي هريرة رضي الله عنه قال رسول الله صلى الله عليه و سلم : إذا نودي للصلاة أدبر الشيطان وله ضراط حتى لا يسمع التأذين . فإذا قضي النداء أقبل حتى إذا ثوب بالصلاة أدبر حتى إذا قضي التثويب أقبل حتى يخطر بين المرء ونفسه ، يقول : اذكر كذا ، اذكر كذا ، لما لم يكن يذكر حتى يظل الرجل لا يدري كم صلى
(رواه البخاري في صحيحه رقم ٦٠٨ )
.

D’après Jabir Ibn Abdillah (qu’Allah les agrée), le Prophète (que la prière d’Allah et son salut soient sur lui) a dit: « Celui qui dit lorsqu’il entend l’adhan (*) -Allahoumma Rabba Hadhihi Ada’wati Tamma Wa Asalatil Qaima Aati Muhammad Al Wasilata Wal Fadilata Wab’ath Hou Maqaman Mahmoudan Aladhi Wa’adtah- (1), il profitera de mon intercession le jour du jugement ».
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°614).

(*) Il ne faut pas comprendre de cette phrase que cette invocation se dit durant l’adhan, elle doit être dite après comme cela est explicité dans d’autres ahadith.

(1) Traduction en Français:
Mon Seigneur, Maître de cet appel complet, cette prière célébrée
Accorde à Mohammed (ﷺ) al-Wasilata wal-Fadilah.
Installe-le dans la Station louable que Tu lui a promise.

(2) En arabe avec les voyelles :

اللّهُمَّ رَبَّ هَذِهِ الدَعْوَةِ التَّامَّةِ وَالصَلاَةِ القَائِمَةِ آتِ مُحَمَّدًا الوَسِيلَةَ وَالفَضِيلَةَ وَابْعَثْهُ مَقَامًا مَحْمُودًا الَّذِي وَعَدْتَهُ

عن جابر بن عبدالله رضي الله عنهما قال رسول الله صلى الله عليه و سلم : من قال حين يسمع النداء : ‘ اللهم رب هذه الدعوة التامة والصلاة القائمة آت محمدا الوسيلة والفضيلة وابعثه مقاما محمودا الذي وعدته ‘ حلت له شفاعتي يوم القيامة
(رواه البخاري في صحيحه رقم ٦١٤)
.

D’après Abou Houreira (qu’Allah l’agrée), Le Prophète ﷺ a dit: « Si les gens connaissaient toute la récompense qu’il y a à prononcer l’appel à la prière (l’adhan) ainsi que de prier au premier rang, et qu’ils ne trouvent rien d’autre pour se départager que le tirage au sort, ils le feraient. S’ils connaissaient toute la récompense qu’il y a à prier de bonne heure, ils se précipiteraient (à l’office). S’ils connaissaient toute la récompense qu’il y a à accomplir la prière du soir (‘icha) et du matin (sobh) en groupe, ils y viendraient et cela même en rampant. »
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°615)
عن أبي هريرة، أن رسول الله صلى الله عليه وسلم قال ‏ «‏ لو يعلم الناس ما في النداء والصف الأول، ثم لم يجدوا إلا أن يستهموا عليه لاستهموا، ولو يعلمون ما في التهجير لاستبقوا إليه، ولو يعلمون ما في العتمة والصبح لأتوهما ولو حبوا ‏»‏‏.‏
(رواه البخاري في صحيحه رقم ۶۱۵)
.

D’après ’Abd-ul-Lâh ibn Abi Qatâda rapporte que son père dit: « Tandis que nous étions en train de prier avec le Prophète (ﷺ) nous entendîmes un bruit confus fait par quelques hommes. Ayant terminé la prière, le Prophète (ﷺ) dit: « Qu ‘y a-t-il? » Nous nous sommes précipités pour venir faire la prière, expliquèrent les auteurs du bruit. Ne refaites plus cela! Soyez calmes en venant faire la prière! Priez [avec les autres] la partie que vous rattraperiez et complétez [seuls] ce que vous auriez manqué! »
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°635)
عن عبد الله بن أبي قتادة، عن أبيه، قال بينما نحن نصلي مع النبي صلى الله عليه وسلم إذ سمع جلبة رجال فلما صلى قال ‏ »‏ ما شأنكم ‏ »‏‏.‏ قالوا استعجلنا إلى الصلاة‏.‏ قال ‏ »‏ فلا تفعلوا، إذا أتيتم الصلاة فعليكم بالسكينة، فما أدركتم فصلوا وما فاتكم فأتموا ‏ »‏‏.‏
(رواه البخاري في صحيحه رقم ۶۳۵)
.

D’après Abou Qatada (qu’Allah l’agrée), le Prophète (que la prière d’Allah et son salut soient sur lui) a dit: « Lorsque l’on fait l’iqama pour la prière ne vous levez pas avant de me voir ».
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°637)

Les prieurs dans la mosquée, si l’imam n’est pas dans la mosquée, ne doivent se lever pour la prière que lorsqu’ils voient l’imam.

Rapporté également par Mouslim dans son Sahih n°604

عن أبي قتادة رضي الله عنه قال رسول الله صلى الله عليه و سلم : إذا أقيمت الصلاة فلا تقوموا حتى تروني
(رواه البخاري في صحيحه رقم ٦٣٧)
.

D’après Ibn Omar (qu’Allah les agrée), le Prophète (que la prière d’Allah et son salut soient sur lui) a dit: « La prière en groupe dépasse la prière de la personne seule de 27 degrés ».
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°645)

Rapporté également par Mouslim dans son Sahih n°650

عن بن عمر رضي الله عنهما قال رسول الله صلى الله عليه و سلم : صلاة الجماعة تفضل صلاة الفذ بسبع وعشرين درجة
(رواه البخاري في صحيحه رقم ٦٤٥)
.

D’après Abu Sa`id Al-Khudri (qu’Allah les agrée), qu’il a entendu le Prophète (ﷺ) dire: « La prière en groupe dépasse la prière de la personne seule de 25 degrés ».
(Rapporté par Al Boukhari dans son Sahih n°646)

عن أبي سعيد الخدري، أنه سمع النبي صلى الله عليه وسلم يقول: ‏‏ صلاة الجماعة تفضل صلاة الفذ بخمس وعشرين درجة‏‏‏.‏
(رواه البخاري في صحيحه رقم ۶۴۶)
.

D’après Abou Houreira (qu’Allah l’agrée), le Prophète (que la prière d’Allah et son salut soient sur lui) a dit: « La prière d’un homme avec le groupe est multipliée par 25 degrés par rapport à sa prière chez lui ou dans son magasin.
Ceci car lorsqu’il fait les ablutions parfaitement puis sort vers la mosquée en ne voulant par cela que la prière, il ne fait pas un pas sans qu’Allah ne l’élève d’un degré et ne lui efface un péché.
Lorsqu’il prie les anges ne cessent d’invoquer pour lui tant qu’il est en prière: Ô Allah prie sur lui, ô Allah pardonne lui.
Et l’un d’entre vous ne cesse d’être en prière tant qu’il attend la prière (*) ».
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°647)

(*) C’est à dire tant qu’il attend à la mosquée le début de la prière en commun.

Rapporté également par Mouslim dans son Sahih n°649

عن أبي هريرة رضي الله عنه قال رسول الله صلى الله عليه وسلم : صلاة الرجل في الجماعة تضعف على صلاته في بيته وفي سوقه خمسا وعشرين ضعفا . وذلك أنه : إذا توضأ فأحسن الوضوء ثم خرج إلى المسجد لا يخرجه إلا الصلاة لم يخط خطوة إلا رفعت له بها درجة وحط عنه بها خطيئة فإذا صلى لم تزل الملائكة تصلي عليه ما دام في مصلاه : اللهم صل عليه ! اللهم ارحمه ! ولا يزال أحدكم في صلاة ما انتظر الصلاة
(رواه البخاري في صحيحه رقم ٦٤٧)
.

D’après Abou Houreira (qu’Allah l’agrée), le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit:
« Sept personnes seront couvert par Allah dans son ombre le jour où il n’y aura pas d’autre ombre que son ombre:
– un dirigeant juste
– un jeune qui a grandit dans l’adoration de son Seigneur
– un homme dont le coeur est accroché aux mosquées
– deux hommes qui se sont aimés pour Allah il se sont rassemblés pour lui et se sont séparés pour lui (1)
– un homme qu’une femme noble et belle a appelé et lui a dit: Je crains Allah
– un homme qui a fait une aumône qu’il a cachée au point où sa main gauche ne sait pas ce que sa main droite a dépensée
– un homme qui a mentionné Allah (2) alors qu’il est seul et s’est mis à pleurer ».
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°660)

(1) C’est à dire que la mort les a séparés alors qu’ils étaient dans cette situation, ils s’aimaient pour Allah.
(Charh Boulough Al Maram de cheikh Otheimine vol 6 p 215)

(2) Ceci est général et comprend le rappel d’Allah à travers la lecture du Coran, la prière, la réflexion, la méditation, la lecture de la vie du Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui)…
(Charh Boulough Al Maram de cheikh Otheimine vol 6 p 217)

عن أبي هريرة رضي الله عنه قال رسول الله صلى الله عليه و سلم: سبعة يظلهم الله في ظله يوم لا ظل إلا ظله الإمام العادل، وشاب نشأ في عبادة ربه، ورجل قلبه معلق في المساجد، ورجلان تحابا في الله اجتمعا عليه وتفرقا عليه، ورجل طلبته امرأة ذات منصب وجمال فقال إني أخاف الله‏.‏ ورجل تصدق أخفى حتى لا تعلم شماله ما تنفق يمينه، ورجل ذكر الله خاليا ففاضت عيناه
(رواه البخاري في صحيحه رقم ۶۶۰)
.

D’après Abou Houreira (qu’Allah l’agrée), le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit : « Celui qui part à la mosquée ou en revient, Allah lui prépare une demeure au paradis chaque fois qu’il part ou revient ».
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°662)

Rapporté également par Mouslim dans son Sahih n°669

عن أبي هريرة رضي الله عنه قال رسول الله صلى الله عليه وسلم : من غدا إلى المسجد وراح أعد الله له نزلة من الجنة كلما غدا أو راح
(رواه البخاري في صحيحه رقم ٦٦٢)
.

D’après Nafi’, ‘Abdallah Ibn ‘Omar (qu’Allah les agrée lui et son père) a fait l’appel à la prière durant une nuit froide durant laquelle il y avait du vent puis il a dit: -Priez dans les maisons-.
Ensuite il a dit: Certes le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) ordonnait à celui qui faisait l’appel à la prière de dire -Priez dans vos maisons- quand la nuit était froide et pluvieuse.
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°666)

Rapporté également par Mouslim dans son Sahih n°697

عن نافع أن عبدالله بن عمر رضي الله عنهما أذن بالصلاة في ليلة ذات برد وريح ثم قال : ألا صلوا في الرحال
ثم قال : إن رسول الله صلى الله عليه وسلم كان يأمر المؤذن إذا كانت ليلة ذات برد ومطر يقول : ألا صلوا في الرحال
(رواه البخاري في صحيحه رقم ٦٦٦)
.

D’après Anas ibn Malik, que le Messager (ﷺ) a dit: « Lorsque le dîner est servi, commencez par manger avant de faire la prière du maghrib sans vous précipiter »
(Rapporté Par Al Boukhari dans son Sahih n°672)
عن أنس بن مالك، أن رسول الله صلى الله عليه وسلم قال ‏ « إذا قدم العشاء فابدءوا به قبل أن تصلوا صلاة المغرب، ولا تعجلوا عن عشائكم »‏‏.‏
(رواه البخاري في صحيحه رقم ۶۷۲)
.

D’après Al Aswad, j’ai demandé à ‘Aicha: Que faisait le Prophète (que la prière d’Allah et son salut soient sur lui) dans sa maison ? Elle a dit: Il était au service de sa famille et lorsque c’était le moment de la prière il sortait pour la prière.
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°676)
عن الأسود سألت عائشة رضي الله عنها : ما كان النبي صلى الله عليه وسلم يصنع في بيته ؟ قالت : كان يكون في مهنة أهله ، تعني خدمة أهله . فإذا حضرت الصلاة خرج إلى الصلاة
(رواه البخاري في صحيحه رقم ٦٧٦)
.

‘Aicha dit: « Durant sa maladie, Le Messager d’Allah (ﷺ) donna l’ordre à Abu Bakr de présider les gens en prière.
En effet, Abu Bakr présidait la prière.

(Urwa un sous narrateur, ajouta): « Mais, en remarquant une certaine amélioration dans son état »
le Prophète (ﷺ) sortit de chez lui et trouva Abu Bakr en train de présider les gens en prière.

En s’apercevant de sa présence, Abu Bakr recule mais le Prophère (ﷺ) lui fut signe de rester à sa place. Après quoi, le Prophète (ﷺ) s’assit à côté d ‘Abu Bakr. Ce dernier suivait la prière du Messager d’Allah (ﷺ) et les fidèles suivaient celle d’Abu Bakr.»
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°683)

عن عائشة، قالت أمر رسول الله صلى الله عليه وسلم أبا بكر أن يصلي بالناس في مرضه، فكان يصلي بهم‏.‏ قال عروة فوجد رسول الله صلى الله عليه وسلم في نفسه خفة، فخرج فإذا أبو بكر يؤم الناس، فلما رآه أبو بكر استأخر، فأشار إليه أن كما أنت، فجلس رسول الله صلى الله عليه وسلم حذاء أبي بكر إلى جنبه، فكان أبو بكر يصلي بصلاة رسول الله صلى الله عليه وسلم والناس يصلون بصلاة أبي بكر‏.‏
(رواه البخاري في صحيحه رقم ۶۸۳ )
.

D’après Abou Houreira (qu’Allah l’agrée), le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit: « Lorsque l’un d’entre vous prie pour les gens (*) qu’il allège la prière car il y a parmi les gens le faible, le malade et le vieux. Par contre si l’un d’entre vous prie seul qu’il allonge la prière autant qu’il veux ».
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°703)

(*) C’est à dire en tant qu’imam.

عن أبي هريرة رضي الله عنه قال رسول الله صلى الله عليه وسلم : إذا صلى أحدكم للناس فليخفف فإنه منهم الضعيف والسقيم والكبير وإذا صلى أحدكم لنفسه فليطول ما شاء
(رواه البخاري في صحيحه رقم ٧٠٣)
.

D’après Abou Mass’oud (qu’Allah l’agrée), le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit: « Ô vous les gens! Il y a certes parmi vous des gens qui font fuir les autres !
Ainsi celui qui est imam pour les gens qu’il allège la prière car il y a derrière lui le faible, le vieux et celui qui est occupé ».
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°704)
عن أبي مسعود رضي الله عنه قال رسول الله صلى الله عليه و سلم : يا أيها الناس! إن منكم منفرين
فمن أم الناس فليتجوز فإن خلفه الضعيف والكبير وذا الحاجة
(رواه البخاري في صحيحه رقم ٧٠٤)
.

D’après Ibn ‘Abbâs (رضى الله عنهما) dit: « Une nuit, je fis la prière avec le Prophète (ﷺ) et je me tenais debout à sa gauche, le Messager d’Allah (ﷺ) me tint par derrière la tête et me mit à sa droite. il prie puis s’allongea. Après quoi, le muezzin vint le trouver. il se leva alors et pria sans [refaire] les ablutions mineures.»
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°726)

عن ابن عباس رضى الله عنهما قال صليت مع النبي صلى الله عليه وسلم ذات ليلة فقمت عن يساره، فأخذ رسول الله صلى الله عليه وسلم برأسي من ورائي، فجعلني عن يمينه، فصلى ورقد فجاءه المؤذن، فقام وصلى ولم يتوضأ‏.‏
(رواه البخاري في صحيحه رقم ۷۲۶)
.

D’après Anas bin Malik: « Une nuit, un orphelin et moi avons accomplit les prières derrière le Prophète (ﷺ) dans ma maison et ma mère Oumm Soulaym [qui est la mère de Anas] s’est mise derrière nous. (Elle-même formé une rangée)»
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°727)
عن أنس بن مالك، قال صليت أنا ويتيم، في بيتنا خلف النبي صلى الله عليه وسلم وأمي أم سليم خلفنا‏.‏
(رواه البخاري في صحيحه رقم ۷۲۷)
.

D’après Salim ibn ‘Abdullah,

Son Père dit: « En commençant la prière, le Messager d’Allah (ﷺ) levait les mains au niveau des épaules, De même lorsqu’il prononce Ie tekbîr pour le rukû‘ (l’inclinaison) relève la tête du rukû,

il (ﷺ) les levait et disait:
Sami ‘ a-l-Lâhu liman hamidahu… Rabbanâ wa laka-l-hamdu.
= (Allah a entendu celui qui l’a loué. Notre maître , la louange Te revient.)

سَمِعَ اللَّهُ لِمَنْ حَمِدَهُ، رَبَّنَا وَلَكَ الْحَمْدُ

Cependant, il ne faisait pas cela en se prosternant. (c’est-à-dire lever les mains).
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°735)

عن سالم بن عبد الله، عن أبيه، أن رسول الله صلى الله عليه وسلم كان يرفع يديه حذو منكبيه إذا افتتح الصلاة، وإذا كبر للركوع، وإذا رفع رأسه من الركوع رفعهما كذلك أيضا وقال ‏ « ‏ سمع الله لمن حمده، ربنا ولك الحمد ‏ »‏‏.‏ وكان لا يفعل ذلك في السجود‏.‏
(رواه البخاري في صحيحه رقم ۷۳۵)
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D’après ‘Abdallah Ibn ‘Omar (qu’Allah les agrée), j’ai vu le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) lorsqu’il se levait pour la prière (1), il levait ses mains jusqu’à ce qu’elles soient au niveau de ses épaules et il faisait aussi cela lorsqu’il faisait le tekbir (2) pour l’inclinaison et lorsqu’il relevait sa tête de l’inclinaison et il disait: Sami’a Allah Liman Hamidah. Et il ne faisait pas cela dans la prosternation.
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°736)

Rapporté également par Mouslim dans son Sahih n°390

(1) C’est à dire lorsqu’il débutait sa prière
(2) C’est à dire lorsqu’il disait: Allahou Akbar.

عن عبدالله بن عمر رضي الله عنهما قال : رأيت رسول الله صلى الله عليه وسلم إذا قام في الصلاة رفع يديه حتى تكونا حذو منكبيه وكان يفعل ذلك حين يكبر للركوع ويفعل ذلك إذا رفع رأسه من الركوع ويقول : سمع الله لمن حمده . ولا يفعل ذلك في السجود
(رواه البخاري في صحيحه رقم ٧٣٦)
.

D’après Nafi’, lorsque ‘Abdallah Ibn ‘Omar (qu’Allah les agrée lui et son père) rentrait en prière il faisait le tekbir (1) et levait ses mains, lorsqu’il faisait l’inclinaison il levait les mains, lorsqu’il disait: -Sami’a Allahou Liman Hamidah- il levait ses mains et lorsqu’il se levait après deux unités il levait ses mains et il attribuait cela au Messager d’Allah (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) (2).
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°739)

(1) C’est à dire qu’il disait: Allahou Akbar.

(2) C’est à dire que le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) faisait cela.

Remarque :

Certaines personnes lorsqu’ils commencent la prière lèvent leurs mains et mettent leurs pouces au niveau du lobe de leurs oreilles.
Ceci est basé sur un hadith faible. (Rapporté par Nasai dans ses Sounan n°882 et jugé faible par Cheikh Albani dans Sahih Nasai)

عن نافع أن عبدالله بن عمر رضي الله عنهما كان إذا دخل في الصلاة كبر ورفع يديه وإذا ركع رفع يديه وإذا قال : سمع الله لمن حمده رفع يديه وإذا قام من الركعتين رفع يديه ورفع ذلك بن عمر رضي الله عنهما إلى نبي الله صلى الله عليه وسلم
(رواه البخاري في صحيحه رقم ٧٣٩)
.

D’après ‘Ubada ibn As-Samit:
Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit: « Point de prière pour celui qui ne récite pas Al-Fatiha dans sa prière. »
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°756)

Et pour le Reconvertie qui ne connait pas Al-Fatiha, il peut dire:

Soubhanallah, walhamdulillah, wa la ilaha illa Lah, Allahou akbar, wa la hawla wa la qouata illa bi Lah.

La Preuve est authentifié par Cheikh Albani dans Sifat Salat page 98

حَدَّثَنَا عَلِيُّ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ، قَالَ حَدَّثَنَا سُفْيَانُ، قَالَ حَدَّثَنَا الزُّهْرِيُّ، عَنْ مَحْمُودِ بْنِ الرَّبِيعِ، عَنْ عُبَادَةَ بْنِ الصَّامِتِ، أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَالَ ‏ «‏ لاَ صَلاَةَ لِمَنْ لَمْ يَقْرَأْ بِفَاتِحَةِ الْكِتَابِ »‏‏.‏
(رواه البخاري في صحيحه رقم ۷۵۶)
.

D’après ‘Abdullah ibn Abou Qatâda, son père dit: le Prophète (ﷺ) a dit:
« Le Prophète (ﷺ) lisait, dans les deux premières rak’a de la prière du duhr, la Fatiha du Livre (le Coran) et deux autres sourates. II prolongeait la première rak’a et écourtait la deuxième. Des fois, il faisait entendre un verset. Aussi, il (ﷺ) lisait pendant la prière du ‘Asr la Fâtiha du Livre et deux autres sourates en prolongeant la première rak’a. Il prolongeait aussi la première rak’a de la prière du sobh et écourtait la deuxième.»
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°759)

COMPLEMENT :

L’Imâm Ibn Qayyim :
والإسرار في الظهر والعصر بالقراءة، وكان يُسمع الصحابة الآية فيها أحياناً

« Réciter à voix basse pour Dhor et Asr, et parfois on pouvait entendre les compagnons y [réciter] les versets (i.e. Qu’ils lisaient à voix haute) »
(Zâd al-Ma’âd (1/247))

Cheikh Ibn Bâz :
ويستحب أن يجهر ببعض الآيات في الصلاة السرية بعض الأحيان؛ لأن النبي ﷺ يفعل ذلك

« Il demeure préférable de lire de temps en temps à voix haute quelques versets dans la prière qui doit être accomplie à voix basse, parce que le Prophète (ﷺ) agissait ainsi. »
(Majmû’ al-Fatâwâ (11/123))

Il dit ailleurs :
ويشرع للإمام أن يجهر بعض الأحيان ببعض الآيات لقول أبي قتادة كان النبي ﷺ يسمعنا الآية أحياناً يعني : في صلاة الظهر و العصر

« Il est permis à l’Imâm d’élever la voix en récitant certains versets, et ce conformément aux propos rapportés par Abû Qatâda disant que parfois, le Prophète (ﷺ) récitait les versets de vive voix. il désigne par là les prières du Dhor et du ‘Asr. »
(Majmû’ al-Fatâwâ (11/127))

عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ أَبِي قَتَادَةَ، عَنْ أَبِيهِ، قَالَ كَانَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم يَقْرَأُ فِي الرَّكْعَتَيْنِ الأُولَيَيْنِ مِنْ صَلاَةِ الظُّهْرِ بِفَاتِحَةِ الْكِتَابِ وَسُورَتَيْنِ، يُطَوِّلُ فِي الأُولَى، وَيُقَصِّرُ فِي الثَّانِيَةِ، وَيُسْمِعُ الآيَةَ أَحْيَانًا، وَكَانَ يَقْرَأُ فِي الْعَصْرِ بِفَاتِحَةِ الْكِتَابِ وَسُورَتَيْنِ، وَكَانَ يُطَوِّلُ فِي الأُولَى، وَكَانَ يُطَوِّلُ فِي الرَّكْعَةِ الأُولَى مِنْ صَلاَةِ الصُّبْحِ، وَيُقَصِّرُ فِي الثَّانِيَةِ‏.‏
(رواه البخاري في صحيحه رقم ۷۵۹)
.

D’après ‘Ata, Abou Houreira (qu’Allah l’agrée) a dit: « Il faut réciter dans chaque prière. Dans ce que le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) nous a fait entendre alors nous vous faisons entendre et dans ce qu’il a caché alors nous vous le cachons (1).
Si tu ne rajoutes rien à Oum Al Quran (2) alors elle te suffi et si tu rajoutes alors ceci est meilleur (3) ».
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°772)

(1) C’est à dire : Les prières durant lesquelles le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) récitait à voix haute alors nous récitons à voix haute et celles durant lesquelles il récitait à voix basse alors nous récitons à voix basse.

(2) C’est à dire la sourate Al Fatiha n°1 qui est aussi nommé Oum Al Quran/La mère du Coran.

(3) C’est à dire que le fait de ne réciter que la sourate Al Fatiha est suffisant pour que la prière soit valable.
Par contre il est recommandé de réciter ce que l’on peut du Coran en plus de la sourate Al Fatiha dans les deux unités de prière de la prière du sobh, dans les deux premières unités de prière des prières du dohr, du ‘asr, du maghreb et du ‘icha ainsi que dans toutes les prières surérogatoires.

عن عطاء قال أبو هريرة رضي الله عنه : في كلِّ صلاةٍ يُقرأُ فما أسْمَعَنا رسولُ اللهِ صلّى الله عليه وسلّم أسْمَعْناكم وما أخْفَى عنّا أخفيْنا عنكم وإن لم تزدْ على أمِّ القرآنِ أَجْزَأْتْ إن زدتْ فهو خيرٌ 
(رواه البخاري في صحيحه رقم ٧٧٢)
.

D’après Abou Houreira (qu’Allah l’agrée), le Prophète (ﷺ) a dit: « Lorsque l’imam dit -Amin- alors dites -Amin- car certes celui dont la parole -Amin- correspond avec celle des anges il lui est pardonné ses péchés précédents ».
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°780)

عن أبي هريرة رضي الله عنه قال النبي صلى الله عليه و سلم : إذا أمَّنَ الإمامُ فأمِّنوا فإنه من وافقَ تأمينُه تأمينَ الملائكةِ غُفِرَ له ما تقدَّمَ من ذنبِه
(رواه البخاري في صحيحه رقم ۷۸۰)
.

D’après Ibn Chihâb dit: Abu Bakr ibn ‘Abd-ar-Rahmân ibn al Hârith m’a rapporté qu’il avait entendu Abu Hurayra dire:

« En s’apprêtant à faire la prière, le Messager d’Allah (ﷺ) prononçait le tekbîr en étant dans la position debout, de même en faisant le rukû (inclinaison),
Et en relevant la tête du rukû,
il disait: Sami ‘ a-l-Lâhu liman hamidahu (Allah entend celui qui Le loue)
سَمِعَ اللَّهُ لَمِنْ حَمِدَهُ‏

Puis, en étant bien debout, il disait:
Rabbana laka-l-hamdu (… wa laka-l-hamdu, d’après Al- Laith).
رَبَّنَا لَكَ الْحَمْدُ

Après quoi, il prononçait aussi le tekbîr en s’abaissant [pour Ie sujûd], en relevant la tête, en se prosternant, en relevant aussi la tête. Il faisait cela dans toute Ia prière, et ce jusqu’à ce qu’il ait terminé. Aussi, il prononçait le tekbîr en se levant après les deux premières rak ‘a, c’est-à-dire après la position assis. (après s’être assis pour at-Tahiyyat)»
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°789)

عن ابن شهاب، قال أخبرني أبو بكر بن عبد الرحمن بن الحارث، أنه سمع أبا هريرة، يقول كان رسول الله صلى الله عليه وسلم إذا قام إلى الصلاة يكبر حين يقوم، ثم يكبر حين يركع، ثم يقول سمع الله لمن حمده‏.‏ حين يرفع صلبه من الركعة، ثم يقول وهو قائم ربنا لك الحمد قال عبد الله ‏{‏بن صالح عن الليث‏}‏ ولك الحمد ثم يكبر حين يهوي، ثم يكبر حين يرفع رأسه، ثم يكبر حين يسجد، ثم يكبر حين يرفع رأسه، ثم يفعل ذلك في الصلاة كلها حتى يقضيها، ويكبر حين يقوم من الثنتين بعد الجلوس‏.‏
(رواه البخاري في صحيحه رقم ۷۸۹)
.

D’après Abou Houreira (qu’Allah l’agrée), le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit: « Lorsque l’imam dit (1) : -Sami’a Allahou Liman Hamidah (2)- alors dites : -Allahoumma Rabbana Lakal Hamd- (3) car certes celui dont la parole coïncide avec celle des anges (4) ses péchés précédents lui sont pardonnés ».
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°796)

(1) C’est à dire lors de la prière en commun lorsqu’il se relève de l’inclinaison.

(2) C’est à dire : Allah entend / exauce ceux qui Le louent.

(3) C’est à dire : Ô Allah, notre Seigneur ! À Toi la louange.

En arabe:

اللَّهُمَّ رَبَّنَا لَكَ الحَمْد

(4) C’est à dire que les anges disent aussi cette invocation.

Remarque n°1 : La personne qui prie seule, lorsqu’elle se relève de l’inclinaison, dit -Sami’a Allahou Liman Hamidah- et dit ensuite -Rabbana Walakal Hamd-

L’imam Tahawi (mort en 321 du calendrier hégirien) a dit : « Il est confirmé par consensus des savants que la personne qui prie seule dit -Sami’a Allahou Liman Hamidah- puis dit ensuite -Rabbana Walakal Hamd- ».
(Charh Ma’ani Al Athar vol 1 p 241)

Remarque n°2 : La personne qui prie derrière un imam dit uniquement -Rabbana Walakal Hamd- et ne dit pas avant cela -Sami’a Allahou Liman Hamidah-.
C’est comme ceci que les compagnons du Prophète (qu’Allah les agrée) ont compris cette question.

D’après Abou Al Ahwas, ‘Abdallah Ibn Mas’oud (qu’Allah l’agrée) a dit : « Lorsque l’imam dit : -Sami’a Allahou Liman Hamidah- alors que ceux qui sont derrière lui disent : -Rabbana Lakal Hamd- ».
(Rapporté par Ibn Al Mundhir dans Al Awsat n°1419. L’imam Al Haythami a dit dans Majma’ Az Zawaid n°2742 que les hommes de la chaîne de transmission sont dignes de confiance et il a été authentifié par Cheikh Zakaria Al Bakistani dans Ma Saha Min Athar Al Sahaba Fil Fiqh vol 1 p 524)

D’après Al A’radj, Abou Houreira (qu’Allah l’agrée) a dit : « Lorsque l’imam lève sa tête de l’inclinaison et dit : -Sami’a Allahou Liman Hamidah- alors dit : -Rabbana Lakal Hamd- ».
(Rapporté par Ibn Al Mundhir dans Al Awsat n°1422 et authentifié par Cheikh Zakaria Al Bakistani dans Ma Saha Min Athar Al Sahaba Fil Fiqh vol 1 p 525)

D’après Nafi’ : Lorsque ‘Abdallah Ibn ‘Omar (qu’Allah les agrée lui et son père) priait derrière un imam et que celui-ci disait -Sami’a Allahou Liman Hamidah- alors il disait : -Allahoumma Rabbana Lakal Hamd- ».
(Rapporté par Ibn Al Mundhir dans Al Awsat n°1420 et authentifié par Cheikh Zakaria Al Bakistani dans Ma Saha Min Athar Al Sahaba Fil Fiqh vol 1 p 525)

عن أبي هريرة رضي الله عنه قال رسول الله صلّى الله عليه وسلّم : إذا قال الإمام سمع الله لمن حمده ، فقولوا اللهم ربنا لك الحمد
فإنّه من وافق قوله قول الملائكة غفر له ما تقدم من ذنبه
(رواه البخاري في صحيحه رقم ٧٩٦)
.

D’après Rifa’a Ibn Rafi’ (qu’Allah l’agrée) : Un jour nous étions en train de prier derrière le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) lorsqu’il a relevé sa tête de l’inclinaison en disant: « Sami’a Allahou Liman Hamidah ».
Alors un homme derrière lui a dit: « Rabbana Walakal Hamd Hamdan Kathiran Tayyiban Moubarakan Fih ».
Quand il a terminé sa prière le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit: « Qui a parlé ? ».
L’homme a dit: Moi.
Le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit alors: « J’ai vu une trentaine d’anges qui s’empressaient pour être le premier à l’écrire ».
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°799

En phonétique: Rabbana Walakal Hamd Hamdan Kathiran Tayyiban Moubarakan Fih

En arabe:

رَبَّنَا وَلَكَ الحَمْد حَمْدًا كَثِيرًا طَيِّبًا مُبَارَكًا فِيه
عن رفاعة بن رافع رضي الله عنه قال : كنا يومًا نصلي وراء النبي صلى الله عليه وسلم فلما رفع رأسه من الركعة قال : سمع الله لمن حمده
قال رجل وراءه : ربنا ولك الحمد حمدا كثيرا طيبا مباركا فيه .
فلما انصرف قال النبي صلى الله عليه وسلم : من المتكلم ؟
قال : أنا .
قال النبي صلى الله عليه وسلم : رأيت بضعة وثلاثين ملكًا يبتدرونها أيهم يكتبها أول
(رواه البخاري في صحيحه رقم ٧٩٩)
.

D’après Abdallah Ibn Bouhayna (qu’Allah l’agrée), lorsque le Prophète (que la prière d’Allah et son salut soient sur lui) priait il écartait ses bras au point où on voyait le blancheur de ses aisselles.
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°807)
عن عبدالله بن بحينة رضي الله عنه أن النبي صلى الله عليه وسلم : كان إذا صلى فرج بين يديه حتى يبدو بياض إبطيه
(رواه البخاري في صحيحه رقم ۸۰۷)
.

D’après Ibn ‘Abbas (رضى الله عنهما),
Le Prophète (ﷺ) a dit: « On m’a ordonne de me prosterner sur sept os: le front et il montra de la main son nez [les deux comptent donc pour un seul membre] les deux mains, les deux genoux et les pointes des pieds. Et nous ne devons pas ramasser le vêtement ou les cheveux.»
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°812)

عن ابن عباس، رضى الله عنهما قال قال النبي صلى الله عليه وسلم ‏ «‏ أمرت أن أسجد على سبعة أعظم على الجبهة وأشار بيده على أنفه واليدين، والركبتين وأطراف القدمين، ولا نكفت الثياب والشعر »‏‏.‏
(رواه البخاري في صحيحه رقم ۸۱۲)
.

D’après Abdoullah ibn Boudjaynah ( رضيَ الله عنه) selon lequel le Prophète (ﷺ) leur dirigea une fois la première prière de Dhur, fit les deux premières rak’aa puis se leva sans avoir observé la posture assise. Les gens s’étaient levés avec lui. Quant il arriva à la fin de sa prière et que les gens s’attendaient son taslim (c’est à dire la salutation final), il avait prononcé Allah akbar tout en restant assis puis il effectua deux prosternations avant de prononce le salut final.»
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°829)

(*) Les Savant disent à partir de ce hadith que Si le prieur se rend compte de son oubli après s’être relevée, elle n’aura pas à faire le premier Tachahoud. Elle doit terminer sa prière et effectuer les prosternations de la distraction avant la salutation finale..

عن عَبْدَ اللهِ بْنَ بُحَيْنَةَ رضيَ الله عنه (أَنَّ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم صَلَّى بِهِمُ الظُّهْرَ فَقَامَ فِي الرَّكْعَتَيْنِ الأُولَيَيْنِ لَمْ يَجْلِسْ ، فَقَامَ النَّاسُ مَعَهُ ، حَتَّى إِذَا قَضَى الصَّلاَةَ وَانْتَظَرَ النَّاسُ تَسْلِيمَهُ كَبَّرَ وَهْوَ جَالِسٌ ،
فَسَجَدَ سَجْدَتَيْنِ قَبْلَ أَنْ يُسَلِّمَ ، ثُمَّ سَلَّمَ) .
(رواه البخاري في صحيحه رقم ۸۲۹)
.

D’après ‘Aisha (رضى الله عنها) dit: « Une fois (1), ‘Abd-ar-Rahmân ben Abu Bakr entra en se frottant les dents. Le Messager d’Allah (ﷺ) le regarda; et moi de lui dire: « Donne-moi ce Siwak ! Ô ‘Abd-ar-Rahmân! « En effet, il me le donna et moi de le fendre et de le mâchonner. Je le donnai ensuite au Messager d’Allah (ﷺ) qui se cura les dents tout en étant appuyé sur ma poitrine.»
(Rapporté Par Al Boukhari dans son Sahih n°890)

(1) Durant la maladie du Prophète.

عَنْ عَائِشَةَ ـ رضى الله عنها ـ قَالَتْ دَخَلَ عَبْدُ الرَّحْمَنِ بْنُ أَبِي بَكْرٍ، وَمَعَهُ سِوَاكٌ يَسْتَنُّ بِهِ، فَنَظَرَ إِلَيْهِ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَقُلْتُ لَهُ أَعْطِنِي هَذَا السِّوَاكَ يَا عَبْدَ الرَّحْمَنِ‏.‏ فَأَعْطَانِيهِ فَقَصَمْتُهُ ثُمَّ مَضَغْتُهُ، فَأَعْطَيْتُهُ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَاسْتَنَّ بِهِ وَهْوَ مُسْتَسْنِدٌ إِلَى صَدْرِي‏.‏
(رواه البخاري في صحيحه رقم ۸۹۰)
.

D’après Muhammad Ibn Sirin, dans un jour de pluie, Ibn Abbas (qu’Allah les agrée) a dit à son mouadhin: « Lorsque tu dis -Ach hadou Anna Muhammadan Rassoulou Lah- alors ne dis pas – Haya ‘Ala Salat (حَيِّ علَى الصلاَةِ)- (1) mais dis – Sallou Fi Bouyoutikoum (صَلُّوا في بُيُوتِكُم) – (2) ».
C’est comme si les gens avaient réprouvé cela alors il a dit: « Celui qui était meilleur que moi a fait cela (3). Certes le joumou’a est une obligation mais j’ai certes détesté le fait de vous faire sortir de vos maisons pour vous faire marcher dans la boue et la gadoue glissante ».
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°901)

(1) C’est à dire qu’il a demandé à celui qui faisait l’appel à la prière de remplacer la phrase -Haya ‘Ala Salat- par -Sallou Fi Bouyoutikom-.

(2) Ceci signifie: Priez dans vos maisons.

(3) C’est à dire le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui).

عن محمد ابن سيرين قال ابنُ عباسٍ رضي الله عنهما لِمُؤَذِّنِه في يَومٍ مَطيرٍ : إذا قلتَ : أشْهدُ أنْ محمدًا رسولُ اللهِ ، فَلا تَقُلْ حَيِّ علَى الصلاَةِ ، قُلْ صَلُّوا في بُيُوتِكُم . فكأنَّ الناسَ اسْتَنْكَرُوا ، قال : فَعَلَهُ مَن هو خيْرٌ مِنِّي ، إنَّ الجُمُعَةَ عَزْمَةٌ ، وإنِّي كَرِهْتُ أنْ أُحْرِجَكُم ، فتَمْشونَ في الطِّينِ والدَّحَضِ
(رواه البخاري في صحيحه رقم ٩٠١)
.

D’après Abou Houreira (qu’Allah l’agrée), le Prophète (ﷺ) a dit:
« Lorsque l’on fait l’iqama pour la prière (*) ne vous y rendez pas en vous dépêchant, allez y en marchant. Vous devez y aller calmement et ce que vous atteignez priez-le et ce que avez manqué complétez-le ».
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°908)

(*) C’est à dire le second appel avant le début de la prière.

عن أبي هريرة رضي الله عنه قال رسول الله صلى الله عليه و سلم: إذا أقيمت الصلاة فلا تأتوها تسعون وأتوها تمشون . عليكم السكينة ، فما أدركتم فصلوا وما فاتكم فأتموا
(رواه البخاري في صحيحه رقم ٩٠٨ )
.

D’après Abdallah Ibn Omar (qu’Allah les agrée), le Prophète (que la prière d’Allah et son salut soient sur lui) a interdit qu’un homme fasse lever son frère de l’endroit où il était assis puis il s’y assoit.
Ibn Jourayj a dit: J’ai dit à Nafi’ (le rapporteur d’après Ibn Omar): Pour le vendredi ? Il a répondu: Pour le vendredi et autre.
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°911)

Rapporté également par Mouslim dans son Sahih n°2177

عن عبد الله بن عمر رضي الله عنهما نهى النبي صلى الله عليه وسلم أن يقيم الرجل أخاه من مقعده ويجلس فيه
قال ابن جريج : قلت لنافع : الجمعة ؟
قال : الجمعة وغيرها
(رواه البخاري في صحيحه رقم ٩١١)
.

D’après Jabir Ibn Abdillah (qu’Allah les agrée), un homme est venu alors que le Prophète (que la prière d’Allah et son salut soient sur lui) faisait le sermon pour les gens le jour du vendredi. Alors le Prophète (que la prière d’Allah et son salut soient sur lui) a dit: « As-tu prié ô untel ? ». L’homme a dit: Non. Alors le Prophète (que la prière d’Allah et son salut soient sur lui) lui a dit: « Lève toi et prie deux unités de prière (*) ».
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°930)

Rapporté également par Mouslim dans son Sahih n°875

(*) C’est à dire la prière de salutation de la mosquée (Tahyatoul Masjid).

عن جابر بن عبدالله رضي الله عنهما جاء رجل والنبي صلى الله عليه وسلم يخطب الناس يوم الجمعة فقال : أصليت يا فلان؟ قال : لا. قال : قم فاركع ركعتين
(رواه البخاري في صحيحه رقم ٩٣٠)
.

D’après Abou Houreira (qu’Allah l’agrée), le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit: « Si tu dis à ton compagnon ‘Tais toi’ alors que l’imam fait son sermon le jour du vendredi tu as certes fais une futilité ».
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°934)
عن أبي هريرة رضي الله عنه قال رسول الله صلى الله عليه و سلم : إذا قلتَ لصاحبِك يومَ الجمُعةِ أَنصِتْ، والإمامُ يَخطُبُ، فقد لَغَوتَ .
(رواه البخاري في صحيحه رقم ٩٣٤)
.

D’après Abou Houreira (qu’Allah l’agrée), le Prophète (que la prière d’Allah et son salut soient sur lui) a mentionné le vendredi et il a dit: « Il y a dans ce jour une heure durant laquelle aucun serviteur musulman qui est debout en train de prier demande une chose à Allah sans qu’il ne la lui donne » et il fit signe avec sa main pour montrer qu’elle est courte.
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°935)
حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ مَسْلَمَةَ، عَنْ مَالِكٍ، عَنْ أَبِي الزِّنَادِ، عَنِ الأَعْرَجِ، عن أبي هريرة، أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم ذَكَرَ يَوْمَ الْجُمُعَةِ فَقَالَ ‏ « ‏ فِيهِ سَاعَةٌ لاَ يُوَافِقُهَا عَبْدٌ مُسْلِمٌ، وَهْوَ قَائِمٌ يُصَلِّي، يَسْأَلُ اللَّهَ تَعَالَى شَيْئًا إِلاَّ أَعْطَاهُ إِيَّاهُ ‏ »‏‏.‏ وَأَشَارَ بِيَدِهِ يُقَلِّلُهَا‏.‏
(رواه البخاري في صحيحه رقم ٩٣٥ )
.

D’après Anas (qu’Allah l’agrée), le Prophète (ﷺ) ne sortait pas le jour du fitr avant d’avoir mangé des dattes.
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°953)

L’imam Ibn Rushd Al Maliki (mort en 595) a dit dans Bidayatoul Moujtahid vol 1 p 201): « Les savants sont en consensus sur le fait qu’il est préférable de manger avant de se rendre au moussalla pour le ‘id du fitr ».

عن أنس رضي الله عنه : كان رسول الله صلى الله عليه وسلم لا يغدو يوم الفطر حتى يأكل تمرات
(رواه البخاري في صحيحه رقم ٩٥٣)
.

D’après Oum ‘Atiya (qu’Allah l’agrée), il nous était ordonné de sortir le jour du ‘id au point où nous faisions sortir les jeunes filles vierges de leurs appartements et celle qui avaient les menstrues. Celles-ci restaient derrière les gens et faisaient le tekbir avec leur tekbir et faisaient des invocations avec leurs invocations. Elles espéraient la bénédiction de ce jour et sa pureté.
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°971)
عن أم عطية رضي الله عنها : كنا نؤمر أن نخرج يوم العيد ، حتى نخرج البكر من خدرها حتى تخرج الحيض فيكن خلف الناس فيكبرن بتكبيرهم ويدعون بدعائهم يرجون بركة ذلك اليوم وطهرته
(رواه البخاري في صحيحه رقم ٩٧١)
.

D’après ‘Abdallah Ibn ‘Abbas (qu’Allah les agrée lui et son père) (1) : Je suis sorti avec le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) le jour du fitr ou du adha (2). Il a prié puis a fait le sermon et ensuite il s’est rendu vers les femmes.
Il les a exhorté, leur a fait un rappel et leur a ordonné l’aumône.
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°975)

(1) ‘Abdallah Ibn ‘Abbas (qu’Allah les agrée lui et son père) était un petit garçon du vivant du Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui).

(2) C’est à dire le jour du ‘Id al fitr qui suit la fin du Ramadan ou le jour du ‘Id al adha.

L’imam Boukhari (mort en 256 du calendrier hégirien) a classé ce hadith dans son Sahih dans le chapitre : -La sortie des enfants vers le mousala-.

Annotations:

Il convient aux parents de faire participer leurs enfants aux adorations du ‘id et aux comportements qui sont recommandés ce jour-là afin qu’il soit gravé dans leurs esprits que ce jour a pour les musulmans une importance particulière.

Voici quelques points à propos de ce sujet :

– Le fait de faire faire le ghousl aux enfants le jour du ‘Id

L’imam Nawawi (mort en 676 du calendrier hégirien) a dit : « Il y a un consensus sur le fait que le ghousl pour les deux ‘id est une sounna pour chaque personne, que ce soit pour les hommes, les femmes ou les enfants car ce qui est voulu par ce ghousl est l’embellissement et l’embellissement demandé de la part de chacun ».
(Al Majmou’ Charh Al Mouhadhab vol 2 p 233)

– Le fait de mettre de beaux habits aux enfants le jour du ‘Id

L’imam Ibn Rajab Al Hanbali (mort en 795 du calendrier hégirien) a dit: « Le fait de s’embellir pour le ‘Id comprend à la fois celui qui sort pour la prière, celui qui reste chez lui, même les femmes et les enfants ».
(Fath Al Bari Charh Sahih Al Boukhari vol 8 p 420)

عن عبدالله بن عباس رضي الله عنهما قال : خرجت مع النبي صلى الله عليه وسلم يوم الفطر أو أضحى فصلى ثم خطب ثم أتى النساء فوعظهن وذكرهن وأمرهن بالصدقة
(رواه البخاري في صحيحه رقم ٩٧٥)
.

D’après Ibn ‘Abbas (qu’Allah les agrée), le jour du fitr le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a prié 2 unités de prière (*) et n’a pas prié avant ni après. Et il était accompagné de Bilal
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°989)

(*) C’est à dire la prière du ‘id.

عن بن عباس رضي الله عنهما أَنَّ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم خَرَجَ يَوْمَ الْفِطْرِ، فَصَلَّى رَكْعَتَيْنِ لَمْ يُصَلِّ قَبْلَهَا وَلاَ بَعْدَهَا وَمَعَهُ بِلاَلٌ‏.‏
(رواه البخاري في صحيحه رقم ٩٨٩)
.

D’après Zayd ibn Khalid al-Juhaniyy (qu’Allah l’agrée), le Prophète (ﷺ) dirigea la prière du matin pour nous à al-Hudaybiyah après des averses durant la nuit. Quand le Prophète eut terminé, il fit face aux gens et leur dit : Savez-vous ce que votre Seigneur a dit ? Il dirent : Allah et son Prophète le savent mieux. Il dit : « Allah a dit : ce matin, un de mes serviteurs est devenu croyant, et un autre est devenu mécréant. Celui qui a dit : Nous avons reçu la pluie par la grâce d’Allah et de Sa miséricorde. Voilà celui qui croit en Moi et qui nie le pouvoir des astres.
(Rapporté par Al Boukhari dans son Sahih n°1038)
عَنْ زَيْدِ بْنِ خَالِدٍ الْجُهَنِيِّ، رَضِيَ اللَّهُ عَنْهُ قَالَ:
« صَلَّى لَنَا رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ صَلَاةَ الصُّبْحِ بِالْحُدَيْبِيَةِ، عَلَى إِثْرِ سَمَاءٍ (1) كَانَتْ مِنْ اللَّيْلَةِ، فَلَمَّا انْصَرَفَ النَّبِيُّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ أَقْبَلَ عَلَى النَّاسِ، فَقَالَ لَهُمْ: « هَلْ تَدْرُونَ مَاذَا قَالَ رَبُّكُمْ؟ قَالُوا: اللَّهُ وَرَسُولُهُ أَعْلَمُ، قَالَ: أَصْبَحَ مِنْ عِبَادِي مُؤْمِنٌ بِي وَكَافِرٌ، فَأَمَّا مَنْ قَالَ: مُطِرْنَا بِفَضْلِ اللَّهِ وَرَحْمَتِهِ، فَذَلِكَ مُؤْمِنٌ بِي، كَافِرٌ بِالْكَوْكَبِ، وَأَمَّا مَنْ قَالَ: مُطِرْنَا بِنَوْءِ(1) كَذَا وَكَذَا، فَذَلِكَ كَافِرٌ بِي، مُؤْمِنٌ بِالْكَوْكَبِ »
( رواه البخاري في صحيحه رقم ۱۰۳۸ )
.

D’après Aicha (qu’Allah l’agrée): « De son vivant, à l’occasion d’une éclipse de soleil, le Messager d’Allah (ﷺ) présida les fidèles en prière. Il mit un long temps en station debout, fit un rukû et y resta longtemps, se releva et resta longtemps ainsi mais pendant une durée inférieure à celle de la première station debout, refit un rukû’ et y resta longtemps mais moins que le premier rukû’, puis fit un sujûd et y resta longtemps. il fit la même chose avec la deuxième rak’a. « A la fin de la prière, le soleil était déjà réapparu. il fit ensuite aux présents un sermon où il remercia et loue Allah puis dit: « Certes le soleil et la lune sont deux signes parmi les signes d’Allah. Il n’y a pas d’éclipse de soleil ou de lune pour la mort de quelqu’un ou pour sa naissance. Si vous voyez cela alors invoquez Allah, faites le tekbir (1), priez (2) et faites l’aumône. Ô la communauté de Muhammad ! Je jure par Allah, personne n’est plus jaloux que Allah lorsque son serviteur ou sa servante pratiquent la fornication. Ô la communauté de Muhammad ! Si vous saviez ce que je sais vous rigoleriez peu et pleureriez beaucoup. ».
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°1044)

(1) C’est à dire répétez Allahou Akbar.

(2) Il y a une prière spéciale à faire lors des éclipses. Les règles et les explications concernant cette prière sont mentionnées dans les ouvrages de jurisprudence.

عن عائشة رضي الله عنها قال النبي صلى الله عليه و سلم: خُسفتِ الشمسُ في عهد رسولِ الله ِصلَّى اللهُ عليهِ وسلَّمَ، فصلى رسولُ اللهِ صلَّى اللهُ عليهِ وسلَّمَ بالناس، فقام فأطال القيامَ، ثم ركع فأطال الركوعَ، ثم قام فأطال القيامَ، وهو دون القيامِ الأولِ، ثم ركع فأطال الركوعَ، وهو دون الركوعِ الأولِ، ثم سجد فأطال السجودَ، ثم فعل في الركعةِ الثانية مثل ما فعل في الأولى، ثم انصرف، وقد انجلتِ الشمسُ، فخطب الناسَ، فحمد اللهَ وأثنى عليه، ثم قال : إنَّ الشمسَ والقمرَ آيتان من آيات اللهِ، لا ينخسفان لموتِ أحدٍ ولا لحياته، فإذا رأيتُم ذلك فادعُوا اللهَ، وكبروا وصلوا وتصدَّقوا . ثم قال : يا أمةَ محمدٍ، واللهِ ما من أحدٍ أغيرُ من اللهِ أن يزني عبدُه أو تزني أمتُه يا أمةَ محمدٍ والله لو تعلمون ما أعلم لضحكتُم قليلًا ولبكيتُم كثيرًا .
(رواه البخاري في صحيحه رقم ١٠٤٤)
.

D’après Aicha (qu’Allah l’agrée): « Le soleil s’éclipsa du vivant du Messager d’Allah صلى الله عليه وسلم. Il se rendit à la mosquée, mis les fidèles en rang derrière Lui et prononça le tekbir.
Après quoi, il fit une longue récitation, prononça le tekbir, fit une longue inclinaison puis dit : « Sami3aLLAHOU limen hamidah » puis resta debout sans se prosterner.
Il refit une longue récitation mais moins longue que la 1ère, prononça le tekbir, s’inclina longuement mais moins que la 1ère inclinaison, puis dit : « Sami3aLLAHOU limen hamidah, rabbanâ walakal hamd », puis se prosterna.
Il accomplit la 2ème unité de la même manière que la 1ère, jusqu’à accomplir quatre inclinaisons et quatre prosternations.
Le soleil réapparut avant qu’Il ne quittât Sa place »
Il se leva alors, loue Allah de ce dont Il est digne et dit: « Certes le soleil et la lune sont deux signes parmi les signes d’Allah. Il n’y a pas d’éclipse de soleil ou de lune pour la mort de quelqu’un ou pour sa naissance. [Mais] lorsque vous voyez [leur éclipse], hâtez-vous à faire la prière.»
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°1046)

ععَنْ عَائِشَةَ، زَوْجِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم قَالَتْ خَسَفَتِ الشَّمْسُ فِي حَيَاةِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم فَخَرَجَ إِلَى الْمَسْجِدِ فَصَفَّ النَّاسُ وَرَاءَهُ، فَكَبَّرَ فَاقْتَرَأَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قِرَاءَةً طَوِيلَةً، ثُمَّ كَبَّرَ فَرَكَعَ رُكُوعًا طَوِيلاً، ثُمَّ قَالَ سَمِعَ اللَّهُ لِمَنْ حَمِدَهُ‏.‏ فَقَامَ وَلَمْ يَسْجُدْ، وَقَرَأَ قِرَاءَةً طَوِيلَةً، هِيَ أَدْنَى مِنَ الْقِرَاءَةِ الأُولَى، ثُمَّ كَبَّرَ وَرَكَعَ رُكُوعًا طَوِيلاً، وَهْوَ أَدْنَى مِنَ الرُّكُوعِ الأَوَّلِ، ثُمَّ قَالَ سَمِعَ اللَّهُ لِمَنْ حَمِدَهُ، رَبَّنَا وَلَكَ الْحَمْدُ‏.‏ ثُمَّ سَجَدَ، ثُمَّ قَالَ فِي الرَّكْعَةِ الآخِرَةِ مِثْلَ ذَلِكَ، فَاسْتَكْمَلَ أَرْبَعَ رَكَعَاتٍ فِي أَرْبَعِ سَجَدَاتٍ، وَانْجَلَتِ الشَّمْسُ قَبْلَ أَنْ يَنْصَرِفَ، ثُمَّ قَامَ فَأَثْنَى عَلَى اللَّهِ بِمَا هُوَ أَهْلُهُ ثُمَّ قَالَ ‏ « ‏ هُمَا آيَتَانِ مِنْ آيَاتِ اللَّهِ، لاَ يَخْسِفَانِ لِمَوْتِ أَحَدٍ وَلاَ لِحَيَاتِهِ، فَإِذَا رَأَيْتُمُوهُمَا فَافْزَعُوا إِلَى الصَّلاَةِ ‏ »‏‏.
(رواه البخاري في صحيحه رقم ۱۰۴۶)
.

D’après ‘Amra Bint ‘Abder Rahman : Une femme juive est venu questionner ‘Aicha (qu’Allah l’agrée) et lui a dit : Qu’Allah te protège du châtiment de la tombe !
Alors ‘Aicha (qu’Allah l’agrée) a demandé au Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) : Est-ce que les gens sont châtiés dans leurs tombes ?
Le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit : « Qu’Allah me protège de cela ».
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°1049)

(*) C’est à dire que non seulement le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a confirmé que les gens qui le méritent sont bel et bien châtiés dans leurs tombes mais en plus de cela il a demandé protection à Allah contre ce châtiment.

عن عمرة بنت عبدالرحمن أنّ يهوديةً جاءت تسأل عائشة رضي الله عنها فقالت لها : أعاذَك اللهُ مِن عذابِ القبرِ
فسألَتْ عائشةُ رضي الله عنها رسولَ اللهِ صلّى الله عليه وسلّم : أُيُعَذَّبُ الناسُ في قبورِهم ؟
فقال رسولُ اللهُ صلّى الله عليه وسلّم : عائذًا باللهِ مِن ذلك 
(رواه البخاري في صحيحه رقم ١٠٤٩)
.

D’après ‘Abdallah Ibn ‘Abbas (qu’Allah les agrée lui et son père) : Le Prophète (ﷺ) s’est prosterné dans la sourate An Najm (*) et se sont prosternés avec lui les musulmans et les associateurs, les djinns et les hommes.
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°1071)

(*) le verset 62, de la sourate An Najm n°53.

عن ابن عباس رضى الله عنهما أن النبي صلى الله عليه وسلم سجد بالنجم وسجد معه المسلمون والمشركون والجن والإنس‏
(رواه البخاري في صحيحه رقم ١٠٧١)
.

D’après ‘Atâ ‘ ibn Yasâr rapporte avoir interrogé Zayd ben Thâbit (رضى الله عنه) qui dit avoir récité devant le Prophète ( صلى الله عليه وسلم) la sourate d’An-Najm sans faire de prosternation (*).
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°1072)

(*) Lors de la lecture du Coran, il y a un petit symbole (avec la forme d’une porte) à la fin de certains versets, Ce symbole est l’indication de la recommandation de se prosterner c’est la prosternation de la lecture du Coran ou encore « Soujoud At Tilawa », ce Hadith démontre le caractère non obligatoire mais recommandé.

Quels sont les versets du Coran à la suite desquels il est recommandé de se prosterner ?

Il y a quinze versets dans la Coran à la suite desquels il est recommandé de se prosterner et les savants sont en consensus sur le fait qu’il n’y en a pas plus de quinze.

L’imam Ibn Hazm (mort en 456 du calendrier hégirien) a dit : « Les savants sont en consensus sur le fait qu’il n’y a pas plus de quinze prosternations dans le Coran ».
(Maratib Al Ijma’ p 37)

Les versets à la suite desquels il est recommandé de se prosterner sont reconnaissables dans le Coran par le fait qu’il y a un trait au dessus et un signe à la fin du verset.

Voici les versets en question :

1. Sourate Al A’raf n°7 verset 206
2. Sourate Ar Ra’d n°13 verset 15
3. Sourate An Nahl n°16 verset 50
4. Sourate Al Isra n°17 verset 109
5. Sourate Maryam n°19 verset 58
6. Sourate Al Hajj n°22 verset 18
7. Sourate Al Hajj n°22 verset 77
8. Sourate Al Fourqan n°25 verset 60
9. Sourate An Naml n°27 verset 26
10. Sourate As Sajda n°32 verset 15
11. Sourate Sad n°38 verset 24
12. Sourate Foussilat n°41 verset 37 ou 38
13. Sourate An Najm n°53 verset 62
14. Sourate Al Inchiqaq n°84 verset 21

عن عطاء بن يسار، أنه أخبره، أنه، سأل زيد بن ثابت رضى الله عنه فزعم أنه قرأ على النبي صلى الله عليه وسلم ‏{‏والنجم‏}‏ فلم يسجد فيها‏.‏
(رواه البخاري في صحيحه رقم ۱۰۷۲)
.

D’après Zayd Ibn Thabit (qu’Allah l’agrée) : J’ai récité au Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) -Wa Najm- (1) et il ne s’est pas prosterné. (2)
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°1073)

(1) Il s’agit de la sourate An Najm n°53 dont le dernier verset est un verset de prosternation.

(2) Ce hadith est une preuve claire que la prosternation lors de la récitation du Coran n’est pas obligatoire car le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) ne s’est pas prosterné et il n’a pas ordonné à Zayd Ibn Thabit (qu’Allah l’agrée) de se prosterner or si cette prosternation était obligatoire le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) la lui aurait ordonné.
(Ta’liqat Cheikh Ibn Baz ‘Ala Fath Al Bari vol 3 p 451)

عن زيد بن ثابت، قال قرأت على النبي صلى الله عليه وسلم ‏{‏والنجم‏}‏ فلم يسجد فيها‏.‏
(رواه البخاري في صحيحه رقم ١٠٧٣)
.

Abû Bakr dit: Rabî’ a était un fidèle vertueux et voici ce qu’il s »était rappelé à propos de ‘Umar ibn al-Khattâb (رضى الله عنه):
« Le jour du vendredi, il récita du minbar la sourate d’an-Nahl (1). Lorsqu’il arriva, dans sa récitation, au passage de prosternation, il s’abaissa et se prosterna. Les fidèles firent de même; le vendredi suivant, il récita Ia méme sourate, mais au passage de prosternation, il fit remarquer: « O fidèles, nous allons passer au passage de prosternation. Celui qui se prosterne aura bien agi, et celui qui ne se prosterne pas n’aura pas commis de péché. » Et ‘Umar (رضى الله عنه‏) ne fit pas de sujûd. (2) Abû Nâfi’ ajoute, en se référant à ‘Umar (رضى الله عنه‏): Allah n’a n’a pas rendu la prosternation de la récitation obligatoire. Liberté est donnée pour qui veut se prosterner.
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°1077)

(1) C’est à dire que ceci a eu lieu durant le sermon du vendredi.

(2) Lors de la lecture du Coran, il y a un petit symbole (avec la forme d’une porte) à la fin de certains versets, Ce symbole est l’indication de la recommandation de se prosterner c’est la prosternation de la lecture du Coran ou encore « Soujoud At Tilawa », ce Hadith démontre le caractère non obligatoire mais recommandé.

L’imam Chawkani (mort en 1250 du calendrier hégirien) a dit : « Le fait qu’il soit mentionné clairement dans ce texte que la prosternation lors de la récitation du Coran n’est pas obligatoire, qu’il n’y a pas de péché pour celui qui la délaisse et que ceci a eu lieu durant un rassemblement (*) sans que personne ne réprouve ce qui a été dit montre le consensus des compagnons sur cela ».
(Neyl Al Awtar vol 5 p 343)

قال أبو بكر وكان ربيعة من خيار الناس عما حضر ربيعة من عمر بن الخطاب رضى الله عنه قرأ يوم الجمعة على المنبر بسورة النحل حتى إذا جاء السجدة نزل فسجد وسجد الناس، حتى إذا كانت الجمعة القابلة قرأ بها حتى إذا جاء السجدة قال يا أيها الناس إنا نمر بالسجود فمن سجد فقد أصاب، ومن لم يسجد فلا إثم عليه‏.‏ ولم يسجد عمر رضى الله عنه‏.‏ وزاد نافع عن ابن عمر رضى الله عنهما إن الله لم يفرض السجود إلا أن نشاء‏.‏
(رواه البخاري في صحيحه رقم ۱۰۷۷)
.

D’après Abou Rafi’ (qu’Allah l’agrée) : J’ai prié la prière du ‘icha derrière Abou Houreira (qu’Allah l’agrée). Il a récité la sourate -Idha Samaaoun Chaqat- (1) durant laquelle il s’est prosterné. (2)
Je lui ai dit : Qu’est-ce que cela ?
Il a dit : Je me suis prosterné dans cette sourate derrière Abou Al Qasim (3) (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) et je ne cesserai pas de me prosterner dans cette sourate jusqu’à ce que je le rencontre (4).
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°1078)

(1) C’est à dire la sourate Inchiqaq n°84.
(2) c’est à dire La prosternation lors de la récitation du Coran dans la prière
(3) C’est le surnom (kounia) du Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui).
(4) C’est à dire : -jusqu’à ce que je meurs et que je le rencontre le jour de la résurrection-.

Note:

Il est légiféré de se prosterner lorsque l’on récite un verset de prosternation durant la prière que ce soit pour la personne qui prie seule, pour celle qui prie comme imam ou pour celle qui prie derrière un imam que ce soit dans une prière obligatoire ou dans une prière surérogatoire.

L’imam Nawawi (mort en 676 du calendrier hégirien) a dit : « Il n’y a pas de divergence sur le fait que la prosternation lors de la récitation du Coran est une sounna pour la personne qui récite comme pour celle qui l’écoute, que la personne qui récite soit en train de prier ou qu’elle ne le soit pas ».
(Al Majmou’ Charh Al Mouhadhab vol 3 p 551)

عن أبي رافع، قال صليت مع أبي هريرة العتمة فقرأ ‏{‏إِذَا السَّمَاءُ انْشَقَّتْ‏}‏ فسجد فقلت ما هذه قال سجدت بها خلف أبي القاسم صلى الله عليه وسلم فلا أزال أسجد فيها حتى ألقاه‏.‏
(رواه البخاري في صحيحه رقم ١٠٧٨)
.

D’après ‘Imrân bin Husayn:

«Je me plaignais des hémorroïdes, alors j’ai demandé au Prophète à propos de la prière. Il m’a dit:
«Accomplis ta prière debout, si tu ne peux pas, accomplis la assis, si tu ne peux pas, accomplis la allongé sur ton côté.»
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°1117)

عَنْ عِمْرَانَ بْنِ حُصَيْنٍ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ كَانَتْ بِي بَوَاسِيرُ فَسَأَلْتُ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم عَنِ الصَّلاَةِ فَقَالَ ‏ « ‏ صَلِّ قَائِمًا، فَإِنْ لَمْ تَسْتَطِعْ فَقَاعِدًا، فَإِنْ لَمْ تَسْتَطِعْ فَعَلَى جَنْبٍ ‏ »‏‏.
(رواه البخاري في صحيحه رقم ۱۱۱۷)
.

D’après ‘Abdallah Ibn Mas’oud (qu’Allah l’agrée) : Un homme a été mentionné auprès du Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) en disant : Il n’a cessé de dormir jusqu’au matin, il ne s’est pas levé pour la prière (*).
Alors le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit : « Chaytan a uriné dans son oreille ».
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°1144)

(*) Il est possible que le sens voulu par la prière ici est la prière surérogatoire de nuit ou bien la prière obligatoire.
(Voir Fath Al Bari)

Rapporté également par Mouslim dans son Sahih n°774

عن عبدالله بن مسعود رضي الله عنه قال : ذُكِرَ عندَ النبيِّ صلَّى اللهُ عليهِ وسلَّمَ رجلٌ فقيلَ : ما زال نائمًا حتى أصبحَ ما قام إلى الصلاةِ
فقال النبيّ صلَّى اللهُ عليهِ وسلَّمَ : بالَ الشيطانُ في أُذُنِهِ
(رواه البخاري في صحيحه رقم ١١٤٤)
.

D’après Abou Houreira (qu’Allah l’agrée), le Prophète (que la prière d’Allah et son salut soient sur lui) a dit:
« Notre Seigneur descend chaque nuit vers le ciel de l’ici-bas lorsqu’il ne reste que le dernier tiers de la nuit et il dit: Qui m’invoque que je l’exauce, qui me demande que je lui donne et qui me demande pardon que je le pardonne ».
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°1145)

Rapporté également par Mouslim dans son Sahih n°758

عن أبي هريرة رضي الله عنه قال رسول الله صلى الله عليه و سلم : ينزل ربنا تبارك وتعالى كل ليلة إلى السماء الدنيا حين يبقى ثلث الليل الآخر ، يقول : من يدعوني فأستجيب له من يسألني فأعطيه من يستغفرني فأغفر له
(رواه البخاري في صحيحه رقم ١١٤٥)
.

Abou Salama Ibn ‘Abder Rahman (qu’Allah l’agrée) a interrogé ‘Aicha (qu’Allah l’agrée) sur la prière du Prophète (que la prière d’Allah et son salut soient sur lui) durant le Ramadan, elle a répondu: « Le Prophète (que la prière d’Allah et son salut soient sur lui) ne priait pas plus de 11 unités de prières que ce soit durant le Ramadan ou hors du Ramadan. Il priait 4 unités de prière, ne demande pas sur leurs perfections et leurs longueurs. Puis il priait 4 unités de prière, ne demande pas sur leurs perfections et leurs longueurs. Puis il priait 3 unités de prière, ‘Aicha dit aussi, « Je lui ai (un jour) demandé « Messager d’Allah (ﷺ)! tu dors avant de faire la prière de witr ?» , « Ô `Aicha! mes yeux dorment, mais pas mon coeur ».
(Rapporté par Boukhari n°1147)

Rapporté également par Mouslim n°738

عَنْ أَبِي سَلَمَةَ بْنِ عَبْدِ الرَّحْمَنِ أَنَّهُ سَأَلَ عَائِشَةَ رَضِيَ اللَّهُ عَنْهَا : كَيْفَ كَانَتْ صَلَاةُ رَسُولِ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ فِي رَمَضَانَ ؟
فَقَالَتْ : مَا كَانَ يَزِيدُ فِي رَمَضَانَ وَلَا فِي غَيْرِهِ عَلَى إِحْدَى عَشْرَةَ رَكْعَةً يُصَلِّي أَرْبَعًا فَلَا تسأل عَنْ حُسْنِهِنَّ وَطُولِهِنَّ ثُمَّ يُصَلِّي أَرْبَعًا فَلَا تسأل عَنْ حُسْنِهِنَّ وَطُولِهِنَّ ثُمَّ يُصَلِّي ثَلاَثًا، قَالَتْ عَائِشَةُ فَقُلْتُ يَا رَسُولَ اللَّهِ أَتَنَامُ قَبْلَ أَنْ تُوتِرَ‏.‏ فَقَالَ ‏ « ‏ يَا عَائِشَةُ، إِنَّ عَيْنَىَّ تَنَامَانِ وَلاَ يَنَامُ قَلْبِي
(رواه البخاري في صحيحه رقم ١١٤٧)
.

D’après ‘Aicha (qu’Allah l’agrée) :
Le Messager d’Allah (ﷺ) faisait la prière « Isha », puis priait huit rakat, ensuite en position assise deux rakat.
il (ﷺ) ne délaissait absolument jamais les deux unités de prière entre les deux appels (*).
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°1159)

(*) C’est à dire entre l’appel à la prière du fajr et l’iqama.
Il s’agit donc des deux unités de prière surérogatoire qui se font avant la prière obligatoire du matin.

L’imam Boukhari (mort en 256 du calendrier hégirien) a classé ce hadith dans son Sahih dans le chapitre : -La constance dans le fait de prier les deux unités de prière surérogatoire du fajr-.

عن عائشة رضي الله عنها ـ رضى الله عنها ـ قَالَتْ صَلَّى النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم الْعِشَاءَ ثُمَّ صَلَّى ثَمَانَ رَكَعَاتٍ وَرَكْعَتَيْنِ جَالِسًا وَرَكْعَتَيْنِ بَيْنَ النِّدَاءَيْنِ، وَلَمْ يَكُنْ يَدَعُهُمَا أَبَدًا‏.‏
(رواه البخاري في صحيحه رقم ١١٥٩)
.

D’après ‘Abdallah Ibn ‘Omar (qu’Allah les agrée lui et son père) : Le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) se rendait à la mosquée de Qouba chaque semaine (*) que ce soit en marchant ou en montant sur une monture.
Nafi’ a dit : ‘Abdallah Ibn ‘Omar (qu’Allah les agrée lui et son père) faisait cela lui aussi.
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°1193)

(*) La traduction littérale est -chaque samedi- mais le sens voulu est ce qui a été cité.

L’imam Abou Chama Al Chafi’i (mort en 665 du calendrier hégirien) a dit : « Le sens est que le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) s’y rendait chaque semaine.
Le samedi a été utilisé dans le hadith pour désigner la semaine comme le vendredi est parfois utilisé en arabe pour désigner l’ensemble de la semaine ».
(Al Ba’ith ‘Ala Inkar Al Bida’ Wal Hawadith p 171/172)

Cheikh Albani a dit : « Tous les jours de la semaine sont égaux en se qui concerne le mérite de visiter la mosquée de Qouba ».
(Al Thamar Al Moustatab vol 2 p 575/576)

Remarque:

Il y a plusieurs hadith qui montrent que la personne qui se rend à la mosquée de Qouba pour y prier obtient la récompense d’une ‘omra.

Voir par exemple le hadith rapporté par Ahmed et authentifié par cheikh Albani dans Sahih Targhib n°1181 (Le mérite de prier une prière dans la mosquée de Qouba)

Ainsi il convient que la personne qui se rend à Médine profite de cela et multiplie les prières à la mosquée de Qouba, que ces prières soient obligatoires ou surérogatoires

عن عبدالله بن عمر رضي الله عنهما قال : كان النبي صلى الله عليه وسلم يأتي مسجد قباء كل سبت ماشيا وراكبا
قال نافع : وكان عبدالله بن عمر رضي الله عنهما يفعله
(رواه البخاري في صحيحه رقم ١١٩٣)
.

D’après Abou Huraira (رضى الله عنه) a rapporté : Le Messager d’Allah (صلى الله عليه وسلم) a dit :
« La Glorification d’Allah (c à d, dire subhanallah) revient aux hommes et taper des mains revient aux femmes. »
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°1203)
عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ ـ رضى الله عنه ـ عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم قَالَ ‏ «‏ التَّسْبِيحُ لِلرِّجَالِ وَالتَّصْفِيقُ لِلنِّسَاءِ ‏»‏‏.‏
(رواه البخاري في صحيحه رقم ۱۲۰۳)
.

D’après Abou Houreira (qu’Allah l’agrée), Ayant accompli une prière, Le Prophète (ﷺ) dit: «Chaytan est venu se présenter devant moi puis a essayé avec acharnement d’interrompre ma prière, mais Allah m’a donné du pouvoir sur lui et je l’ai alors pris à la gorge. Sans doute, je pensais à l’attacher à un des piliers (de la mosquée) jusqu’à ce que vous vous levez le matin et le voir.
Mais je me souvins alors de la parole du Prophète Souleymane ( عَلَيْهِ السَّلاَمُ):

«Seigneur, fais-moi don d’un royaume tel que nul après moi n’aura de pareil».
(Sourate 38 verset)

Alors Allah repoussé le Chaytan en le laissant pour rebuter.»
(Rapporté Par Al Boukhari dans son Sahih n°1210)

عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ ـ رضى الله عنه ـ عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم أَنَّهُ صَلَّى صَلاَةً قَالَ ‏ »‏ إِنَّ الشَّيْطَانَ عَرَضَ لِي، فَشَدَّ عَلَىَّ لِيَقْطَعَ الصَّلاَةَ عَلَىَّ، فَأَمْكَنَنِي اللَّهُ مِنْهُ، فَذَعَتُّهُ، وَلَقَدْ هَمَمْتُ أَنْ أُوثِقَهُ إِلَى سَارِيَةٍ حَتَّى تُصْبِحُوا فَتَنْظُرُوا إِلَيْهِ فَذَكَرْتُ قَوْلَ سُلَيْمَانَ ـ عَلَيْهِ السَّلاَمُ ـ رَبِّ هَبْ لِي مُلْكًا لاَ يَنْبَغِي لأَحَدٍ مِنْ بَعْدِي‏.‏ فَرَدَّهُ اللَّهُ خَاسِيًا ‏ »‏‏.‏ ثُمَّ قَالَ النَّضْرُ بْنُ شُمَيْلٍ فَذَعَتُّهُ بِالذَّالِ أَىْ خَنَقْتُهُ وَفَدَعَّتُّهُ مِنْ قَوْلِ اللَّهِ ‏{‏يَوْمَ يُدَعُّونَ‏}‏ أَىْ يُدْفَعُونَ وَالصَّوَابُ، فَدَعَتُّهُ إِلاَّ أَنَّهُ كَذَا قَالَ بِتَشْدِيدِ الْعَيْنِ وَالتَّاءِ‏.‏
(رواه البخاري في صحيحه رقم ۱۲۱۰)
.

D’après ‘Abd-ulLAH (رضى الله عنه): Le Messager de D’Allah (ﷺ) flt cinq rak ‘a dans la prière du Duhr.
On lui dit: « A-t-on fait un rajout à la prière? »
« Comment cela? » demanda t-il (ﷺ). C’est que, répondit-on, « tu viens de faire la prière dans cinq rak’ a. »
Alors, il (ﷺ) fit deux sajda (prosternation), cela après avoir prononcé le taslîm (La Salutation Finale).
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°1226)
عَنْ عَبْدِ اللَّهِ ـ رضى الله عنه ـ أنَّ رسولَ اللهِ صلَّى اللهُ عليهِ وسلَّمَ صلَّى الظهرَ خمسًا ، فقيلَ لهُ : أَزِيدَ في الصلاةِ ؟ فقال : وما ذاكَ قال : صلَّيتَ خمسًا ، فسجدَ سجدتيْنِ بعدَ ما سلَّمَ .
(رواه البخاري في صحيحه رقم ۱۲۲۶)
.

D’après Ibrahim : On apporta à ‘Abder Rahman Ibn ‘Awf (qu’Allah l’agrée) un repas alors qu’il jeûnait (1) et il dit alors : Mous’ab Ibn ‘Oumayr (qu’Allah l’agrée) a été tué alors qu’il était meilleur que moi.
C’est une tunique qui lui a servi de linceul et lorsque sa tête était couverte ses pieds se découvraient et lorsque l’on couvrait ses pieds sa tête se découvrait. (2)
Hamza (qu’Allah l’agrée) (3) a également été tué alors qu’il était meilleur que moi.
Puis il nous a été donné de la vie d’ici-bas ce qui nous a été donné et je crains que ce soit les récompenses de nos bonnes actions qui nous aient été avancées puis il se mis à pleurer au point où il délaissa le repas (4).
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°1275)

(1) C’est à dire au moment de la rupture du jeûne.

(2) C’est à dire que la pauvreté était telle qu’ils n’ont pas pu lui trouver un tissu assez grand pour faire un linceul correcte.

(3) Il s’agit de Hamza Ibn Abdel Moutallib (qu’Allah l’agrée) qui était l’oncle du Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui).

Lui et Mous’ab Ibn ‘Oumayr (qu’Allah les agrée tous les deux) sont morts durant la bataille de Ouhoud qui a opposé les musulmans aux associateurs durant la troisième année après l’émigration du Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) de La Mecque vers Médine.

(4) C’est à dire qu’il a craint que la récompense de ses bonnes actions ne lui ai été accordée dans la vie d’ici-bas et que ceci le prive de la récompense dans l’au-delà car lui a connu la richesse après avoir connu la pauvreté contrairement aux deux compagnons qu’il a mentionné qui eux n’ont connu que la pauvreté et qu’il considérait comme étant meilleurs que lui.
(Voir par exemple Charh Sahih Al Boukhari de Cheikh Rajihi vol 3 p 248)

عن إبراهيم أنَّ عبدَ الرحمنِ بنَ عوفٍ رَضِيَ اللهُ عنهُ أُتِيَ بطعامٍ وكان صائمًا فقال : قُتِلَ مصعبُ بنُ عميرٍ رَضِيَ اللهُ عنهُ وهو خيرٌ مِنِّي كُفِّنَ في بُرْدَةٍ إن غُطِّيَ رأسُهُ بدتْ رجلاهُ وإن غُطِّيَ رجلاهُ بدا رأسُهُ
وقُتِلَ حمزةُ رَضِيَ اللهُ عنهُ وهو خيرٌ مِنِّي ثمّ أُعْطِينا من الدنيا ما أُعْطِينَا وقد خشيت أن تكونَ حسناتنا عُجِّلَتْ لنا ثمّ جعل يبكي حتّى تركَ الطعامَ
(رواه البخاري في صحيحه رقم ١٢٧٥)
.

D’après Zaynab (qu’Allah l’agrée), le Prophète (que la prière d’Allah et son salut soient sur lui) a dit: « Il n’est pas permis à une femme qui croit en Allah et au jour dernier de faire le deuil pour un mort au delà de trois jours sauf pour le mari pour lequel le deuil est de 4 mois et dix jours ».
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°1280)

Rapporté également par Mouslim dans son Sahih n° 1486d

Il n’est pas permis à la femme de se marier durant la période de deuil

Allah a dit: « Ceux d’entre vous que la mort frappe et qui laissent des épouses; celles-ci doivent observer une période d’attente de 4 mois et 10 jours. Passé ce délai, on ne vous reprochera pas comment elles disposeront de leurs propres personnes d’une manière convenable. Et Allah est parfaitement connaisseur de ce que vous faites ».
(Sourate Al Baqara n°2 verset 234)

عن زينب رضي الله عنها قال رسول الله صلى الله عليه و سلم : لا يحل لامرأة تؤمن بالله واليوم الآخر أن تحد على ميت فوق ثلاث إلا على زوج فإنها تحد عليه أربعة أشهر وعشرا
(رواه البخاري في صحيحه رقم ١٢٨٠)
.

D’après ‘Omar Ibn Al Khattab (qu’Allah l’agrée), le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit: « Le mort est châtié dans sa tombe à cause des lamentations qui sont faites sur lui ».
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°1292)

Rapporté également par Mouslim dans son Sahih n°927

Ce hadith concerne la personne qui a laissé comme consigne que l’on fasse des lamentations sur lui après sa mort ou qui n’a pas laissé la consigne de ne pas faire de lamentations sur lui alors qu’il savait que les gens le font généralement.
(Ahkam Al Janaiz vol 1 p 41)

عن عمر بن الخطاب رضي الله عنه قال رسول الله صلى الله عليه وسلم : الميت يعذب في قبره بما نيح عليه
(رواه البخاري في صحيحه رقم ١٢٩٢)
.

D’après ‘Abdallah Ibn Mass’oud (qu’Allah l’agrée), le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit: « Ne fait pas partie de nous celui qui se frappe les joues, déchire ses vêtements et appelle par les appels de la période pré-islamique ».
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°1294)
عن عبدالله بن مسعود رضي الله عنه قال النبي صلّى الله عليه و سلّم : ليس مِنَّا من لطمَ الخدودَ وشَقَّ الجيوبَ ودعا بدَعْوَى الجاهليَّةِ
(رواه البخاري في صحيحه رقم ١٢٩٤)
.

D’après Abou Moussa Al Ach’ari (qu’Allah l’agrée):« Abou Moussa, atteint d’un certain mal, perdit connaissance alors qu’il avait la tête dans le giron de l’une des ses proches, laquelle femme se mit à pleurer sans qu’il n’ait pu lui dire quoi que ce soit. Cependant, après qu’il eut repris ses esprits, il dit: Je dis ceux que le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit « Je me désavoue de celle qui élève sa voix, qui rase sa tête et de celle qui déchire ses vêtements lors des malheurs ».
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°1296)
عن أبي موسى الأشعري رضي الله عنه قال النبي صلى الله عليه و سلم : وَجَعَ أبو موسى وجعًا ، فغُشِيَ عليهِ ، ورأسُهُ في حِجْرِ امرأةٍ من أهلِهِ ، فلم يستطع أن يَرُدَّ عليها شيئًا ، فلمَّا أفاقَ قال : أنا بريءٌ ممَّن بَرِىءَ منهُ رسولُ اللهِ صلَّى اللهُ عليهِ وسلَّمَ ، إنَّ رسولَ اللهِ صلَّى اللهُ عليهِ وسلَّمَ بَرِيءَ من الصالقَةِ ، والحالقَةِ ، والشَّاقَّةِ .
(رواه البخاري في صحيحه رقم ١٢٩٦)
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D’après`Abdur Rahman ibn Abi Laila:
Sahl Ibn Hounayf et Qais ibn Saad (qu’Allah les agrées) étaient assis dans la ville d’Al-Qadisiya. Un convoi funéraire passa devant eux et ils se sont levés.

On leur a dit que c’est le cortège d’un homme du pays, c’est-à-dire un « dhimmî », (un non-musulman « protégés », sous la protection des musulmans)

Ils eurent alors cette réponses : « Un convoi funéraire passa près du Prophète (ﷺ) alors il s’est levé.
Quelqu’un a dit: C’est certes le convoi funéraire d’un juif.
Le Prophète (ﷺ) a dit: « Ne s’agit-il pas d’une âme ? ».
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°1312)

La parole du Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui): -Ne s’agit-il pas d’une âme ?- doit être comprise au regard de tous les hadiths rapportés sur le sujet:

– Voir Boukhari dans son Sahih n°1311 et Mouslim dans son Sahih n°960

– Il y a dans la mort une frayeur et ceci qu’il s’agisse du convoi funéraire d’un musulman ou d’un mécréant

عن عبد الرحمن بن أبي ليلى، قال كان سهل بن حنيف وقيس بن سعد قاعدين بالقادسية، فمروا عليهما بجنازة فقاما‏.‏ فقيل لهما إنها من أهل الأرض، أى من أهل الذمة فقالا إن النبي صلى الله عليه وسلم مرت به جنازة فقام فقيل له إنها جنازة يهودي‏.‏ فقال ‏ «‏ أليست نفسا »‏‏.
(رواه البخاري في صحيحه رقم ١٣١٢)
.

D’après Abou Houreira (qu’Allah l’agrée), le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a informé de la mort du Najachi le jour où il est mort.
Il est sorti avec ses compagnons à l’endroit de la prière, les a mis en rang et a prié sur lui 4 tekbir.
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°1333)

La prière mortuaire (salat janaza) est une prière qui se prie debout, sans faire d’inclinaison ni de prosternation et elle se compose de 4 tekbir (c’est à dire qu’on dit 4 fois -Allahou Akbar-)

Rapporté également par Mouslim dans son Sahih n°951

عن أبي هريرة رضي الله عنه أن رسولَ اللهِ صلَّى اللهُ عليه وسلَّم نَعَى النَّجَاشِيَّ في اليومِ الذي ماتَ فيهِ وخرج بهم إلى المُصَلَّى فصفَّ بهم وكبَّرَ عليهِ أربعَ تكبيراتٍ
(رواه البخاري في صحيحه رقم ١٣٣٣)
.

D’après Anas Ibn Malik (qu’Allah l’agrée), le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit: « Certes lorsque le serviteur est placé dans sa tombe, ses compagnons s’écartent de lui et il entend le bruit de leurs chaussures lorsqu’ils s’en vont.
Alors deux anges viennent à lui. Ils le font asseoir et lui disent: Que disais-tu concernant cet homme Muhammad ?
Le croyant dit: J’atteste qu’il est le serviteur d’Allah et son Messager.
Alors il lui est dit: Regarde ta place dans le feu, Allah te l’a changée pour une place dans le paradis; et il les verra toutes les deux (*).
Par contre s’il s’agit d’un mécréant ou d’un hypocrite il va dire: Je ne sais pas ! Je disais sur lui ce que les gens disaient.
Alors il lui sera dit: Tu n’as pas eu de connaissances et tu ne t’es pas instruit.
Puis il sera frappé d’un coup de barre de fer entre les deux oreilles et va pousser un cri qui est entendu par toute chose sauf par les humains et les djinns ».
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°1338)

(*) C’est à dire qu’il voit sa place au paradis et la place qui lui était réservée en enfer s’il y était entré.

عن أنس بن مالك رضي الله عنه قال النّبي صلّى الله عليه وسلّم : إنّ العبد إذا وُضع في قبره وتولّى عنه أصحابه وإنه ليسمع قرع نعالهم
إذا انصرفوا أتاه ملكان فيقعدانه فيقولان له : ما كنت تقول في هذا الرجلِ محمد ؟
فأما المؤمن فيقول : أشهد أنه عبدالله ورسوله
فيُقال له : انظر إلى مقعدك من النار أبدلك الله به مقعدًا من الجنة ؛ فيراهما جميعا
وأما الكافر أو المنافق فيقول : لا أدري ! كنت أقول ما يقول الناس فيه
فيُقال : لا دريت ولا تليت ثم يُضرب بمطرقة من حديد ضربة بين أذنيه فيصيح صيحة يسمعها من يليه إلا الثقلين
(رواه البخاري في صحيحه رقم ١٣٣٨)
.

D’après Abû Hurayra a dit: « L’ange de la mort fut envoyé à Moïse (Salut sur eux). Mais il fut frappé durement par ce dernier dès son arrivée, (qui lui a fait sortir son oeil), Alors, il retourna à Allah et lui dit: « Tu m’as envoyé à un homme qui ne veut pas mourir! » Allah lui rendit son oeil et lui dit:

“Reviens vers lui et dis-lui de mettre sa main sur les poils d’un taureau ; il aura pour chaque poil que sa main couvrira, une année de plus à vivre“.

« [L’ange ayant transmis le message], lorsque Moïse entendit ces propos. il dit : “Et qu’y aura-t-il après ?”
L’ange de la mort lui répondit : “La mort”. Moïse dit alors : “Alors, autant mourir maintenant“. Il demanda, cependant, à Allah de le rapprocher à un jet de pierre de la Terre sainte. »

Abû Hurayra ajouta : « L’Envoyé d’Allah (ﷺ) a dit : “Si j’étais là-bas (près de la Terre sainte), je vous aurai montré sa tombe sur le bord du chemin près la dune rouge.” »
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°1339)

عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ ‏ »‏ أُرْسِلَ مَلَكُ الْمَوْتِ إِلَى مُوسَى ـ عَلَيْهِمَا السَّلاَمُ ـ فَلَمَّا جَاءَهُ صَكَّهُ فَرَجَعَ إِلَى رَبِّهِ فَقَالَ أَرْسَلْتَنِي إِلَى عَبْدٍ لاَ يُرِيدُ الْمَوْتَ‏.‏ فَرَدَّ اللَّهُ عَلَيْهِ عَيْنَهُ وَقَالَ ارْجِعْ فَقُلْ لَهُ يَضَعُ يَدَهُ عَلَى مَتْنِ ثَوْرٍ، فَلَهُ بِكُلِّ مَا غَطَّتْ بِهِ يَدُهُ بِكُلِّ شَعْرَةٍ سَنَةٌ‏.‏ قَالَ أَىْ رَبِّ، ثُمَّ مَاذَا قَالَ ثُمَّ الْمَوْتُ‏.‏ قَالَ فَالآنَ‏.‏ فَسَأَلَ اللَّهَ أَنْ يُدْنِيَهُ مِنَ الأَرْضِ الْمُقَدَّسَةِ رَمْيَةً بِحَجَرٍ ‏ »‏‏.‏ قَالَ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم ‏ »‏ فَلَوْ كُنْتُ ثَمَّ لأَرَيْتُكُمْ قَبْرَهُ إِلَى جَانِبِ الطَّرِيقِ عِنْدَ الْكَثِيبِ الأَحْمَرِ ‏ »‏‏.‏
(رواه البخاري في صحيحه رقم ۱۳۳۹)
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D’après Thabit Ibn Dahak (qu’Allah l’agrée), le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit: : « Celui qui jure par une voie autre que l’islam en mentant et en faisant cela volontairement alors c’est comme il a dit et celui qui tue sa propre personne avec un morceau de fer sera châtié avec dans le feu de l’enfer ».
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°1363)
عن ثابت بن الضحاك رضي الله عنه قال رسول الله صلى الله عليه و سلم : من حلف بملة غير الإسلام كاذبا متعمدا فهو كما قال . ومن قتل نفسه بحديدة عذب بها في نار جهنم
(رواه البخاري في صحيحه رقم ١٣٦٣)
.

D’après ‘Abdullah, Le Prophète (ﷺ) a dit, « Celui qui s’étrangle lui-même (1), s’étranglera en Enfer, et celui qui se poignarde (2), se poignardera lui-même en Enfer.»
(Rapporté Par Al Boukhari dans son Sahih n°1365)

(1) Celui qui se suicide par étranglement
(2) Celui qui se suicide en se poignardant

عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ قَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم ‏ « ‏ الَّذِي يَخْنُقُ نَفْسَهُ يَخْنُقُهَا فِي النَّارِ، وَالَّذِي يَطْعُنُهَا يَطْعُنُهَا فِي النَّارِ
(رواه البخاري في صحيحه رقم ۱۳۶۵)
.

D’après Ibn Omar (qu’Allah les agrée), le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit:
« Certes lorsque l’un d’entre vous meurt, il est présenté à sa place le matin et le soir. Si il fait partie des gens du paradis alors il est dans le paradis et si il fait partie des gens du feu alors il est dans le feu et il lui est dit: Ceci est ta place jusqu’à ce qu’Allah te ressuscite le jour du jugement ».
(Rapporté par Al Boukhari dans son Sahih n°1379)
عن بن عمر رضي الله عنهما قال رسول الله صلى الله عليه و سلم : إن أحدَكم إذا مات، عُرِضَ عليه مقعدُه بالغداةِ والعشيِّ، إن كان من أهلِ الجنةِ فمن أهلِ الجنةِ ، وإن كان من أهلِ النارِ فمن أهلِ النارِ، فَيُقالُ: هذا مقعدُك حتى يبعثَك اللهُ يومَ القيامةِ.
(رواه البخاري في صحيحه رقم ١٣٧٩)
.

D’après Abou Sa’id Al Khoudri (qu’Allah l’agrée), le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit: « Lorsque la dépouille d’un mort est posée et que les hommes la portent sur leurs épaules, si la personne était pieuse elle dit: -Avancez moi, avancez moi!- (1) et si la personne n’était pas pieuse elle dit: -Ô malheur à moi, où m’emmenez vous!- (2). Toute chose entend sa voix sauf les hommes et s’ils l’entendaient ils seraient foudroyés ».
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°1380)

(1) C’est à dire : Avançez moi vers ce qu’Allah m’a préparé comme bienfaits et récompenses.
La personne pieuse quitte la vie de l’ici-bas vers ce qui est meilleur car en effet lors de sa mort il a reçu la bonne nouvelle et il est dit à son âme : -Reçois la bonne nouvelle de la miséricorde d’Allah et de sa satisfaction-. Ainsi il est pressé et impatient d’obtenir ce qui lui a été promis.

(2) C’est une parole de regret de la personne qui sait qu’elle est amenée vers les châtiments de la tombe.
Parmi ces châtiments le fait que la tombe va se resserrer sur lui au point où ses côtes vont se croiser et une porte vers le feu lui sera ouverte.

(Voir Charh Riyad Salihin de Cheikh ‘Otheimine, hadith n°942)

عن أبي سعيد الخدري رضي الله عنه قال رسول الله صلى الله عليه وسلم : إذا وضعت الجنازة فاحتملها الرجال على أعناقهم فإن كانت صالحة قالت : قدموني قدموني ! وإن كانت غير صالحة قالت : يا ويلها أين يذهبون بها ! يسمع صوتها كل شيء إلا الإنسان ولو سمعها الإنسان لصعق
(رواه البخاري في صحيحه رقم ١٣٨٠)
.

D’après Abou Hurayra (qu’Allah l’agrée), Le Prophète (ﷺ) a dit: « Tout enfant naît sur la disposition naturelle (fitra) Islamique (c’est-à-dire le Tawhid) et ce sont ses parents qui en font un juif, un nazaréen ou mazdéen. De même que la bête de somme qui naît sans difformité : y voyez vous une quelconque mutliation? ».
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°1385)
عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ قَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم ‏ « ‏ كُلُّ مَوْلُودٍ يُولَدُ عَلَى الْفِطْرَةِ، فَأَبَوَاهُ يُهَوِّدَانِهِ أَوْ يُنَصِّرَانِهِ أَوْ يُمَجِّسَانِهِ، كَمَثَلِ الْبَهِيمَةِ تُنْتَجُ الْبَهِيمَةَ، هَلْ تَرَى فِيهَا جَدْعَاءَ ‏ »‏‏.‏
(رواه البخاري في صحيحه رقم ۱۳۸۵)
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D’après Samoura Ibn Joundoub (qu’Allah l’agrée), lorsque le Prophète (ﷺ) terminait sa prière il se tournait en face de nous et il disait: « Lequel d’entre vous a fait un rêve cette nuit ? ».
Si l’un d’entre nous avait fait un rêve alors il le racontait et le Prophète (que la prière d’Allah et son salut soient sur lui) disait: « Comme le veut Allah ».
Un jour il nous a demandé: « Lequel d’entre vous a fait un rêve cette nuit ? ».
Nous avons dit: Non, personne n’a fait de rêve.
Alors le Prophète (que la prière d’Allah et son salut soient sur lui) a dit: « Cette nuit j’ai certes vu en rêve deux hommes qui sont venus à moi et ont pris mes deux mains et ils m’ont emmené jusqu’à la terre sainte. Il y a avait un homme assis et un homme debout qui avait dans sa main un crochet en fer qu’il enfonçait dans la joue de l’autre jusqu’à atteindre sa nuque puis il faisait la même chose avec son autre joue et la première joue reprenait sa forme initiale et lui recommençait. J’ai dit: Qu’est ce que ceci ? Ils ont dit: Viens.

Alors nous sommes partis jusqu’à arriver vers un homme couché sur le dos et il y avait un homme debout près de sa tête qui tenait une pierre et lui fracassait la tête avec. Lorsqu’il le frappait il allait ensuite ramasser la pierre et avant qu’il ne soit revenu la tête de l’homme couché reprenait sa forme initiale et alors il le frappait de nouveau. J’ai dit: Qu’est ce que ceci ? Ils ont dit: Viens.

Alors nous sommes partis jusqu’à arriver vers une anfractuosité qui ressemblait à un four à pain, sa partie supérieure était serrée et sa partie inférieure était large et il y avait un feu qui était attisé en dessous. Quand le feu se ravivait, la cavité gonflait et allait presque déborder et lorsqu’il se calmait elle reprenait sa place. À l’intérieur il y avait des hommes nus et des femmes nues. J’ai dit: Qui sont ces gens ? Ils ont dit: Viens.

Alors nous sommes partis jusqu’à arriver vers un fleuve de sang au milieu duquel il y avait un homme et sur la rive il y avait un homme debout qui tenait des pierres dans ses mains. Celui qui était dans le fleuve se mettait en face de lui et lorsqu’il voulait sortir, l’autre homme lui tirait une pierre dans la bouche qui la ramenait à l’endroit où il était. Et à chaque fois qu’il voulait sortir il lui tirait une pierre dans la bouche qui la ramenait à l’endroit où il était. J’ai dit: Qui est-ce ? Ils ont dit: Viens.

Alors nous sommes partis jusqu’à arriver vers un jardin vert dans lequel il y avait un arbre immense au pied duquel il y avait un vieil homme et des enfants. Il y avait également un homme proche de l’arbre qui avait devant lui un feu qu’il alimentait.
Les deux hommes qui m’accompagnaient m’ont fait monter dans l’arbre et m’ont fait rentrer dans une maison. Je n’avais jamais vu de maison plus belle. Dans cette maison il y avait des hommes âgés, des jeunes, des femmes et des enfants.
Ensuite les deux hommes qui m’accompagnaient m’ont fait monter dans l’arbre et m’ont fait rentrer dans une maison qui était encore meilleure et plus belle. Il y avait dedans des vielles personnes et des jeunes.
J’ai dit: Vous m’avez fait voyager cette nuit, informez moi sur ce que j’ai vu !

Ils ont dit: Oui, celui que tu as vu avec la joue déchirée était un grand menteur, il mentait et son mensonge se propageait jusqu’à l’horizon. Il lui sera fait cela jusqu’au jour de la résurrection.

Celui que tu as vu se faire fracasser la tête est un homme à qui Allah a enseigné le Coran et qui dormait la nuit pour lui et ne le mettait pas en pratique le jour. Il lui sera fait cela jusqu’au jour de la résurrection.

Ceux que tu as vu dans l’anfractuosité sont ceux qui commettent la fornication, celui que tu as vu dans le fleuve est celui qui mange l’usure. Le vieil homme auprès de l’arbre était Ibrahim (que la prière d’Allah et son salut soient sur lui) et les enfants qui étaient autour de lui sont les enfants des gens. Celui qui attisait le feu était Malik, le gardien du feu. La première maison dans laquelle tu es rentré était la maison de la plupart des croyants. Cette seconde maison est la maison des martyrs et je suis Jibril et voilà Mikail. Lève ta tête.
Alors j’ai levé ma tête et il y avait au dessus de moi comme un nuage.
Ils m’ont dit: Ceci est ta demeure.
J’ai dit: Laissez moi rentrer dans ma demeure.
Ils ont dit: Il te reste une partie de ta vie à vivre, si tu l’avais complétée tu serais entré dans ta demeure.
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°1386)

عن سمرة بن جندب رضي الله عنه كان النبي صلى الله عليه وسلم إذا صلى صلاة ، اقبل علينا بوجهه ، فقال : من رأى منكم الليلة رؤيا . قال : فإن رأى أحد قصها ، فيقول : ما شاء الله . فسألنا يوما فقال : هل رأى أحد منكم رؤيا . قلنا : لا ، قال : لكني رأيت الليلة رجلين أتياني فأخذا بيدي ، فأخرجاني إلى الأرض المقدسة ، فإذا رجل جالس ، ورجل قائم ، بيده كلوب من حديد قال بعض أصحابنا عن موسى : إنه يدخل ذلك الكلوب في شدقه حتى يبلغ قفاه ، ثم يفعل بشدقه الآخر مثل ذلك ، ويلتئم شدقه هذا ، فيعود فيصنع مثله . قلت : ما هذا ؟ قالا : انطلق ، فانطلقنا ، حتى أتينا على رجل مضطجع على قفاه ، ورجل قائم على رأسه بفهر ، أو صخرة ، فيشدخ بها رأسه ، فإذا ضربه تدهده الحجر ، فانطلق إليه ليأخذه ، فلا يرجع إلى هذا ، حتى يلتئم رأسه ، وعاد رأسه كما هو ، فعاد إليه فضربه ، قلت : من هذا ؟ قالا : انطلق ، فانطلقنا إلى ثقب مثل التنور ، أعلاه ضيق وأسفله واسع ، يتوقد تحته نارا ، فإذا اقترب ارتفعوا ، حتى كادوا أن يخرجوا ، فإذا خمدت رجعوا فيها ، وفيها رجال ونساء عراة ، فقلت : من هذا ؟ قالا : انطلق ، فانطلقنا ، حتى أتينا على نهر من دم فيه رجل قائم ، وعلى وسط النهر ء قال يزيد ووهب ابن جرير ، عن جرير بن حازم ء وعلى شط النهر رجل بين يديه حجارة ، فأقبل الرجل الذي في النهر ، فإذا أراد أن يخرج رمى الرجل بحجر في فيه ، فرده حيث كان ، فجعل كلما جاء ليخرج رمى في فيه بحجر ، فيرجع كما كان ، فقلت : من هذا ؟ قالا : انطلق ، فانطلقنا ، حتى انتهيا إلى روضة خضراء ، فيها شجرة عظيمة ، وفي أصلها شيخ وصبيان ، وإذا رجل قريب من الشجرة ، بين يديه نار يوقدها ، فصعدا بي في الشجرة ، وأدخلاني دارا ، لم أر قط أحسن منها ، فيها رجال شيوخ ، وشباب ونساء وصبيان ، ثم أخرجاني منها فصعدا بي الشجرة ، فأدخلاني دارا ، هي أحسن وأفضل ، فيها شيوخ وشباب ، قلت : طوفتماني الليلة ، فأخبراني عما رأيت . قالا : نعم ، أما الذي رايته يشق شدقه فكذاب ، يحدث بالكذبة ، فتحمل عنه حتى تبلغ الآفاق ، فيصنع به إلى يوم القيامة ، والذي رأيته يشدخ رأسه ، فرجل علمه الله القرآن ، فنام عنه بالليل ، ولم يعمل فيه بالنهار ، يفعل به إلى يوم القيامة ، والذي رأيته في الثقب فهم الزناة ، والذي رأيته في النهر آكلوا الربا ، والشيخ في أصل الشجرة إبراهيم عليه السلام ، والصبيان حوله فأولاد الناس ، والذي يوقد النار مالك خازن النار ، والدار الأولى التي دخلت دار عامة المؤمنين ، وأما هذه الدار فدار الشهداء ، وأنا جبريل ، وهذا ميكائيل ، فارفع رأسك ، فرفعت رأسي ، فإذا فوقي مثل السحاب ، قالا : ذاك منزلك ، قلت : دعاني أدخل منزلي ، قالا : إنه بقي لك عمر لم تستكمله ، فلو استكملت أتيت منزلك
(رواه البخاري في صحيحه رقم ١٣٨٦)
.

D’après Aicha (qu’Allah l’agrée), un homme a dit au Prophète (ﷺ): Certes ma mère est morte brusquement et je pense que si elle avait parlé elle aurait fait l’aumône. A t-elle une récompense si je fais l’aumône pour elle? Il a répondu: « Oui ».
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°1388

Rapporté également par Mouslim dans son Sahih n°1004

عن عائشة رضي الله عنها أن رجلا قال للنبي صلى الله عليه وسلم : إن أمي افتلتت نفسها وأظنها لو تكلمت تصدقت فهل لها أجر إن تصدقت عنها ؟
قال النبي صلى الله عليه و سلم : نعم
(رواه البخاري في صحيحه رقم ١٣٨٨)
.

D’après ‘Orwa, ‘Aicha (qu’Allah l’agrée) a dit à ‘Abdallah Ibn Zoubayr (qu’Allah les agrée lui et son père) : « Ne m’enterre pas avec eux (1), enterre moi avec mes compagnons au Baqi’ (2) car je souhaite que l’on ne me fasse jamais d’éloge par rapport à cela (3) ».
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°1391)

(1) C’est à dire avec le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui), Abou Bakr (qu’Allah l’agrée) et ‘Omar (qu’Allah l’agrée) qui sont enterrés chez elle.

(2) C’est le nom du cimetière de Médine qui est à proximité de la mosquée du Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui).

(3) C’est à dire qu’elle ne souhaitait pas qu’on lui fasse des éloges à cause du fait qu’elle soit enterrée avec le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) et ses deux compagnons et que ceci soit un mérite pour elle.
Elle craignait en effet de ne pas mériter les éloges qui pourraient lui être faits.
Ceci montre la modestie de ‘Aicha (qu’Allah l’agrée).
(Voir Fath Al Bari 3/258)

عن عروة أنّ عائشة رضي الله عنها قالتْ لعبدِ اللهِ بنِ الزُّبيرِ رضي الله عنهما : لا تدفنِّي معهم وادفنِّي معَ صواحبي بالبقيع لا أُزكَّى به أبداً 
(رواه البخاري في صحيحه رقم ١٣٩١)
.

D’après Aicha (qu’Allah l’agrée), le Prophète (que la prière d’Allah et son salut soient sur lui) a dit: « N’insultez pas les morts car ils ont certes rejoint ce qu’ils ont avancé (*) ».
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°1393)

(*) c’est à dire qu’ils ont trouvé les fruits de leurs actes qu’ils soient bons ou mauvais.

عن عائشة رضي الله عنها قال النبي صلى الله عليه و سلم : لا تسبوا الأموات فإنهم قد أفضوا إلى ما قدموا
(رواه البخاري في صحيحه رقم ١٣٩٣)
.

D’après Abou Houreira (qu’Allah l’agrée), le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit:
« Celui a qui Allah a donné des biens sur lesquels il ne s’acquitte pas de la zakat alors ils prendront la forme d’un serpent noir chauve avec deux tâches qui va s’enrouler autour de lui puis va lui mordre les joues puis il va dire: Je suis ton argent, je suis ton trésor » puis le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) récita le verset:
– Ceux qui gardent avec avarice ce qu’Allah leur donne par sa grâce -.
(Sourate 3- Al ‘Imran (La famille d’Imran) verset 180)
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°1403)
عن أبي هريرة رضي الله عنه قال رسول الله صلى الله عليه و سلم : من آتاه الله مالا ، فلم يؤدي زكاته ، مثل له يوم القيامة شجاعا أقرع ، له زبيبتان ، يطوقه يوم القيامة ، ثم يأخذ بلهزمتيه ، يعني شدقيه ، ثم يقول : أنا مالك ، أنا كنزك ثم تلا : ‏{‏لاَ يَحْسِبَنَّ الَّذِينَ يَبْخَلُونَ‏}‏ الآية
(رواه البخاري في صحيحه رقم ١٤٠٣)
.

D’après Abou Houreira (qu’Allah l’agrée), le Prophète (que la prière d’Allah et son salut soient sur lui) a dit: « Celui qui fait une aumône de l’équivalent d’une datte provenant d’un salaire bon et Allah n’accepte que ce qui est bon, alors certes Allah la reçoit avec sa main droite (*) puis il la fructifie pour celui qui l’a fait comme l’un d’entre vous élève son poulain jusqu’à ce qu’elle soit comme une montagne ».
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°1410)

Rapporté également par Mouslim dans son Sahih n°1014

(*) Les gens de la Sounna affirment ainsi que les deux mains sont parmi les attributs d’Allah comme cela est mentionné dans le Coran et dans les ahadiths authentiques du Messager d’Allah.
(Voir par exemple la sourate Sad n°38 verset 75, la sourate Maida n°5 verset 64, le hadith n°6614 de Sahih Al Boukhari et le hadith n°2652 de Sahih Mouslim).

Par contre il faut savoir que ce sont deux mains qui conviennent à la grandeur et à la majesté d’Allah et ne ressemblent en rien à celles d’une créature quelle qu’elle soit car Allah a dit dans le Coran : « Il n’y a rien qui lui ressemble et c’est lui l’Audient, le Clairvoyant ».
(Sourate Choura n°42 verset 11)

عن أبي هريرة رضي الله عنه قال رسول الله صلى الله عليه وسلم : من تصدق بعدل تمرة من كسب طيب ولا يقبل الله إلا الطيب فإن الله يقبلها بيمينه ثم يربيها لصاحبها كما يربي أحدكم فلوه حتى تكون مثل الجبل
(رواه البخاري في صحيحه رقم ١٤١٠)
.

D’après Haritha Ibn Wahb (qu’Allah l’agrée), le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit: « Faites l’aumône car va venir à vous une époque durant laquelle un homme va marcher avec son aumône et il ne trouvera personne qui l’acceptera.
Un homme va dire: Si tu étais venu avec elle hier je l’aurai certes acceptée mais aujourd’hui je n’en ai plus besoin.
Ainsi il ne trouvera personne qui acceptera son aumône ».
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°1411)
عن حارثة بن وهب رضي الله عنه قال النبي صلّى الله عليه و سلّم : تصدقوا ! فإنه يol-أتي عليكم زمان يمشي الرجل بصدقته فلا يجد من يقبلها
يقول الرجل : لو جئت بها بالأمس لقبلتها فأما اليوم فلا حاجة لي بها
فلا يجد من يقبلها
(رواه البخاري في صحيحه رقم ١٤١١)
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D’après ‘Adiyyi ‘Ibn Hâtim (qu’Allah l’agrée) : J’étais avec le Messager d’Allah (ﷺ) et alors deux hommes vinrent à lui : un d’eux se plaignait de sa pénurie (étant très pauvre), tandis que l’autre se plaignait du brigandage (vol). Le Messager d’Allah (ﷺ) dit : « Pour ce qui est du brigandage, il ne sera pas long avant qu’une caravane [puisse] sortir de la Mecque sans un garde. Pour ce qui est de la pauvreté, l’Heure (le Jour du jugement) n’arrivera pas avant que l’un de vous prenne son aumône avec lui et ne trouve personne qui veuille l’accepter [qui en ait besoin]. Alors [au moment de l’Heure] un de vous sera sûrement devant Allah, sans voile entre Lui et lui, sans interprète pour lui traduire. Alors Il lui dira : ‘’Est-ce que je ne t’ai pas apporté la richesse ?’’ Et il dira : ‘’Si’’. Alors il dira : ‘’Est-ce que je ne t’ai pas envoyé de Messager ?’’ Et il dira : ‘’Si’’. Et il regardera à droite et il ne verra rien d’autre que l’Enfer, et alors, il regardera à gauche et il ne verra rien d’autre que l’Enfer, alors que chacun de vous se protège contre l’Enfer, ne serait-ce que de la moitié d’une datte – et s’il n’en trouve pas, alors avec de douces paroles ».
(Rapporté par al Boukhari dans son sahih n°1413)

حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ مُحَمَّدٍ، حَدَّثَنَا أَبُو عَاصِمٍ النَّبِيلُ، أَخْبَرَنَا سَعْدَانُ بْنُ بِشْرٍ، حَدَّثَنَا أَبُو مُجَاهِدٍ، حَدَّثَنَا مُحِلُّ بْنُ خَلِيفَةَ الطَّائِيُّ، قَالَ سَمِعْتُ عَدِيَّ بْنَ حَاتِمٍ ـ رضى الله عنه ـ يَقُولُ كُنْتُ عِنْدَ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَجَاءَهُ رَجُلاَنِ أَحَدُهُمَا يَشْكُو الْعَيْلَةَ، وَالآخَرُ يَشْكُو قَطْعَ السَّبِيلِ، فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم ‏ « ‏ أَمَّا قَطْعُ السَّبِيلِ فَإِنَّهُ لاَ يَأْتِي عَلَيْكَ إِلاَّ قَلِيلٌ حَتَّى تَخْرُجَ الْعِيرُ إِلَى مَكَّةَ بِغَيْرِ خَفِيرٍ، وَأَمَّا الْعَيْلَةُ فَإِنَّ السَّاعَةَ لاَ تَقُومُ حَتَّى يَطُوفَ أَحَدُكُمْ بِصَدَقَتِهِ لاَ يَجِدُ مَنْ يَقْبَلُهَا مِنْهُ، ثُمَّ لَيَقِفَنَّ أَحَدُكُمْ بَيْنَ يَدَىِ اللَّهِ لَيْسَ بَيْنَهُ وَبَيْنَهُ حِجَابٌ وَلاَ تُرْجُمَانٌ يُتَرْجِمُ لَهُ، ثُمَّ لَيَقُولَنَّ لَهُ أَلَمْ أُوتِكَ مَالاً فَلَيَقُولَنَّ بَلَى‏.‏ ثُمَّ لَيَقُولَنَّ أَلَمْ أُرْسِلْ إِلَيْكَ رَسُولاً فَلَيَقُولَنَّ بَلَى‏.‏ فَيَنْظُرُ عَنْ يَمِينِهِ فَلاَ يَرَى إِلاَّ النَّارَ، ثُمَّ يَنْظُرُ عَنْ شِمَالِهِ فَلاَ يَرَى إِلاَّ النَّارَ، فَلْيَتَّقِيَنَّ أَحَدُكُمُ النَّارَ وَلَوْ بِشِقِّ تَمْرَةٍ، فَإِنْ لَمْ يَجِدْ فَبِكَلِمَةٍ طَيِّبَةٍ ‏ »‏‏.
(رواه البخاري في صحيحه رقم ۱۴۱۳)
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D’après Abou Moussa Al Ach’ari (qu’Allah l’agrée), le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit: « Il va certes venir pour les gens une époque durant laquelle un homme va circuler avec de l’or qu’il veut donner en aumône mais il ne trouvera personne qui voudra le prendre et on verra un seul homme suivi par quarante femmes qui chercheront refuge auprès de lui (1) à cause du peu d’hommes et du grands nombre de femmes (2) ».
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°1414)

(1) Dans la version de ce hadith rapportée par Ishaq Ibn Rahawayh dans son Mousnad, le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit: « Chacune d’entre elle dira : Marie toi avec moi, marie toi avec moi ».

(2) C’est à cause des nombreuses guerres qui auront lieu à l’approche de l’Heure que les hommes seront si peu nombreux par rapport aux femmes.

Ces commentaires sont tirés de Minnatoul Moun’im Charh Sahih Mouslim vol 2 p 102

عن أبي موسى الأشعري رضي الله عنه قال النّبي صلّى الله عليه و سلّم : لَيَأْتِيَنَّ عَلَى النَّاسِ زَمَانٌ يَطُوفُ الرَّجُلُ فِيهِ بِالصَّدَقَةِ مِنَ الذَّهَبِ ثُمَّ لاَ يَجِدُ أَحَدًا يَأْخُذُهَا مِنْهُ، وَيُرَى الرَّجُلُ الْوَاحِدُ يَتْبَعُهُ أَرْبَعُونَ امْرَأَةً، يَلُذْنَ بِهِ مِنْ قِلَّةِ الرِّجَالِ وَكَثْرَةِ النِّسَاءِ 
(رواه البخاري في صحيحه رقم ١٤١٤)
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D’après Aicha (qu’Allah l’agrée), certaines épouses du Prophète (que la prière d’Allah et son salut soient sur lui) lui ont dit: Laquelle d’entre nous va te rejoindre le plus vite?
Le Prophète (que la prière d’Allah et son salut soient sur lui) a dit: Celle qui a la main la plus longue. Alors elle ont pris une branche pour mesurer leurs mains et Zaynab était celle qui avait la main la plus longue. Plus tard nous avons appris que la longueur de sa main était l’aumône et c’est elle qui a rejoint en premier le Prophète (que la prière d’Allah et son salut soient sur lui) et elle aimait l’aumône.
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°1420, voir Fath Al Bari 3/335)
عن عائشة رضي الله عنها أن بعض أزواج النبي صلى الله عليه وسلم قلن للنبي صلى الله عليه وسلم : أينا أسرع بك لحوقا ؟ قال : أطولكن يدا . فأخذوا قصبة يذرعونها فكانت زينب أطولهن يدا ، فعلمنا بعد : أنما كانت طول يدها الصدقة وكانت أسرعنا لحوقا به وكانت تحب الصدقة
(رواه البخاري في صحيحه رقم ١٤٢٠ ، فتح الباري ٣/٣٣٥)
.

D’après ‘Abdallah Ibn ‘Omar (qu’Allah les agrée lui et son père), le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit alors qu’il était sur le minbar entrain de mentionner l’aumône, le fait de s’abstenir de mendier ainsi que la mendicité: « La main qui est au dessus est meilleure que la main qui est au dessous. La main qui est au dessus est celle qui dépense et la main qui est au dessous est celle qui mendie ».
(Rapporté par Al Boukhari dans son Sahih n°1429)

Rapporté également par Mouslim dans son Sahih n°1033

عن عبدالله بن عمر رضي الله عنهما أن رسول الله صلى الله عليه وسلم قال وهو على المنبر وذكر الصدقة والتعفف والمسألة : اليد العليا خير من اليد السفلى فاليد العليا هي المنفقة والسفلى هي السائلة
(رواه البخاري في صحيحه رقم ١٤٢٩)
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D’après Hakim Ibn Hizam (qu’Allah l’agrée), j’ai dit au Prophète (que la prière d’Allah et son salut soient sur lui): Ô Messager d’Allah ! Vois tu les choses que je faisais dans la jahiliya (1) comme aumône, affranchissement d’esclave ou maintien des liens de parenté, y a t-il pour cela une récompense ?
Le Prophète (que la prière d’Allah et son salut soient sur lui) a dit: « Tu es rentré dans l’Islam par rapport au bien que tu as fait dans le passé (2) ».
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°1436)

Rapporté également par Mouslim dans son Sahih n°123

(1) C’est à dire la période avant l’Islam.

(2) Il faut préciser que la manière dont a été traduite cette phrase est une des explications des savants.
D’autres savants sont d’avis que le sens de la phrase est que ses bonnes actions précédentes lui sont écrites et il sera récompensé pour elles ou encore qu’il a pris de bonnes habitudes dans la jahiliya qui vont lui profiter dans l’Islam.
(Voir Charh Sahih Mouslim de l’imam Nawawi)

عن حكيم بن حزام رضي الله عنه قال : يا رسول الله ! أرأيت أمورا كنت أتحنث بها في الجاهلية من صدقه أو عتاقة أو صلة رحم أفيها أجر؟
قال رسول الله صلى الله عليه و سلم : أسلمت على ما أسلفت من خير
(رواه البخاري في صحيحه رقم ١٤٣٦)
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D’après Abou Houreira (qu’Allah l’agrée), le Prophète (que la prière d’Allah et son salut soient sur lui) a dit: « Il n’y a pas un jour où les adorateurs se réveillent le matin sans que deux anges descendent. L’un d’eux dit: Ô Allah donne une compensation à celui qui dépense, et l’autre dit: Ô Allah donne ruine à celui qui ne dépense pas ».
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°1442)

Rapporté également par Mouslim dans son Sahih n°dans son Sahih n°1010

Certains savants ont dit en se basant sur ce hadith qu’il est méritoire de faire chaque jour une aumône, même minime, afin de profiter de l’invocation de l’ange en notre faveur.

عن أبي هريرة رضي الله عنه قال رسول الله صلى الله عليه و سلم : ما من يوم يصبح العباد فيه ، إلا ملكان ينزلان ، فيقول أحدهما : اللهم أعط منفقا خلفًا ، ويقول الآخر : اللهم أعط ممسكا تلفًا
(رواه البخاري في صحيحه رقم ١٤٤٢)
.

D’après Abou Moussa (qu’Allah l’agrée), le Prophète (que la prière d’Allah et son salut soient sur lui) a dit: « Chaque musulman doit faire l’aumône »
Ils ont dit: Oh messager d’Allah! Et celui qui ne trouve pas ?
Le Prophète (que la prière d’Allah et son salut soient sur lui) a dit: « Il travaille de ses mains ainsi celui-ci lui profitera et il pourra faire l’aumône ».
Ils ont dit: Si il ne trouve pas ?
Le Prophète (que la prière d’Allah et son salut soient sur lui) a dit: « Tu aides celui qui a besoin et demande de l’aide ».
Ils ont dit: Si il ne trouve pas ?
Le Prophète (que la prière d’Allah et son salut soient sur lui) a dit: « Alors il agit dans le bien et s’abstient du mal, ceci sera pour lui une aumône ».
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°1445)

Rapporté par Mouslim dans son Sahih n°1008

عن أبي موسى الأشعري رضي الله عنه قال رسول الله صلى الله عليه و سلم : على كل مسلم صدقة
فقالوا : يا نبي الله ! فمن لم يجد ؟
قال : يعمل بيده فينفع نفسه ويتصدق
قالوا : فإن لم يجد ؟
قال : يعين ذا الحاجة الملهوف
قالوا : فإن لم يجد ؟
قال : فليعمل بالمعروف وليمسك عن الشر فإنها له صدقة
(رواه البخاري في صحيحه رقم ١٤٤٥)
.

D’après Abou Sa’id Al Khoudri (qu’Allah l’agrée) : Zaynab, la femme de ‘Abdallah Ibn Mas’oud (qu’Allah les agrée tous les deux) a dit au Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) : Ô Messager d’Allah ! Certes aujourd’hui tu as ordonné de faire l’aumône et j’avais auprès de moi des bijoux qui m’appartiennent et j’ai voulu les donner en aumône.
Alors Ibn Ma’soud (qu’Allah l’agrée) a prétendu que lui et son enfant sont les gens qui sont les plus en droit que je leur donne cette aumône.
Le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit : « Ibn Mas’oud a dit vrai ! Ton mari et ton enfant sont ceux qui sont le plus en droit que tu leur donnes cette aumône ».
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°1462)
عن أبي سعيد الخدري رضي الله عنه قال : قالت زينب امرأة عبدالله بن مسعود رضي الله عنهما للنّبي صلّى الله عليه و سلّم : يا نبي الله ! إنّك أمرت اليومَ بالصّدقة وكان عِندَي حلي لي فأردت أن أتصدّق به
فزعم ابن مسعود رضي الله عنه أنّه وولده أحقّ من تصدّقت به عليهم
فقال النّبيُّ صلَّى اللهُ عليه وسلَّم : صدق ابن مسعود ! زوجك وولدك أحقّ من تصدّقت به عليهم 
(رواه البخاري في صحيحه رقم ١٤٦٢)
.

D’après Ash-Shu`bi, Le scribe d’al-Mughîra ibn Chûba dit:

« Mu’âwiya écrivit à aI-Mughîra ibn Chu’ba ceci:

Ecris-moi des propos que tu as entendus du Prophète (صلى الله عليه وسلم‏).
En effet, Chu’ba lui écrivit ceci: J’ai entendu le Prophète (صلى الله عليه وسلم‏) dire:

« Allah déteste pour vous trois choses:
– Les on-dit,
– Le gaspillage d’argent (par l’extravagance)
– et l’excès de demande… » »
(Rapporté Par Al Boukhari dans son Sahih n°1477)

عَنِ الشَّعْبِيِّ، حَدَّثَنِي كَاتِبُ الْمُغِيرَةِ بْنِ شُعْبَةَ، قَالَ كَتَبَ مُعَاوِيَةُ إِلَى الْمُغِيرَةِ بْنِ شُعْبَةَ أَنِ اكْتُبْ، إِلَىَّ بِشَىْءٍ سَمِعْتَهُ مِنَ النَّبِيِّ، صلى الله عليه وسلم‏.‏ فَكَتَبَ إِلَيْهِ سَمِعْتُ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم يَقُولُ ‏ « ‏ إِنَّ اللَّهَ كَرِهَ لَكُمْ ثَلاَثًا قِيلَ وَقَالَ، وَإِضَاعَةَ الْمَالِ، وَكَثْرَةَ السُّؤَالِ ‏ »‏‏.‏
(رواه البخاري في صحيحه رقم ۱۴۷۷)
.

D’après Abdallah Ibn Omar (qu’Allah les agrée), le Prophète (que la prière d’Allah et son salut soient sur lui) a imposé l’aumône de la rupture du jeûne un sa’ de dattes, ou un sa’ d’orge pour le serviteur et l’homme libre, pour les hommes et les femmes, pour les vieux et les jeunes parmi les musulmans. et il a ordonné qu’elle soit donnée avant la sortie des gens pour la prière.
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°1503)

Rapporté également par Mouslim dans son Sahih n°984

عن عبد الله ابن عمر رضي الله عنهما قال : فرض رسول الله صلى الله عليه وسلم زكاة الفطر صاعا من تمر أو صاعا من شعير على العبد والحر ، والذكر والأنثى ، والصغير والكبير من المسلمين وأمر بها أن تؤدى قبل خروج الناس إلى الصلاة
(رواه البخاري في صحيحه رقم ١٥٠٣ )
.

D’après Abou Said Al Khoudri (qu’Allah l’agrée): « Nous sortions l’aumône de rupture du jeûne un sa’ de nourriture, ou un sa’ d’orge ou un sa’ de dattes ou un sa’ de fromage ou un sa’ de raisin sec ».
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°1506)

Rapporté également par Mouslim dans son Sahih n°985

Note:
Le sa’ et le moud sont des unités de mesure.
Le sa’ correspond à 4 moud.
Le moud quant à lui a la quantité que l’on peut mettre dans les deux mains lorsqu’elles sont rassemblées.

عن أبي سعيد الخدري رضي الله عنه قال : كنا نخرج زكاة الفطر صاعا من طعام أو صاعا من شعير أو صاعا من تمر أو صاعا من أقط أو صاعا من زبيب
(رواه البخاري في صحيحه رقم ١٥٠٦)
.

D’après Nafi’, ‘Abdallah Ibn ‘Omar (qu’Allah les agrée) a dit: Le Prophète (ﷺ) fixa l’aumône d’Al fltr (ou Sadaqa de la fin du Ramadan), pour le mâle, la femelle, le libre et l’esclave, comme suit: un sâ’ de dattes ou d’orge. Mais les gens remplacèrent cela par la moitié d’un sâ’ de froment. lbn ‘Omar (qu’Allah les agrée) donnait des dattes (comme Aumône d’Al fltr (Sadaqat-ul-Fitr)). Mais [remarquant] que les habitants de Médine commençaient à manquer de dattes, il donna de l’orge, il donnait pour le petit et pour le grand, au point où il donnait pour les enfants [de Nâfi ‘].
De plus, il donnait la zakât d’al-fitr aux collecteurs. Enfin, ces derniers la recevaient un jour ou deux avant la féte de Rupture (Aïd d’Al fltr).
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°1511)
عَنْ نَافِعٍ، عَنِ ابْنِ عُمَرَ ـ رضى الله عنهما ـ قَالَ فَرَضَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم صَدَقَةَ الْفِطْرِ ـ أَوْ قَالَ رَمَضَانَ ـ عَلَى الذَّكَرِ وَالأُنْثَى، وَالْحُرِّ وَالْمَمْلُوكِ، صَاعًا مِنْ تَمْرٍ أَوْ صَاعًا مِنْ شَعِيرٍ، فَعَدَلَ النَّاسُ بِهِ نِصْفَ صَاعٍ مِنْ بُرٍّ‏.‏ فَكَانَ ابْنُ عُمَرَ ـ رضى الله عنهما ـ يُعْطِي التَّمْرَ، فَأَعْوَزَ أَهْلُ الْمَدِينَةِ مِنَ التَّمْرِ فَأَعْطَى شَعِيرًا، فَكَانَ ابْنُ عُمَرَ يُعْطِي عَنِ الصَّغِيرِ وَالْكَبِيرِ، حَتَّى إِنْ كَانَ يُعْطِي عَنْ بَنِيَّ، وَكَانَ ابْنُ عُمَرَ ـ رضى الله عنهما ـ يُعْطِيهَا الَّذِينَ يَقْبَلُونَهَا، وَكَانُوا يُعْطُونَ قَبْلَ الْفِطْرِ بِيَوْمٍ أَوْ يَوْمَيْنِ‏.‏
(رواه البخاري في صحيحه رقم ١٥١١)
.

D’après ‘Abdallah Ibn ‘Abbas (qu’Allah les agrée), Al Fadl (qu’Allah l’agrée) était monté derrière le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) sur sa monture lorsqu’une femme de Khath’am est venue.
Al Fadl (qu’Allah l’agrée) a commencé a regarder vers elle et elle a regarder vers lui.
Le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a donc tourné le visage de Al Fadl (qu’Allah l’agrée) de l’autre côté.
Elle a dit : Ô Messager d’Allah ! Certes l’obligation d’Allah à ses serviteurs à propos du hajj a atteint mon père alors qu’il est une personne très âgée qui ne peut tenir sur une monture. Dois-je faire le hajj pour lui ?
Le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit : « Oui ».
Cela s’est passé pendant le Hajj-al-Wada (du Prophète (ﷺ)).
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°1513)

Ces hadiths montrent qu’il convient de faire le hajj pour les gens qui sont morts sans l’avoir fait ou pour les personnes vivantes n’ayant pas les capacités physiques de le faire que ce soit à cause de la vieillesse ou à cause d’une maladie dont on espère pas la guérison.

عن عبدالله بن عباس رضي الله عنهما قال : كَانَ الْفَضْلُ رَدِيفَ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَجَاءَتِ امْرَأَةٌ مِنْ خَثْعَمَ، فَجَعَلَ الْفَضْلُ يَنْظُرُ إِلَيْهَا وَتَنْظُرُ إِلَيْهِ، وَجَعَلَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم يَصْرِفُ وَجْهَ الْفَضْلِ إِلَى الشِّقِّ الآخَرِ فَقَالَتْ يَا رَسُولَ اللَّهِ إِنَّ فَرِيضَةَ اللَّهِ عَلَى عِبَادِهِ فِي الْحَجِّ أَدْرَكَتْ أَبِي شَيْخًا كَبِيرًا، لاَ يَثْبُتُ عَلَى الرَّاحِلَةِ، أَفَأَحُجُّ عَنْهُ قَالَ ‏ « ‏ نَعَمْ ‏ »‏‏.‏ وَذَلِكَ فِي حَجَّةِ الْوَدَاعِ‏.
(رواه البخاري في صحيحه رقم ١٥١٣)
.

D’après Abou Houreira (qu’Allah l’agrée), le Prophète (ﷺ) a dit: « La Ka’ba sera détruite par un abyssinien du nom de Dhou As-Souwayquatayn ».
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°1591)

(*) Dhou As-Souwayquatayn veut dire en arabe l’homme aux jambes maigres

عن أبِي هريرة ـ رضى الله عنه ـ عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم قَالَ ‏ « يُخَرِّبُ الْكَعْبَةَ ذُو السُّوَيْقَتَيْنِ مِنَ الْحَبَشَةِ ‏»‏‏.‏
(رواه البخاري في صحيحه رقم ۱۵۹۱)
.

D’après ‘Aicha (qu ‘Allah l’agrée) : Ils (Les Musulmans) jeûnaient ‘Achoura avant que Ramadan ne soit imposé et c’est durant ce jour que la ka’ba était couverte. Et lorsqu’Allah avait prescrit (le jeûne) du mois de Ramadan , le Messager d’Allah (ﷺ) a dit:
« Celui qui veut le jeûne et celui qui veut le délaisse ».
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°1592)

(*) Parmi les choses qui montre l’importance qu’avait ce jour auprès des arabes avant l’Islam, il y a le fait qu’ils ont choisit que ce serait durant ce jour que la Ka’ba devait être couverte de son tissu.

عَنْ عَائِشَةَ ـ رضى الله عنها ـ قَالَتْ كَانُوا يَصُومُونَ عَاشُورَاءَ قَبْلَ أَنْ يُفْرَضَ رَمَضَانُ، وَكَانَ يَوْمًا تُسْتَرُ فِيهِ الْكَعْبَةُ، فَلَمَّا فَرَضَ اللَّهُ رَمَضَانَ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم
‏ «‏ مَنْ شَاءَ أَنْ يَصُومَهُ فَلْيَصُمْهُ، وَمَنْ شَاءَ أَنْ يَتْرُكَهُ فَلْيَتْرُكْهُ ‏»‏‏.‏
(رواه البخاري في صحيحه رقم ١٥٩٢)
.

D’après Abou Sa’id Al Khoudri (qu’Allah l’agrée), le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit: « Certes des gens (1) vont faire le hajj vers la Maison (2) et la ‘omra après la sortie de Yaajouj et Maajouj (3) ».
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°1593)

(1) C’est à dire ‘Issa Ibn Maryam (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) et ceux qui seront avec lui.
(Charh Sahih Al Boukhari de Cheikh ‘Otheimine vol 5 p 297)

(2) C’est à dire la Ka’ba qui se trouve dans la mosquée Al Haram à La Mecque.

(3) Yaajouj et Maajouj sont deux peuples très nombreux parmi les enfants de Adam (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui).
Leur sortie aura lieu après l’épisode du Dajjal et fait partie des grands signes de la proximité de l’Heure.
Ils sont mentionnés dans le Coran et dans de nombreux hadiths authentiques.

عن أبي سعيد الخدري رضي الله عنه قال النّبي صلّى الله عليه و سلّم : ليُحَجَّنَّ البيتُ وليُعْتَمَرَنَّ بعدَ خروجِ يأجوجَ ومأجوجَ 
(رواه البخاري في صحيحه رقم ۱۵۹۳)
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D’après Ibn Chihab : ‘Abdallah Ibn ‘Omar (qu’Allah les agrée lui et son père) a été questionné : Comment fais-tu lors de la station du jour de ‘Arafat (9ème jour de Dhoul-Hijjah) ?
Salim (1) a dit : Si tu veux la sounna alors prie la prière tôt le jour de ‘Arafat. (2)
‘Abdallah Ibn ‘Omar (qu’Allah les agrée lui et son père) a dit : Il a dit vrai. À l’époque, dans la sounna, ils (3) regroupaient le dohr et le ‘asr.
J’ai dit à Salim : Est-ce que le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a fait cela ?
Salim a dit : Et est-ce que pour cela ils suivent autre chose que la sounna du Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) ?
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°1662)

(1) Il s’agit du fils de ‘Abdallah Ibn ‘Omar (qu’Allah les agrée lui et son père).

(2) Et dans une autre version : « Si tu veux pratiquer la sounna ce jour-là alors fais un sermon concis ».
(Rapportée par Boukhari dans son Sahih n°1663)

(3) C’est à dire les compagnons du Prophète (qu’Allah les agrée tous).

Remarque : Parmi les choses qui montrent l’importance des invocations du jour de ‘arafat, il y a le fait que ce jour-là la sounna est d’accomplir les prières du dohr et du ‘asr au début du temps du dohr et que l’imam fasse un sermon concis

Cheikh ‘Otheimine a dit : « La sagesse pour laquelle le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a regroupé les prières du dohr et du ‘asr le jour de ‘Arafat est de permettre que le temps de la station à ‘Arafat et des invocations soit plus long ».
(Majmou’ Al Fatawa vol 12 p 255)

عن ابن شهاب قال : سئل عبدالله بن عمر رضي الله عنهما : كيف تصنع في الموقف يوم عرفة ؟
فقال سالم : إن كنت تريد السنة فهجر بالصلاة يوم عرفة
فقال عبدالله بن عمر رضي الله عنهما : صدق إنهم كانوا يجمعون بين الظهر والعصر في السنة
فقلت لسالم : أفعل ذلك رسول الله صلى الله عليه وسلم ؟
فقال سالم : وهل تتبعون في ذلك إلا سنته 
(رواه البخاري في صحيحه رقم ١٦٦٢)
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D’après Nafi’ : ‘Abdallah Ibn ‘Omar (qu’Allah les agrée lui et son père) lapidait la première stèle avec sept cailloux en prononçant le takbir (1) avec chaque pierre.
Puis il avançait jusqu’à arriver sur la terre dure (2) et alors il se tenait debout longtemps pour invoquer en se plaçant en face de la qibla et en levant les mains.
Puis il lapidait la stèle du milieu de la même manière et partait sur la gauche jusqu’à arriver sur la terre dure. Alors il se tenait debout longtemps pour invoquer en se plaçant en face de la qibla et en levant les mains.
Puis il lapidait la stèle ‘Aqaba (3) depuis le bas de la vallée et ne se tenait pas debout auprès d’elle (4).
Et il disait : C’est comme cela que j’ai vu le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) faire.
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°1752)

(1) Le takbir est le fait de dire -Allahou Akbar-.

(2) Il y avait à l’époque un ruisseau à cet endroit.
(Thamarat Tadwin Min Fatawa Ibn ‘Otheimine, question 339)

(3) C’est à dire la dernière stèle, celle qui est le plus proche de La Mecque.

(4) C’est à dire qu’il n’invoquait pas après la troisième stèle comme il le faisait après la première et la seconde.

Remarque
Le pèlerin lapide les trois stèles à Mina, durant les jours du tachriq, qui sont le onzième, le douzième et le treizième jour du mois de Dhoul Hijja,

عن نافع أن عبدالله بن عمر رضي الله عنهما كان يرمي الجمرة الدنيا بسبع حصيات ثم يكبر على إثر كل حصاة ثم يتقدم فيسهل فيقوم مستقبل القبلة قياما طويلا فيدعو ويرفع يديه ثم يرمي الجمرة الوسطى كذلك فيأخذ ذات الشمال فيسهل ويقوم مستقبل القبلة قياما طويلا فيدعو ويرفع يديه ثم يرمي الجمرة ذات العقبة من بطن الوادي ولا يقف عندها ويقول : هكذا رأيت رسول الله صلى الله عليه وسلم يفعل 
(رواه البخاري في صحيحه رقم ١٧٥٢)
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D’après Abou Houreira (qu’Allah l’agrée), le Prophète (que la prière d’Allah et son salut soient sur lui) a dit: « La ‘omra jusqu’à la ‘omra est une expiation de ce qu’il y a entre les deux et le hajj effectué avec piété n’a pas d’autre récompense que le paradis ».
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°1773)

Rapporté également par Mouslim dans son Sahih n°1349

عن أبي هريرة رضي الله عنه قال رسول الله صلى الله عليه وسلم : العمرة إلى العمرة كفارة لما بينهما والحج المبرور ليس له جزاء إلا الجنة
(رواه البخاري في صحيحه رقم ١٧٧٣)
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Qatâda, qu’Allah lui fasse miséricorde, a dit : « J’ai demandé à Anas Ibn Mâlik, qu’Allah soit satisfait de lui : combien de fois le Prophète (ﷺ) a-t-il accompli le Oumra ? Il me dit :

Il dit : « Quatre »

– Omra de Houdaybiya au mois de Dhoul Qida (la 6eme année de l’Hégire) lorsqu’il a été repoussé par les polythéistes.
– et Omra de l’année suivante, au mois de Dhoul Qida («compensation» la 7eme année), lorsqu’il avait conclu une trêve avec eux,
– et Omra de Djouârana (la 8eme année) lorsqu’il avait partagé le butin je crois : (le butin) de Hounayn (*).

Je dis : « Combien de Hajj a-t-il fait ? »
il dit : « Un seul. »
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°1778)

، عَنْ قَتَادَةَ، سَأَلْتُ أَنَسًا ـ رضى الله عنه ـ كَمِ اعْتَمَرَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم قَالَ أَرْبَعٌ عُمْرَةُ الْحُدَيْبِيَةِ فِي ذِي الْقَعْدَةِ، حَيْثُ صَدَّهُ الْمُشْرِكُونَ، وَعُمْرَةٌ مِنَ الْعَامِ الْمُقْبِلِ فِي ذِي الْقَعْدَةِ، حَيْثُ صَالَحَهُمْ، وَعُمْرَةُ الْجِعْرَانَةِ إِذْ قَسَمَ غَنِيمَةَ أُرَاهُ حُنَيْنٍ‏.‏ قُلْتُ كَمْ حَجَّ قَالَ وَاحِدَةً‏.‏
(رواه البخاري في صحيحه رقم ۱۷۷۸)
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D’après Abou Houreira (qu’Allah l’agrée), le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit: « Le voyage est une partie du châtiment, il prive l’un d’entre vous de sa nourriture, de sa boisson et de son sommeil. Ainsi lorsque l’un d’entre vous a accompli ce qu’il voulait faire qu’il s’empresse de retourner à sa famille ».
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°1804)
عن أبي هريرة رضي الله عنه قال رسول الله صلى الله عليه و سلم : السَّفَرُ قِطْعَةٌ مِنَ الْعَذَابِ، يَمْنَعُ أَحَدَكُمْ طَعَامَهُ وَشَرَابَهُ وَنَوْمَهُ، فَإِذَا قَضَى نَهْمَتَهُ فَلْيُعَجِّلْ إِلَى أَهْلِهِ .
(رواه البخاري في صحيحه رقم ١٨٠٤)

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D’après Abou Houreira رضى الله عنه,
Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Quiconque accomplit le Hajj dans cette Maison (la Ka`ba) et s’abstient de s’adonner aux rapports conjugaux et de commettre d’actes impudiques, reviendra (absous des péchés) tel qu’il était le jour où sa mère l‘avait mis au monde. »
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°1820)

عن أبي هريرة رضى الله عنه قال قال النبي صلى الله عليه وسلم : من حج هذا البيت، فلم يرفث، ولم يفسق، رجع كيوم ولدته أمه ‏
(رواه البخاري في صحيحه رقم ۱۸۲۰)
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D’après ‘Abdallah Ibn ‘Abbas (qu’Allah les agrée lui et son père), le Prophète (ﷺ) a dit:
« En rentrant de son pèlerinage, le Prophète (ﷺ) dit à Oum Sinan l’Ansarite,
« Quelle est la chose qui t’a empêchée de faire le hajj? »
« C’est Un tel (c.-à-d. son époux), répondit-elle. Il avait deux chameaux; il fit le hajj sur l’un et [laissa] l’autre pour l’irrigation de notre terre ».

Eh bien! « Une ‘Omra durant le ramadan équivaut à un Hajj en ma compagnie (*) ».
(Rapporté par Boukhari n°1863)

(*) C’est à dire que la personne qui fait une ‘Omra durant le mois de Ramadan obtient la même récompense qu’un pèlerinage effectué avec le Messager d’Allah (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) mais cela ne signifie pas qu’il sera dispensé de faire le pèlerinage qui est le cinquième pilier de l’Islam.

عن عبدالله بن عباس رضي الله عنهما ـ قَالَ لَمَّا رَجَعَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم مِنْ حَجَّتِهِ قَالَ لأُمِّ سِنَانٍ الأَنْصَارِيَّةِ ‏: ‏مَا مَنَعَكِ مِنَ الْحَجِّ‏‏.‏ قَالَتْ أَبُو فُلاَنٍ ـ تَعْنِي زَوْجَهَا ـ كَانَ لَهُ نَاضِحَانِ، حَجَّ عَلَى أَحَدِهِمَا، وَالآخَرُ يَسْقِي أَرْضًا لَنَا‏.‏ قَالَ ‏: فَإِنَّ عُمْرَةً فِي رَمَضَانَ تَقْضِي حَجَّةً مَعِي ‏
(رواه البخاري في صحيحه رقم ١٨٦٣)
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D’après Abou Houreira (qu’Allah l’agrée), le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit: « Il m’a été ordonné d’émigrer et de vivre dans une ville qui mange les autres villes (1).
Ils l’appellent : Yathrib (2) mais son nom est Médine.
Elle se purifie des gens (3) comme le soufflet de forge purifie le fer de son impureté ».
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°1871)

(1) C’est à dire que l’Islam vient au départ de Médine qui est la ville vers laquelle le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a émigré.
Et l’Islam prend le dessus et se propage sur les autres terres.
(Sahih Ibn Hibban vol 9 p 39)

(2) C’est le nom qui était donné à la ville de Médine avant l’Islam.
Le fait de lui donner ce nom est détestable car il provient de racines arabes qui montrent des sens négatifs.
(Voir Charh Sahih Al Boukhari de Cheikh Rajihi vol 4 p 104)

(3) C’est à dire qu’elle fait partir les mauvaises personnes comme les mécréants et les hypocrites.

عن أبي هريرة رضي الله عنه قال النبي صلّى الله عليه و سلّم : أُمِرْتُ بقريةٍ تأكُلُ القُرَى يقولون : يَثْرِبَ وهي المدينةُ تَنفِي الناسَ كما يَنفِي الكِيرُ خَبَثَ الحديدِ
(رواه البخاري في صحيحه رقم ١٨٧١)
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D’après Anas Ibn Malik (qu’Allah l’agrée), le Prophète (ﷺ) a dit: « Ô Allah ! Mets à Médine le double de ce que Tu as mis à La Mecque comme bénédiction ».
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°1885)

Et également rapporté Mouslim dans son Sahih n°1369

عن أنس بن مالك رضي الله عنه قال النّبي صلّى الله عليه و سلّم : اللهم اجعلْ بالمدينةِ ضِعفَي ما جعَلْتَ بمكةَ من البرَكةِ 
(رواه البخاري في صحيحه رقم ١٨٨٥)
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D’après Abou Houreira (qu’Allah l’agrée), le Prophète (que la prière d’Allah et son salut soient sur lui) a dit:
« Le jeûne est une protection, ainsi quand l’un d’entre vous jeûne qu’il parle de manière convenable et n’agisse pas comme un ignorant et si quelqu’un le combat ou l’insulte qu’il dise: -Je jeûne je jeûne-.
Je jure par celui qui détient mon âme dans sa main l’haleine du jeûneur est plus parfumée auprès d’Allah que l’odeur du musc, il délaisse sa nourriture, sa boisson et ses envies pour moi. Le jeûne est à moi et c’est moi qui le récompense et la bonne action en vaut dix ».
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°1894)
عن أبي هريرة رضي الله عنه قال رسول الله صلى الله عليه و سلم : الصيام جنة فلا يرفث ولا يجهل ، وإن امرؤ قاتله أو شاتمه فليقل إني صائم إني صائم . والذي نفسي بيده لخلوف فم الصائم أطيب عند الله تعالى من ريح المسك يترك طعامه وشرابه وشهوته من أجلي الصيام لي وأنا أجزي به والحسنة بعشر أمثالها
(رواه البخاري في صحيحه رقم ١٨٩٤)
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D’après Abou Houreira (qu’Allah l’agrée), le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit: « Celui qui dépense deux choses (1) dans le sentier d’Allah sera appelé par les portes du paradis: Ô serviteur d’Allah! Ceci est bien.
Celui qui fait partie des gens de la prière sera appelé par la porte de la prière, celui qui fait partie des gens du djihad (2) sera appelé par la porte du djihad, celui qui fait partie des gens du jeûne sera appelé par la porte Ar Rayan (3) et celui qui faisait partie des gens de l’aumône sera appelé par la porte de l’aumône ».
Abou Bakr (qu’Allah l’agrée) a dit: Par mon père et ma mère ô Messager d’Allah! Il n’y a aucun mal pour celui qui est appelé par ces portes. Mais y a-t-il des gens qui seront appelés par toutes ces portes?
Le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit: « Oui et j’espère que tu feras partie d’eux ».
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°1897)

(1) C’est à dire deux choses de même type comme deux dinars, deux chamelles…

(2)Le djihad signifie le fait de faire des efforts à la fois par la parole, la main, les biens et la plume afin de combattre le nafs (la partie de la personne qui la pousse vers le mal), les pécheurs, les innovateurs, les hypocrites et les mécréants dans le but que la parole d’Allah soit la plus haute.
(voir Zad Al Ma’ad de l’imam Ibn Qayim Am Djawziya vol 3 à partir de la page 9)

Ceci est le sens général du mot djihad. Dans le hadith ce qui est voulu est le combat contre les mécréants.
(voir Al Mouqadimat Al Moumahidat de l’imam Ibn Rouchd Al Maliki vol 1 p 342)

Je précise et j’insiste sur le fait que le djihad, comme les autres adorations, ont des conditions à respecter et des règles qui lui sont précises afin qu’il soit agrée et pas détesté par Allah.
(voir Ar Rad Ala Al Akhnai de cheikh Al Islam Ibn Taymiya p 607)

Je précise également que le fait de tuer des mécréants dans des attentats comme cela se passe à notre époque ne fait ni partie de l’Islam ni partie du djihad
(Voir Bi Ayi Aqlin Wa Din Yakoun Al Tadmir Jihadan de cheikh Abdel Mouhsin Al Abad)

(3) En arabe le mot Al Rayan / الرَّيَّان signifie le contraire d’une personne qui est assoiffée.

عن أبي هريرة رضي الله عنه قال النبي صلى الله عليه و سلم : مَن أَنفَقَ زوجَينِ في سبيلِ اللهِ نودِيَ من أبوابِ الجنةِ : يا عبدَ اللهِ هذا خيرٌ . فمَن كان من أهلِ الصلاةِ دُعِيَ من بابِ الصلاةِ ومَن كان من أهلِ الجهادِ دُعِيَ من بابِ الجهادِ ومَن كان من أهلِ الصيامِ دُعِيَ من بابِ الرَّيَّانِ ومَن كان من أهلِ الصدقةِ دُعِيَ من بابِ الصدقةِ .
فقال أبو بكرٍ رضي الله عنه : بأبي وأمي يا رسولَ اللهِ ما على مَن دُعِيَ من تلك الأبوابِ من ضرورةٍ . فهل يُدْعَى أحد من تلك الأبوابِ كلِّها ؟
قال النبي صلى الله عليه و سلم : نعم وأرجو أن تكونَ منهم
(رواه البخاري في صحيحه رقم ١٨٩٧)
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D’après Abou Houreira (qu’Allah l’agrée), le Prophète (que la prière d’Allah et son salut soient sur lui) a dit:
« Celui qui prie la nuit du destin avec foi et en espérant la récompense, ses péchés précédents sont pardonnés et celui qui jeûne le ramadan avec foi et en espérant la récompense, ses péchés précédents sont pardonnés ».
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°1901)

Rapporté également par Mouslim dans son Sahih n°760

عن أبي هريرة رضي الله عنه قال رسول الله صلى الله عليه و سلم : من قام ليلة القدر إيمانا واحتسابا غفر له ما تقدم من ذنبه ومن صام رمضان إيمانا واحتسابا غفر له ما تقدم من ذنبه
(رواه البخاري في صحيحه رقم ١٩٠١)
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D’après Abou Houreira (qu’Allah l’agrée), le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit: « Celui qui ne délaisse pas le mensonge et le fait d’oeuvrer avec, alors Allah n’a aucun besoin qu’il délaisse sa nourriture et sa boisson ».
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°1903)

L’imam Ibn Qayim Al Jawziya (mort en 751) a dit : « Le jeûneur est celui dont les membres se sont abstenus des péchés, dont la langue s’est abstenue du mensonge, de la grossièreté et du faux témoignage, dont le ventre s’est abstenu de nourriture et de boisson et dont le sexe s’est abstenu de rapport.
S’il parle il ne dit pas de chose qui va nuire à son jeûne, s’il agit il ne fait pas une chose qui va annuler son jeûne. Il va prononcer des paroles bénéfiques et pieuses et ainsi seront également ses actes.
Ses actes sont comme l’odeur que sent celui qui s’est assis avec un vendeur de parfum, celui qui s’assoit avec lui profite de lui et est à l’abri du mal, du mensonge, de la perversité et de l’injustice.
Ceci est le jeûne qui est légiféré, pas uniquement le fait de s’abstenir de nourriture et de boisson.
Il est rapporté sur cela un hadith authentique : -Il est possible qu’un jeûneur n’est comme part de son jeûne que la faim et la soif-.
Ainsi le jeûne est le jeûne des membres vis-à-vis des péchés, le jeûne du ventre vis-à-vis de la boisson et de la nourriture.
Et de la même manière que la nourriture et la boisson coupent et annulent le jeûne, les péchés coupent sa récompense et annulent ses bienfaits… ».
(Al Wabil As Sayyib p 40/41)

عن أبي هريرة رضي الله عنه قال النبي صلى الله عليه و سلم : من لم يدع قول الزور و العمل به فليس لله حاجة في أن يدع طعامه و شرابه
(رواه البخاري في صحيحه رقم ١٩٠٣)

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D’après `Abdullah ibn Omar: (qu’Allah les agrées), le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) mentionna le Ramadan et a dit: « Ne jeûnez-pas jusqu’à ce que vous voyiez le croissant de lune (du Ramadan) et ne rompez pas jusqu’à ce que vous le voyiez (le croissant de lune) (du Shawwal), et si vous n’arrivez pas à le voir, faites une estimation (1) ».
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°1906)

(1) C’est à dire que après avoir jeûné 29 jours de Ramadan, si vous voyez le croissant de lune de Chawal alors rompez le jeûne le lendemain qui sera le jour du ‘Id sinon jeûnez un 30e jour.

عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عُمَرَ ـ رضى الله عنهما ـ أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم ذَكَرَ رَمَضَانَ فَقَالَ ‏ « ‏ لاَ تَصُومُوا حَتَّى تَرَوُا الْهِلاَلَ، وَلاَ تُفْطِرُوا حَتَّى تَرَوْهُ، فَإِنْ غُمَّ عَلَيْكُمْ فَاقْدُرُوا لَهُ ‏ »‏‏.‏
(رواه البخاري في صحيحه رقم ۱۹۰۶)
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D’après Abou Houreira (qu’Allah l’agrée), le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit: « Jeûnez à sa vision (1) et rompez le jeûne à sa vision (2) et si vous êtes empêchés par des nuages alors complétez le nombre de jours de Cha’ban à 30 jours (3) ».
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°1909)

(1) C’est à dire que si vous voyez le croissant de lune du mois de Ramadan la 29e nuit de Cha’ban alors jeûnez le lendemain.

(2) C’est à dire que après avoir jeûné 29 jours de Ramadan, si vous voyez le croissant de lune de Chawal alors rompez le jeûne le lendemain qui sera le jour du ‘Id sinon jeûnez un 30e jour.

(3) C’est à dire qui si vous n’avez pas vu la lune durant la 29e nuit de Cha’ban alors complétez le mois de Cha’ban 30 jours et jeûnez le 1er jour de Ramadan le jour suivant.

عن أبي هريرة رضي الله عنه قال النبي صلى الله عليه و سلم : صُومُوا لِرُؤْيَتِهِ، وَأَفْطِرُوا لِرُؤْيَتِهِ، فَإِنْ غُبِّيَ عَلَيْكُمْ فَأَكْمِلُوا عِدَّةَ شَعْبَانَ ثَلاَثِينَ ‏
(رواه البخاري في صحيحه رقم ١٩٠٩)
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D’après ‘Abdallah Ibn ‘Omar (qu’Allah les agrée lui et son père), le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit: « Nous sommes certes une communauté -oumiya- (*), nous n’écrivons pas et ne calculons pas. Le mois est comme cela et comme cela ».
Et il fit signe avec ses mains une fois 29 et une fois 30.
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°1913)

(*) Ce terme est explicité juste après, c’est à dire : nous n’écrivons pas et ne calculons pas.

L’imam Ibn Hajar (mort en 852 du calendrier hégirien) a dit : « Le sens apparent du hadith montre que le jugement n’a absolument rien à voir avec le calcul. Ceci est éclairci par l’autre hadith -si vous êtes empêchés par des nuages alors complétez le nombre de jours à 30 jours-.
La sagesse dans cela est qu’ainsi tout le monde est au même niveau (c’est à dire que nous ne sommes pas dans une situation où des gens connaissent les calculs astronomiques et jeûnent un jour tandis que d’autres ne les connaissent pas et jeûnent un autre jour) et donc cela lève la divergence et les polémiques entre les gens.
Certes des gens ont été d’avis qu’il faille retourner vers les astronomes pour cela, il s’agit des Rawafid (les chiites extrémistes) et il a été rapporté que certains juristes ont été d’accord avec eux sur cela.
Al Baji (savant de l’école malikite mort en 474 du calendrier hégirien) a dit : Le consensus des anciens est une preuve contre eux ».
(Fath Al Bari 4/127)

Remarque :

Les savants sont en consensus sur le fait qu’il n’est pas permis de se baser sur des calculs astronomiques pour déterminer les dates du mois de Ramadan.
Plus de 20 savants issus de chacune des 4 écoles juridiques ont mentionné ce consensus.

Parmi eux:

L’imam Ahmed Ibn ‘Ali Al Jasas Al Hanafi (mort en 370 du calendrier hégirien) a dit dans Ahkam Al Quran 1/250: « Celui qui dit qu’il faut prendre en compte la position de la lune et les calculs des astronomes est sorti du jugement de la charia et cette question n’est pas une question dans laquelle l’ijtihad (*) est possible car le Coran, les textes de la Sounna et le consensus montrent l’inverse ».

(*) C’est à dire l’effort d’interprétation des savants.

Chaikh Al Islam Ibn Taymiya (mort en 728 du calendrier hégirien) a dit dans Majmou’ Al Fatawa 25/132: « Nous savons forcément que dans la religion de l’Islam, concernant la vision de lune pour le jeûne, le pèlerinage, le délai de viduité et autres parmi les règles en rapport avec la lune qu’il n’est pas permis de mettre en pratique le calcul de l’astronome. Les textes du Messager d’Allah (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) montrant cela sont nombreux et les musulmans sont en consensus sur cela ».

L’imam Siddiq Hassan Khan (mort en 1307 du calendrier hégirien) a dit dans Rawdatou Nadiya 2/11: « La détermination des jours et des mois par les calculs en fonction des positions de la lune est une innovation par consensus de la communauté ».

Le comité des grands savants du Royaume d’Arabie Saoudite a dit: « Les membres du comité ont regardé les textes du Coran et de la Sounna, ainsi que les paroles des savants sur le fait d’affirmer la venue de la nouvelle lune par les calculs.
Ils ont donc confirmé le consensus sur le fait qu’il ne faille pas prendre en compte les calculs astronomiques pour affirmer la nouvelle lune dans les questions concernant la Charia.
Ceci étant prouvé par la parole du Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui): – Jeûnez à sa vision et rompez le jeûne à sa vision-; ainsi que sa parole: -Ne jeûnez pas jusqu’à ce que vous la voyez et ne rompez pas le jeûne jusqu’à ce que vous la voyez- et les autres preuves ayant le même sens ».
(Fatawa Al Lajna Daima vol 10 p 104)

عن عبدالله بن عمر رضي الله عنهما قال النبي صلى الله عليه و سلم : إنَّا أمةٌ أميةٌ لا نكتبُ ولا نَحْسُبُ . الشهرُ هكذا وهكذا . يعني مرةً تسعةً وعشرينَ ومرةً ثلاثينَ
(رواه البخاري في صحيحه رقم ١٩١٣)
.

D’après Abou Houreira (qu’Allah l’agrée), le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit: « N’avancez pas Ramadan en jeûnant un jour ou deux avant, sauf s’il s’agit d’un homme qui a l’habitude de jeûner, alors qu’il jeûne ce jour ».
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°1914)

Rapporté également par Mouslim dans son Sahih n°1082

Cheikh Albani a dit : « Si une personne a comme habitude la sounna qui consiste a jeûner le lundi et le jeudi et que par exemple le jour prédédent Ramadan est un jeudi.
Dans cette situation est-ce que le jeûne du jeudi rentre dans l’interdiction prophétique : -N’avancez pas Ramadan en jeûnant un jour ou deux avant- ?
La réponse est non car le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit : « Sauf s’il s’agit d’un homme qui a l’habitude de jeûner, alors qu’il jeûne ce jour ».
(Charh Kitab As Siyam Min Boulough Al Maram k7 n°1 à 8m20)

عن أبي هريرة رضي الله عنه قال رسول الله صلى الله عليه و سلم : لا يتَقَدَّمَنَّ أحدُكم رمضانَ بصومِ يومٍ أو يومينِ ، إلا أنْ يكونَ رجلٌ كان يصومُ صَوْمَهُ ، فَلْيَصُمْ ذلكَ اليومَ .
(رواه البخاري في صحيحه رقم ١٩١٤)
.

D’après Aicha (رضى الله عنها) que Bilal lançait l’appel à la prière en pleine nuit et le Messager d’Allah (ﷺ) disait:
« Mangez et buvez jusqu’à ce que Ibn Oum Maktoum lance son appel car, lui, ne lance son appel qu’après l’entrée de l’aube. »
*Al Qasim Ajouta « L’intervalle de temps entre leurs deux appels n’est que celui qui permetait au premier de descendre et au second de monter. »
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°1918, 1919)
عَنْ عَائِشَةَ ـ رضى الله عنها ـ أَنَّ بِلاَلاً، كَانَ يُؤَذِّنُ بِلَيْلٍ فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم ‏ « ‏ كُلُوا وَاشْرَبُوا حَتَّى يُؤَذِّنَ ابْنُ أُمِّ مَكْتُومٍ، فَإِنَّهُ لاَ يُؤَذِّنُ حَتَّى يَطْلُعَ الْفَجْرُ ‏ »‏‏.
.‏ قَالَ الْقَاسِمُ وَلَمْ يَكُنْ بَيْنَ أَذَانِهِمَا إِلاَّ أَنْ يَرْقَى ذَا وَيَنْزِلَ ذَا‏.‏‏
(رواه البخاري في صحيحه رقم ۱۹۱۸، ۱۹۱۹)
.

D’après ‘Aicha (qu’Allah l’agrée) et Oum Salama (qu’Allah l’agrée), il arrivait que l’aube atteigne le Prophète (que la prière d’Allah et son salut soient sur lui) alors qu’il était en janaba à cause de sa famille (*) alors il faisait le ghousl et jeûnait.
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°1925)

Rapporté également par Mouslim dans son Sahih n°1109

(*) C’est à dire qu’il avait eu un rapport sexuel avec une de ses épouses et n’avait pas fait le ghousl avant l’aube.
Ce hadith montre donc qu’il est permis pour celui ou celle qui est en janaba ou celle dont les menstrues se sont terminées avant l’aube de retarder le ghousl après l’aube et de jeûner ce jour-là.

عن عائشة رضي الله عنها وَأُمَّ سَلَمَةَ رضي الله عنها أَخْبَرَتَاهُ أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم كَانَ يُدْرِكُهُ الْفَجْرُ وَهُوَ جُنُبٌ مِنْ أَهْلِهِ، ثُمَّ يَغْتَسِلُ وَيَصُومُ‏
(رواه البخاري في صحيحه رقم ١٩٢٥)
.

D’après ‘Aicha (qu’Allah l’agrée) : Le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) embrassait et pratiquait l’étreinte alors qu’il jeûnait et il était celui d’entre-vous qui maîtrisait le mieux ses envies.
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°1927)
عن عائشة رضي الله عنها قالت : كانَ رسولُ اللَّهِ صلَّى اللَّهُ عليهِ وسلَّمَ يقبِّلُ ويُباشرُ وَهوَ صائِمٌ وَكانَ أملَكَكم لإربِهِ
(رواه البخاري في صحيحه رقم ١٩٢٧)
.

D’après Humayd ben ‘Abd-ar-Rahmân que Abou Hourayra (رضى الله عنه) a dit : « Nous étions assis un jour autour du Prophète (ﷺ) quand un homme se présenta à lui et lui dit : « Ô Messager d’Allah ! J’ai péri ! »
– Qu’est-ce qui t’est arrivé ? lui demanda Ie Prophète (ﷺ)
– J’ai eu des rapports sexuels avec ma femme alors que j’observais le jeûne (du Ramadan)
– As-tu un esclave à affranchir ?
– Non.
– Peux-tu jeûner deux mois de suite
– Non.
– Peux-tu nourrir soixante pauvres ?
– Non.
Le Prophète (ﷺ) marqua alors une pause. A ce moment, on lui amena « un ‘araq » rempli de dattes (le ‘araq est un panier) et il dit :
– Où est l’auteur de la question ?
– Me voici.
– Prends ceci et fais-en une aumône.
– Au profit de quelqu’un de plus pauvre que moi,
Ô Messager d’Allah ?
Au nom d’Allah ! Il ne vit pas entre ces deux (Labba) quartiers (de Médine) une famille plus pauvre que la mienne.
Le Prophète (ﷺ) éclata de rire au point de laisser se découvrir ses molaires. Et puis il dit :
– Fais-en une nourriture pour ta famille »
(Rapporté Par Al Boukhari dans son Sahih n°1936)
قَالَ أَخْبَرَنِي حُمَيْدُ بْنُ عَبْدِ الرَّحْمَنِ، أَنَّ أَبَا هُرَيْرَةَ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ بَيْنَمَا نَحْنُ جُلُوسٌ عِنْدَ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم إِذْ جَاءَهُ رَجُلٌ، فَقَالَ يَا رَسُولَ اللَّهِ هَلَكْتُ‏.‏ قَالَ ‏ »‏ مَا لَكَ ‏ »‏‏.‏ قَالَ وَقَعْتُ عَلَى امْرَأَتِي وَأَنَا صَائِمٌ‏.‏ فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم ‏ »‏ هَلْ تَجِدُ رَقَبَةً تُعْتِقُهَا ‏ »‏‏.‏ قَالَ لاَ‏.‏ قَالَ ‏ »‏ فَهَلْ تَسْتَطِيعُ أَنْ تَصُومَ شَهْرَيْنِ مُتَتَابِعَيْنِ ‏ »‏‏.‏ قَالَ لاَ‏.‏ فَقَالَ ‏ »‏ فَهَلْ تَجِدُ إِطْعَامَ سِتِّينَ مِسْكِينًا ‏ »‏‏.‏ قَالَ لاَ‏.‏ قَالَ فَمَكَثَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم، فَبَيْنَا نَحْنُ عَلَى ذَلِكَ أُتِيَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم بِعَرَقٍ فِيهَا تَمْرٌ ـ وَالْعَرَقُ الْمِكْتَلُ ـ قَالَ ‏ »‏ أَيْنَ السَّائِلُ ‏ »‏‏.‏ فَقَالَ أَنَا‏.‏ قَالَ ‏ »‏ خُذْهَا فَتَصَدَّقْ بِهِ ‏ »‏‏.‏ فَقَالَ الرَّجُلُ أَعَلَى أَفْقَرَ مِنِّي يَا رَسُولَ اللَّهِ فَوَاللَّهِ مَا بَيْنَ لاَبَتَيْهَا ـ يُرِيدُ الْحَرَّتَيْنِ ـ أَهْلُ بَيْتٍ أَفْقَرُ مِنْ أَهْلِ بَيْتِي، فَضَحِكَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم حَتَّى بَدَتْ أَنْيَابُهُ ثُمَّ قَالَ ‏ »‏ أَطْعِمْهُ أَهْلَكَ ‏ »‏‏.‏
(رواه البخاري في صحيحه رقم ۱۹۳۶)
.

D’après ‘lkrima, ibn ‘Abbâs (رضى الله عنهما) rapporta: « Le Prophète (ﷺ) s’était fait la Hijama (saigner avec des ventouses) alors qu’il était en état de jeûne. »
(Rapporté Par Al Boukhari dans son Sahih n°1939)
عَنِ ابْنِ عَبَّاسٍ ـ رضى الله عنهما ـ قَالَ احْتَجَمَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم وَهُوَ صَائِمٌ‏.‏
(رواه البخاري في صحيحه رقم ۱۹۳۹)
.

D’après Chu’ba: « J’ai entendu Thâbit al-Bunâny interroger Anas ibn Mâlik (رضى الله عنه) en lui disant:
– « Est-ce que vous détestiez la Hijama (la saignée par ventouse) pour le jeûneur? »
– « Non, sauf par peur d’un affaiblissement. »
Chabâba (Un des rapporteurs) ajouta: « Chu’ba nous a rapporté ceci du temps du Prophète (ﷺ). »
(Rapporté Par Al Boukhari dans son Sahih n°1940)
عن شُعْبَةُ، قَالَ سَمِعْتُ ثَابِتًا الْبُنَانِيَّ، يَسْأَلُ أَنَسَ بْنَ مَالِكٍ ـ رضى الله عنه ـ أَكُنْتُمْ تَكْرَهُونَ الْحِجَامَةَ لِلصَّائِمِ قَالَ لاَ‏.‏ إِلاَّ مِنْ أَجْلِ الضَّعْفِ‏.‏ وَزَادَ شَبَابَةُ حَدَّثَنَا شُعْبَةُ عَلَى عَهْدِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم‏.‏
(رواه البخاري في صحيحه رقم ۱۹۴۰)
.

D’après Abou Salama, ‘Aicha (qu’Allah l’agrée) a dit: « Il m’arrivait d’avoir des jours de Ramadan que je ne pouvais rattraper que durant Cha’ban (*) ».
Yahya (Un des Narrateurs) a dit: À cause du fait qu’elle était occupée par le Messager d’Allah (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui).
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°1950)

Rapporté également par Mouslim dans son Sahih n°1146

(*) Cha’ban est le mois qui précède Ramadan, ainsi le sens est qu’elle a rattrapé les jours manqués durant le mois qui précède le Ramadan suivant.

عن أبي سلمة ، قالت عائشة رضي الله عنها : كان يكون عليّ الصيام من رمضان فما أستطيع أن أقضيه إلاّ في شعبان
قال يحيى : الشغل من النبي صلى الله عليه و سلم
(رواه البخاري في صحيحه رقم ١٩٥٠)
.

D’après ‘Omar Ibn Al Khatab (qu’Allah l’agrée), le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit: « Lorsque la nuit arrive par ici, que le jour part par là et que le soleil est couché, le jeûneur a certes rompu son jeûne ».
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°1954)

Rapporté également par Mouslim dans son Sahih n°1100

عن عمر بن الخطاب رضي الله عنه قال النبي صلى الله عليه و سلم : إذا أقبل الليلُ من ها هنا وأدبر النهارُ من ها هنا وغربتِ الشمسُ فقد أفطر الصائِمُ
(رواه البخاري في صحيحه رقم ١٩٥٤)
.

D’après Roubayi’ Bint Mou’awidh (qu’Allah l’agrée) : Le matin de ‘achoura, le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a envoyé dire dans les villages des ansars : « Celui qui, ce matin, n’avait pas jeûné qu’il termine la journée en jeûnant et celui qui jeûnait qu’il continue son jeûne ».
Ainsi, après cela, nous jeûnions et nous faisions jeûner nos enfants. Nous leur faisions des jouets avec de la laine et lorsque l’un d’entre eux pleurait pour avoir de la nourriture nous lui donnions un jouet jusqu’au moment de la rupture du jeûne.
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°1960)

Le Cheikh ‘Abdel ‘Aziz Ibn Baz a dit : « Le jeûne est obligatoire pour chaque musulman et musulmane pubère et doté de raison et il est recommandé pour celui qui a 7 ans ou plus et peut le supporter parmi les garcons et les filles. Et il est obligatoire à leurs responsables de leur ordonner le jeûne lorsqu’ils en sont capable de la même manière qu’ils leur ordonnent la prière ».
(Touhfatoul Ikhwan p 124)

Le cheikh Muhammad Ibn Saleh Al ‘Otheimine a dit : « Il convient d’ordonner aux enfants qui n’ont pas atteint la puberté de jeûner s’ils en sont capable de la même manière que les compagnons (qu’Allah les agrée) le faisait avec leurs enfants.
Certes les savants ont mentionné que le responsable de l’enfant doit lui ordonner de jeûner afin de l’habituer et pour enraciner en lui les bases de l’Islam jusqu’à ce que ceci soit naturel pour lui.
Mais par contre si le jeûne leur est trop difficile ou s’il leur nuit, dans ce cas, on ne les contraint pas.
Je voudrais certes attirer l’attention sur une chose que font certains parents : ils interdisent à leurs enfants de jeûner à la différence de ce que faisaient les compagnons (qu’Allah les agrée).
Ils prétendent qu’ils interdisent le jeûne à leurs enfants par miséricorde et compassion envers eux mais la réalité est que la miséricorde pour l’enfant est de lui ordonner les rites de l’Islam et de les habituer à les mettre en pratique… ».
(70 Soualan Fi Siyam, question n°3)

أرسل النبيُّ صلى الله عليه وسلم غداةَ عاشوراءَ إلى قرى الأنصارِ: من أصبح مفطرًا فليتمَّ بقيةَ يومِه ، ومن أصبح صائمًا فليصم . قالت: فكنا نصومُه بعدُ ، ونصوِّمُ صبياننا، ونجعلُ لهم اللعبةَ من العهنِ ، فإذا بكى أحدُهم على الطعامِ أعطيناه ذاك حتى يكونَ عند الإفطارِ.
(رواه البخاري في صحيحه رقم ١٩٦٠)
.

D’après ‘Aicha (qu’Allah l’agrée), le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) jeûnait au point où nous disions: « Il ne rompt plus son jeûne »; et il rompait son jeûne au point où nous disions: « Il ne jeûne plus ». Je n’ai pas vu le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) jeûner un mois complet à l’exception du ramadan et je ne l’ai pas vu jeûner un mois autant que cha’ban.
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°1969)

Rapporté également par Mouslim dans son Sahih n°1156

عن عائشة رضي الله عنها قالتْ : كان رسولُ اللهِ صلَّى اللهُ عليه وسلَّم يصومُ حتى نقولَ لا يُفطِرُ، ويُفطِرُ حتى نقولَ لا يصومُ، فما رأيتُ رسولَ اللهِ صلَّى اللهُ عليه وسلَّم استَكمَلَ صيامَ شهرٍ إلا رمضانَ، وما رأيتُه أكثرَ صيامًا منه في شعبانَ .منه صياما في شعبان
(رواه البخاري في صحيحه رقم ١٩٦٩)
.

D’après Aicha (qu’Allah l’agrée): « Le Prophète (ﷺ) ne jeûnait pas un mois autant que cha’ban et il disait « ne prenez de tâches que dans la mesure de vos capacités car Allah ne se lasse (de donner des récompenses) que lorsque vous vous lassez (d’accomplir des actes religieux)» , La prière la plus aimée du Prophète (ﷺ) était celui qui a été fait régulièrement (tout au long de la vie) même si elle était petite, lorsque il faisait une prière il faisait continuellement et régulièrement».
(Rapporté par Boukhari n°1970)

Rapporté également par Mouslim n°1957

عَائِشَةَ ـ رضى الله عنها ـ حَدَّثَتْهُ قَالَتْ، لَمْ يَكُنِ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم يَصُومُ شَهْرًا أَكْثَرَ مِنْ شَعْبَانَ، فَإِنَّهُ كَانَ يَصُومُ شَعْبَانَ كُلَّهُ، وَكَانَ يَقُولُ ‏ « ‏ خُذُوا مِنَ الْعَمَلِ مَا تُطِيقُونَ، فَإِنَّ اللَّهَ لاَ يَمَلُّ حَتَّى تَمَلُّوا، وَأَحَبُّ الصَّلاَةِ إِلَى النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم مَا دُووِمَ عَلَيْهِ، وَإِنْ قَلَّتْ ‏ »‏ وَكَانَ إِذَا صَلَّى صَلاَةً دَاوَمَ عَلَيْهَا‏.
(رواه البخاري في صحيحه رقم ۱۹۷۰)
.

D’après Abou Houreira (qu’Allah l’agrée), le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit: « Qu’aucun d’entre vous ne jeûne le vendredi sauf en jeûnant un jour avant ou un jour après ».
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°1985)
عن أبي هريرة رضي الله عنه قال النّبي صلّى الله عليه و سلّم : لا يصومَنَّ أحدُكم يومَ الجمُعةِ إلا يومًا قبلَه أو بعدَه
(رواه البخاري في صحيحه رقم ١٩٨٥)
.

D’après Maymouna (qu’Allah l’agrée), les gens ont douté concernant le jeûne du Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) le jour de ‘Arafat.
Alors je lui ai envoyé un récipient avec du lait alors qu’il était en train de stationner dans le mawqif (*) et alors il en a bu alors que les gens regardaient.
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°1989)

(*) C’est à dire à ‘Arafat.

عن ميمونة رضي الله عنها أن الناسَ شكُّوا في صيامِ النبيِّ صلَّى اللهُ عليه وسلَّم يومَ عرفةَ . فأرسَلَتْ إليه بحِلابٍ وهو واقفٌ في الموقِفِ فشرِبَ منه والناسُ ينظُرون
(رواه البخاري في صحيحه رقم ١٩٨٩)
.

D’après Abou Oubeid, j’ai assisté au ‘id avec ‘Omar ibn Al Khatab (qu’Allah l’agrée);
Il a dit : « Ce sont deux jours que le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a interdit de jeûner : le jour où vous rompez votre jeûne et le jour où vous mangez de votre sacrifice (*) ».
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°1990)

Rapporté également par Mouslim dans son Sahih n°1137

(*) C’est à dire le jour du ‘id al fitr à la fin du jeûne du mois de Ramadan et le ‘id al adha durant lequel les musulmans se rapprochent d’Allah par le sacrifice de la odhiya.

L’imam Nawawi (mort en 676 du calendrier hégirien) a dit : « Les savants sont en consensus à propos de l’interdiction de jeûner ces deux jours dans tous les cas, que ce soit pour un voeux, un jeûne surérogatoire, une expiation ou autre ».
(Charh Sahih Mouslim)

عن عن أبي عبيد قال : شهدت العيد مع عمر بن الخطاب رضي الله عنه فقال : هذان يومان نهى رسول الله صلى الله عليه وسلم عن صيامهما : يوم فطركم من صيامكم واليوم الآخر تأكلون فيه من نسككم
(رواه البخاري في صحيحه رقم ١٩٩٠ و مسلم في صحيحه رقم ١١٣٧)
.

D’après Abou Houreira (qu’Allah l’agrée), deux jeûnes et deux ventes ont été interdits: le fitr et le sacrifice (1); la moulamasa et la mounabadha (2).
(Rapporté par Al Boukhari dans son Sahih n°1993)

(1) C’est à dire le jour du ‘id al fitr et le jour du ‘id al adha.

(2) L’imam Boukhari a expliqué dans son sahih en commentaire du hadith n°2144 que la moulamasa est une vente dans laquelle on achète de l’étoffe sans la regarder et la mounabadha est une vente d’étoffe sans que l’acheteur ne l’ai touché ou regardé.

Remarque : Nous voyons dans ce hadith que le compagnon, en l’occurrence Abou Houreira (qu’Allah l’agrée), n’a pas dit « le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a interdit » mais ce type de formule chez les savants a le même jugement qu’une parole du Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) car lorsqu’un compagnon dit que telle chose a été interdite ou telle chose a été ordonnée alors cette interdiction ou cet ordre vient forcément du Messager d’Allah (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui).

عن أبي هريرة رضي الله عنه قال : يُنهى عن صيامين وبيعتين : الفطر والنحر والملامسة والمنابذة
(رواه البخاري في صحيحه رقم ۱۹۹۳)
.

D’après Abou Sa’id Al Khoudri (qu’Allah l’agrée) : J’ai entendu quatre choses du Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui).
Il a dit: « Une femme ne voyage pas une distance de deux jours sans qu’il n’y ait avec elle son époux ou un mahram (1).
Il n’y a pas de jeûne durant deux jours : le jour du fitr et le jour du adha (2).
Il n’y a pas de prière après le sobh jusqu’à ce que le soleil se lève ni après le ‘asr jusqu’à ce que le soleil se couche.
Et on ne prépare les montures (3) que vers trois mosquées : la mosquée Al Haram, la mosquée Al Aqsa et ma mosquée-ci (4) ».
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°1995)

(1) Une femme ne fait pas le hajj sans qu’il y ait avec elle un mahram

(2) Ce sont les jours des deux ‘id des musulmans.
Le fitr est le jour de la rupture du jeûne de Ramadan et le adha est le jour du sacrifice de la odhiya.

(3) C’est à dire qu’on ne voyage dans un but d’adoration.

(4) La mosquée Al Haram est la mosquée dans laquelle se situe la Ka’ba à La Mecque.
La mosquée Al Aqsa est à Jérusalem en Palestine et enfin la troisième mosquée est la mosquée du Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) à Médine.

عن أبي سعيد الخدري رضي الله عنه قال : سمِعتُ أربعًا من النبيِّ صلَّى اللهُ عليه وسلَّم
قال : لا تُسافرُ المرأةُ مسيرةَ يومَين إلا ومعَها زوجُها أو ذو مَحرَمٍ و لا صومَ في يومِين : الفطرِ و الأضحَى و لا صلاةَ بعدَ الصبحِ حتى تطلعَ الشمسُ و لا بعدَ العصرِ حتى تغرُبَ و لا تُشَدُّ الرحالُ إلا إلى ثلاثةِ مساجدَ : مسجدِ الحرامِ ومسجدِ الأقصَى ومسجدي هذا

(رواه البخاري في صحيحه رقم ١٩٩٥)
.

D’après Ibn Abbas (qu’Allah les agrée), lorsque le Prophète (que la prière d’Allah et son salut soient sur lui) arriva à Médine il a vu que les juifs jeûnaient le jour de Achoura alors il a dit: « Pourquoi cela? »
Ils ont dit: Ceci est un grand jour, ceci est le jour durant lequel Allah a sauvé Bani Israil de leurs ennemis alors Moussa a jeûné ce jour.
Alors le Prophète (que la prière d’Allah et son salut soient sur lui) a dit: « Je suis plus en droit de Moussa que vous » alors il a jeûné ce jour et a ordonné de le jeûner.
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°2004)

Pourquoi ce jour a t-il cette importance ?

Allah a dit dans la sourate Al Chou’ara n°26 versets 60 à 67 : « Puis au matin ils les poursuivirent et quand les deux parties se sont aperçues les compagnons de Moussa ont dit : Nous allons être rejoints.
Il a dit : Certes non ! Il y a avec moi mon Seigneur qui va me guider.
Alors nous avons révélé à Moussa : Frappe la mer avec ton bâton.
Elle se fendit et chaque versant était comme une énorme montagne.
Nous fîmes approcher les autres (*) et nous sauvâmes Moussa et tous ceux qui étaient avec lui.
Ensuite nous avons noyé les autres.
Il y a certes dans cela un signe mais la plupart d’entre eux ne croient pas ».

(*) C’est à dire Pharaon et son armée.


قال الله تعالى : فَأَتْبَعُوهُم مُّشْرِقِينَ . فَلَمَّا تَرَاءى الْجَمْعَانِ قَالَ أَصْحَابُ مُوسَى إِنَّا لَمُدْرَكُونَ . قَالَ كَلاَّ إِنَّ مَعِيَ رَبِّي سَيَهْدِينِ . فَأَوْحَيْنَا إِلَى مُوسَى أَنِ اضْرِب بِّعَصَاكَ الْبَحْرَ فَانفَلَقَ فَكَانَ كُلُّ فِرْقٍ كَالطَّوْدِ الْعَظِيمِ . وَأَزْلَفْنَا ثَمَّ الآخَرِينَ . وَأَنجَيْنَا مُوسَى وَمَن مَّعَهُ أَجْمَعِينَ . ثُمَّ أَغْرَقْنَا الآخَرِينَ . إِنَّ فِي ذَلِكَ لآيَةً وَمَا كَانَ أَكْثَرُهُم مُّؤْمِنِينَ
(سورة الشعراء ٦٠ إلى ٦٧)

Remarque:

Les chiites prennent le jour de ‘achoura comme un jour de rassemblement pour pleurer la mort de Al Houssayn Ibn ‘Ali (qu’Allah l’agrée). Ceci est une innovation qui n’a rien à voir avec l’Islam.

L’imam Ibn Rajab Al Hanbali (mort en 795 du calendrier hégirien) a dit : « En ce qui concerne le fait de prendre le jour de ‘achoura comme un jour de rassemblement de tristesse, comme le font les rawafid (1), ceci fait partie des actions de ceux dont les efforts se sont perdus dans la vie présente alors qu’ils s’imaginaient faire le bien (2).
Ni Allah, ni son Messager (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) n’ont ordonné de prendre les jours durant lesquels les prophètes sont morts ou les jours durant lesquels ils ont subit des malheurs comme des jours de rassemblement de tristesse alors qu’en est-il pour ceux qui sont en dessous de ceux-là comme Al Houssayn ? ».
(Lataif Al Ma’arif p 126)

(1) Ce sont les chiites extrémistes.
(2) C’est une allusion au versets n°103 et 104 de la sourate Al Kahf n°18.

En plus du fait que, prendre cette journée comme une journée de tristesse n’est pas légiféré, ce que font certains d’entre eux en déchirant leurs vêtements, en criant et parfois même en se frappant jusqu’au sang est formellement interdit.

عن ابن عباس رضي الله عنهما قال : قدم النبي صلى الله عليه وسلم المدينة فرأى اليهود تصوم يوم عاشوراء . فقال : ما هذا ؟
قالوا : هذا يوم صالح ! هذا يوم نجى الله بني إسرائيل من عدوهم فصامه موسى .
قال : فأنا أحق بموسى منكم فصامه وأمر بصيامه
(رواه البخاري في صحيحه رقم ٢٠٠٤)
.

D’après Abou Moussa Al Ach’ari (qu’Allah l’agrée), le jour de ‘achoura était un jour de fête chez les juifs ainsi le Prophète (que la prière d’Allah et son salut soient sur lui) a dit: « Jeûnez-le vous ».
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°2005)

Rapporté également par Mouslim dans son Sahih n°1131

عن أبي موسى الأشعري رضي الله عنه كان يوم عاشوراء تعده اليهود عيدا ، قال النبي صلى الله عليه وسلم : فصوموه أنتم
(رواه البخاري في صحيحه رقم ٢٠٠٥)
.

D’après Abou Houreira (qu’Allah l’agrée), le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit: « Celui qui jeûne le Ramadan avec foi et en espérant la récompense il lui est pardonné ses péchés précédents ».
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°2014)
عن أبي هريرة رضي الله عنه قال النبي صلى الله عليه و سلم : من صام رمضانَ إيمانًا واحتسابًا غُفِرَ له ما تقدَّمَ من ذنبِه
(رواه البخاري في صحيحه رقم ۲۰۱۴)
.

D’après Aicha (qu’Allah l’agrée), le Prophète (que la prière d’Allah et son salut soient sur lui) a dit: « Cherchez la nuit du destin dans les nuits impaires des dix derniers jours de Ramadan ».
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°2017

Et également rapporté par Mouslim dans son Sahih n°1169)

عن عائشة رضي الله عنها قال رسول الله صلى الله عليه و سلم : تحروا ليلة القدر في الوتر ، من العشر الأواخر من رمضان
(رواه البخاري في صحيحه رقم ٢٠١٧ و مسلم في صحيحه رقم ١١٦٩)
.

D’après ‘Ikrima, ‘Abdallah Ibn ‘Abbas (qu’Allah les agrée lui et son père) a dit : « Cherchez la nuit du destin la vingt quatrième nuit (*) ».
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°2022)

(*) C’est à dire la vingt quatrième nuit du mois de Ramadan.

عن عكرمة قال عبدالله بن عباس رضي الله عنهما : التمسوا في أربع وعشرين يعني ليلة القدر
(رواه البخاري في صحيحه رقم ٢٠٢٢)
.

D’après ‘Aicha (qu’Allah l’agrée), lorsque rentraient les 10 jours (1), le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) serrait son izar (2), il veillait la nuit (3) et réveillait sa famille (4).
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°2024)

Rapporté également par Mouslim dans son Sahih n°1174

(1) C’est à dire les 10 derniers jours de Ramadan.
(2) C’est à dire qu’il s’écartait de ses épouses et n’avait pas de rapports sexuels avec elles.
(3) C’est à dire dans l’adoration, la lecture, le rappel….
(4) C’est à dire afin que eux aussi adorent Allah, prient….

عن عائشة رضي الله عنها قالت : كان النبي صلى الله عليه و سلم دخلَ العشرُ شدَّ مئزرَهُ و أحيا ليلَهُ و أيقظَ أهلَهُ
(رواه البخاري في صحيحه رقم ٢٠٢٤)
.

Selon ‘Aïcha (Qu’Allah soit satisfait d’elle), le Prophète (ﷺ) observait la Retraite spirituelle (I’tikaf) durant les dix derniers jours du mois de Ramadan et ce, jusqu’à sa mort. Par la suite ses femmes continuèrent à observer la même pratique.
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°2026).
عَنْ عَائِشَةَ ـ وعنها رضي الله عنها، زَوْجِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم أَنَّ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم كَانَ يَعْتَكِفُ الْعَشْرَ الأَوَاخِرَ مِنْ رَمَضَانَ حَتَّى تَوَفَّاهُ اللَّهُ، ثُمَّ اعْتَكَفَ أَزْوَاجُهُ مِنْ بَعْدِهِ‏.‏
(رواه البخاري في صحيحه رقم ۲۰۲۶)
.

D’après Abou Sa’id Al Khoudri (qu’Allah l’agrée), le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit: « On m’a montré cette nuit (*) puis on me l’a fait oublier.
On m’a montré qu’au matin de la nuit du destin je me prosternerai dans l’eau et la terre.
Cherchez la dans chaque nuit impaire des dix dernières nuits ».
Abou Sa’id Al Khoudri (qu’Allah l’agrée) a dit : Il a plu cette nuit-là et le toit de la mosquée était fait de branches de palmier et ainsi l’eau a coulé.
Ainsi j’ai vu de mes propres yeux le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) qui avait sur son front de l’eau et de la terre. Ceci était le matin de la vingt et unième nuit.
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°2027)

(*) C’est à dire qu’on lui a montré en rêve quand allait avoir lieu la nuit du destin.

عن أبي سعيد الخدري رضي الله عنه قال النبي صلّى الله عليه و سلّم : قد أُريت هذه الليلة ثم أُنسيتها وقد رأيتُني أسجد في ماء وطين من صبيحتها فالتمسوها في العشر الأواخر والتمسوها في كل وتر
فمطرت السماء تلك الليلة وكان المسجد على عريش فوكف المسجد فبصرت عيناي رسول الله صلَّى اللهُ عليه وسلَّم على جبهته أثر الماء والطين من صبح إحدى وعشرين
(رواه البخاري في صحيحه رقم ٢٠٢٧ )
.

D’après `Abbâd ibn Tamim, Que son oncle paternel a dit:
« On se plaignit auprès du Prophète (ﷺ) du cas où l’homme éprouve quelque chose durant sa prière. » « Doit-il interrompre la prière? »
« Non, répondit le Prophète (ﷺ), sauf s’il entend un son ou sent une odeur. »
Ibn Abi Hafsa a dit: Az-Zuhri a déclaré:« On ne [re]fait les ablutions mineures que si on sent une odeur ou qu’on entend un son. »
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°2056)
، عَنْ عَبَّادِ بْنِ تَمِيمٍ، عَنْ عَمِّهِ، قَالَ شُكِيَ إِلَى النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم الرَّجُلُ يَجِدُ فِي الصَّلاَةِ شَيْئًا، أَيَقْطَعُ الصَّلاَةَ قَالَ ‏ »‏ لاَ، حَتَّى يَسْمَعَ صَوْتًا أَوْ يَجِدَ رِيحًا ‏ »‏‏.‏ وَقَالَ ابْنُ أَبِي حَفْصَةَ عَنِ الزُّهْرِيِّ لاَ وُضُوءَ إِلاَّ فِيمَا وَجَدْتَ الرِّيحَ أَوْ سَمِعْتَ الصَّوْتَ‏.‏
(رواه البخاري في صحيحه رقم ۲۰۵۶)
.

D’après Abou Houreira (qu’Allah l’agrée), le Prophète (ﷺ) a dit:
« Il va venir un temps où la personne n’accordera pas d’importance au fait qu’il ait gagner son argent de manière permise ou de manière interdite ».
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°2083)
عن أبي هريرة رضي الله عنه قال النبي صلى الله عليه و سلم : ليَأتينَّ على الناسِ زمانٌ ، لا يُبالي المرءُ بما أخذَ المالَ ، أمن حلالٍ أم من حرامٍ
(رواه البخاري في صحيحه رقم ٢٠٨٣)
.

D’après ‘Awn Abi Jouhayfa (qu’Allah l’agrée), qui dit:
« Je vis mon père acheter un esclave, dont le travail consistait à faire la Hijama (*), et donner l’ordre de lui casser son matériel (de Hijama). Je l’interrogeai sur la question et il me dit: « le Prophète (صلى الله عليه وسلم) a interdit de percevoir le prix d’un chien ou du sang. Il a aussi prescrit une interdiction concernant celle qui tatoue, celle qui se laisse tatouer, celui qui mange ou fait manger l’usure. De plus, il a maudit celui qui fait des représentations figurées. »
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°2086)

(*) Cela consiste a appliquer une ventouse sur certaines parties du corps puis à faire de légères incisions pour faire sortir du sang. C’est ce que les gens appellent communément -une saignée-.

Je précise qu’il faut apprendre auprès de ceux qui ont de l’expérience dans cela et ne pas se lancer sans connaissances.

عَنْ عَوْنِ بْنِ أَبِي جُحَيْفَةَ، قَالَ رَأَيْتُ أَبِي اشْتَرَى عَبْدًا حَجَّامًا، فَسَأَلْتُهُ فَقَالَ نَهَى النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم عَنْ ثَمَنِ الْكَلْبِ، وَثَمَنِ الدَّمِ، وَنَهَى عَنِ الْوَاشِمَةِ وَالْمَوْشُومَةِ، وَآكِلِ الرِّبَا، وَمُوكِلِهِ، وَلَعَنَ الْمُصَوِّرَ‏.‏
(رواه البخاري في صحيحه رقم ۲۰۸۶)
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D’après ‘Abdallah Ibn Abi Awfa (qu’Allah les agrée lui et son père) : Alors qu’un homme était au marché, il a posé une marchandise et a juré sur Allah qu’il l’avait acheté à un prix alors que ceci n’était pas vrai afin de pousser un homme parmi les musulmans à l’acheter.
C’est à ce moment qu’a été révélé le verset : -Ceux qui vendent à vil prix leur engagement avec Allah ainsi que leurs serments- (*).
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°2088)

(*) Il s’agit du verset 77 de la sourate Ali ‘Imran n°3.

L’imam Ibn Hajar (mort en 852 du calendrier hégirien) a dit : « Le fait de jurer dans le commerce est interdit si le serment est mensonger et est détestable si le serment est véridique ».
(Fath Al Bari 4/316)

عن عبدالله بن أبي أوفى رضي الله عنهما أنَّ رجلًا أقامَ سلعَةً وهوَ في السوقِ فحلَفَ باللهِ لقدْ أُعْطيَ بهَا ما لم يعْطَ ليوقِعَ فيها رجلًا من المسلمين
فنزلتْ : إِنَّ الَّذِينَ يَشْتَرُونَ بِعَهْدِ اللَّهِ وَأَيْمَانِهِمْ ثَمَنًا قَلِيلًا 
(رواه البخاري في صحيحه رقم ٢٠٨٨)
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D’après Abou Moussa ـ رضى الله عنه ـ , le Prophète (ﷺ) a dit: « L’image de l’homme de bonne compagnie et de celle de l’homme de mauvaise compagnie est l’image du porteur de musc et celle du forgeron.
Le porteur de musc, ou bien te donne un peu de son musc ou bien te le vend, ou bien tu jouis de sa bonne odeur.
Tandis que le forgeron, ou bien il te brûle tes vêtements ou bien te nuit avec sa mauvaise odeur. »
(Rapporté par Al Boukhari dans son Sahih n°2101)

عَنْ أَبِي مُوسَى، قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم ‏ « ‏ مَثَلُ الْجَلِيسِ الصَّالِحِ وَالْجَلِيسِ السَّوْءِ كَمَثَلِ صَاحِبِ الْمِسْكِ، وَكِيرِ الْحَدَّادِ، لاَ يَعْدَمُكَ مِنْ صَاحِبِ الْمِسْكِ إِمَّا تَشْتَرِيهِ، أَوْ تَجِدُ رِيحَهُ، وَكِيرُ الْحَدَّادِ يُحْرِقُ بَدَنَكَ أَوْ ثَوْبَكَ أَوْ تَجِدُ مِنْهُ رِيحًا خَبِيثَةً ‏ »‏‏.‏‏
(رواه مسلم في صحيحه رقم ۲۱۰۱)
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D’après Abou Houreira (qu’Allah l’agrée), le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit: « Ibrahim (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a émigré avec Sara (1) et il rentra dans un village dans lequel il y avait un tyran parmi les tyrans.
Il a été dit : Ibrahim (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) est rentré avec l’une des plus belles femmes.
Le tyran envoya quelqu’un lui demander : Ô Ibrahim ! Qui est cette femme avec toi ? (2)
Ibrahim (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit : C’est ma soeur. (3)
Puis il est retourné vers elle a dit : Ne me dément pas dans ce que j’ai dit, je leur ai dit que tu es ma soeur. Par Allah ! Il n’y a pas sur terre de croyant autre que moi et toi (4) ».
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°2217)

(1) C’est à dire son épouse
(2) Le tyran a demandé ceci car il voulait prendre cette belle femme comme épouse
(3) Ibrahim (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a donné cette réponse pour se préserver lui et son épouse du mal de ce tyran.
En effet lorsque celui-ci voulait se marier avec une femme qui était déjà mariée, il ne s’approchait pas d’elle avant d’avoir tué son époux.
(4) C’est à dire qu’Ibrahim (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit que son épouse était sa soeur dans le sens où elle est sa soeur de religion mais celui qui lui a posé la question a compris de sa réponse qu’elle était sa soeur de sang.

(Voir Fath Al Bari, hadith n°3179)

Ibrahim a Les subtilités dans les propos

Le sens voulu par les subtilités ici est le fait d’utiliser des propos qui ont un sens caché et un sens apparent.
La personne qui prononce ces propos a comme intention le sens caché mais montre en apparence qu’il veut le sens apparent.
(Awn Al M’aboud Bi Charh Sounan Abi Daoud)

عن أبي هريرة رضي الله عنه قال النبي صلى الله عليه و سلم : هاجرَ إبراهيمُ صلى الله عليه و سلم بسارةَ فدخل بها قريةً فيها جبارٌ من الجبابرةِ
فقيل : دخل إبراهيمُ بامرأةٍ هي من أحسنِ النساءِ فأرسل إليه : أن يا إبراهيمُ من هذه التي معك ؟
قال : أختي
ثم رجع إليها فقال : لا تُكذِّبي حديثي فإني أخبرتُهم أنك أختي واللهِ إن على الأرضِ مؤمنٌ غيري وغيرُك
(رواه البخاري في صحيحه رقم ٢٢١٧)
.

D’après Abou Houreira (qu’Allah l’agrée), le Prophète (que la prière d’Allah et son salut soient sur lui) a dit: « Celui qui a commis une injustice envers son frère dans l’honneur ou autre qu’il règle cela avec lui aujourd’hui avant qu’il n’y ait plus de dinar ni de dirham. Si il a des bonnes actions elles lui seront prises au niveau de son injustice et si il n’a pas de bonnes actions alors on prendra des péchés de son compagnon qui seront mis sur lui (*) ».
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°2249)

(*) C’est à dire que c’est comme cela que la justice sera établie entre les gens le jour du jugement.

عن أبي هريرة رضي الله عنه قال رسول الله صلى الله عليه وسلم : من كانت له مظلمة لأخيه من عرضه أو شيء فليتحلله منه اليوم قبل أن لا يكون دينار ولا درهم إن كان له عمل صالح أخذ منه بقدر مظلمته وإن لم تكن له حسنات أخذ من سيئات صاحبه فحمل عليه
(رواه البخاري في صحيحه رقم ٢٢٤٩)
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D’après Salama Ibn Al Akwa’ (qu’Allah l’agrée), on a apporté un mort au Prophète (que la prière d’Allah et son salut soient sur lui) pour qu’il prie sur lui alors il a dit: « Avait-il une dette? » Ils ont dit: Non. Alors le Prophète (que la prière d’Allah et son salut soient sur lui) a prié sur lui. Puis on a apporté un autre mort, il a dit: « Avait-il une dette? » Ils ont dit: Oui. Alors le Prophète (que la prière d’Allah et son salut soient sur lui) a dit: « Priez sur votre compagnon ».
Abou Qatada (qu’Allah l’agrée) a dit: Je m’occupe de sa dette ô Messager d’Allah! Alors le Prophète (que la prière d’Allah et son salut soient sur lui) pria sur lui.
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°2295)
عن سلمة بن الأكوع رضي الله عنه أن النبي صلى الله عليه وسلم أتي بجنازة ليصلي عليها فقال : هل عليه من دين ؟
قالوا : لا . فصلى عليه ثم أتي بجنازة أخرى فقال : هل عليه من دين ؟
قالوا : نعم
قال : صلوا على صاحبكم
قال أبو قتادة رضي الله عنه : عليّ دينه يا رسول الله . فصلى عليه
(رواه البخاري في صحيحه رقم ٢٢٩٥)
.

D’après Abou Houreira (qu’Allah l’agrée), le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) m’a confié la garde de l’aumône de ramadan. Quelqu’un est venu et a pris de la nourriture.
Je l’ai attrapé et lui ai dit: Je vais certes t’amener au Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui).
Il a dit: Je suis pauvre, je dois nourrir ma famille et suis vraiment dans un grand besoin.
Alors je lui ai fait miséricorde et l’ai laissé partir. J’ai raconté cela au Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) qui m’a dit: « Il t’a certes menti et il va revenir ». Alors j’ai su qu’il allait revenir comme m’en a informé le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui). Alors il est revenu et a pris de la nourriture.
Je l’ai alors attrapé et lui ai dit: Je vais certes t’amener au Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui).
Il m’a dit: Laisse moi, je suis certes pauvre et je dois assumer une famille, je ne reviendrai plus.
Alors je lui ai fait miséricorde et l’ai laissé partir. Au matin, le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) m’a dit: « Ô Abou Houreira, qu’à fait ton prisonnier? »
J’ai dit: Ô Messager d’Allah, il s’est plaint de sa grande pauvreté et a dit qu’il a une famille a nourrir, alors je lui ai fait miséricorde et l’ai laissé partir. Le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) m’a alors dit: « Il t’a certes menti et il va revenir ».
La troisième fois, il est revenu et a pris de la nourriture. Je l’ai alors attrapé et lui ai dit: Je vais certes t’amener au Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui), cela fait trois fois que tu me dis que tu ne va pas revenir et tu reviens quand même.
Il a dit: Laisses moi et je vais t’apprendre des paroles par lesquelles Allah va te profiter.
J’ai dit: Quelles sont ces paroles?
Il dit: Lorsque tu te couche dans ton lit récite ayat al koursi ‘Allahou la ilaha illa houwal hayoul qayoum’ jusqu’à la fin. Ainsi il y aura certes en permanence un protecteur d’Allah avec toi et aucun Shaytan ne s’approchera de toi jusqu’au matin.
Alors je l’ai laissé partir et au matin le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) m’a dit: « Qu’à fait ton prisonnier la nuit dernière? »
J’ai dit: Ô Messager d’Allah il a prétendu qu’il allait m’apprendre des paroles qui allaient me profiter si je le laissait partir.
Le Prophète a dit: « Quelles sont ces paroles? »
J’ai dit: Il m’a dit: lorsque tu te couches dans ton lit, récite ayat al koursi du début jusqu’à la fin ‘Allahou la ilaha illa houwal hayoul qayoum’ et il m’a dit: ainsi il y aura certes en permanence un protecteur d’Allah avec toi et aucun Shaytan ne s’approchera de toi jusqu’au matin.
Le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) dit: « Il a certes été véridique avec toi bien qu’il soit un grand menteur, ô Abou Houreira, sais-tu qui te parle depuis trois nuits? »
J’ai dit: Non.
Le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit: « C’est Shaytan »
(Rapporté par Boukhari dans son sahih n°2311)

Le verset «Ayat Al Koursi» est le verset 255 de la sourate Al Baqara (n°2)

عن أبي هريرة رضي الله عنه قال : وكلني رسول الله صلى الله عليه و سلم بحفظ زكاة رمضان . فأتانى آت فجعل يحثو من الطعام فأخذته ، فقلت : لأرفعنك إلى رسول الله
قال : إني محتاج وعلي دين وعيال ولي حاجة شديدة فخليت عنه ، فأصبحت ، فقال النبي : يا أبا هريرة ما فعل أسيرك البارحة ؟ قال : قلت : يا رسول الله شكا حاجة شديدة وعيالا ، فرحمته فخليت سبيله ، قال : أما إنه قد كذبك وسيعود فعرفت أنه سيعود ، لقول رسول الله : أنه سيعود ، فرصدته ، فجاء يحثو من الطعام فأخذته فقلت : لأرفعنك إلى رسول الله ، و هذا آخر ثلاث مرات تزعم أنك لا تعود ، ثم تعود ، قال : دعني أعلمك كلمات ينفعك الله بها قلت : ما هن ؟ قال ، إذا أويت إلى فراشك ، فاقرأ آية الكرسي : الله لا إله إلا هو الحي القيوم حتى تختم الآية ، فإنك لن يزال عليك من الله حافظ ، ولا يقربك شيطان حتى تصبح فخليت سبيله ، فأصبحت ، فقال لي رسول الله : ما فعل أسيرك البارحة ؟ قلت : يا رسول الله زعم أنه يعلمني كلمات ينفعني الله بها ، فخليت سبيله ، قال : ما هي ؟ قلت : قال لي : إذا أويت إلى فراشك فاقرأ آية الكرسي ، من أولها حتى تختم الآية ‘ الله لا إله إلا هو الحي القيوم ‘ و قال لي : لن يزال عليك من الله حافظ ، و لا يقربك شيطان حتى تصبح و كانوا أحرص شيء على الخير فقال النبي : أما إنه قد صدقك و هو كذوب تعلم من تخاطب منذ ثلاث ليال يا أبا هريرة ؟ قلت : لا . قال : ذاك الشيطان
(رواه البخاري في صحيحه رقم ٢٣١١)
.

D’après Anas Ibn Malik (qu’Allah l’agrée), le Prophète (ﷺ) a dit: « Il n’y a pas un musulman qui plante un arbre ou qui sème une graine, puis un oiseau, un humain ou un animal en mange, sans que ne lui soit inscrit une Sadaqa. ».
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°2320)
عن أنس رضى الله عنه قال قال رسول الله صلى الله عليه وسلم :‏ ما من مسلم يغرس غرسا، أو يزرع زرعا، فيأكل منه طير أو إنسان أو بهيمة، إلا كان له به صدقة ‏‏‏.‏
(رواه البخاري في صحيحه رقم ۲۳۲۰ )
.

D’après Abou Houreira (qu’Allah l’agrée), le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit alors qu’il y avait auprès de lui un homme de la campagne (1): « Un homme du paradis va demander à son Seigneur la permission de cultiver la terre.
Allah va lui dire : N’es-tu pas dans une situation que tu désires ?
Il va dire : Certes si mais j’aime pratiquer la culture de la terre.
Il va alors semer et les graines vont immédiatement pousser, se dresser et être cultivées au point d’être comme des montagnes.
Allah va dire : Ô fils de Adam ! Prends car il n’y a vraiment rien qui te rassasie ! ».
Le bédouin a dit : Par Allah ! Il ne peut s’agir que d’un qouraychi (2) ou d’un ansari (3) car ce sont des gens qui pratiquent la culture de la terre mais nous nous ne sommes pas des cultivateurs.
Alors le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a rigolé.
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°2348)

(1) C’est à dire un bédouin.

(2) C’est à dire une personne issue de la tribu de Qouraych dont les origines sont à La Mecque.

(3) C’est à dire un compagnon du Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) originaire de Médine.

عن أبي هريرة رضي الله عنه قال النّبي صلّى اله عليه و سلّم وعِندَه رجلٌ من أهل البادية أن رجلًا مِن أهلِ الجنَّةِ استأْذَنَ رَبهُ في الزَّرْعِ
فقال له : ألستَ فيما شِئتَ ؟
قال : بلى ولكنّي أُحِبُّ أنْ أزْرَعَ
فبَذَرَ فبادَرَ الطَّرْفَ نباتُهُ واسْتِواؤُهُ واستِحْصادُهُ فكانَ أمْثَالَ الجِبالِ فيقول الله : دونكَ يا ابنَ آدمَ ! فإنّه لا يُشْبِعُكَ شيءٌ
فقال الأعرابيُّ : والله لا تجِدُهُ إلا قرشيًّا أو أنصاريًّا فإنّهم أصحابُ زرعٍ وأمّا نحنُ فلسنا بأصحابِ زرعٍ
فضحِكَ النّبي صلَّى اللهُ عليه وسلَّم 
(رواه البخاري في صحيحه رقم ٢٣٤٨)
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D’après ‘Urwa, ‘Abd Allâh ibn az-Zubayr (رضى الله عنهما) rapporte ceci: Un homme des Ansar plaida devant le Prophète (ﷺ) contre az-Zubayr au sujet du cours d’eau d’al Harra grâce à laquelle on irriguait les palmiers. « Laisse passer l’eau, avait dit l’Ansarite. » Mais az-Zubayr avait refusé. Ils se présentèrent donc devant la personne du Prophète (ﷺ) qui dit à az-Zubayr: « O Zubayr! Arrose puis laisse couler l’eau chez ton voisin! » A ces mots, l’Ansarite se mit en colère et dit au Messager d’Allah (ﷺ): « C’est parce qu’il (Zubayr) est Ie fils de ta tante paternelle? » En entendant cela, le visage du Messager d’Allah (ﷺ) changea de couleur. « Arrose… Ô Zubayr! dit le Prophète, puis retiens l’eau jusqu ‘ à ce qu ‘ elle revienne aux digues. »

Az-Zubayr dit: « Par Allah! je crois que le verset suivant a été révélé à ce sujet:

« Non ! … Par ton Seigneur ! Ils ne seront pas croyants aussi longtemps qu’ils ne t’auront demandé de juger de leurs disputes »
(Sourate Les Femmes, An-Nisâ‘, 65 )

فَلاَ وَرَبِّكَ لاَ يُؤْمِنُونَ حَتَّىَ يُحَكِّمُوكَ فِيمَا شَجَرَ بَيْنَهُمْ
(Rapporté Par Al Boukhari dans son Sahih n°2359)

عَنْ عُرْوَةَ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ الزُّبَيْرِ ـ رضى الله عنهما ـ أَنَّهُ حَدَّثَهُ أَنَّ رَجُلاً مِنَ الأَنْصَارِ خَاصَمَ الزُّبَيْرَ عِنْدَ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم فِي شِرَاجِ الْحَرَّةِ الَّتِي يَسْقُونَ بِهَا النَّخْلَ فَقَالَ الأَنْصَارِيُّ سَرِّحِ الْمَاءَ يَمُرُّ فَأَبَى عَلَيْهِ، فَاخْتَصَمَا عِنْدَ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم لِلزُّبَيْرِ ‏ »‏ اسْقِ يَا زُبَيْرُ، ثُمَّ أَرْسِلِ الْمَاء إِلَى جَارِكَ ‏ »‏‏.‏ فَغَضِبَ الأَنْصَارِيُّ، فَقَالَ أَنْ كَانَ ابْنَ عَمَّتِكَ‏.‏ فَتَلَوَّنَ وَجْهُ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم ثُمَّ قَالَ ‏ »‏ اسْقِ يَا زُبَيْرُ، ثُمَّ احْبِسِ الْمَاءَ، حَتَّى يَرْجِعَ إِلَى الْجَدْرِ ‏ »‏‏.‏ فَقَالَ الزُّبَيْرُ وَاللَّهِ إِنِّي لأَحْسِبُ هَذِهِ الآيَةَ نَزَلَتْ فِي ذَلِكَ ‏{‏فَلاَ وَرَبِّكَ لاَ يُؤْمِنُونَ حَتَّى يُحَكِّمُوكَ فِيمَا شَجَرَ بَيْنَهُمْ‏}‏‏.‏
(رواه البخاري في صحيحه رقم ۲۳۵۹)
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D’après Abou Houreira (qu’Allah l’agrée), le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit: « Un homme qui marchait a été pris d’une très forte soif. Alors il est descendu dans un puits dans lequel il a but. Puis lorsqu’il en est sortit il a vu un chien qui tirait la langue et mangeait de la terre tellement il avait soif. L’homme a dit: Il a atteint un niveau de soif comme le mien.
Alors il a remplit sa chaussure d’eau et l’a attrapée avec sa bouche puis est remonté et a donné à boire au chien. Allah l’a remercié pour cela en lui accordant son pardon »
Ils ont dit: Ô Messager d’Allah! Est-ce que nous avons des récompenses pour les animaux?
Le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit: « Pour toutes les choses vivantes »
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°2363)
عن أبي هريرة رضي الله عنه قال رسول الله صلى الله عليه وسلم : بينا رجل يمشي ، فاشتد عليه العطش ، فنزل بئرا فشرب منها ، ثم خرج فإذا هو بكلب يلهث ، يأكل الثرى من العطش ، فقال : لقد بلغ هذا مثل الذي بلغ بي ، فملأ خفه ثم أمسكه بفيه ، ثم رقي فسقى الكلب ، فشكر الله له فغفر له
قالوا : يا رسول الله ، وإن لنا في البهائم أجرا ؟
قال رسول الله صلى الله عليه وسلم : في كل كبد رطبة أجر
(رواه البخاري في صحيحه رقم ٢٣٦٣)
.

D’après ‘Aicha (qu’Allah l’agrée), le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) invoquait dans sa prière en disant : -Ô Allah ! Je demande protection auprès de Toi contre les péchés et contre la dette-.
Quelqu’un lui a dit : Ô Messager d’Allah ! Tu demandes souvent protection contre la dette !
Le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit : « Certes lorsqu’un homme est endetté il parle et ment et il promet mais ne tient pas ses promesses ».
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°2397)

(*) En phonétique : Allahoumma Inni A’oudhou Bika Minal Ma’tham Wal Maghnam

En arabe : اللَّهُمَّ إِنِّي أَعُوذُ بِكَ مِنَ المَأْثَمِ وَالمَغْرَمِ 

عن عائشة رضي الله عنها أن رسول الله صلى الله عليه وسلم كان يدعو في الصلاة ويقول : اللهم إني أعوذ بك من المأثم والمغرم
فقال له قائل : ما أكثر ما تستعيذ يا رسول الله من المغرم
قال رسول الله صلى الله عليه وسلم : إن الرجل إذا غرم حدث فكذب ووعد فأخلف 
(رواه البخاري في صحيحه رقم ٢٣٩٧)
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D’après Abou Houreira (qu’Allah l’agrée), le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit: « Repousser le délai de la part d’un riche est une injustice ».
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°2400)

(*) C’est à dire si le débiteur a les moyens de régler sa dette, il lui est obligatoire de rembourser dès la fin du délai initialement prévu entre lui et celui qui lui a prêté.

عن أبي هريرة رضي الله عنه رضي الله عنه قال رسول الله صلى الله عليه وسلم : مطلُ الغنيِّ ظلمٌ
(رواه البخاري في صحيحه رقم ٢٤٠٠)
.

Abu Sa’îd al-Khudry ( رضي الله عنه‎ ) dit: « Tandis que le Messager d’Allah ﷺ était assis, arriva un Juif qui dit: “O Abu al-Qâcim ! l’un de tes Compagnons m’a giflé. – Qui ? demanda le Prophète ﷺ. – Un homme des Ansâr. – Convoquez-le! Commanda le Prophète ﷺ.” [A son arrivée], le Prophète lui dit: “As-tu frappé [cet homme] ? – Il répondit: C’est que je l’ai entendu au marché jurer, en disant: Par Celui qui a préféré Moïse au [reste des] hommes. Je lui ai alors dit: Ô ignoble! Même à Muhammad ? Saisi par la colère, je le giflai.” Sur ce, le Prophète ﷺ dit: “Ne préférez pas les prophètes les uns aux autres; car, le Jour de la Résurrection, les gens seront foudroyés et je serai le premier pour lequel la Terre se fissure; je verrai alors Moïse en train de tenir l’un des Pieds du Trône, et je ne saurai s’il était de ceux qui étaient foudroyés ou si le premier foudroiement [du Mont de Sinaï] lui valu d’éviter celui-ci”»
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°2412)
عن أبي سعيد الخدري رضى الله عنه قال بينما رسول الله صلى الله عليه وسلم جالس جاء يهودي، فقال يا أبا القاسم ضرب وجهي رجل من أصحابك‏.‏ فقال ‏ »‏ من ‏ »‏‏.‏ قال رجل من الأنصار‏.‏ قال ‏ »‏ ادعوه ‏ »‏‏.‏ فقال ‏ »‏ أضربته ‏ »‏‏.‏ قال سمعته بالسوق يحلف والذي اصطفى موسى على البشر‏.‏ قلت أى خبيث، على محمد صلى الله عليه وسلم فأخذتني غضبة ضربت وجهه‏.‏ فقال النبي صلى الله عليه وسلم ‏ »‏ لا تخيروا بين الأنبياء، فإن الناس يصعقون يوم القيامة، فأكون أول من تنشق عنه الأرض، فإذا أنا بموسى آخذ بقائمة من قوائم العرش، فلا أدري أكان فيمن صعق، أم حوسب بصعقة الأولى ‏ »‏‏.‏
(رواه البخاري في صحيحه رقم ۲٤۱۲)
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D’après Safwân ibn Muhriz a dit: Tandis que je marchais avec Ibn ‘Omar رضى الله عنهما en lui tenant la main, arriva un homme qui lui dit:
« Comment as-tu entendu le Messager d’Allah (ﷺ) parler de « Najwa »?
J’ai entendu le Messager d’Allah (ﷺ), répondit ibn ‘Omar, dire ceci:
« Le croyant sera approché de son Seigneur au point où il va le couvrir de son voile. Alors il va lui faire reconnaître ses péchés: Reconnais-tu tel péché? Il va dire: Je reconnais, Seigneur je reconnais. Alors Allah va dire: Je les ai caché dans la vie d’ici-bas et je te les pardonne aujourd’hui puis sont feuillet de bonnes actions sera plié.
Par contre en ce qui concerne les mécréants il sera appelé devant tout le monde: Ceux-là sont ceux qui ont menti sur leur Seigneur. Certes que la malédiction d’Allah soit sur les injustes (*) ».
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°2441)

Ce Hadith fait allusion au verset suivant:

Allah (Exalté soit-il) a dit (dans le sens rapproché du verset):

Et quel pire injuste que celui qui forge un mensonge contre Allah ? Ceux-là seront présentés à leur Seigneur, et les témoins (les anges) diront : «Voilà ceux qui ont menti contre leur Seigneur». Que la malédiction d’Allah (frappe) les injustes.
(Sourate 11 : hud, Verset 18)

وَمَنْ أَظْلَمُ مِمَّنِ افْتَرَى عَلَى اللّهِ كَذِباً أُوْلَـئِكَ يُعْرَضُونَ عَلَى رَبِّهِمْ وَيَقُولُ الأَشْهَادُ هَـؤُلاء الَّذِينَ كَذَبُواْ عَلَى رَبِّهِمْ أَلاَ لَعْنَةُ اللّهِ عَلَى الظَّالِمِينَ

عن صفوان بن محرز المازني، قال بينما أنا أمشي، مع ابن عمر رضى الله عنهما آخذ بيده إذ عرض رجل، فقال كيف سمعت رسول الله صلى الله عليه وسلم في النجوى فقال سمعت رسول الله صلى الله عليه وسلم يقول ‏ «‏ إن الله يدني المؤمن فيضع عليه كنفه، ويستره فيقول أتعرف ذنب كذا أتعرف ذنب كذا فيقول نعم أى رب‏.‏ حتى إذا قرره بذنوبه ورأى في نفسه أنه هلك قال سترتها عليك في الدنيا، وأنا أغفرها لك اليوم‏.‏ فيعطى كتاب حسناته، وأما الكافر والمنافقون فيقول الأشهاد هؤلاء الذين كذبوا على ربهم، ألا لعنة الله على الظالمين ‏»‏‏.‏
(رواه البخاري في صحيحه رقم ۲۴۴۱)
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D’après Anas (رضى الله عنه), Le Prophète ﷺ a dit:
« Soutiens ton frère, qu’il soit oppresseur ou opprimé.
– Ô Messager d’Allah (ﷺ)! dirent les présents, certes, nous le soutiendrons opprimé mais comment le soutiendrons-nous oppresseur?
– En l’empêchant d’opprimer. Répondit-il ﷺ »
(Rapporté Par Al Boukhari dans son Sahih n°2444)
عَنْ أَنَسٍ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم ‏ »‏ انْصُرْ أَخَاكَ ظَالِمًا أَوْ مَظْلُومًا ‏ »‏‏.‏ قَالُوا يَا رَسُولَ اللَّهِ هَذَا نَنْصُرُهُ مَظْلُومًا، فَكَيْفَ نَنْصُرُهُ ظَالِمًا قَالَ ‏ »‏ تَأْخُذُ فَوْقَ يَدَيْهِ ‏ »‏‏.‏
(رواه البخاري في صحيحه رقم ۲۴۴۴)
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D’après Abou Moussa  (Qu’Allah l’agrée), le Prophète (ﷺ) a dit: « Le croyant est pour le croyant comme l’édifice dont une partie supporte l’autre ». Alors le Prophète (ﷺ) a joint ses mains avec les doigts entrelacés (en disant cela).
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°2446)
، عَنْ أَبِي مُوسَى ـ رضى الله عنه ـ عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم قَالَ ‏: الْمُؤْمِنُ لِلْمُؤْمِنِ كَالْبُنْيَانِ يَشُدُّ بَعْضُهُ بَعْضًا .‏ وَشَبَّكَ بَيْنَ أَصَابِعِهِ‏.‏
(رواه البخاري في صحيحه رقم ۲۴۴۶)
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D’après Ibn Omar (qu’Allah les agrée), le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit:
« L’injustice est ténèbres le jour de la résurrection ».
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°2447)
عن بن عمر رضي الله عنه قال رسول الله صلى الله عليه و سلم : الظلم ظلمات يوم القيامة
(رواه البخاري في صحيحه رقم ٢٤٤٧)
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D’après Abou Said Al Khoudri (qu’Allah l’agrée), le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit: « Prenez garde au fait de vous asseoir sur les chemins ».
Ils ont dit: Nous en avons besoin, nous nous asseyons et nous discutons.
Le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit: « Si vous refusez et que vous devez forcément vous y asseoir alors donnez le droit au chemin ».
Ils ont dit: Quel est le droit du chemin ?
Le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit: « Baisser le regard, s’abstenir de gêner les autres, rendre le salam, ordonner le bien et interdire le mal ».
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°2465)
عن أبي سعيد الخدري رضي الله عنه قال رسول الله صلى الله عليه و سلم : إياكم والجلوسَ في الطرقاتِ . فقالوا : ما لنا بدٌ ، إنما هي مجالسُنا نتحدثُ فيها . قال : فإذا أبيتم إلا المجالسَ ، فأعطوا الطريقَ حقَّها . قالوا : وما حقُّ الطريقِ ؟ قال : غضُّ البصرِ ، وكفُّ الأذى ، وردُّ السلامِ ، وأمرٌ بالمعروفِ ، ونهيٌ عن المنكرِ
(رواه البخاري في صحيحه رقم ٢٤٦٥)
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D’après `Aisha (رضى الله عنها)

Les épouses du Messager d’Allah (ﷺ) formaient deux groupes: Un groupe où il y avait ‘Aisha, Hafsa, Safiyya et Sauda et un autre formé par Umm Salama et le reste des épouses du Messager d’Allah (ﷺ).

D’autre part, les Musulmans connaissaient l’amour que le Messager d’Allah (ﷺ) réservait à ‘Âisha.

D’ailleurs c’est pour cela que I’un d’eux attendait le jour de ‘Aïcha (c’est-à-dire il retardait) pour venir offrir son cadeau au Prophète (ﷺ).

Le groupe d’Umm Salama (رضى الله عنها) parla alors à celle-ci et lui dit:

« Adresse-toi au Messager d’Allah (ﷺ) afin
qu’il dise aux gens ceci:
Que celui qui veut offrir un cadeau au Messager d’Allah (ﷺ), qu’il le lui offre dans l’appartement de celle de ses épouses où il se trouvera. »

Effectivement, Umm Salama lui fit part (au Messager d’Allah (ﷺ)) de cela mais il ne lui dit rien. Elles l’interrogèrent et elle leur dit:
« il ne m’a rien dit. »
« Parle-lui de nouveau » lui dirent-elles.
Elle lui parla une fois son jour arrivé mais, de nouveau, il ne lui dit rien que ce soit.

Elles l’interrogèrent et elle leur dit:
« il ne m’a rien dit. »

Parle-lui de nouveau jusqu’à ce qu’il te parle.
Une fois son jour arrivé, elle lui parla de nouveau sur le sujet.

Alors il lui dit: « Ne me lèse pas au sujet de ‘Aïcha »
car à part ‘Aïcha, la Révélation ne m’est jamais venue en étant dans le lit d’une femme, (c’est a dire sur aucun des lits de ses épouses, hormis celle d’Aïcha.)

Je me repents devant Allah de ce que je t’ai lésé, dit ‘ Umm Salama.”

« Ensuite, Les épouses (le groupe d’Umm Salama) du Prophète (ﷺ) envoyèrent sa fille Fatima auprès de lui. Elle demanda l’autorisation d’entrer alors qu’il était dans ma couverture. Il l’autorisa à entrer.

Elle dit: «O Messager d’Allah! Tes épouses m’ont déléguée pour réclamer le même traitement que celui que tu réserves à la fille d’Abou Bakr. Le Messager d’Allah (ﷺ) lui dit:

-«Ô Ma fille! N’aimes-tu pas ce que j’aime?»

-«Si.»

-«Alors, aime celle-ci (Aicha)!»

Après avoir entendu les propos de son père, Fatima retourna auprès des épouses du Prophète (ﷺ) et leur communiqua sa réponse.

Elles lui dirent: « Retourne le voir! » Mais Fâtima refusa.

Elles envoyèrent alors Zaynab bint Jahsh qui alla le voir

et lui parla et a employé des mots durs, disant: « Tes épouses, lui dit-elle, te conjure par Allah d’être équitable au sujet de la fille d’Ibn Abu Quhâfa. » Elle éleva sa voix et employé des mots durs sur ‘Aisha qui était alors assise. Le Messager d’Allah (ﷺ) regardait si ‘Aicha allait répondre ou non. Effectivement celle-ci se mit à parler et à répliquer à Zaynab jusqu’a ce qu ‘ elle l’eût poussée à se taire. Le Prophète (ﷺ) regarda alors ‘Âicha et dit:

« C’est la fille d ‘Abu Bakr! »
(Rapporté Par Al Boukhari dans son Sahih n°2581)

An-Nawawi dit:« La référence porte sur sa bonne compréhension des choses et ses vues justes.» Extrait de charh an-Nawawi sur Mouslim (15/207). Elle ne riposta contre sa sœur (coépouse) qu’après avoir su que cela ne susciterait pas la colère du Prophète (Bénédiction et salut soient sur lui). Du moment que ce fut Zaynab (P.A.a) qui attaqua la première, la permission donnée à Aicha par le Prophète (Bénédiction et salut soient sur lui) pour riposter était conforme au traitement équitable des épouses. Si le Prophète (Bénédiction et salut soient sur lui) lui privait du droit de riposter , le contradicteur ignorant dirait que ce n’est pas équitable. Pourquoi ne pas lui permettre de riposter?

An-Nawawi (Puisse Allah lui accorder Sa miséricorde) dit:« Le hadith indique qu’elle (Aicha) se fit justice puise qu’on le lui pas interdît.» Extrait de charh an-Nawawi sur Mouslim (15/207).

عَنْ عَائِشَةَ ـ رضى الله عنها ـ أَنَّ نِسَاءَ، رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم كُنَّ حِزْبَيْنِ فَحِزْبٌ فِيهِ عَائِشَةُ وَحَفْصَةُ وَصَفِيَّةُ وَسَوْدَةُ، وَالْحِزْبُ الآخَرُ أُمُّ سَلَمَةَ وَسَائِرُ نِسَاءِ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم، وَكَانَ الْمُسْلِمُونَ قَدْ عَلِمُوا حُبَّ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم عَائِشَةَ، فَإِذَا كَانَتْ عِنْدَ أَحَدِهِمْ هَدِيَّةٌ يُرِيدُ أَنْ يُهْدِيَهَا إِلَى رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم أَخَّرَهَا، حَتَّى إِذَا كَانَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فِي بَيْتِ عَائِشَةَ بَعَثَ صَاحِبُ الْهَدِيَّةِ إِلَى رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فِي بَيْتِ عَائِشَةَ، فَكَلَّمَ حِزْبُ أُمِّ سَلَمَةَ، فَقُلْنَ لَهَا كَلِّمِي رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم يُكَلِّمُ النَّاسَ، فَيَقُولُ مَنْ أَرَادَ أَنْ يُهْدِيَ إِلَى رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم هَدِيَّةً فَلْيُهْدِهِ إِلَيْهِ حَيْثُ كَانَ مِنْ بُيُوتِ نِسَائِهِ، فَكَلَّمَتْهُ أُمُّ سَلَمَةَ بِمَا قُلْنَ، فَلَمْ يَقُلْ لَهَا شَيْئًا، فَسَأَلْنَهَا‏.‏ فَقَالَتْ مَا قَالَ لِي شَيْئًا‏.‏ فَقُلْنَ لَهَا فَكَلِّمِيهِ‏.‏ قَالَتْ فَكَلَّمَتْهُ حِينَ دَارَ إِلَيْهَا أَيْضًا، فَلَمْ يَقُلْ لَهَا شَيْئًا، فَسَأَلْنَهَا‏.‏ فَقَالَتْ مَا قَالَ لِي شَيْئًا‏.‏ فَقُلْنَ لَهَا كَلِّمِيهِ حَتَّى يُكَلِّمَكِ‏.‏ فَدَارَ إِلَيْهَا فَكَلَّمَتْهُ‏.‏ فَقَالَ لَهَا ‏ »‏ لاَ تُؤْذِينِي فِي عَائِشَةَ، فَإِنَّ الْوَحْىَ لَمْ يَأْتِنِي، وَأَنَا فِي ثَوْبِ امْرَأَةٍ إِلاَّ عَائِشَةَ ‏ »‏‏.‏ قَالَتْ فَقَالَتْ أَتُوبُ إِلَى اللَّهِ مِنْ أَذَاكَ يَا رَسُولَ اللَّهِ‏.‏ ثُمَّ إِنَّهُنَّ دَعَوْنَ فَاطِمَةَ بِنْتَ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَأَرْسَلْنَ إِلَى رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم تَقُولُ إِنَّ نِسَاءَكَ يَنْشُدْنَكَ اللَّهَ الْعَدْلَ فِي بِنْتِ أَبِي بَكْرٍ‏.‏ فَكَلَّمَتْهُ‏.‏ فَقَالَ ‏ »‏ يَا بُنَيَّةُ، أَلاَ تُحِبِّينَ مَا أُحِبُّ ‏ »‏‏.‏ قَالَتْ بَلَى‏.‏ فَرَجَعَتْ إِلَيْهِنَّ، فَأَخْبَرَتْهُنَّ‏.‏ فَقُلْنَ ارْجِعِي إِلَيْهِ‏.‏ فَأَبَتْ أَنْ تَرْجِعَ، فَأَرْسَلْنَ زَيْنَبَ بِنْتَ جَحْشٍ، فَأَتَتْهُ فَأَغْلَظَتْ، وَقَالَتْ إِنَّ نِسَاءَكَ يَنْشُدْنَكَ اللَّهَ الْعَدْلَ فِي بِنْتِ ابْنِ أَبِي قُحَافَةَ‏.‏ فَرَفَعَتْ صَوْتَهَا، حَتَّى تَنَاوَلَتْ عَائِشَةَ‏.‏ وَهْىَ قَاعِدَةٌ، فَسَبَّتْهَا حَتَّى إِنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم لَيَنْظُرُ إِلَى عَائِشَةَ هَلْ تَكَلَّمُ قَالَ فَتَكَلَّمَتْ عَائِشَةُ تَرُدُّ عَلَى زَيْنَبَ، حَتَّى أَسْكَتَتْهَا‏.‏ قَالَتْ فَنَظَرَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم إِلَى عَائِشَةَ، وَقَالَ ‏ »‏ إِنَّهَا بِنْتُ أَبِي بَكْرٍ ‏ »‏‏.‏ قَالَ الْبُخَارِيُّ الْكَلاَمُ الأَخِيرُ قِصَّةُ فَاطِمَةَ يُذْكَرُ عَنْ هِشَامِ بْنِ عُرْوَةَ عَنْ رَجُلٍ عَنِ الزُّهْرِيِّ عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ عَبْدِ الرَّحْمَنِ‏.‏ وَقَالَ أَبُو مَرْوَانَ عَنْ هِشَامٍ عَنْ عُرْوَةَ كَانَ النَّاسُ يَتَحَرَّوْنَ بِهَدَايَاهُمْ يَوْمَ عَائِشَةَ‏.‏ وَعَنْ هِشَامٍ عَنْ رَجُلٍ مِنْ قُرَيْشٍ، وَرَجُلٍ مِنَ الْمَوَالِي، عَنِ الزُّهْرِيِّ عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ عَبْدِ الرَّحْمَنِ بْنِ الْحَارِثِ بْنِ هِشَامٍ قَالَتْ عَائِشَةُ كُنْتُ عِنْدَ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم فَاسْتَأْذَنَتْ فَاطِمَةُ‏.‏


(رواه البخاري في صحيحه رقم ۲۵۸۱)

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D’après ‘Aicha (qu’Allah l’agrée) : J’ai dit : Ô Messager d’Allah ! J’ai deux voisins, au quel des deux dois-je faire un cadeau ? (*)
Le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit: « À celui d’entre eux dont la porte est la plus proche de toi ».
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°2595)

(1) C’est à dire : si je veux faire un cadeau à un des voisins, au quel des deux dois-je faire ce cadeau ?

L’imam Boukhari (mort en 256 du calendrier hégirien) a classé ce hadith dans son Sahih dans le chapitre : -Par qui faut-il commencer lorsque l’on fait un cadeau ?-.

عن عائشة رضي الله عنها قالت : قلتُ : يا رسولَ اللهِ ! إنّ لي جارَينِ فإلى أيِّهما أُهدي ؟
قال رسول الله صلّى الله عليه سلّم : إلى أقربِهما منكِ بابًا 
(رواه البخاري في صحيحه رقم ٢٥٩٥)
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D’après Anas Ibn Malik (qu’Allah l’agrée) : Une juive a donné au Prophète (ﷺ) une brebis empoisonnée et il en a mangé.
On a apporté cette femme et quelqu’un a dit: Ne devons-nous pas la tuer?
Le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut) a dit: « Non ».
Anas (qu’Allah l’agrée) a dit: « J’ai continué à voir l’effet du poison sur le palais de la bouche du messager d’Allah (ﷺ)».
(Rapporté par Boukhari das son Sahih n°2617)
عن أنس بن مالك رضي الله عنه أن يهودية، أتت النبي صلى الله عليه وسلم بشاة مسمومة، فأكل منها فجيء بها فقيل ألا نقتلها‏.‏ قال ‏ « ‏ لا ‏ »‏‏.‏ فما زلت أعرفها في لهوات رسول الله صلى الله عليه وسلم‏.
(رواه البخاري في صحيحه رقم ٢٦١٧)
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D’après ‘Abdallah Ibn ‘Abbas (qu’Allah les agrée lui et son père), le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit « Celui qui revient sur un don qu’il a fait est comme le chien qui mange son vomi ».
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°2622)
عن عبدالله بن عباس رضي الله عنهما قال رسول الله صلّى الله عليه و سلّم : الَّذي يعودُ في هبتِه كالكلبِ يرجِعُ في قيْئِه
(رواه البخاري في صحيحه رقم ٢٦٢٢)
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D’après ‘Abdallah Ibn ‘Otba, ‘Omar Ibn Al Khattab (qu’Allah l’agrée) a dit : « Certes des gens, à l’époque du Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui), étaient jugés par la révélation mais la révélation s’est arrêtée.
Certes nous vous jugeons maintenant par ce qui nous apparaît de vos actes.
Celui qui nous montre du bien nous lui faisons confiance, nous le rapprochons et ce qu’il y a dans son for intérieur ne nous concerne pas. C’est Allah qui le jugera sur son for intérieur.
Par contre celui qui nous montre du mal, nous ne lui faisons pas confiance, nous ne le rendons pas véridique même s’il dit que son for intérieur est bon ».
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°2641)
عن عبدالله بن عتبة قال عمر بن الخطاب رضي الله عنه : إن أناسا كانوا يؤخذون بالوحي في عهد رسول الله صلى الله عليه وسلم وإن الوحي قد انقطع وإنما نأخذكم الآن بما ظهر لنا من أعمالكم
فمن أظهر لنا خيرا أمناه وقربناه وليس إلينا من سريرته شيء الله يحاسبه في سريرته
ومن أظهر لنا سوءا لم نأمنه ولم نصدقه وإن قال : إن سريرته حسنة 
(رواه البخاري في صحيحه رقم ٢٦٤١)
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D’après Abou Bakra (qu’Allah l’agrée) : Un homme a fait les éloges d’un autre auprès du Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) alors il a dit: « Malheur à toi! Tu as coupé le cou de ton compagnon, tu as coupé le cou de ton compagnon » il a répété cela plusieurs fois.
Puis il a dit: « Celui d’entre vous qui fait les éloges de son frère, qu’il dise: -Je pense qu’untel est comme cela, c’est Allah qui est son juge et je ne fait les éloges de personne auprès d’Allah. Je pense qu’il est comme cela et comme cela- s’il sait cela de son frère ».(*)
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°2662)

(*) Le fait de garder une certaine réserve lorsque l’on fait les éloges de quelqu’un

عن أبي بكرة رضي الله عنه قال : أَثْنَى رَجُلٌ عَلَى رَجُلٍ عِنْدَ النَّبِيِّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ فَقَالَ وَيْلَكَ قَطَعْتَ عُنُقَ صَاحِبِكَ قَطَعْتَ عُنُقَ صَاحِبِكَ مِرَارًا ثُمَّ قَالَ مَنْ كَانَ مِنْكُمْ مَادِحًا أَخَاهُ لَا مَحَالَةَ فَلْيَقُلْ أَحْسِبُ فُلَانًا وَاللَّهُ حَسِيبُهُ وَلَا أُزَكِّي عَلَى اللَّهِ أَحَدًا أَحْسِبُهُ كَذَا وَكَذَا إِنْ كَانَ يَعْلَمُ ذَلِكَ مِنْهُ
(رواه البخاري في صحيحه رقم ٢٦٦٢)
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D’après Abou Houreira (qu’Allah l’agrée), le Prophète (ﷺ) a dit: « Certes Allah a 99 noms, cent moins un, celui qui les dénombre entre dans le paradis ».
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°2736)

Cheikh Otheimine a dit:
« Le sens de cela est tout d’abord que la personne doit connaître ces noms.
Deuxièmement, la personne doit comprendre le sens de ces noms.
Troisièmement, la personne doit adorer Allah avec ce qu’entraîne ces noms et ceci comprend deux points:

– Le fait d’invoquer Allah par ces noms car Allah a dit dans la sourate Al A’raf n°7 verset 180: « C’est à Allah qu’appartiennent les plus beaux noms, invoquez-le par ces noms ».

قال الله تعالى : و لله الأسماء الحسنى فادعوه بها
(سورة الأعراف ١٨٠)

C’est à dire que la personne va prendre les noms d’Allah comme moyen menant vers la chose demandée, c’est à dire qu’il va choisir le nom qui correspond à la chose qu’il va demander.

Par exemple lorsqu’il va demander le pardon de ses péchés il va dire: Ô Toi Le Pardonneur, pardonne moi.

يا غفور اغفر لي

Et il ne convient pas de dire: Ô Toi Le Dur en châtiment, pardonne moi car ceci ressemble à de la moquerie.

يا شديد العقاب اغفر لي

Que tu pratiques dans tes adorations ce qu’entraînent ces noms, par exemple ce qu’entraîne le nom -Le Miséricordieux- الرحيم est la miséricorde. Ainsi la personne va pratiquer les bonnes actions qui lui permettront d’obtenir la miséricorde d’Allah.

Ceci est le sens du dénombrement des noms d’Allah ».
(Fatawa Al ‘Aqida vol 1 p 221)

Remarque n°1:

Ce hadith n’est pas une preuve qu’Allah n’a que 99 noms, en effet les noms d’Allah qui sont mentionnés dans le Coran et dans la Sounna authentique sont plus nombreux que cela.
L’imam Nawawi a dit: « Les savants sont en consensus sur le fait que ce hadith ne montre pas une limite. Son sens n’est pas qu’Allah n’a pas d’autres noms que ces 99, il signifie que celui qui dénombre ces 99 noms entre dans le paradis ».
(Charh Sahih Mouslim)

De plus il est authentifié du Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) qu’Allah a des Noms qu’il n’a enseigné à personne.
(Voir Hadith Rapporté par Ahmed et authentifié par Cheikh Albani dans Silsila Sahiha n°199)

Remarque n°2: :

Il est rapporté une liste des noms dans certaines versions du hadith des 99 noms (Sounan Tirmidhi n°3507, Sounan Ibn Maja n°3861) mais ces versions ne sont pas authentiques.

L’imam Ibn Hazm a dit: « Les ahadiths qui sont rapportés dans lesquels les noms sont mentionnés sont tous faibles, il n’y a absolument rien d’authentique ».
(Fath Al Bari 11/217)

عن أبي هريرة رضي الله عنه قال النبي صلى الله عليه و سلم : إن لله تسعة وتسعين اسما مائة إلا واحدا من أحصاها دخل الجنة
(رواه البخاري في صحيحه رقم ٢٧٣٦)
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D’après Sa’d Ibn Abi Waqas (qu’Allah l’agrée):
« Le Prophète (ﷺ) détestait mourrir à la terre de laquelle il avait émigré, il vint me visiter alors que j’étais malade à La Mecque.
Il (ﷺ) dit: « Qu’Allah t’accorde sa Miséricorde à ibn ‘Afrâ!. »
J’ai dit au Prophète (ﷺ): Est-ce que je peux faire une wasiya (*) de tout mon argent ?
Le Prophète (ﷺ) a dit: « Non ».
J’ai dit: De la moitié alors ?
Le Prophète (ﷺ) a dit: « Non ».
J’ai dit: Le tiers ?
Le Prophète (ﷺ) a dit: « Alors le tiers et le tiers c’est beaucoup. Que tu laisses tes héritiers riches vaut mieux que tu les laisses pauvres et réduits à tendre la main aux gens…».
[Et sache] que toute dépense faite par toi est une aumône, même la bouchée que tu portes à la bouche de ton épouse… Et puisse Allah t’accorder une longue vie! alors des gens tireront bénéfice de ton existence et d’autres subiront dommage.».

« A cette époque, Sa’id n’avait qu’une fllle.»

(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°2742)

(*) C’est à dire que le musulman peut écrire un testament (wasiya) pour que au moment de sa mort une partie de ses biens soit donnée pour les actes de piété (aumône, construction de mosquées…).
Par contre ceci ne peut pas excéder le tiers de la totalité de ses biens.
Également le testament (wasiya) ne peut pas être en faveur d’une ou plusieurs personnes ayant un droit dans l’héritage.

عن سعد بن أبي وقاص رضي الله عنه
قَالَ جَاءَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم يَعُودُنِي وَأَنَا بِمَكَّةَ، وَهْوَ يَكْرَهُ أَنْ يَمُوتَ بِالأَرْضِ الَّتِي هَاجَرَ مِنْهَا قَالَ
‏«‏ يَرْحَمُ اللَّهُ ابْنَ عَفْرَاءَ »‏‏.‏
قلت : يا رسول الله ! أُوصي بمالي كلّه ؟
قال النّبي صلّى الله عليه و سلّم : لا
قلت : فالشطر ؟
قال النّبي صلّى الله عليه و سلّم : لا
قلت : الثُلُث ؟
قال النّبي صلّى الله عليه و سلّم : فالثلث والثلث كثير إنّك إن تدع ورثتك أغنياء خير من أن تدعهم عالة يتكفّفون الناس في أيديهم
وَإِنَّكَ مَهْمَا أَنْفَقْتَ مِنْ نَفَقَةٍ فَإِنَّهَا صَدَقَةٌ، حَتَّى اللُّقْمَةُ الَّتِي تَرْفَعُهَا إِلَى فِي امْرَأَتِكَ، وَعَسَى اللَّهُ أَنْ يَرْفَعَكَ فَيَنْتَفِعَ بِكَ نَاسٌ وَيُضَرَّ بِكَ آخَرُونَ ‏ »‏‏.‏ وَلَمْ يَكُنْ لَهُ يَوْمَئِذٍ إِلاَّ ابْنَةٌ‏.‏
(رواه البخاري في صحيحه رقم ٢٧٤٢)
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D’après Abou Houreira, l’Envoyé de d’Allah a dit : « Celui qui croit en Allah et en son Envoyé, qui s’adonne à la prière et jeûne durant le Ramadan, mérite qu’Allah l’introduise au Paradis, qu’il ait combattu dans Sa voie ou qu’il soit resté dans le pays qui l’a vu naître. – Ô Envoyé d’Allah, lui dit-on, ne devrions-nous pas informer les gens de cette heureuse nouvelle ? – Au Paradis, reprit le Prophète, il existe cent degrés qui sont réservés par Allah aux moudjahidine (qui ont combattu pour Sa cause). La distance entre deux degrés est égale à celle qui sépare le ciel de la terre. Lorsque vous invoquez Allah, demandez-Lui le Firdaous, c’est le meilleur emplacement et le plus élevé du Paradis. Au-dessus du Firdaous se trouve le Trône du Miséricordieux et en ce lieu, les fleuves du Paradis prennent leur source. »
(Rapporté par Al Boukhari dans son Sahih n°2790)
عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم ‏ »‏ مَنْ آمَنَ بِاللَّهِ وَبِرَسُولِهِ وَأَقَامَ الصَّلاَةَ وَصَامَ رَمَضَانَ، كَانَ حَقًّا عَلَى اللَّهِ أَنْ يُدْخِلَهُ الْجَنَّةَ جَاهَدَ فِي سَبِيلِ اللَّهِ، أَوْ جَلَسَ فِي أَرْضِهِ الَّتِي وُلِدَ فِيهَا ‏ »‏‏.‏ فَقَالُوا يَا رَسُولَ اللَّهِ أَفَلاَ نُبَشِّرُ النَّاسَ‏.‏ قَالَ ‏ »‏ إِنَّ فِي الْجَنَّةِ مِائَةَ دَرَجَةٍ أَعَدَّهَا اللَّهُ لِلْمُجَاهِدِينَ فِي سَبِيلِ اللَّهِ، مَا بَيْنَ الدَّرَجَتَيْنِ كَمَا بَيْنَ السَّمَاءِ وَالأَرْضِ، فَإِذَا سَأَلْتُمُ اللَّهَ فَاسْأَلُوهُ الْفِرْدَوْسَ، فَإِنَّهُ أَوْسَطُ الْجَنَّةِ وَأَعْلَى الْجَنَّةِ، أُرَاهُ فَوْقَهُ عَرْشُ الرَّحْمَنِ، وَمِنْهُ تَفَجَّرُ أَنْهَارُ الْجَنَّةِ ‏ »‏‏.‏
(رواه البخاري في صحيحه رقم ۲۷۹۰)
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D’après Anas ibn Malîk,

Selon lequel Umm Rabi’ bint al-Baraa, mère de Harithata ibn Suraqua, se présenta au Prophète (ﷺ) et lui dit :

– Ô Prophète ! parle-nous de Harithata (celui-ci avait été tué par une flèche au cours de la bataille de Badr) : s’il est au paradis, je resterai patiente. Dans le cas contraire, je redoublerai d’efforts pour le pleurer !

– Umm Harithata ! Il existe des paradis – (de nombreux paradis selon une version) – et ton fils est logé au firdaws supérieur (L’endroit le plus élevé du Paradis) »
(Rapporté Par Al Boukhari dans son Sahih n°2809)

عَنْ أَنَسُ بْنُ مَالِكٍ، أَنَّ أُمَّ الرُّبَيِّعِ بِنْتَ الْبَرَاءِ، وَهْىَ أُمُّ حَارِثَةَ بْنِ سُرَاقَةَ أَتَتِ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم فَقَالَتْ يَا نَبِيَّ اللَّهِ، أَلاَ تُحَدِّثُنِي عَنْ حَارِثَةَ وَكَانَ قُتِلَ يَوْمَ بَدْرٍ أَصَابَهُ سَهْمٌ غَرْبٌ، فَإِنْ كَانَ فِي الْجَنَّةِ، صَبَرْتُ، وَإِنْ كَانَ غَيْرَ ذَلِكَ اجْتَهَدْتُ عَلَيْهِ فِي الْبُكَاءِ‏.‏ قَالَ ‏ « ‏ يَا أُمَّ حَارِثَةَ، إِنَّهَا جِنَانٌ فِي الْجَنَّةِ، وَإِنَّ ابْنَكِ أَصَابَ الْفِرْدَوْسَ الأَعْلَى ‏ »‏‏.‏أُحَاجُّ لَكَ بِهَا عِنْدَ اللَّهِ ‏ »‏‏.‏
(رواه البخاري في صحيحه رقم ۲۸۰۹)
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D’après Abou Houreira (qu’Allah l’agrée), le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit: « Les martyrs sont au nombre de cinq :
– celui qui meurt de la peste
– celui qui meurt d’une maladie du ventre
– celui qui meurt noyé
– celui qui meurt sous les décombres
– celui qui meurt martyr dans le sentier d’Allah ».
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°2829)
عن أبي هريرة رضي الله عنه قال رسول الله صلى الله عليه وسلم : الشُّهداءُ خَمسةٌ : المطعونُ ، والمبطونُ ، والغرِقُ ، وصاحبُ الهدمِ ، والشَّهيدُ في سبيلِ اللهِ
(رواه البخاري في صحيحه رقم ٢٨٢٩)
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D’après Abou Said Al Khoudrî (qu’Allah l’agrée), le Prophète (que la prière d’Allah et son salut soient sur lui) a dit : « Celui qui jeûne un jour dans le sentier d’Allah, Allah éloigne son visage de l’enfer d’une distance de 70 ans (*) ».
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°2840)

(*) C’est à dire de la distance que l’on parcoure en 70 ans.

Rapporté également par Mouslim dans son Sahih n°1153

عن أبي سعيد الخدري رضي الله عنه قال رسول الله صلى الله عليه و سلم : من صام يوما في سبيل الله ، بعد الله وجهه عن النار سبعين خريفا
(رواه البخاري في صحيحه رقم ٢٨٤٠)
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D’après Sahl Ibn Sa’d (qu’Allah l’agrée), le Prophète (ﷺ) a dit: « Monter la garde une journée dans le sentier d’Allah est meilleur que la vie d’ici-bas et ce qui s’y trouve et l’équivalent du fouet de l’un d’entre vous dans le paradis est meilleur que la vie d’ici-bas et ce qui s’y trouve.
La marche que le serviteur [d’Allah] fait matin ou soir, pour la cause d’Allah, vaut mieux que le bas monde et ce qu’il contient ».
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°2892)
عن سهل بن سعد رضي الله عنه قال النبي صلى الله عليه و سلم : رِبَاطُ يَوْمٍ فِي سَبِيلِ اللَّهِ خَيْرٌ مِنَ الدُّنْيَا وَمَا عَلَيْهَا، وَمَوْضِعُ سَوْطِ أَحَدِكُمْ مِنَ الْجَنَّةِ خَيْرٌ مِنَ الدُّنْيَا وَمَا عَلَيْهَا، وَالرَّوْحَةُ يَرُوحُهَا الْعَبْدُ فِي سَبِيلِ اللَّهِ أَوِ الْغَدْوَةُ خَيْرٌ مِنَ الدُّنْيَا وَمَا عَلَيْهَا
(رواه البخاري في صحيحه رقم ٢٨٩٢)
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D’après `Aisha (رضى الله عنها)

« Le Messager d’Allah (ﷺ) mourut alors que sa cuirasse était en gage chez un Juif pour trente sâ ‘ d’orge.»

Ya ‘ lâ dit: Al’ A’ mach nous a rapporté: « C’était une cotte de mailles de fer. »
Mu ‘allâ dit: ‘Abd-al-Wâhid nous a rapporté directement d ‘Al’ A ‘mach: « Il avait mis en gage, chez [le Juif], une cuirasse en fer.»
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°2916)

(*) Ainsi l’achat et la vente sont permis avec les gens du Livre.

عَنْ عَائِشَةَ ـ رضى الله عنها ـ قَالَتْ تُوُفِّيَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَدِرْعُهُ مَرْهُونَةٌ عِنْدَ يَهُودِيٍّ بِثَلاَثِينَ صَاعًا مِنْ شَعِيرٍ‏.‏
وَقَالَ يَعْلَى حَدَّثَنَا الأَعْمَشُ دِرْعٌ مِنْ حَدِيدٍ‏.‏
وَقَالَ مُعَلًّى حَدَّثَنَا عَبْدُ الْوَاحِدِ حَدَّثَنَا الأَعْمَشُ وَقَالَ رَهَنَهُ دِرْعًا مِنْ حَدِيدٍ‏.‏
(رواه البخاري في صحيحه رقم ۲۹۱۶)
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Umair bin Al-Aswad Al-Anasi rapporte que lorsque qu’il est allé chez ‘Ubada bin As-Samit alors qu’il séjournait dans sa maison au bord de la mer à Èmese avec (son épouse) Um Haram. ‘Umair dit. Um Haram nous a informés qu’elle a entendu le Prophète (ﷺ) en disant,  » la première armée de ma Nation qui partira en expédition en mer… [Ses combattants] auront le Paradis  » Um Haram a ajouté, je lui ai dit, ‘O Messager d’Allah (ﷺ)! Vais-je être parmi eux? Il a répondu, «tu seras parmi eux.» Le Prophète (ﷺ) dit alors: «La première armée de ma Nation qui en partiront en expédition dans la Ville d’Héraclius leurs péchés seront pardonnés.  » Demandai-je, «Vais-je être l’un d’eux, Ô Messager Allah (ﷺ)? Il a répondu par la négative « .
(Rapporté par Al Boukhari dans son Sahih n°2924)
حَدَّثَنِي إِسْحَاقُ بْنُ يَزِيدَ الدِّمَشْقِيُّ، حَدَّثَنَا يَحْيَى بْنُ حَمْزَةَ، قَالَ حَدَّثَنِي ثَوْرُ بْنُ يَزِيدَ، عَنْ خَالِدِ بْنِ مَعْدَانَ، أَنَّ عُمَيْرَ بْنَ الأَسْوَدِ الْعَنْسِيَّ، حَدَّثَهُ أَنَّهُ، أَتَى عُبَادَةَ بْنَ الصَّامِتِ وَهْوَ نَازِلٌ فِي سَاحِلِ حِمْصَ، وَهْوَ فِي بِنَاءٍ لَهُ وَمَعَهُ أُمُّ حَرَامٍ، قَالَ عُمَيْرٌ فَحَدَّثَتْنَا أُمُّ حَرَامٍ أَنَّهَا سَمِعَتِ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم يَقُولُ ‏ »‏ أَوَّلُ جَيْشٍ مِنْ أُمَّتِي يَغْزُونَ الْبَحْرَ قَدْ أَوْجَبُوا ‏ »‏‏.‏ قَالَتْ أُمُّ حَرَامٍ قُلْتُ يَا رَسُولَ اللَّهِ أَنَا فِيهِمْ‏.‏ قَالَ ‏ »‏ أَنْتِ فِيهِمْ ‏ »‏‏.‏ ثُمَّ قَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم ‏ »‏ أَوَّلُ جَيْشٍ مِنْ أُمَّتِي يَغْزُونَ مَدِينَةَ قَيْصَرَ مَغْفُورٌ لَهُمْ ‏ »‏‏.‏ فَقُلْتُ أَنَا فِيهِمْ يَا رَسُولَ اللَّهِ‏.‏ قَالَ ‏ »‏ لاَ ‏ »‏‏.
(رواه البخاري في صحيحه رقم ۲۹۲۴)
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D’après ‘Abîda, ‘Ali (رضى الله عنه) dit: Lors du siége fu jour de la bataille d’Al-Ahzab (des Coalisés), le Messager d’Allah (ﷺ) dit: « Qu’Allah remplisse de feu leurs demeures et leurs tombes! ils nous ont empêchés de faire la prière médiane jusqu’au moment où le soleil a disparu.»
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°2931)
عَنْ عَبِيدَةَ، عَنْ عَلِيٍّ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ لَمَّا كَانَ يَوْمُ الأَحْزَابِ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم ‏ « مَلأَ اللَّهُ بُيُوتَهُمْ وَقُبُورَهُمْ نَارًا، شَغَلُونَا عَنِ الصَّلاَةِ الْوُسْطَى حِينَ غَابَتِ الشَّمْسُ ‏.»‏
(رواه البخاري في صحيحه رقم ۲۹۳۱)
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D’après Anas (رضى الله عنه):
Le Prophète (ﷺ) arriva à Khaybar au matin, tandis que les gens sortaient en train de porter leurs pelles sur leurs épaules.

En voyant Ie Prophète, ils se dirent [en criant]: « Voici Muhammad et [son] armée!… Muhammad et [son] armée!… » avant de se réfugier à l’intérieur du fort.

Quant au Prophète (ﷺ) il leva les mains et dit:
« Allahu Akbar, Khaibar est vaincue.
Quand nous nous abattons sur l’aire d’une peuplade,
mauvais matin serait-ce pour ceux à qui aura été donnée l’alarme! »

Puis, nous capturâmes des ânes et nous en fîmes cuire la viande.

Mais le héraut du Prophète (ﷺ) vint crier:
« Allah est son Messager vous défendent [de manger de] la viande d’âne. » Sur ce, on renversa les marmites.»
(Rapporté Par Al Boukhari dans son Sahih n°2991)

عَنْ أَنَسٍ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ صَبَّحَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم خَيْبَرَ وَقَدْ خَرَجُوا بِالْمَسَاحِي عَلَى أَعْنَاقِهِمْ، فَلَمَّا رَأَوْهُ قَالُوا هَذَا مُحَمَّدٌ وَالْخَمِيسُ، مُحَمَّدٌ وَالْخَمِيسُ‏.‏ فَلَجَئُوا إِلَى الْحِصْنِ، فَرَفَعَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم يَدَيْهِ وَقَالَ ‏ « ‏ اللَّهُ أَكْبَرُ، خَرِبَتْ خَيْبَرُ، إِنَّا إِذَا نَزَلْنَا بِسَاحَةِ قَوْمٍ فَسَاءَ صَبَاحُ الْمُنْذَرِينَ ‏ »‏‏.‏ وَأَصَبْنَا حُمُرًا فَطَبَخْنَاهَا، فَنَادَى مُنَادِي النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم إِنَّ اللَّهَ وَرَسُولَهُ يَنْهَيَانِكُمْ عَنْ لُحُومِ الْحُمُرِ، فَأُكْفِئَتِ الْقُدُورُ بِمَا فِيهَا‏.‏ تَابَعَهُ عَلِيٌّ عَنْ سُفْيَانَ رَفَعَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم يَدَيْهِ‏.‏
(رواه البخاري في صحيحه رقم ۲۹۹۱)
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D’après Abdallah Ibn ‘Amr (qu’Allah les agrée), un homme s’est rendu auprès du Messager d’Allah (que la prière d’Allah et son salut soient sur lui) et a demander la permission de partir au djihad. Le Prophète (que la prière d’Allah et son salut soient sur lui) lui a dit: « Est-ce que tes parents sont vivants ? ». L’homme a dit: Oui. Le Prophète (que la prière d’Allah et son salut soient sur lui) a dit: « Accomplis ton djihad auprès d’eux ».
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°3004)

Rapporté également par Mouslim dans son Sahih n°2549

عن عبد الله بن عمرو بن العاص رضي الله عنهما قال جاء رجلٌ إلى النبيِّ صلَّى اللهُ عليه وسلَّم فاستأذنهُ في الجهاد، فقال : ( أحَيٌّ والِداكَ ) . قال : نعم، قال : ( فَفِيهِما فَجاهِدْ ) .
(رواه البخاري في صحيحه رقم ٣٠٠٤)
.

D’après Ibn Omar (qu’Allah les agrée), j’ai trouvé une femme qui avait été tuée durant l’une des batailles du Prophète (que la prière d’Allah et son salut soient sur lui), alors le Prophète (que la prière d’Allah et son salut soient sur lui) a interdit de tuer les femmes et les enfants.
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°3015)

Rapporté Mouslim dans son Sahih n°1744

عن ابن عمر رضي الله عنهما قال : وجدت امرأة مقتولة في بعض مغازي رسول الله صلى الله عليه و سلم . فنهى رسول الله صلى الله عليه و سلم عن قتل النساء و الصبيان
(رواه البخاري في صحيحه رقم ٣٠١٥)
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D’après `Ali ibn Al-Husain:

Lorsqu‘ils se rendirent à Médine, sur l’ordre de Yazid ibn Mu‘ awiya, après que fut tué Husayn ben ‘Ali, (رضي الله عنه),

Miswar ibn Makhrama, qui lui dit: “As-tu une affaire pour laquelle tu veux m’ordonner? » « « Non », lui répondis-je, dit ‘ Ali. « Veux-tu, reprit al-Miswar, me remettre l’épée du Messager d’Allah (ﷺ)?
Je crains que ces gens-là ne te contraignent à la leur donner par Allah ! Si tu me la remets, on n’arrivera à me l’arracher que « jusqu’à ce que mort s’en suive »

Ali ibn Abi Talib -qu’Allah l’agrée-
avait demandé en mariage la fille d’Abi Jahl, alors qu’il était marié avec Fatima -qu’Allah l’agrée-
, j’ai alors entendu le Messager d’Allah -(ﷺ)
s’adressait aux gens à ce sujet alors qu’il était sur le minbar (la chair), j’étais à cette époque déjà pubère, et il dit ceci :

« Fatima est de moi et je crains pour elle que cela ne crée une fitna pour sa religion. »

Puis il fit allusion à un gendre qu’il avait des Banni ‘Abd ach-Chams et venta les mérites de cette liaison, et il dit : « Il me parla, et était véridique, il me fit des promesses et les tint, et je n’interdis pas le permis (le Halal) et je n’autorise pas l’interdit (le Haram), mais par Allah ! La fille du Messager d’Allah (ﷺ) ne cohabitera jamais avec la fille de l’ennemi d’Allah. »

(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°3110)

عن عَلِيَّ بْنَ حُسَيْنٍ حَدَّثَهُ أَنَّهُمْ، حِينَ قَدِمُوا الْمَدِينَةَ مِنْ عِنْدِ يَزِيدَ بْنِ مُعَاوِيَةَ مَقْتَلَ حُسَيْنِ بْنِ عَلِيٍّ رَحْمَةُ اللَّهِ عَلَيْهِ لَقِيَهُ الْمِسْوَرُ بْنُ مَخْرَمَةَ فَقَالَ لَهُ هَلْ لَكَ إِلَىَّ مِنْ حَاجَةٍ تَأْمُرُنِي بِهَا فَقُلْتُ لَهُ لاَ‏.‏ فَقَالَ لَهُ فَهَلْ أَنْتَ مُعْطِيَّ سَيْفَ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَإِنِّي أَخَافُ أَنْ يَغْلِبَكَ الْقَوْمُ عَلَيْهِ، وَايْمُ اللَّهِ، لَئِنْ أَعْطَيْتَنِيهِ لاَ يُخْلَصُ إِلَيْهِمْ أَبَدًا حَتَّى تُبْلَغَ نَفْسِي، إِنَّ عَلِيَّ بْنَ أَبِي طَالِبٍ خَطَبَ ابْنَةَ أَبِي جَهْلٍ عَلَى فَاطِمَةَ ـ عَلَيْهَا السَّلاَمُ ـ فَسَمِعْتُ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم يَخْطُبُ النَّاسَ فِي ذَلِكَ عَلَى مِنْبَرِهِ هَذَا وَأَنَا يَوْمَئِذٍ مُحْتَلِمٌ فَقَالَ ‏ »‏ إِنَّ فَاطِمَةَ مِنِّي، وَأَنَا أَتَخَوَّفُ أَنْ تُفْتَنَ فِي دِينِهَا ‏ »‏‏.‏ ثُمَّ ذَكَرَ صِهْرًا لَهُ مِنْ بَنِي عَبْدِ شَمْسٍ، فَأَثْنَى عَلَيْهِ فِي مُصَاهَرَتِهِ إِيَّاهُ قَالَ ‏ »‏ حَدَّثَنِي فَصَدَقَنِي، وَوَعَدَنِي فَوَفَى لِي، وَإِنِّي لَسْتُ أُحَرِّمُ حَلاَلاً وَلاَ أُحِلُّ حَرَامًا، وَلَكِنْ وَاللَّهِ لاَ تَجْتَمِعُ بِنْتُ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَبِنْتُ عَدُوِّ اللَّهِ أَبَدًا ‏ »‏‏.‏
(رواه البخاري في صحيحه رقم ۳۱۱۰)
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D’après Al Miswar Ibn Makhrama (qu’Allah l’agrée) rapporte que Amr bin `Auf Al-Ansari:

(L‘allié des béni ‘Amir ibn Lu’ay, et l’un de ceux qui avaient participé à [la bataille de] Badr) lui avait dit ceci: Le Messager d’Allah (ﷺ), qui avait auparavant conclu une paix avec les habitants du Bahrayn et leur avait désigné comme gouverneur al‘Alâ’ ibn al-Hadramy, envoya Abu ‘Ubayda ibn al-Jarrâh pour la collecte du tribut (la Jizya).

En effet, ce dernier revint du Bahrayn avec quelques biens. Les Ansâr, qui entendirent parler de l’arrivée d‘Abu ‘Ubayda, vinrent faire la prière du subh avec le Prophète (ﷺ).

Celui-ci, après leur avoir fait la prière du fajr, quitta sa place; et eux de lui faire allusion [de la raison de leur venue]. Le Messager d’Allah (ﷺ) sourie et dit: « Il me semble que vous avez entendu qu‘Abu ‘Ubayda vient d’apporter quelque chose… »

Oui, Messager d’Allah (ﷺ)! reconnurent-ils.

Le Messager d’Allah (ﷺ) dit: « Réjouissez-vous et attendez-vous à avoir ce qui fera votre joie…
Je jure par Allah que ce n’est pas la pauvreté que je crains pour vous !
Je crains plutôt pour vous que la vie d’ici-bas ne soit étendue pour vous comme elle l’a été pour ceux qui sont venus avant vous, que vous vous concurrenciez la concernant comme ils se sont concurrencés et qu’alors elle vous fasse périr comme elle les a fait périr ».
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°3158)

عن المسور بن مخرمة، أنه أخبره أن عمرو بن عوف الأنصاري وهو حليف لبني عامر بن لؤى وكان شهد بدرا أخبره أن رسول الله صلى الله عليه وسلم بعث أبا عبيدة بن الجراح إلى البحرين يأتي بجزيتها، وكان رسول الله صلى الله عليه وسلم هو صالح أهل البحرين وأمر عليهم العلاء بن الحضرمي، فقدم أبو عبيدة بمال من البحرين، فسمعت الأنصار بقدوم أبي عبيدة فوافت صلاة الصبح مع النبي صلى الله عليه وسلم، فلما صلى بهم الفجر انصرف، فتعرضوا له، فتبسم رسول الله صلى الله عليه وسلم حين رآهم وقال ‏ »‏ أظنكم قد سمعتم أن أبا عبيدة قد جاء بشىء ‏ »‏‏.‏ قالوا أجل يا رسول الله‏.‏ قال ‏ »‏ فأبشروا وأملوا ما يسركم، فوالله لا الفقر أخشى عليكم، ولكن أخشى عليكم أن تبسط عليكم الدنيا كما بسطت على من كان قبلكم، فتنافسوها كما تنافسوها وتهلككم كما أهلكتهم ‏ »‏‏.‏
(رواه البخاري في صحيحه رقم ٣١٥٨)
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D’après Abdallah Ibn Omrou (qu’Allah les agrée), le Prophète (ﷺ) a dit: « Celui qui tue un Mu’âhid (1) ne sentira pas l’odeur du paradis et certes son odeur se sent d’une durée de 40 ans (2) ».
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°3166)

(1) Mu’âhid [= un non musulman résident de l’Etat musulman, ou un résident d’un Etat non musulman étant en paix avec les musulmans]
(2) C’est à dire de la distance que l’on parcoure en voyageant 40 ans,
Ce Hadith montre La gravité de tuer la personne avec qui les musulmans ont un pacte.

عن عبدالله بن عمرو رضي الله عنهما قال رسول الله صلى الله عليه وسلم : من قتل مُعاهَدًا لم يَرَحْ رائحةَ الجنَّةِ ، وإنَّ ريحَها توجدُ من مسيرةِ أربعين عامًا
(رواه البخاري في صحيحه رقم ٣١٦٦)
.

D’après Abou Hourayra a (رضي الله عنه) a dit :
« Lorsque Khaïbar fut conquit, on offrit au Prophète ﷺ comme présent une brebis rôtie (Par un Juif), mais dont la chair contenait du poison :
-Réunissez-moi tous les Juifs présents, ordonna le Prophète ﷺ.
Quand ceux-ci furent rassemblés,
il leur dit : – Je vais vous interroger sur quelque chose, m’y répondrez-vous honnêtement ? – Oui, assurèrent-ils. – Qui est votre père ? –Un tel. – Vous avez menti, votre père est tel autre. – C’est exact, reconnurent les Juifs. Le Prophète ﷺ reprit : – Je vais vous poser une autre question, seriez-vous sincères (cette fois) ? – Oui, Ô Abou El Qasim (surnom du Prophète ﷺ), affirmèrent-ils, d’ailleurs si nous mentons, tu t’en apercevrais comme tu l’as fait pour le nom de notre père. – Quels sont les gens destinés à l’enfer ? – Nous séjournerons un certain temps, dirent-ils, puis vous (les Musulmans) viendrez prendre notre place. – Suffit ! par Allah, nous ne prendrons jamais votre place ! s’exclama le Prophète ﷺ, qui ajouta : – Si je vous pose une autre question, me répondrez-vous par la vérité ? – Oui, Ô Abou El Qaqim, dit-ils. – Avez-vous introduit du poison dans (la chair de) cette brebis ? – Oui, avouèrent-ils. – Qu’est-ce qui vous a poussé (à agir de la sorte) ? – Nous avons pensé que si tu étais un charlatan, nous nous serions débarrassés de toi et si tu étais véritablement un Prophète ﷺ, cela ne t’aurait causé aucun mal. »
(Rapporté Par Al Boukhari dans son Sahih n°3169)
عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ لَمَّا فُتِحَتْ خَيْبَرُ أُهْدِيَتْ لِلنَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم شَاةٌ فِيهَا سُمٌّ فَقَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم ‏ »‏ اجْمَعُوا إِلَىَّ مَنْ كَانَ هَا هُنَا مِنْ يَهُودَ ‏ »‏‏.‏ فَجُمِعُوا لَهُ فَقَالَ ‏ »‏ إِنِّي سَائِلُكُمْ عَنْ شَىْءٍ فَهَلْ أَنْتُمْ صَادِقِيَّ عَنْهُ ‏ »‏‏.‏ فَقَالُوا نَعَمْ‏.‏ قَالَ لَهُمُ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم ‏ »‏ مَنْ أَبُوكُمْ ‏ »‏‏.‏ قَالُوا فُلاَنٌ‏.‏ فَقَالَ ‏ »‏ كَذَبْتُمْ، بَلْ أَبُوكُمْ فُلاَنٌ ‏ »‏‏.‏ قَالُوا صَدَقْتَ‏.‏ قَالَ ‏ »‏ فَهَلْ أَنْتُمْ صَادِقِيَّ عَنْ شَىْءٍ إِنْ سَأَلْتُ عَنْهُ ‏ »‏ فَقَالُوا نَعَمْ يَا أَبَا الْقَاسِمِ، وَإِنْ كَذَبْنَا عَرَفْتَ كَذِبَنَا كَمَا عَرَفْتَهُ فِي أَبِينَا‏.‏ فَقَالَ لَهُمْ ‏ »‏ مَنْ أَهْلُ النَّارِ ‏ »‏‏.‏ قَالُوا نَكُونُ فِيهَا يَسِيرًا ثُمَّ تَخْلُفُونَا فِيهَا‏.‏ فَقَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم ‏ »‏ اخْسَئُوا فِيهَا، وَاللَّهِ لاَ نَخْلُفُكُمْ فِيهَا أَبَدًا ـ ثُمَّ قَالَ ـ هَلْ أَنْتُمْ صَادِقِيَّ عَنْ شَىْءٍ إِنْ سَأَلْتُكُمْ عَنْهُ ‏ »‏‏.‏ فَقَالُوا نَعَمْ يَا أَبَا الْقَاسِمِ‏.‏ قَالَ ‏ »‏ هَلْ جَعَلْتُمْ فِي هَذِهِ الشَّاةِ سُمًّا ‏ »‏‏.‏ قَالُوا نَعَمْ‏.‏ قَالَ ‏ »‏ مَا حَمَلَكُمْ عَلَى ذَلِكَ ‏ »‏‏.‏ قَالُوا أَرَدْنَا إِنْ كُنْتَ كَاذِبًا نَسْتَرِيحُ، وَإِنْ كُنْتَ نَبِيًّا لَمْ يَضُرَّكَ‏.‏
(رواه البخاري في صحيحه رقم ۳۱۶۹)
.

D’après Aicha, ensorcelé le Prophète (ﷺ) s’imaginait des choses qu’il n’avaient pas faites.
(Rapporté Par Al Boukhari dans son Sahih n°3175)
عَنْ عَائِشَةَ، أَنَّ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم سُحِرَ حَتَّى كَانَ يُخَيَّلُ إِلَيْهِ أَنَّهُ صَنَعَ شَيْئًا وَلَمْ يَصْنَعْهُ‏.‏
(رواه البخاري في صحيحه رقم ۳۱۷۵)
.

D’après Abu Mas`ud, Le Prophète (ﷺ) a dit: « Le soleil et la lune sont deux des signes d’Allah. Ni l’un ni l’autre ne s’éclipsent ni à la mort ni à la vie de quelqu’un.
Donc, si vous les voyez, faites la prière (de L’éclipse) »
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°3204)

عَنْ أَبِي مَسْعُودٍ ـ رضى الله عنه ـ عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم قَالَ ‏ « ‏ الشَّمْسُ وَالْقَمَرُ لاَ يَنْكَسِفَانِ لِمَوْتِ أَحَدٍ وَلاَ لِحَيَاتِهِ، وَلَكِنَّهُمَا آيَتَانِ مِنْ آيَاتِ اللَّهِ، فَإِذَا رَأَيْتُمُوهُمَا فَصَلُّوا ‏ »‏‏.‏
(رواه البخاري في صحيحه رقم ۳۲۰۴)
.

D’après Abou Houreira (qu’Allah l’agrée), le Prophète (que la prière d’Allah et son salut soient sur lui) a dit: « Quand c’est le jour du vendredi il y a à chacune des portes de la mosquée des anges qui notent les gens dans l’ordre. Lorsque l’imam s’assoit ils plient les feuillets et viennent écouter le rappel ».
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°3211)
عن أبي هريرة رضي الله عنه قال رسول الله صلى الله عليه و سلم : إذا كان يوم الجمعة كان على كل باب من أبواب المسجد الملائكة يكتبون الأول فالأول . فإذا جلس الإمام طووا الصحف وجاؤوا يستمعون الذكر
(رواه البخاري في صحيحه رقم ٣٢١١)
.

D’après Ibn Abbas (qu’Allah les agrées), le Prophète (que la prière d’Allah et son salut soient sur lui) était le plus généreux des hommes et le moment où il était le plus généreux est durant le ramadan lorsque Jibril le rencontrait et Jibril venait à lui chaque nuit de ramadan afin de lui enseigner le Coran. Ainsi lorsque le Prophète (que la prière d’Allah et son salut soient sur lui) rencontrait Jibril il était plus généreux que les vents envoyés.
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°3220)

Rapporté également par Mouslim dans son Sahih n°2308

عن بن عباس رضي الله عنهما كان رسول الله صلى الله عليه وسلم أجود الناس وكان أجود ما يكون في رمضان حين يلقاه جبريل . وكان جبريل يلقاه في كل ليلة من رمضان فيدارسه القرآن . فلرسول الله صلى الله عليه وسلم حين يلقاه جبريل أجود بالخير من الريح المرسلة
(رواه البخاري في صحيحه رقم ٣٢٢٠ )
.

D’après Abou Houreira (qu’Allah l’agrée), le Prophète (ﷺ) a dit:
« Lorsque l’imam dit: -samia Allah liman hamidah- alors dites: -rabana wa lakal hamd- car certes celui dont la parole coïncide avec celle des anges il lui est pardonné ses péchés précédents ».
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°3228)
عن أبي هريرة رضي الله عنه قال رسول الله صلى الله عليه و سلم: إذا قال الإمام : سمع الله لمن حمده ، فقولوا : ربنا لك الحمد ، فإنه من وافق قوله قول الملائكة غفر له ما تقدم من ذنبه
(رواه البخاري في صحيحه رقم ٣٢٢٨ )
.

D’après `Abdallah ibn `Omar (رضى الله عنهما):

Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit: « Lorsque l’un de vous meurt, la place qu’il occupera (dans l’au-delà) lui sera montrée matin et soir, S’il est parmi les gens du paradis, (il verra) sa place au Paradis. S’il est du nombre des gens de l’enfer, (il verra) son emplacement en enfer. »
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°3240)

عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عُمَرَ ـ رضى الله عنهما ـ قَالَ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم ‏ « ‏ إِذَا مَاتَ أَحَدُكُمْ فَإِنَّهُ يُعْرَضُ عَلَيْهِ مَقْعَدُهُ بِالْغَدَاةِ وَالْعَشِيِّ، فَإِنْ كَانَ مِنْ أَهْلِ الْجَنَّةِ فَمِنْ أَهْلِ الْجَنَّةِ، وَإِنْ كَانَ مِنْ أَهْلِ النَّارِ فَمِنْ أَهْلِ النَّارِ ‏ »‏‏.‏
(رواه البخاري في صحيحه رقم٣٢٤٠)
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D’après `Imran ibn Husain (qu’Allah l’agrée), le Prophète (que la prière d’Allah et son salut soient sur lui) a dit:
« J’ai regardé dans le paradis et j’ai vu que la plupart de ses habitants sont des pauvres et j’ai regardé dans le feu et j’ai vu que la plupart de ses habitants sont des femmes ».
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°3241)
حَدَّثَنَا أَبُو الْوَلِيدِ، حَدَّثَنَا سَلْمُ بْنُ زَرِيرٍ، حَدَّثَنَا أَبُو رَجَاءٍ، عَنْ عِمْرَانَ بْنِ حُصَيْنٍ، عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم قَالَ ‏ « ‏ اطَّلَعْتُ فِي الْجَنَّةِ فَرَأَيْتُ أَكْثَرَ أَهْلِهَا الْفُقَرَاءَ، وَاطَّلَعْتُ فِي النَّارِ فَرَأَيْتُ أَكْثَرَ أَهْلِهَا النِّسَاءَ ‏ »‏‏
(رواه البخاري في صحيحه رقم ٣٢٤١)
.

D’après Abou Houreira (qu’Allah l’agrée), le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit:
« Certes le premier groupe qui va rentrer dans le paradis sera à l’image de la lune la nuit où elle est pleine.
Ils ne cracheront pas, n’urineront pas, ne se moucheront pas ne feront pas leurs besoins. Leurs vases seront en or, leurs peignes seront en or et d’argent, leur encensoir est de bois, leurs transpiration sera du musc ».
« Chacun d’entre eux aura deux épouses, elles seront tellement belles que l’on peut voir la moelle de leur jambes à travers la chair. Il n’y aura pas de divergences ni de haine entre eux, ils seront comme le coeur d’un seul homme. Ils feront les louanges d’Allah le matin et le soir ».
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°3245)
عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم ‏ « ‏ أَوَّلُ زُمْرَةٍ تَلِجُ الْجَنَّةَ صُورَتُهُمْ عَلَى صُورَةِ الْقَمَرِ لَيْلَةَ الْبَدْرِ، لاَ يَبْصُقُونَ فِيهَا وَلاَ يَمْتَخِطُونَ وَلاَ يَتَغَوَّطُونَ، آنِيَتُهُمْ فِيهَا الذَّهَبُ، أَمْشَاطُهُمْ مِنَ الذَّهَبِ وَالْفِضَّةِ، وَمَجَامِرُهُمُ الأَلُوَّةُ، وَرَشْحُهُمُ الْمِسْكُ، وَلِكُلِّ وَاحِدٍ مِنْهُمْ زَوْجَتَانِ، يُرَى مُخُّ سُوقِهِمَا مِنْ وَرَاءِ اللَّحْمِ، مِنَ الْحُسْنِ، لاَ اخْتِلاَفَ بَيْنَهُمْ وَلاَ تَبَاغُضَ، قُلُوبُهُمْ قَلْبٌ وَاحِدٌ، يُسَبِّحُونَ اللَّهَ بُكْرَةً وَعَشِيًّا ‏ »‏‏
(رواه البخاري في صحيحه رقم ۳۲۴۵)
.

D’après Anas Ibn Malik (qu’Allah l’agrée), le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit:
« Il y a certes dans le paradis un arbre si grand que si un cavalier avançait dans son ombre durant 100 ans il ne l’aurait pas traversé ; si vous voulez lisez: -Dans une ombre étendue, une eau qui coule- [Sourate Al Waqi’a n°56 verset 30/31] ».
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°3251)
عن أنس بن مالك رضي الله عنه قال رسول الله صلى الله عليه وسلم : إِنَّ فِي الْجَنَّةِ شَجَرَةً يَسِيرُ الرَّاكِبُ فِي ظِلِّهَا مِائَةَ عَامٍ لاَ يَقْطَعُهَا، وَاقْرَءُوا إِنْ شِئْتُمْ ‏{‏وَظِلٍّ مَمْدُودٍ‏}‏‏ »‏‏
(رواه البخاري في صحيحه رقم ٣٢٥١)
.

D’après Abou Sa’id Al Khoudri (qu’Allah l’agrée), le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit: « Certes les gens du paradis apercevront les gens des appartements au-dessus d’eux comme vous voyez l’étoile filante qui traverse l’horizon d’est en ouest, ceci à cause de la différence qu’il y a entre eux ».
Ils ont dit: Ô Messager d’Allah! Ceux-ci sont les degrés des prophètes, personne d’autre qu’eux ne peut les atteindre ?
Le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit: « Certes si, par Celui qui détient mon âme dans Sa main! Ce sont des hommes qui ont cru en Allah et ont rendu les prophètes véridiques ».
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°3256)

Rapporté également par Mouslim dans son Sahih n°2831

عن أبي سعيد الخدري رضي الله عنه قال النبي صلى الله عليه وسلم : إن أهل الجنة ليتراءون أهل الغرف من فوقهم كما تتراءون الكوكب الدري الغابر في الأفق من المشرق والمغرب لتفاضل ما بينهم
قالوا : يا رسول الله ! تلك منازل الأنبياء لا يبلغها غيرهم ؟
قال النبي صلى الله عليه وسلم : بلى والذي نفسي بيده رجال آمنوا بالله وصدقوا المرسلين
(رواه البخاري في صحيحه رقم ٣٢٥٦)
.

D’après Sahl Ibn Sa’d (qu’Allah l’agrée), le Prophète (que la prière d’Allah et son salut soient sur lui) a dit: « Il y a huit portes dans le paradis. Parmi elles il y a une porte qui s’appelle Al Rayan. Il n’y a que les jeûneurs qui rentrent par cette porte ».
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°3257)

Rapporté également par Mouslim dans son Sahih n°1152

عن سهل بن سعد الساعدي رضي الله عنه قال النبي صلى الله عليه و سلم : في الجنة ثمانيةُ أبْوابٍ . فيها بابٌ يُسَمَّى الرَّيَّانَ ، لا يدخلُهُ إلا الصَّائِمُونَ
(رواه البخاري في صحيحه رقم ٣٢٥٧)
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D’après Abou Dhar (qu’Allah l’agrée), le Prophète (que la prière d’Allah et son salut soient sur lui) était en voyage lorsqu’il a dit: « Refroidis » puis il a redit: « Refroidis » jusqu’au moment où l’ombre s’est déplacée vers les collines puis il a dit: « Refroidissez pour la prière car certes la forte chaleur est une émanation de l’enfer ».
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°3258)

Rapporté également par Mouslim dans son Sahih n°616

(*) Il est préférable de retarder la prière du dohr du début de son temps lorsqu’il fait très chaud et d’attendre qu’il fasse plus frais

عن أبي ذر رضي الله عنه قال : كان النبي صلى الله عليه وسلم في سفر فقال : أبرد . ثم قال : أبرد . حتى فاء الفيء ، ثم قال : أبردوا بالصلاة فإن شدة الحر من فيح جهنم
(رواه البخاري في صحيحه رقم ٣٢٥٨)
.

D’après Abou Sa’id Al Khoudri (qu’Allah l’agrée), le Prophète (que la prière d’Allah et son salut soient sur lui) a dit: « Refroidissez pour la prière car certes la forte chaleur est une émanation de l’enfer ».
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°3259)

Rapporté également par Mouslim dans son Sahih n°615

L’imam Nawawi (mort en 676) dans Charh Sahih Mouslim 1 p 450 : « Sache que le fait de retarder la prière jusqu’au moment de la fraicheur est légiféré pour la prière du dohr et n’est pas légiféré pour la prière du ‘asr pour l’ensemble des savants sauf Ach’hath Al Maliki; et cela n’est pas légiféré pour la prière du vendredi pour la majorité des savants »

عن أبي سعيد الخدري رضي الله عنه قال النبي صلى الله عليه و سلم : أبردوا بالصلاة فإن شدة الحر من فيح جهنم
(رواه البخاري في صحيحه رقم ٣٢٥٩)
.

D’après Abou Houreira (qu’Allah l’agrée), le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit: « L’enfer s’est plaint auprès de son Seigneur et a dit: Seigneur! Mes parties se dévorent les unes les autres! Alors il lui a permis deux souffles: un souffle en hiver et un souffle en été. C’est ce que vous trouvez comme chaleur la plus intense et comme froid le plus intense ».
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°3260)
عن أبي هريرة رضي الله عنه يَقُولُ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم :‏ اشْتَكَتِ النَّارُ إِلَى رَبِّهَا، فَقَالَتْ رَبِّ أَكَلَ بَعْضِي بَعْضًا، فَأَذِنَ لَهَا بِنَفَسَيْنِ نَفَسٍ فِي الشِّتَاءِ وَنَفَسٍ فِي الصَّيْفِ، فَأَشَدُّ مَا تَجِدُونَ فِي الْحَرِّ، وَأَشَدُّ مَا تَجِدُونَ مِنَ الزَّمْهَرِيرِ ‏‏‏
(رواه البخاري في صحيحه رقم ٣٢٦٠)
.

D’après Abou Houreira (qu’Allah l’agrée), le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit:
« Votre feu est une partie des 70 parties du feu de l’enfer ».
Quelqu’un a dit: Ô Messager d’Allah! Elle aurait suffit !
Le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit: « Il lui est supérieur de 69 parties, chacune de ces parties étant équivalent à sa chaleur ».
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°3265)
عن أبي هريرة رضي الله عنه قال رسول الله صلى الله عليه و سلم : ناركم جزء من سبعين جزأ من نار جهنم
قيل : يا رسول الله ، إن كانت لكافية !
قال : فضلت عليهن بتسعة وستين جزأ كلهن مثل حرها
(رواه البخاري في صحيحه رقم ٣٢٦٥)
.

D’après ‘A’icha (رضي الله عنها) avait dit: « Le Prophète (ﷺ) fut ensorcelé au point où il croyait avoir fait ce qu’il n’avait point fait (1) .»
et ce jusqu’au jour où il prie, puis prie encore [Allah]. Après quoi, il me dit: « Sais-tu que Allah vient d’exaucer [mes prières] en me montrant en quoi réside ma guérison?
Deux hommes (2) sont venus vers moi; l’un s’est assis à ma tête, et l’autre à mes pieds.
Et l’un de dire: Quel est le mal de [cet] homme? Il est ensorcelé. Qui l’a ensorceler? Labîd ben al-A’sam (3).
Avec quoi? Avec un peigne, quelques cheveux et des spaths de palmier mâle.
Où sont-ils. Dans le puits de Dharwân. Sur ce, le Prophète (ﷺ) se dirigea vers l’endroit; puis, à son retour, il dit à ‘A’icha: « Ses palmiers paraissent être des têtes de chayâtîn.
N’as-tu pas retiré [le contenu des spathes]? lui demandai-je. Non; Allah m’a guéri et je crains que cela ne cause quelque mal aux gens. Enfin, on comble le puits.»
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°3268)

1) Plusieurs sens sont donnés à cette expression. De toute façon, la sorcellerie dont il est question n’affecte en rien ses facultés mentales; plusieurs textes confirment qu’il était conscient de ce qu’il lui arrivait; « au point où il désavouait sa vue », affirme l’un de ces textes. D’ailleurs, à la fin de ce hadîth on trouve ce passage: « Allah m’a guéri », ce qui prouve, explique ibn al-Qassâr, qu’il s‘agissait d’une maladie physique. De plus, ce sens est étayé par les traditions rapportées par al-Bayhaqy, dans ad-Dalâ’il (Le Prophète marchait et ne savait pas [la cause] de sa souffrance) et par ibn Sa‘d, dans at-Tabaqât (Le Prophète tomba malade et s’abstint des femmes, du manger et du boire. Deux anges descendirent alors…).

(2) Il s‘agit en réalité de deux anges sous une forme humaine.

(3) C’était un Juif.

عن عائشة قَالَتْ سُحِرَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم حَتَّى كَانَ يُخَيَّلُ إِلَيْهِ أَنَّهُ يَفْعَلُ الشَّىْءَ وَمَا يَفْعَلُهُ، حَتَّى كَانَ ذَاتَ يَوْمٍ دَعَا وَدَعَا، ثُمَّ قَالَ ‏ »‏ أَشَعَرْتِ أَنَّ اللَّهَ أَفْتَانِي فِيمَا فِيهِ شِفَائِي أَتَانِي رَجُلاَنِ، فَقَعَدَ أَحَدُهُمَا عِنْدَ رَأْسِي وَالآخَرُ عِنْدَ رِجْلَىَّ، فَقَالَ أَحَدُهُمَا لِلآخَرِ مَا وَجَعُ الرَّجُلِ قَالَ مَطْبُوبٌ‏.‏ قَالَ وَمَنْ طَبَّهُ قَالَ لَبِيدُ بْنُ الأَعْصَمِ‏.‏ قَالَ فِي مَاذَا قَالَ فِي مُشُطٍ وَمُشَاقَةٍ وَجُفِّ طَلْعَةٍ ذَكَرٍ‏.‏ قَالَ فَأَيْنَ هُوَ قَالَ فِي بِئْرِ ذَرْوَانَ ‏ »‏‏.‏ فَخَرَجَ إِلَيْهَا النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم ثُمَّ رَجَعَ فَقَالَ لِعَائِشَةَ حِينَ رَجَعَ ‏ »‏ نَخْلُهَا كَأَنَّهَا رُءُوسُ الشَّيَاطِينِ ‏ »‏‏.‏ فَقُلْتُ اسْتَخْرَجْتَهُ فَقَالَ ‏ »‏ لاَ أَمَّا أَنَا فَقَدْ شَفَانِي اللَّهُ، وَخَشِيتُ أَنْ يُثِيرَ ذَلِكَ عَلَى النَّاسِ شَرًّا، ثُمَّ دُفِنَتِ الْبِئْرُ ‏ »‏‏.‏
(رواه البخاري في صحيحه رقم ۳۲۶۸)
.

D’après Jabir Ibn ‘Abdillah (qu’Allah les agrée lui et son père), le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit: « Lorsque la nuit débute retenez vos enfants car à ce moment là les chayatins (1) se propagent.
Puis lorsqu’un moment de la soirée est passé alors laissez les.
Et ferme ta porte et mentionne le nom d’Allah (2), éteint ta lampe et mentionne le nom d’Allah, ferme ta gourde et mentionne le nom d’Allah et couvre ton récipient ne serait-ce qu’en mettant quelque chose dessus et mentionne le nom d’Allah ».
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°3280)

(1) Il s’agit du pluriel de mot chaytan.

(2) C’est à dire : Dis Bismillah.

عن جابر بن عبدالله رضي الله عنهما قال النّبي صلّى الله عليه و سلّم : إذا كان جُنحُ الليلِ فكُفُّوا صِبيانَكم فإنَّ الشياطينَ تَنتَشِرُ حينئذٍ
فإذا ذهَب ساعةٌ منَ العِشاءِ فخَلُّوهم وأَغلِقْ بابَك واذكُرِ اسمَ اللهَ وأَطفِئْ مِصباحَك واذكُرِ اسمَ اللهِ وأَوكِ سِقاءَك واذكُرِ اسمَ اللهِ وخَمِّرْ إناءَك واذكُرِ اسمَ اللهِ ولو تَعرِضُ عليه شيئًا 
(رواه البخاري في صحيحه رقم ٣٢٨٠ و مسلم في صحيحه رقم ٢٠١٢)
.

D’après Abou Houreira (qu’Allah l’agrée), le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit:
« Si une mouche tombe dans votre boisson, plongez-le dedans, puis retirez-la car l’une de ses ailes contient une maladie et l’autre un remède. ».
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°3320)

Explication du hadîth :

« Lorsque la mouche » la mouche a été appelé « dhubbâb (ذُبَاب) » car « dhabba (ذَبَّ) » dans la langue arabe signifie l’agitation, la turbulence, et la mouche est un insecte qui est constamment en mouvement, [1]

« tombe dans le récipient de l’un d’entre vous » dans une autre version « dans votre boisson » et dans une autre version « dans votre nourriture », « plongez-la » trempez-la, « car l’une de ses ailes ( أَحَدِ جَنَاحَيْهِ)» dans la langue arabe l’aile peut être conjuguée au masculin comme au féminin, [2] aucune variante n’est venu précisé dans quelle aile se trouve le remède et la maladie, néanmoins certains savants ont avancé la thèse que le remède se trouve dans l’aile droite et la maladie dans l’aile gauche et Allah et Le Plus Savant. [3]

Ce qu’on retient du hadîth :

La mouche, comme tous les insectes qui n’ont pas de sang (nafs), n’est pas impure qu’elle soit morte ou vivante. Le terme nafs dans ce contexte signifie le sang d’où le terme nifâs (lochies). [4]
Tremper entièrement la mouche dans le récipient.
L’une des ailes de la mouche contient un remède et l’autre une maladie.[5]

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Notes :

[1] Voir el fath : 10/250
[2] Voir el fath : 10/251
[3] Voir el fath : 10/251
[4] El mughny : 1/59, sharh sunna : 11/260
[5] Voir el fath : 10/250-252, sahîha : 1/94-101, neyl : 1/265, el mughny : 1/59-64, ma’âlim sunan : 4/459, sharh sunna : 11/260-262, el madjmû’: 1/185-190

عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ – رَضِيَ الله عَنْهُ – قَالَ : قَالَ رَسُولُ اَللَّهِ – صلى الله عليه و سلم – : « إِذَا وَقَعَ اَلذُّبَابُ فِي شَرَابِ أَحَدِكُمْ فَلْيَغْمِسْهُ, ثُمَّ لِيَنْزِعْهُ, فَإِنَّ فِي أَحَدِ جَنَاحَيْهِ دَاءً, وَفِي اَلْآخَرِ شِفَاءً ». [أَخْرَجَهُ اَلْبُخَارِيُّ وَأَبُو دَاوُدَ, وَزَادَ : « وَإِنَّهُ يَتَّقِي بِجَنَاحِهِ اَلَّذِي فِيهِ اَلدَّاءُ »]
(رواه البخاري في صحيحه رقم ۳۳۲۰)
.

D’après Abou Houreira (qu’Allah l’agrée), le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit:
« Certes le premier groupe qui va rentrer dans le paradis sera à l’image de la lune la nuit où elle est pleine, puis ceux qui les suivront seront plus lumineux que l’étoile la plus lumineuse du ciel.
Ils n’urineront pas, ne feront pas leurs besoins, ne cracheront pas et ne se moucheront pas. Leurs peignes seront en or, leurs transpiration sera du musc, leur encensoir est de bois.
Leurs épouses seront les houris, leurs comportements seront comme celui d’un seul homme, ils seront à l’image de leur père Adam, 60 coudées dans le ciel ».
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°3327)
عن أبي هريرة رضي الله عنه قال رسول الله صلى الله عليه و سلم : إِنَّ أَوَّلَ زُمْرَةٍ يَدْخُلُونَ الْجَنَّةَ عَلَى صُورَةِ الْقَمَرِ لَيْلَةَ الْبَدْرِ، ثُمَّ الَّذِينَ يَلُونَهُمْ عَلَى أَشَدِّ كَوْكَبٍ دُرِّيٍّ فِي السَّمَاءِ إِضَاءَةً، لاَ يَبُولُونَ وَلاَ يَتَغَوَّطُونَ وَلاَ يَتْفِلُونَ وَلاَ يَمْتَخِطُونَ، أَمْشَاطُهُمُ الذَّهَبُ، وَرَشْحُهُمُ الْمِسْكُ، وَمَجَامِرُهُمُ الأَلُوَّةُ الأَنْجُوجُ عُودُ الطِّيبِ، وَأَزْوَاجُهُمُ الْحُورُ الْعِينُ، عَلَى خَلْقِ رَجُلٍ وَاحِدٍ عَلَى صُورَةِ أَبِيهِمْ آدَمَ، سِتُّونَ ذِرَاعًا فِي السَّمَاءِ
(رواه البخاري في صحيحه رقم ٣٣٢٧)
.

D’après Anas (رضى الله عنه) quand Abdoullah ibn Salam apprit l’arrivée du Messager d’Allah (ﷺ) à Médine, il alla lui dire : « Je vais t’interroger à propos de trois choses que seul un prophète connaisse :

– quel est le premier signe de l’Heure (de la fin du monde) ?

– quel est le premier repas offert aux pensionnaires du paradis ?

– quelle est la cause de la ressemblance d’un enfant avec son père ou avec ses oncles maternels ?

– le Messager d’Allah (bénédiction et salut soient sur lui) lui dit : « Gabriel vient de m’en informer à l’instant ».

– « de tous les anges c’est celui-là que les Juifs prennent pour leur ennemi ». Dit Abdoullah.

– « Le premier signe de l’Heure est un feu qui rassemble les gens du Levant au Couchant ».

Quant au premier repas des habitants du paradis, il s’agit du foie de poisson. Quant à la ressemblance de l’enfant (pour quelqu’un) elle est due au fait que voici : si au moment des rapports intimes l’homme éjacule avant la femme, c’est à lui que ressemblera l’enfant et si c’est la femme qui éjacule avant l’homme, c’est à elle que l’enfant ressemble ».

– ‘Abdullah bin Salam a dit: « J’atteste que tu es le Messager d’Allah… »

Puis il ajouta: « Ô Messager d’Allah (ﷺ)! les Juifs sont des gens de calomnie, S’ils apprennent ma conversion à l’islam avant que tu ne les interroges, ils vont me calomnier devant toi. »

Et lorsque les Juifs arrivèrent et qu’Abd Allâh se retira dans une pièce, le Messager de d’Allah (ﷺ) [leur] dit: «

– « Quel genre d’homme est-ce Abd-ûl-Lâh ibn Salâm parmi vous?»

– « Le plus savant d’entre nous, dirent-ils, et Ie fils du plus savant d’entre nous, C’est le meilleur d’entre nous et le fils du meilleur d’entre nous »

– « Que diriez-vous s’il se convertissait à l’Islam ? »

– Qu’Allah le protège de cela, répondirent-ils. »

– « C’est alors que sortit ‘Abd Allâh pour dire: « J’atteste qu’il n ‘ y a de dieu qu’Allah et j’atteste aussi que Muhammad est le Messager d’Allah.»

– Alors ils dirent: C’est le pire parmi nous, et le fils du pire parmi nous, et il a continué à parler mal de lui.
(Rapporté Par Al Boukhari dans son Sahih n°3329)

عَنْ أَنَسٍ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ بَلَغَ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ سَلاَمٍ مَقْدَمُ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم الْمَدِينَةَ، فَأَتَاهُ، فَقَالَ إِنِّي سَائِلُكَ عَنْ ثَلاَثٍ لاَ يَعْلَمُهُنَّ إِلاَّ نَبِيٌّ، ‏{‏قَالَ مَا‏}‏ أَوَّلُ أَشْرَاطِ السَّاعَةِ وَمَا أَوَّلُ طَعَامٍ يَأْكُلُهُ أَهْلُ الْجَنَّةِ وَمِنْ أَىِّ شَىْءٍ يَنْزِعُ الْوَلَدُ إِلَى أَبِيهِ وَمِنْ أَىِّ شَىْءٍ يَنْزِعُ إِلَى أَخْوَالِهِ فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم ‏ »‏ خَبَّرَنِي بِهِنَّ آنِفًا جِبْرِيلُ ‏ »‏‏.‏ قَالَ فَقَالَ عَبْدُ اللَّهِ ذَاكَ عَدُوُّ الْيَهُودِ مِنَ الْمَلاَئِكَةِ‏.‏ فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم ‏ »‏ أَمَّا أَوَّلُ أَشْرَاطِ السَّاعَةِ فَنَارٌ تَحْشُرُ النَّاسَ مِنَ الْمَشْرِقِ إِلَى الْمَغْرِبِ‏.‏ وَأَمَّا أَوَّلُ طَعَامٍ يَأْكُلُهُ أَهْلُ الْجَنَّةِ فَزِيَادَةُ كَبِدِ حُوتٍ‏.‏ وَأَمَّا الشَّبَهُ فِي الْوَلَدِ فَإِنَّ الرَّجُلَ إِذَا غَشِيَ الْمَرْأَةَ فَسَبَقَهَا مَاؤُهُ كَانَ الشَّبَهُ لَهُ، وَإِذَا سَبَقَ مَاؤُهَا كَانَ الشَّبَهُ لَهَا ‏ »‏‏
.‏ قَالَ أَشْهَدُ أَنَّكَ رَسُولُ اللَّهِ‏.‏ ثُمَّ قَالَ يَا رَسُولَ اللَّهِ إِنَّ الْيَهُودَ قَوْمٌ بُهُتٌ، إِنْ عَلِمُوا بِإِسْلاَمِي قَبْلَ أَنْ تَسْأَلَهُمْ بَهَتُونِي عِنْدَكَ، فَجَاءَتِ الْيَهُودُ وَدَخَلَ عَبْدُ اللَّهِ الْبَيْتَ، فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم ‏ »‏ أَىُّ رَجُلٍ فِيكُمْ عَبْدُ اللَّهِ بْنُ سَلاَمٍ ‏ »‏‏.‏ قَالُوا أَعْلَمُنَا وَابْنُ أَعْلَمِنَا وَأَخْبَرُنَا وَابْنُ أَخْيَرِنَا‏.‏ فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم ‏ »‏ أَفَرَأَيْتُمْ إِنْ أَسْلَمَ عَبْدُ اللَّهِ ‏ »‏‏.‏ قَالُوا أَعَاذَهُ اللَّهُ مِنْ ذَلِكَ‏.‏ فَخَرَجَ عَبْدُ اللَّهِ إِلَيْهِمْ فَقَالَ أَشْهَدُ أَنْ لاَ إِلَهَ إِلاَّ اللَّهُ، وَأَشْهَدُ أَنَّ مُحَمَّدًا رَسُولُ اللَّهِ‏.‏ فَقَالُوا شَرُّنَا وَابْنُ شَرِّنَا‏.‏ وَوَقَعُوا فِيهِ‏.‏
(رواه البخاري في صحيحه رقم ۳۳۲۹)
.

Selon ‘Amra, ‘Aïcha (رضي الله عنها) a dit : « J’ai entendu le Prophète (ﷺ) dire : – Les âmes sont semblables à des soldats enrégimentées ; celle qui se reconnaissent mutuellement s’accordent entre elles, tandis que celles qui ne s’identifient pas les unes aux autres sont en désaccord entre elles.»
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°3336)
– عن عمرة، عن عائشة رضي الله عنها، قالت: سمعت النبي صلى الله عليه وسلم، يقول: «الأرواح جنود مجندة فما تعارف منها ائتلف، وما تناكر منها اختلف»
(رواه البخاري في صحيحه رقم ۳۳۳۶)
.

Abû Sa ‘îd rapporte que le Messager d’Allah (ﷺ) a dit :

«Au Jour de la Résurrection, Nûh viendra avec son peuple et Allah lui demandera : « As-tu transmis Mon message ?»
Il dira : «Oui, Seigneur !»
Allah demandera ensuite à sa communauté : «Vous l’a-t-il transmis ?»
Ils diront : «Non, aucun Prophète ne nous est parvenu !»
Il s’adressera alors à Nûh en lui disant : «Qui peut témoigner en ta faveur?»
Il répondra : «Muhammad et sa communauté !»
Et cette communauté témoignera qu’il a transmis le message de son Seigneur à son peuple.»

Et c’est là le sens de la Parole d’Allah (traduction rapprochée) :

«Ainsi, Nous avons fait de vous une communauté du juste milieu afin que vous soyez témoins contre les gens, comme le Messager sera témoin contre vous.»
(Al-Baqarah, v.143)
(Rapporté Par Al Boukhari dans son Sahih n°3339)

عَنْ أَبِي سَعِيدٍ، قَالَ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم ‏ »‏ يَجِيءُ نُوحٌ وَأُمَّتُهُ فَيَقُولُ اللَّهُ تَعَالَى هَلْ بَلَّغْتَ فَيَقُولُ نَعَمْ، أَىْ رَبِّ‏.‏ فَيَقُولُ لأُمَّتِهِ هَلْ بَلَّغَكُمْ فَيَقُولُونَ لاَ، مَا جَاءَنَا مِنْ نَبِيٍّ‏.‏ فَيَقُولُ لِنُوحٍ مَنْ يَشْهَدُ لَكَ فَيَقُولُ مُحَمَّدٌ صلى الله عليه وسلم وَأُمَّتُهُ، فَنَشْهَدُ أَنَّهُ قَدْ بَلَّغَ، وَهْوَ قَوْلُهُ جَلَّ ذِكْرُهُ ‏{‏وَكَذَلِكَ جَعَلْنَاكُمْ أُمَّةً وَسَطًا لِتَكُونُوا شُهَدَاءَ عَلَى النَّاسِ‏}‏ وَالْوَسَطُ الْعَدْلُ ‏ »‏‏.‏
(رواه البخاري في صحيحه رقم ۳۳۳۹)
.

D’après ‘Anas ben Mâlik dit: Abu Dhar rapportait que le Messager d’Allah (ﷺ) avait dit:
« Lorsque j’étais à La Mecque, on fendit le plafond de ma maison, et l’archange Gabriel descendit alors et me fendit la poitrine pour la laver avec l’eau de Zamzam. ll apporta ensuite une écuelle en or remplie de sagesse et de foi, la vida dans ma poitrine et l’a fermée.
Après cela, il me prit parla main et me fit monter au ciel du bas monde.
A notre arrivée, Gabriel dit à l’ange gardien du Ciel:
« Ouvre! (La porte) ».
« Qui est là? ». demanda l’ange.
« C’est Gabriel. »
« Y a-t-il quelqu ‘un avec toi? »
« Oui, il y a Muhammad (ﷺ). »
« Lui a-t-on envoyé [la Révélation]? »
« Oui. »
« On nous ouvrit les portes du ciel du bas-monde puis nous nous élevâmes en son sein. Nous y vîmes un homme assis. Il y avait à sa droite et à sa gauche
deux masses noires. Et en regardant à sa droite,
il souriait, tandis qu’il pleurait en se retournant à gauche.
« Bienvenue au prophète et au fils pieux, me dit l’homme. »
« Mais qui est-ce? » Dis-je à Gabriel.
« C’est Adam. Et ces deux masses noires qui sont à sa droite et à sa gauche sont les âmes de sa descendance. Ceux qui sont à sa droite sont les habitants du Paradis tandis que ceux qui forment la masse de gauche sont ceux du Feu. Et c’est pourquoi il sourit une fois qu’il regarde à sa droite mais pleure lorsqu’il se retourne à sa gauche.»
Etant tous deux montés au deuxième ciel, Gabriel dit à son gardien: « Ouvre! (La porte).»
Et ce dernier lui répondit de la méme manière que le premier puis ouvrit la porte. (Arrivé à ce passage, Abu Dhar rapporte que le Prophète (ﷺ) trouva dans les différents cieux Adam, ‘ldrîs, Moïse, Issa (Jésus) et Abraham (صَلَوَاتُ اللَّهِ عَلَيْهِمْ), sans toutefois désigner la place de chacun d’entre eux (C’est a dire sur quel paradis ils étaient ), mais il mentionna quand même qu’il avait trouvé Adam dans le ciel du bas-monde et Abraham au sixième ciel.)

Anas: Lorsque Gabriel passa avec le Prophète (ﷺ) auprès de ‘ldrîs, celui-ci dit: « Bienvenue au prophète et au frère pieux! .»
Le Prophète (ﷺ) « C’est qui? » Dis-je
« C’est ‘ldrîs » (صلى الله عليه وسلم) répondit Gabriel.

« Après cela je passai auprès de Moïse qui [me dit]: « Bienvenue au prophète et au frère pieux! .»
« Mais qui est-ce? » Dis-je. C’est Moise. (صلى الله عليه وسلم)

Et de passage auprès de Issa (Jésus),
celui-ci [me] dit: « Bienvenue au prophète et au frère vertueux! »
« Qui est-ce? » Dis-je.
C’est Issa (Jésus, صلى الله عليه وسلم), répondit Gabriel.

Enfin, et de passage près d’Abraham, il [me] dit: Bienvenue au prophète et au fils vertueux!
Qui est-ce? » Dis-je. Celui-là, c’est Abrahâm (صلى الله عليه وسلم), »

Ibn Chihâb: Ibn Hazm m’a informé qu’ibn ‘Abbâs
et Abu Habba al’ Ansâry rapportaient souvent que le Prophète (ç) avait [ensuite] dit: « Puis on me fit monter à un niveau à partir duquel je pouvais entendre le frottement des Calames. »

Ibn Hazm et ‘Anas ben Mâlik: Le Prophète (ﷺ) avait [ensuite] dit: Et Allah prescrivit ensuite à ma Umma cinquante prières rituelles. A mon retour, je passai près de Moïse qui me dit: »
« Qu’est-ce qu’Allah a prescrit pour ta Umma? »

Cinquante prières, répondis-je.

« Retourne voir ton Seigneur! ta Umma ne supportera pas cela. »
En effet, je retournai auprès du Seigneur et Il me déchargea de la moitié (1).
Mais de nouveau de passage près de Moïse, je lui dis: « Il a retranché la moitié (2). »
« Retourne auprès de ton Seigneur! ta Umma ne supportera pas cela. »
Je retournai et Allah [me] déchargea d’une nouvelle moitié (3).
De retour auprès de Moïse, il me dit: « Retourne auprès de ton Seigneur! ta Umma ne supportera pas cela. »
Je retournai et Allah me dit: « Elles sont cinq (en pratique) et elles sont cinquante (en recompense). Je ne change point ma Parole. »
Je retournai chez Moïse qui me dit: « Retourne voir ton Seigneur! J’ai honte [maintenant] du Seigneur, répliquai-je. »

« Enfin, Gabriel m’emmena ensuite à Sidrat-ul-Muntahâ (Lotus des confins) où je vis des couleurs que je ne connaissais pas, puis on me fit entrer dans le Paradis où il y avait des habâyl (4) de perles et un sol en musc.»
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°3342)

(1) Autre traduction: « d’une partie ».

(2) Autre traduction: « une partie ».

(3) Ou: « partie ».

(4) Sur le mot habâyl on trouve des divergences: pour un premier groupe de commentateurs, il s’agit d‘une faute de copistes; il faut plutôt lire janâbidh. Et ni ce dernier mot ni le premier n’ont de sens connu pour ibn Hazm. Mais pour d’autres commentateurs le mot janâbidh est le pluriel de junbudha qui veut dire une presque coupole.

Revenons à habâyl. Il a le sens de colliers pour les uns et le sens d’une longue bande de sable pour les autres.

عَنْ أَنَسِ بْنِ مَالِكٍ، قَالَ كَانَ أَبُو ذَرٍّ يُحَدِّثُ أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَالَ ‏ »‏ فُرِجَ عَنْ سَقْفِ بَيْتِي وَأَنَا بِمَكَّةَ، فَنَزَلَ جِبْرِيلُ فَفَرَجَ صَدْرِي، ثُمَّ غَسَلَهُ بِمَاءِ زَمْزَمَ، ثُمَّ جَاءَ بِطَسْتٍ مِنْ ذَهَبٍ مُمْتَلِئٍ حِكْمَةً وَإِيمَانًا، فَأَفْرَغَهُ فِي صَدْرِي ثُمَّ أَطْبَقَهُ، ثُمَّ أَخَذَ بِيَدِي فَعَرَجَ بِي إِلَى السَّمَاءِ الدُّنْيَا، فَلَمَّا جِئْتُ إِلَى السَّمَاءِ الدُّنْيَا قَالَ جِبْرِيلُ لِخَازِنِ السَّمَاءِ افْتَحْ‏.‏ قَالَ مَنْ هَذَا قَالَ هَذَا جِبْرِيلُ‏.‏ قَالَ هَلْ مَعَكَ أَحَدٌ قَالَ نَعَمْ مَعِي مُحَمَّدٌ صلى الله عليه وسلم‏.‏ فَقَالَ أُرْسِلَ إِلَيْهِ قَالَ نَعَمْ‏.‏ فَلَمَّا فَتَحَ عَلَوْنَا السَّمَاءَ الدُّنْيَا، فَإِذَا رَجُلٌ قَاعِدٌ عَلَى يَمِينِهِ أَسْوِدَةٌ وَعَلَى يَسَارِهِ أَسْوِدَةٌ، إِذَا نَظَرَ قِبَلَ يَمِينِهِ ضَحِكَ، وَإِذَا نَظَرَ قِبَلَ يَسَارِهِ بَكَى، فَقَالَ مَرْحَبًا بِالنَّبِيِّ الصَّالِحِ وَالاِبْنِ الصَّالِحِ‏.‏ قُلْتُ لِجِبْرِيلَ مَنْ هَذَا قَالَ هَذَا آدَمُ‏.‏ وَهَذِهِ الأَسْوِدَةُ عَنْ يَمِينِهِ وَشِمَالِهِ نَسَمُ بَنِيهِ، فَأَهْلُ الْيَمِينِ مِنْهُمْ أَهْلُ الْجَنَّةِ، وَالأَسْوِدَةُ الَّتِي عَنْ شِمَالِهِ أَهْلُ النَّارِ، فَإِذَا نَظَرَ عَنْ يَمِينِهِ ضَحِكَ، وَإِذَا نَظَرَ قِبَلَ شِمَالِهِ بَكَى، حَتَّى عَرَجَ بِي إِلَى السَّمَاءِ الثَّانِيَةِ فَقَالَ لِخَازِنِهَا افْتَحْ‏.‏ فَقَالَ لَهُ خَازِنُهَا مِثْلَ مَا قَالَ الأَوَّلُ فَفَتَحَ ‏ »‏‏.‏ قَالَ أَنَسٌ فَذَكَرَ أَنَّهُ وَجَدَ فِي السَّمَوَاتِ آدَمَ وَإِدْرِيسَ وَمُوسَى وَعِيسَى وَإِبْرَاهِيمَ ـ صَلَوَاتُ اللَّهِ عَلَيْهِمْ ـ وَلَمْ يُثْبِتْ كَيْفَ مَنَازِلُهُمْ، غَيْرَ أَنَّهُ ذَكَرَ أَنَّهُ وَجَدَ آدَمَ فِي السَّمَاءِ الدُّنْيَا، وَإِبْرَاهِيمَ فِي السَّمَاءِ السَّادِسَةِ‏.‏ قَالَ أَنَسٌ فَلَمَّا مَرَّ جِبْرِيلُ بِالنَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم بِإِدْرِيسَ قَالَ مَرْحَبًا بِالنَّبِيِّ الصَّالِحِ وَالأَخِ الصَّالِحِ‏.‏ فَقُلْتُ مَنْ هَذَا قَالَ هَذَا إِدْرِيسُ‏.‏ ثُمَّ مَرَرْتُ بِمُوسَى فَقَالَ مَرْحَبًا بِالنَّبِيِّ الصَّالِحِ وَالأَخِ الصَّالِحِ‏.‏ قُلْتُ مَنْ هَذَا قَالَ هَذَا مُوسَى‏.‏ ثُمَّ مَرَرْتُ بِعِيسَى فَقَالَ مَرْحَبًا بِالأَخِ الصَّالِحِ وَالنَّبِيِّ الصَّالِحِ‏.‏ قُلْتُ مَنْ هَذَا قَالَ هَذَا عِيسَى‏.‏ ثُمَّ مَرَرْتُ بِإِبْرَاهِيمَ فَقَالَ مَرْحَبًا بِالنَّبِيِّ الصَّالِحِ وَالاِبْنِ الصَّالِحِ‏.‏ قُلْتُ مَنْ هَذَا قَالَ هَذَا إِبْرَاهِيمُ صلى الله عليه وسلم ‏ »‏‏.‏ قَالَ ابْنُ شِهَابٍ فَأَخْبَرَنِي ابْنُ حَزْمٍ أَنَّ ابْنَ عَبَّاسٍ وَأَبَا حَبَّةَ الأَنْصَارِيَّ كَانَا يَقُولاَنِ قَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم ‏ »‏ ثُمَّ عُرِجَ بِي حَتَّى ظَهَرْتُ لِمُسْتَوًى أَسْمَعُ فِيهِ صَرِيفَ الأَقْلاَمِ ‏ »‏‏.‏ قَالَ ابْنُ حَزْمٍ وَأَنَسُ بْنُ مَالِكٍ قَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم ‏ »‏ فَفَرَضَ اللَّهُ عَلَى أُمَّتِي خَمْسِينَ صَلاَةً، فَرَجَعْتُ بِذَلِكَ حَتَّى مَرَرْتُ عَلَى مُوسَى فَقَالَ مَا فَرَضَ اللَّهُ لَكَ عَلَى أُمَّتِكَ قُلْتُ فَرَضَ خَمْسِينَ صَلاَةً‏.‏ قَالَ فَارْجِعْ إِلَى رَبِّكَ، فَإِنَّ أُمَّتَكَ لاَ تُطِيقُ ذَلِكَ‏.‏ فَرَاجَعْتُ فَوَضَعَ شَطْرَهَا، فَرَجَعْتُ إِلَى مُوسَى قُلْتُ وَضَعَ شَطْرَهَا‏.‏ فَقَالَ رَاجِعْ رَبَّكَ، فَإِنَّ أُمَّتَكَ لاَ تُطِيقُ، فَرَاجَعْتُ فَوَضَعَ شَطْرَهَا، فَرَجَعْتُ إِلَيْهِ فَقَالَ ارْجِعْ إِلَى رَبِّكَ، فَإِنَّ أُمَّتَكَ لاَ تُطِيقُ ذَلِكَ، فَرَاجَعْتُهُ‏.‏ فَقَالَ هِيَ خَمْسٌ وَهْىَ خَمْسُونَ، لاَ يُبَدَّلُ الْقَوْلُ لَدَىَّ‏.‏ فَرَجَعْتُ إِلَى مُوسَى فَقَالَ رَاجِعْ رَبَّكَ‏.‏ فَقُلْتُ اسْتَحْيَيْتُ مِنْ رَبِّي‏.‏ ثُمَّ انْطَلَقَ بِي حَتَّى انْتَهَى بِي إِلَى سِدْرَةِ الْمُنْتَهَى، وَغَشِيَهَا أَلْوَانٌ لاَ أَدْرِي مَا هِيَ، ثُمَّ أُدْخِلْتُ الْجَنَّةَ، فَإِذَا فِيهَا حَبَايِلُ اللُّؤْلُؤِ، وَإِذَا تُرَابُهَا الْمِسْكُ ‏ »‏‏.‏
(رواه البخاري في صحيحه رقم ۳۳۴۲)
.

D’après Abu Sa`īd Al-Khoudri (رضى الله عنه), Le Prophète (ﷺ) a dit:

« Allah (Exalté soit-Il) dira (le Jour de la Résurrection) : « Ô Adam »

Adam répondra, « ‘Labbaik wa Sa`daik’, (A Tes ordres et à Ta disposition Seigneur) tout le bien est entre Tes mains. »

Allah dira: « Fais sortir ceux qui sont destinés à l’enfer! ».

Il lui répondra: « Et quelle est leur proportion? ».»

Allah répondra: « De chaque mille personnes, neuf cent quatre vingt dix-neuf personnes. .»

Et ce, le jour où vous le verrez, lorsque les cheveux du bébé deviennent blancs, toute nourrice oubliera ce qu’elle allaitait, et toute femelle enceinte avortera de ce qu’elle portait. Et vous verrez les gens ivres, alors qu’ils ne le sont pas. Mais le châtiment d’Allah est dur.

(Ces paroles étaient dures pour les présents qui ont dit:) « O Messager d’Allah (ﷺ)! Qui est d’entre nous sera cet homme? »

Il dit: « Réjouissez-vous! Du peuple de Yâ’djoudj et Mâ’djoudj (Gog et Magog) mille personnes et de vous, une seule »

Le Prophète (ﷺ) dit encore: « Par Celui qui détient mon âme entre Ses mains, j’espère que vous serez le quart des gens du Paradis. A notre dire : « Allahu Akbar » (Allah est Grand), il dit : J’espère que vous serez le tiers des gens du Paradis. Nous lançâmes de nouveau le Takbîr (Allah est Grand), il dit : J’espère que vous serez la moitié des gens du Paradis. Nous lançâmes encore une fois le Takbîr (Allah est Grand).

Et là, il dit : Vous (les musulmans) ne serez au milieu de la foule (par rapport aux non musulmans) que comme un poil noir sur la peau d’un taureau blanc, ou comme un poil blanc sur la peau d’un taureau noir. »
(Rapporté par Al Boukhari dans son Sahih n°3348)

عَنْ أَبِي سَعِيدٍ الْخُدْرِيِّ ـ رضى الله عنه ـ عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم قَالَ ‏ »‏ يَقُولُ اللَّهُ تَعَالَى يَا آدَمُ‏.‏ فَيَقُولُ لَبَّيْكَ وَسَعْدَيْكَ وَالْخَيْرُ فِي يَدَيْكَ‏.‏ فَيَقُولُ أَخْرِجْ بَعْثَ النَّارِ‏.‏ قَالَ وَمَا بَعْثُ النَّارِ قَالَ مِنْ كُلِّ أَلْفٍ تِسْعَمِائَةٍ وَتِسْعَةً وَتِسْعِينَ، فَعِنْدَهُ يَشِيبُ الصَّغِيرُ، وَتَضَعُ كُلُّ ذَاتِ حَمْلٍ حَمْلَهَا، وَتَرَى النَّاسَ سُكَارَى، وَمَا هُمْ بِسُكَارَى، وَلَكِنَّ عَذَابَ اللَّهِ شَدِيدٌ ‏ »‏‏.‏ قَالُوا يَا رَسُولَ اللَّهِ وَأَيُّنَا ذَلِكَ الْوَاحِدُ قَالَ ‏ »‏ أَبْشِرُوا فَإِنَّ مِنْكُمْ رَجُلٌ، وَمِنْ يَأْجُوجَ وَمَأْجُوجَ أَلْفٌ ‏ »‏‏.‏ ثُمَّ قَالَ ‏ »‏ وَالَّذِي نَفْسِي بِيَدِهِ، إِنِّي أَرْجُو أَنْ تَكُونُوا رُبُعَ أَهْلِ الْجَنَّةِ ‏ »‏‏.‏ فَكَبَّرْنَا‏.‏ فَقَالَ ‏ »‏ أَرْجُو أَنْ تَكُونُوا ثُلُثَ أَهْلِ الْجَنَّةِ ‏ »‏‏.‏ فَكَبَّرْنَا‏.‏ فَقَالَ ‏ »‏ أَرْجُو أَنْ تَكُونُوا نِصْفَ أَهْلِ الْجَنَّةِ ‏ »‏‏.‏ فَكَبَّرْنَا‏.‏ فَقَالَ ‏ »‏ مَا أَنْتُمْ فِي النَّاسِ إِلاَّ كَالشَّعَرَةِ السَّوْدَاءِ فِي جِلْدِ ثَوْرٍ أَبْيَضَ، أَوْ كَشَعَرَةٍ بَيْضَاءَ فِي جِلْدِ ثَوْرٍ أَسْوَدَ ‏ »‏‏.‏
(رواه البخاري في صحيحه رقم ۳۳۴۸
.

D’après Abou Houreira (qu’Allah l’agrée), le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit: « Ibrahim (1) va rencontrer son père Azar le jour du jugement, le visage de Azar sera recouvert de poussière et de ténèbres.
Ibrahim va lui dire: Ne t’avais-je pas dit de ne pas me désobéir ?
Son père va dire: Aujourd’hui je ne te désobéis pas.
Ibrahim va dire: Ô Seigneur! Tu m’as certes promis de ne pas m’humilier le jour où ils seront ressuscités, et quelle humiliation plus grande que le fait que mon père soit éloigné ?
Allah va dire: J’ai certes interdit le paradis aux mécréants.
Puis il sera dit: Ô Ibrahim! Qu’y a t-il sous tes pieds ?
Il va regardé et va voir une hyène maculée de sang que l’on prendra par ses membres et que l’on jettera dans le feu (2) ».
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°3350)

(1) Il s’agit évidemment du Prophète d’Allah Ibrahim (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui).

(2) C’est à dire qu’il sera donné au père de Ibrahim (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) l’apparence d’une hyène maculée de sang.

Lorsque Ibrahim (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) va voir cette hyène sous cette mauvaise apparence il ne reconnaîtra pas son père et va se désavouer d’elle.

La sagesse voulu par cela est donc le fait que Ibrahim (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) éprouve de la répugnance envers cet animal et que son père ne garde pas son apparence de base une fois dans le feu.

(Charh Sahih Al Boukhari de Cheikh Rajihi vol 8 p 861)

عن أبي هريرة رضي الله عنه قال رسول الله صلّى الله عليه و سلّم : يلقى إبراهيم أباه آزر يوم القيامة وعلى وجه آزر قترة وغبرة فيقول له إبراهيم : ألم أقل لك لا تعصني ؟
فيقول أبوه : فاليوم لا أعصيك
فيقول إبراهيم : يا رب ! إنّك وعدتني أن لا تخزيني يوم يبعثون فأي خزي أخزى من أبي الأبعد ؟
فيقول الله : إني حرّمت الجنّة على الكافرين
ثم يقال : يا إبراهيم ! ما تحت رجليك ؟
فينظر فإذا هو بذيخ متلطخ فيؤخذ بقوائمه فيلقى في النّار
(رواه البخاري في صحيحه رقم ٣٣٥٠)
.

D’après Abdallah Ibn Abbas (qu’Allah les agrée), le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) demandait protection pour Al Hassan et Al Hussayn, il disait: « Certes votre père demandait protection par ces paroles pour Ismail et Ishaq:

أعُوذُ بِكَلِمَةَ اللهِ التَّامَّة مِن كُلِّ شَيطَانٍ و هَامَّةٍ وَ مِن كُلِّ عَينٍ لاَمَّةٍ

-Aoudhou Bi Kalimati Lahi Tamma Min Koulli Chaytan Wa Hamma Wa Min Koulli Aynin Lamma- »
(Rapporté par Al Boukhari dans son Sahih n°3371)

عَنْ عبدالله ابْنِ عَبَّاسٍ رَضِيَ اللَّهُ عَنْهُمَا قَالَ : كَانَ النَّبِيُّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ يُعَوِّذُ الْحَسَنَ وَالْحُسَيْنَ وَيَقُولُ : إِنَّ أَبَاكُمَا كَانَ يُعَوِّذُ بِهَا إِسْمَاعِيلَ وَإِسْحَاقَ : أَعُوذُ بِكَلِمَاتِ اللَّهِ التَّامَّةِ مِنْ كُلِّ شَيْطَانٍ وَهَامَّةٍ وَمِنْ كُلِّ عَيْنٍ لاَمَّةٍ
(رواه البخاري في صحيحه رقم ٣٣٧١)
.

D’après Abou Houreira رضي الله عنه, le Messager d’Allâh (ﷺ) a dit, « Tandis que Ayyûb se lavait, nu, des criquets en or tombèrent sur lui.
Il à se mit à en prendre à pleines mains et à en mettre dans ses habits.
Son Seigneur l’interpella et lui dit : « Ô Ayyûb ! Ne t’ai-je pas enrichi au point que tu te passes de ce que tu vois ? »
Il dit : « Certes Seigneur, mais je ne puis me passer de Tes bénédictions. »»
(Rapporté Par Al Boukhari dans son Sahih n°3391)

عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ ـ رضى الله عنه ـ عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم قَالَ ‏ « ‏ بَيْنَمَا أَيُّوبُ يَغْتَسِلُ عُرْيَانًا خَرَّ عَلَيْهِ رِجْلُ جَرَادٍ مِنْ ذَهَبٍ، فَجَعَلَ يَحْثِي فِي ثَوْبِهِ، فَنَادَى رَبُّهُ يَا أَيُّوبُ، أَلَمْ أَكُنْ أَغْنَيْتُكَ عَمَّا تَرَى قَالَ بَلَى يَا رَبِّ، وَلَكِنْ لاَ غِنَى لِي عَنْ بَرَكَتِكَ ‏ »‏‏.‏
(رواه البخاري في صحيحه رقم ۳۳۹۱)
.

D’après Abou Saïd (رضى الله عنه) , le Prophète (ﷺ) a dit : « les gens seront foudroyés au jour de la Résurrection et je serais le premier à me ressaisir. A ma grande surprise, je trouve Moïse debout tenant à un des supports du Trône. Je ne sais pas s’il avait repris ses esprits avant moi ou s’il avait été épargné pour avoir déjà été foudroyé à Tor ».
(Rapporté Par Al Boukhari dans son Sahih n°3398)
عَنْ أَبِي سَعِيدٍ ـ رضى الله عنه ـ عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم قَالَ ‏ « ‏ النَّاسُ يَصْعَقُونَ يَوْمَ الْقِيَامَةِ، فَأَكُونُ أَوَّلَ مَنْ يُفِيقُ، فَإِذَا أَنَا بِمُوسَى آخِذٌ بِقَائِمَةٍ مِنْ قَوَائِمِ الْعَرْشِ، فَلاَ أَدْرِي أَفَاقَ قَبْلِي، أَمْ جُوزِيَ بِصَعْقَةِ الطُّورِ ‏ »‏‏.‏أُحَاجُّ لَكَ بِهَا عِنْدَ اللَّهِ ‏ »‏‏.‏
(رواه البخاري في صحيحه رقم ۳۳۹۸)
.

D’après Abou Houreira (qu’Allah l’agrée), le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit: « Si ce n’était les Fils d’Israel, aucune nourriture n’aurait périmé et aucune viande n’aurait pourrie (1) et si ce n’était Hawwa, une femme n’aurait jamais trompé son mari (2) ».
(Rapporté par Al Boukhari dans son Sahih n°3399)

(1) C’est à dire que lorsqu’Allah leur a donné les mannes et des cailles comme ceci est mentionné dans le Coran, Il leur a interdit d’en garder comme provision mais ils ont désobéi et en ont gardé en provisions.
Alors ces nourritures ont pourris et ceci se poursuit depuis ce moment.
(Charh Sahih Mouslim de l’imam Nawawi)

(2) Hawwa est la femme d’Adam, sa tromperie envers son mari n’est pas à comprendre par le fait qu’elle a commis une turpitude avec un autre homme que son mari mais par le fait que c’est elle qui a poussé Adam a goûter du fruit défendu ce qui les a fait sortir du paradis.
(Voir Minnatoul Moun’im Charh Sahih Mouslim vol 2 p 428)

En effet l’imam Ibn Jarir Tabari a rapporté dans son Tefsir vol 23 p 112 d’après Al Dahak que le compagnon ‘Abdallah Ibn ‘Abbas (qu’Allah les agrée) a dit: « Aucune femme de prophète n’a jamais commis la fornication ».

عن الضحاك قال عبدالله بن عباس رضي الله عنهما : ما بغت امرأة نبي قط
(رواه ابن جرير الطبري في تفسيره ج ٢٣ ص ١١٢)

عن أبي هريرة رضي الله عنه قال رسول الله صلى الله عليه و سلم : لولا بنو إسرائيل لم يخبث الطعام ولم يخنز اللحم ولولا حواء لم تخن أنثى زوجها
(رواه البخاري في صحيحه رقم ٣٣٩٩)
.

D’après Sa`īd bin Jubayr,

Je dis une fois à Ibn `Abbas: « Nauf Al-Bukah prétend que Moïse, le compagnon d’Al-Khadir (Citée dans la sourate Khaf) était pas Moïse (le prophète) des enfants d’Israël, c’était d’après lui un autre Moïse.  » Ibn `Abbas a dit: « l’ennemi d’Allah (c’est à dire Nauf) a dit un mensonge.

Ubai bin Ka’b nous a rapporté que le Prophète (ﷺ) a dit: « Une fois, Moïse se leva pour prêcher les fils d’Israël. On l’interrogea alors « Qui était le plus savant parmi les gens.- Moi, je suis le plus savant répondit-il – Allah lui reprocha de ne pas se référer à Lui. Ainsi,

Allah lui révéla qu’il y avait au confluent des deux mers quelqu’un de plus savant que lui. (1)

– «Ô Seigneur! Comment le retrouver?»

– «Tu prends un poisson et tu le mets dans un récipient. Puis au moment où tu le perdras, tu seras justement à l’endroit recherché. Il prit un poisson et le mit dans un récipient (miktal) et partit en compagnie du valet, Yusha` ibn Noon. Arrivés auprès d’un rocher , ils s’y appuyèrent leurs têtes… (ils succombèrent au sommeil)

Le poisson se remua dans le récipient, en échappa et regagna la mer,

«il prit alors librement son chemin dans la mer»
(Sourate 18 : la caverne, Verset 61)

فَاتَّخَذَ سَبِيلَهُ فِي الْبَحْرِ سَرَباً

Allah fit arrêter le courant d’eau qui ressembla alors à une voûte (pour aider le poisson à trouver son chemin vers la mer).
et ils repartirent pour marcher jour et nuit jusqu’au lendemain .
Puis, lorsque tous deux eurent dépassé [cet endroit,]

il (Moise) dit son valet : «Apporte-nous notre déjeuner : nous avons rencontré de la fatigue dans notre présent voyage».
(Sourate 18 : la caverne, Verset 62)

قَالَ لِفَتَاهُ آتِنَا غَدَاءنَا لَقَدْ لَقِينَا مِن سَفَرِنَا هَذَا نَصَباً

et quand [Le valet lui] dit : «Quand nous avons pris refuge près du rocher, vois-tu, j’ai oublié le poisson – le Diable seul m’a fait oublier de (te) le rappeler – et il a curieusement pris son chemin dans la mer».
(Sourate 18 : la caverne, Verset 63)

قَالَ أَرَأَيْتَ إِذْ أَوَيْنَا إِلَى الصَّخْرَةِ فَإِنِّي نَسِيتُ الْحُوتَ وَمَا أَنسَانِيهُ إِلَّا الشَّيْطَانُ أَنْ أَذْكُرَهُ وَاتَّخَذَ سَبِيلَهُ فِي الْبَحْرِ عَجَباً

Il dit: le poisson laissa des traces et Moise et son garçon en furent étonnés.

[Moïse] lui dit :

«Voilà ce que nous cherchions». Puis, ils retournèrent sur leurs pas, suivant leurs traces.
(Sourate 18 : la caverne, Verset 64)

ذَلِكَ مَا كُنَّا نَبْغِ فَارْتَدَّا عَلَى آثَارِهِمَا قَصَصا

Il dit: ils retournèrent sur leurs pas jusqu’à leur arrivée au rocher.

On découvrit subitement un homme couvert (ls aperçurent un homme drapé dans une pièce d’étoffe ). Moise le salua. Al-Khadir lui dit: «Qu’est ce qui fait saluer (de cette manière) dans ta terre?» Il lui dit:

-«Je suis Moise.»

-«Moise des Fils d’Israël?»

-«Oui, je suis venu vers toi pour que tu m’apprennes de ce qu’on t’a appris concernant une bonne direction.» –

– [L’autre] dit : «Vraiment, tu ne pourras jamais être patient avec moi.
(Sourate 18 : la caverne, Verset 67)

قَالَ إِنَّكَ لَن تَسْتَطِيعَ مَعِيَ صَبْراً

Ô Moise!,
Je possède un savoir qu’Allah m’a donné et dont Il t’a privé.Toi, aussi, tu détiens un savoir qu’Allah t’a donné et dont Il m’a privé.

– [L’autre] dit : «Vraiment, tu ne pourras jamais être patient avec moi.
(Sourate 18 : la caverne, Verset 67)

قَالَ إِنَّكَ لَن تَسْتَطِيعَ مَعِيَ صَبْراً

Comment endurerais-tu sur des choses que tu n’embrasses pas par ta connaissance ? ».
(Sourate 18 : la caverne, Verset 68)

وَكَيْفَ تَصْبِرُ عَلَى مَا لَمْ تُحِطْ بِهِ خُبْراً

[Moïse] lui dit : «Si Allah veut, tu me trouvera patient; et je ne désobéirai à aucun de tes ordres».
(Sourate 18 : la caverne, Verset 69)

قَالَ سَتَجِدُنِي إِن شَاء اللَّهُ صَابِراً وَلَا أَعْصِي لَكَ أَمْراً

Sur ce ils prirent le chemin de la côte, il y avait pas de navire,
Et un bateau de passer devant eux et ils ont demandé à l’équipage du bateau de les prendre à bord.
L’équipage reconnut Al-Khadir d’où on accepta de les embarquer gratuitement.

Quand ils étaient à bord du bateau, il (le rapporteur) dit: un oiseau arriva et se posa sur un bord de la coque de l’embarcation et puisa avec sa bec une goute de l’eau (une ou deux fois) de la mer. Al-Khadir dit à Moise: « mon savoir et le tien sont par rapport au savoir d’Allah comme la goute piquée par cet oiseau par rapport au reste de l’eau de la mer.»

A la surprise de tous, Al-Khadir détacha une planchette du bateau à l’aide d’une machette.

[Moïse] lui dit : tu vas provoquer la naufrage d’un bateau dont les propriétaires ont accepté de nous transporter gratuitement?

«Tu as commis, certes, une chose monstrueuse ! ».
(Sourate 18 : la caverne, Verset 71)

لَقَدْ جِئْتَ شَيْئاً إِمْراً

[L’autre] répondit : «N’ai-je pas dit que tu ne pourrais pas garder patience en ma compagnie ? ».
(Sourate 18 : la caverne, Verset 72)

قَالَ أَلَمْ أَقُلْ إِنَّكَ لَن تَسْتَطِيعَ مَعِيَ صَبْراً

«Ne t’en prend pas à moi, dit [Moïse,] pour un oubli de ma part; et ne m’impose pas de grande difficulté dans mon affaire» .
(Sourate 18 : la caverne, Verset 73)

قَالَ لَا تُؤَاخِذْنِي بِمَا نَسِيتُ وَلَا تُرْهِقْنِي مِنْ أَمْرِي عُسْراً

Kaab dit: «Le Messager d’Allah (ﷺ): lors de la première fois Moise avait oublié.

«Ils quittèrent l’embarcation et se mirent à marcher le long de la côte. Al Khadir s’aperçut alors d’un gosse qui jouait avec ses paires. il se saisit de la tête du gamin et l’arracha.

Alors [Moïse] lui dit : «As-tu tué un être innocent, qui n’a tué personne ? Tu as commis certes, une chose affreuse ! »
(Sourate 18 : la caverne, Verset 74)

قَالَ أَقَتَلْتَ نَفْساً زَكِيَّةً بِغَيْرِ نَفْسٍ لَّقَدْ جِئْتَ شَيْئاً نُّكْراً

[L’autre] lui dit : «Ne t’ai-je pas dit que tu ne pourrais pas garder patience en ma compagnie ? »
(Sourate 18 : la caverne, Verset 75)

قَالَ أَلَمْ أَقُل لَّكَ إِنَّكَ لَن تَسْتَطِيعَ مَعِي صَبْراً

Il dit (Sufyan, un des rapporteur commente): c’est plus grave que la première affaire.

«Si, après cela, je t’interroge sur quoi que ce soit, dit [Moïse,] alors ne m’accompagne plus. Tu seras alors excusé de te séparer de moi».
(Sourate 18 : la caverne, Verset 76)

قَالَ إِن سَأَلْتُكَ عَن شَيْءٍ بَعْدَهَا فَلَا تُصَاحِبْنِي قَدْ بَلَغْتَ مِن لَّدُنِّي عُذْراً

Ils partirent donc tous deux; et quand ils furent arrivés à un village habité, ils demandèrent à manger à ses habitants; mais ceux-ci refusèrent de leur donner l’hospitalité. Ensuite, ils y trouvèrent un mur sur le point de s’écrouler.».
(Sourate 18 : la caverne, Verset 77)

فَانطَلَقَا حَتَّى إِذَا أَتَيَا أَهْلَ قَرْيَةٍ اسْتَطْعَمَا أَهْلَهَا فَأَبَوْا أَن يُضَيِّفُوهُمَا فَوَجَدَا فِيهَا جِدَاراً يُرِيدُ أَنْ يَنقَض

Al-Khadir alla le redresser avec sa main. (Sufyan, l’un des narrateurs, montra ses mains, illustrant la façon dont Al-Khadir passa ses mains sur le mur vers le haut.)

Alors [Moïse] lui dit : «Si tu voulais, tu aurais bien pu réclamer pour cela un salaire».
(Sourate 18 : la caverne, Verset 77)

َ لَوْ شِئْتَ لَاتَّخَذْتَ عَلَيْهِ أَجْراً

à ces gens qui n’ont voulu nous offrir de l’hospitalité ni même pas nous donner à manger?!

«Ceci [marque] la séparation entre toi et moi, dit [l’homme,] Je vais t’apprendre l’interprétation de ce que tu n’as pu supporter avec patience.
(Sourate 18 : la caverne, Verset 78)

قَالَ هَذَا فِرَاقُ بَيْنِي وَبَيْنِكَ سَأُنَبِّئُكَ بِتَأْوِيلِ مَا لَمْ تَسْتَطِع عَّلَيْهِ صَبْراً

Le Messager d’Allah (ﷺ) dit: nous aurions souhaité que Moise fît preuve de patience jusqu’à ce qu’Allah nous racontât leur information…

(Sufyan un des rapporteur, dit que le Prophète (ﷺ) a dit: « Qu’Allah fasse miséricorde à Moïse! Comme nous aurions aimé qu’il eût eu assez de patience en sorte qu’il eût pu nous raconter d’autres de leurs aventures »)

Ibn Abbas récita les versets [79 et 80 en les commentant] comme suit il y avait un roi devant eux qui capturait tout navire en bon état et l »usurpait. Pour ce qui est du jeûne homme, il était dénégateur tandis que ses pères et mères étant croyants. (2)

Sufyan me dit: J’ai entendu ce hadith [de la bouche] de Amr ibn dînar par deux fois et c’est de lui aussi que je retiens. On lui dit alors: l’as tu retenu avant de l’entendre de la bouche de Amr? L’as-tu retenu d’une [autres] personnes? De la [bouche] de qui? Y a-t-il quelqu’un d’autre moi l’ayant rapporté de Amr. [Je vous ai dis] je l’ai entendu de sa bouche par deux ou trois fois, et c’est de lui que je retiens.
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°3401)

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(1) L’érudit as-Saadi (Puisse Allah lui accorder Sa miséricorde) dit: «Allah nous informe de Son Prophète Moise (psl), notamment de son ardent désir de chercher le bien et d’acquérir le savoir et que c’est dans sens qu’ils dit à son valet, le domestique qui l’accompagnait dans ses voyages et ses séjours, en l’occurrence Yusha ibn Noon? dont Allah fera un prophète plus tard:« Je ne m’arrêterai pas avant d’atteindre le confluent des deux mers» C’est-à-dire je poursuivrai mon voyage, si dur soit-il et quelle que soit la fatigue que je vais subir, jusqu’à mon arrivée au confluent des deux mers, endroit où, selon la révélation qui lui avait été faite, il trouverai un des fidèles serviteurs savants d’Allah qui détient un savoir qu’il ne possédait pas: «dussé-je marcher de longues années» c’est-à-dire une très longue distance. C’est pour dire que c’est le grand désir ( de rencontre l’autre) qui inspira à Moise les propos qu’il avait adressé au valet, discours qui reflète sa détermination et explique pourquoi il s’exécuta.» Extrait de Tayssir al-Karim al-Mannan (p. 481).

(2) Quant à l’explication des actes de Khader (psl) au cours de ses séquences extraordinaires, il l’a donnée lui-même dans son discours adressé à Moise. Le saint Coran nous a raconté tout cela en détail à la conclusion de l’histoire citée dans la sourate de la caverne:« Pour ce qui est du bateau, il appartenait à des pauvres gens qui travaillaient en mer. Je voulais donc le rendre défectueux, car il y avait derrière eux un roi qui saisissait de force tout bateau. Quant au garçon, ses père et mère étaient des croyants; nous avons craint qu’il ne leur imposât la rébellion et la mécréance. Nous avons donc voulu que leur Seigneur leur accordât en échange un autre plus pur et plus affectueux. Et quant au mur, il appartenait à deux garçons orphelins de la ville, et il y avait dessous un trésor à eux; et leur père était un homme vertueux. Ton Seigneur a donc voulu que tous deux atteignent leur maturité et qu’ils extraient, (eux-mêmes) leur trésor, par une miséricorde de ton Seigneur. Je ne l’ai d’ailleurs pas fait de mon propre chef. Voilà l’interprétation de ce que tu n’as pas pu endurer avec patience». (Coran,18:60-82)

عن سَعِيدُ بْنُ جُبَيْرٍ، قَالَ قُلْتُ لاِبْنِ عَبَّاسٍ إِنَّ نَوْفًا الْبَكَالِيَّ يَزْعُمُ أَنَّ مُوسَى صَاحِبَ الْخَضِرِ لَيْسَ هُوَ مُوسَى بَنِي إِسْرَائِيلَ، إِنَّمَا هُوَ مُوسَى آخَرُ‏.‏ فَقَالَ كَذَبَ عَدُوُّ اللَّهِ حَدَّثَنَا أُبَىُّ بْنُ كَعْبٍ عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم ‏ »‏ أَنَّ مُوسَى قَامَ خَطِيبًا فِي بَنِي إِسْرَائِيلَ، فَسُئِلَ أَىُّ النَّاسِ أَعْلَمُ فَقَالَ أَنَا‏.‏ فَعَتَبَ اللَّهُ عَلَيْهِ إِذْ لَمْ يَرُدَّ الْعِلْمَ إِلَيْهِ‏.‏ فَقَالَ لَهُ بَلَى، لِي عَبْدٌ بِمَجْمَعِ الْبَحْرَيْنِ هُوَ أَعْلَمُ مِنْكَ‏.‏ قَالَ أَىْ رَبِّ وَمَنْ لِي بِهِ ـ وَرُبَّمَا قَالَ سُفْيَانُ أَىْ رَبِّ وَكَيْفَ لِي بِهِ ـ قَالَ تَأْخُذُ حُوتًا، فَتَجْعَلُهُ فِي مِكْتَلٍ، حَيْثُمَا فَقَدْتَ الْحُوتَ فَهْوَ ثَمَّ ـ وَرُبَّمَا قَالَ فَهْوَ ثَمَّهْ ـ وَأَخَذَ حُوتًا، فَجَعَلَهُ فِي مِكْتَلٍ، ثُمَّ انْطَلَقَ هُوَ وَفَتَاهُ يُوشَعُ بْنُ نُونٍ، حَتَّى أَتَيَا الصَّخْرَةَ، وَضَعَا رُءُوسَهُمَا فَرَقَدَ مُوسَى، وَاضْطَرَبَ الْحُوتُ فَخَرَجَ فَسَقَطَ فِي الْبَحْرِ، فَاتَّخَذَ سَبِيلَهُ فِي الْبَحْرِ سَرَبًا، فَأَمْسَكَ اللَّهُ عَنِ الْحُوتِ جِرْيَةَ الْمَاءِ، فَصَارَ مِثْلَ الطَّاقِ، فَقَالَ هَكَذَا مِثْلُ الطَّاقِ‏.‏ فَانْطَلَقَا يَمْشِيَانِ بَقِيَّةَ لَيْلَتِهِمَا وَيَوْمَهُمَا، حَتَّى إِذَا كَانَ مِنَ الْغَدِ قَالَ لِفَتَاهُ آتِنَا غَدَاءَنَا لَقَدْ لَقِينَا مِنْ سَفَرِنَا هَذَا نَصَبًا‏.‏ وَلَمْ يَجِدْ مُوسَى النَّصَبَ حَتَّى جَاوَزَ حَيْثُ أَمَرَهُ اللَّهُ‏.‏ قَالَ لَهُ فَتَاهُ أَرَأَيْتَ إِذْ أَوَيْنَا إِلَى الصَّخْرَةِ فَإِنِّي نَسِيتُ الْحُوتَ، وَمَا أَنْسَانِيهِ إِلاَّ الشَّيْطَانُ أَنْ أَذْكُرَهُ، وَاتَّخَذَ سَبِيلَهُ فِي الْبَحْرِ عَجَبًا، فَكَانَ لِلْحُوتِ سَرَبًا وَلَهُمَا عَجَبًا‏.‏ قَالَ لَهُ مُوسَى ذَلِكَ مَا كُنَّا نَبْغِي، فَارْتَدَّا عَلَى آثَارِهِمَا قَصَصًا، رَجَعَا يَقُصَّانِ آثَارَهُمَا حَتَّى انْتَهَيَا إِلَى الصَّخْرَةِ، فَإِذَا رَجُلٌ مُسَجًّى بِثَوْبٍ، فَسَلَّمَ مُوسَى، فَرَدَّ عَلَيْهِ‏.‏ فَقَالَ وَأَنَّى بِأَرْضِكَ السَّلاَمُ‏.‏ قَالَ أَنَا مُوسَى‏.‏ قَالَ مُوسَى بَنِي إِسْرَائِيلَ قَالَ نَعَمْ، أَتَيْتُكَ لِتُعَلِّمَنِي مِمَّا عُلِّمْتَ رَشَدًا‏.‏ قَالَ يَا مُوسَى إِنِّي عَلَى عِلْمٍ مِنْ عِلْمِ اللَّهِ، عَلَّمَنِيهِ اللَّهُ لاَ تَعْلَمُهُ وَأَنْتَ عَلَى عِلْمٍ مِنْ عِلْمِ اللَّهِ عَلَّمَكَهُ اللَّهُ لاَ أَعْلَمُهُ‏.‏ قَالَ هَلْ أَتَّبِعُكَ قَالَ ‏{‏إِنَّكَ لَنْ تَسْتَطِيعَ مَعِيَ صَبْرًا * وَكَيْفَ تَصْبِرُ عَلَى مَا لَمْ تُحِطْ بِهِ خُبْرًا‏}‏ إِلَى قَوْلِهِ ‏{‏إِمْرًا‏}‏ فَانْطَلَقَا يَمْشِيَانِ عَلَى سَاحِلِ الْبَحْرِ، فَمَرَّتْ بِهِمَا سَفِينَةٌ، كَلَّمُوهُمْ أَنْ يَحْمِلُوهُمْ، فَعَرَفُوا الْخَضِرَ، فَحَمَلُوهُ بِغَيْرِ نَوْلٍ، فَلَمَّا رَكِبَا فِي السَّفِينَةِ جَاءَ عُصْفُورٌ، فَوَقَعَ عَلَى حَرْفِ السَّفِينَةِ، فَنَقَرَ فِي الْبَحْرِ نَقْرَةً أَوْ نَقْرَتَيْنِ، قَالَ لَهُ الْخَضِرُ يَا مُوسَى، مَا نَقَصَ عِلْمِي وَعِلْمُكَ مِنْ عِلْمِ اللَّهِ إِلاَّ مِثْلَ مَا نَقَصَ هَذَا الْعُصْفُورُ بِمِنْقَارِهِ مِنَ الْبَحْرِ‏.‏ إِذْ أَخَذَ الْفَأْسَ فَنَزَعَ لَوْحًا، قَالَ فَلَمْ يَفْجَأْ مُوسَى إِلاَّ وَقَدْ قَلَعَ لَوْحًا بِالْقَدُّومِ‏.‏ فَقَالَ لَهُ مُوسَى مَا صَنَعْتَ قَوْمٌ حَمَلُونَا بِغَيْرِ نَوْلٍ، عَمَدْتَ إِلَى سَفِينَتِهِمْ فَخَرَقْتَهَا لِتُغْرِقَ أَهْلَهَا، لَقَدْ جِئْتَ شَيْئًا إِمْرًا‏.‏ قَالَ أَلَمْ أَقُلْ إِنَّكَ لَنْ تَسْتَطِيعَ مَعِيَ صَبْرًا‏.‏ قَالَ لاَ تُؤَاخِذْنِي بِمَا نَسِيتُ وَلاَ تُرْهِقْنِي مِنْ أَمْرِي عُسْرًا، فَكَانَتِ الأُولَى مِنْ مُوسَى نِسْيَانًا‏.‏ فَلَمَّا خَرَجَا مِنَ الْبَحْرِ مَرُّوا بِغُلاَمٍ يَلْعَبُ مَعَ الصِّبْيَانِ، فَأَخَذَ الْخَضِرُ بِرَأْسِهِ فَقَلَعَهُ بِيَدِهِ هَكَذَا ـ وَأَوْمَأَ سُفْيَانُ بِأَطْرَافِ أَصَابِعِهِ كَأَنَّهُ يَقْطِفُ شَيْئًا ـ فَقَالَ لَهُ مُوسَى أَقَتَلْتَ نَفْسًا زَكِيَّةً بِغَيْرِ نَفْسٍ لَقَدْ جِئْتَ شَيْئًا نُكْرًا‏.‏ قَالَ أَلَمْ أَقُلْ لَكَ إِنَّكَ لَنْ تَسْتَطِيعَ مَعِيَ صَبْرًا‏.‏ قَالَ إِنْ سَأَلْتُكَ عَنْ شَىْءٍ بَعْدَهَا فَلاَ تُصَاحِبْنِي، قَدْ بَلَغْتَ مِنْ لَدُنِّي عُذْرًا‏.‏ فَانْطَلَقَا حَتَّى إِذَا أَتَيَا أَهْلَ قَرْيَةٍ اسْتَطْعَمَا أَهْلَهَا فَأَبَوْا أَنْ يُضَيِّفُوهُمَا فَوَجَدَا فِيهَا جِدَارًا يُرِيدُ أَنْ يَنْقَضَّ مَائِلاً ـ أَوْمَأَ بِيَدِهِ هَكَذَا وَأَشَارَ سُفْيَانُ كَأَنَّهُ يَمْسَحُ شَيْئًا إِلَى فَوْقُ، فَلَمْ أَسْمَعْ سُفْيَانَ يَذْكُرُ مَائِلاً إِلاَّ مَرَّةً ـ قَالَ قَوْمٌ أَتَيْنَاهُمْ فَلَمْ يُطْعِمُونَا وَلَمْ يُضَيِّفُونَا عَمَدْتَ إِلَى حَائِطِهِمْ لَوْ شِئْتَ لاَتَّخَذْتَ عَلَيْهِ أَجْرًا‏.‏ قَالَ هَذَا فِرَاقُ بَيْنِي وَبَيْنِكَ، سَأُنَبِّئُكَ بِتَأْوِيلِ مَا لَمْ تَسْتَطِعْ عَلَيْهِ صَبْرًا‏ »‏‏
.‏ قَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم ‏ »‏ وَدِدْنَا أَنَّ مُوسَى كَانَ صَبَرَ، فَقَصَّ اللَّهُ عَلَيْنَا مِنْ خَبَرِهِمَا ‏ »‏‏.‏ قَالَ سُفْيَانُ قَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم ‏ »‏ يَرْحَمُ اللَّهُ مُوسَى، لَوْ كَانَ صَبَرَ يُقَصُّ عَلَيْنَا مِنْ أَمْرِهِمَا ‏ »
‏‏.‏ وَقَرَأَ ابْنُ عَبَّاسٍ أَمَامَهُمْ مَلِكٌ يَأْخُذُ كُلَّ سَفِينَةٍ صَالِحَةٍ غَصْبًا، وَأَمَّا الْغُلاَمُ فَكَانَ كَافِرًا وَكَانَ أَبَوَاهُ مُؤْمِنَيْنِ‏.‏ ثُمَّ قَالَ لِي سُفْيَانُ سَمِعْتُهُ مِنْهُ مَرَّتَيْنِ وَحَفِظْتُهُ مِنْهُ‏.‏ قِيلَ لِسُفْيَانَ حَفِظْتَهُ قَبْلَ أَنْ تَسْمَعَهُ مِنْ عَمْرٍو، أَوْ تَحَفَّظْتَهُ مِنْ إِنْسَانٍ فَقَالَ مِمَّنْ أَتَحَفَّظُهُ وَرَوَاهُ أَحَدٌ عَنْ عَمْرٍو غَيْرِي سَمِعْتُهُ مِنْهُ مَرَّتَيْنِ أَوْ ثَلاَثًا وَحَفِظْتُهُ مِنْهُ‏.‏
(رواه البخاري في صحيحه رقم ۳۴۰۱)
.

D’après Abou Houreira (qu’Allah l’agrée), le Prophète (ﷺ) a dit: « Al-khadir a été nommé ainsi, parce assis sur un sol blanc, il se leva en laissant ce dernier qui prenait une couleur verte du fait de l’herbe qui y poussait ».
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°3402)
عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ ـ رضى الله عنه ـ عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم قَالَ ‏ « ‏ إِنَّمَا سُمِّيَ الْخَضِرُ أَنَّهُ جَلَسَ عَلَى فَرْوَةٍ بَيْضَاءَ فَإِذَا هِيَ تَهْتَزُّ مِنْ خَلْفِهِ خَضْرَاءَ ‏ »‏‏.‏
(رواه البخاري في صحيحه رقم ۳۴۰۲)
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D’après Abou Houreira (رضي الله عنه), le Messager (ﷺ) a dit: « On dit aux Enfants d’Israël d’entrer par la porte en se prosternant et en disant « hitta » ( حِطَّةٌ‏) (rémission de nos péchés), mais ils entrèrent se trainant sur leur postérieur et en disant habba ( حَبَّةٌ) (un grain dans un poil) (1)»
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°3403)

(1) En référence à verset: Allah exalté soit il dit dans le sens rapproché du verset:

Et lorsqu’il leur fut dit : «Habitez cette cité et mangez [de ses produits] à votre guise, mais dites : rémission [à nos pêchés] et entrez par la porte en vous prosternant. Nous vous pardonnerons vos fautes; et aux bienfaisants (d’entre vous,) Nous accorderons davantage».
(Sourate 7 : al-araf, Verset 161)

وَإِذْ قِيلَ لَهُمُ اسْكُنُواْ هَـذِهِ الْقَرْيَةَ وَكُلُواْ مِنْهَا حَيْثُ شِئْتُمْ وَقُولُواْ حِطَّةٌ وَادْخُلُواْ الْبَابَ سُجَّداً نَّغْفِرْ لَكُمْ خَطِيئَاتِكُمْ سَنَزِيدُ الْمُحْسِنِينَ

عَنْ هَمَّامِ بْنِ مُنَبِّهٍ، أَنَّهُ سَمِعَ أَبَا هُرَيْرَةَ ـ رضى الله عنه ـ يَقُولُ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم ‏ « ‏ قِيلَ لِبَنِي إِسْرَائِيلَ ادْخُلُوا الْبَابَ سُجَّدًا وَقُولُوا حِطَّةٌ‏.‏ فَبَدَّلُوا فَدَخَلُوا يَزْحَفُونَ عَلَى أَسْتَاهِهِمْ، وَقَالُوا حَبَّةٌ فِي شَعْرَةٍ ‏ »‏‏.‏
(رواه البخاري في صحيحه رقم ۳۴۰۳)
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D’après Abû Hurayra: « Allah a envoyé l‘ange de la mort à Moïse, sur lui le salut. Lorsqu‘il arriva pour prendre son âme, Moïse le frappa (durement). L’Ange de la mort revint vers Allah et Lui dit : “Tu m‘as envoyé vers un serviteur qui n‘aime pas la mort“. Allah lui dit : “Reviens vers lui et dis-lui de mettre sa main sur les poils d’un taureau ; il aura pour chaque poil que sa main couvrira, une année de plus à vivre“.
Lorsque Moïse entendit ces propos. il dit : “Et qu’y aura-t-il après ?”
L’ange de la mort lui répondit : “La mort”. Moïse dit alors : “Alors, autant mourir maintenant“. Il demanda, cependant, à Allah de le rapprocher à un jet de pierre de la Terre sainte. »

Abû Hurayra ajouta : « L’Envoyé d’Allah (ﷺ) a dit : “Si j’étais là-bas (près de la Terre sainte), je vous aurai montré sa tombe sur le bond du chemin près la dune rouge.” »
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°3407)

عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ أُرْسِلَ مَلَكُ الْمَوْتِ إِلَى مُوسَى ـ عَلَيْهِمَا السَّلاَمُ ـ فَلَمَّا جَاءَهُ صَكَّهُ، فَرَجَعَ إِلَى رَبِّهِ، فَقَالَ أَرْسَلْتَنِي إِلَى عَبْدٍ لاَ يُرِيدُ الْمَوْتَ‏.‏ قَالَ ارْجِعْ إِلَيْهِ، فَقُلْ لَهُ يَضَعُ يَدَهُ عَلَى مَتْنِ ثَوْرٍ، فَلَهُ بِمَا غَطَّتْ يَدُهُ بِكُلِّ شَعَرَةٍ سَنَةٌ‏.‏ قَالَ أَىْ رَبِّ، ثُمَّ مَاذَا قَالَ ثُمَّ الْمَوْتُ‏.‏ قَالَ فَالآنَ‏.‏ قَالَ فَسَأَلَ اللَّهَ أَنْ يُدْنِيَهُ مِنَ الأَرْضِ الْمُقَدَّسَةِ رَمْيَةً بِحَجَرٍ‏.‏ قَالَ أَبُو هُرَيْرَةَ فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم ‏ « ‏ لَوْ كُنْتُ ثَمَّ لأَرَيْتُكُمْ قَبْرَهُ إِلَى جَانِبِ الطَّرِيقِ تَحْتَ الْكَثِيبِ الأَحْمَرِ ‏ »‏‏.‏ قَالَ وَأَخْبَرَنَا مَعْمَرٌ عَنْ هَمَّامٍ حَدَّثَنَا أَبُو هُرَيْرَةَ عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم نَحْوَهُ‏.‏
(رواه البخاري في صحيحه رقم ۳۴۰۷)
.

D’après Abou Huraira (رضي الله عنه):
Le Prophète (ﷺ) a dit: « Il ne convient à personne de dire: « Je vaux mieux que Younoss (Jonas) fils de Matta (Amittaï). »
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°3416)
نْ أَبِي هُرَيْرَةَ، عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم قَالَ ‏ « ‏ لاَ يَنْبَغِي لِعَبْدٍ أَنْ يَقُولَ أَنَا خَيْرٌ مِنْ يُونُسَ بْنِ مَتَّى ‏ »‏‏.
(رواه البخاري في صحيحه رقم ۳۴۱۶)
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D’ après Abu Hurayra, Le Prophète (ﷺ) a dit:
« Le Coran a été rendu léger à Daoud (*), il ordonnait que l’on selle sa monture et terminait le Coran avant qu’elle ne soit montée et il ne mangeait que du travail de sa main ».
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°3417)

(*) Il s’agit du prophète d’Allah Daoud (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui).
Le nom du livre qu’Allah lui a révélé est Az Zabour (sourate Al Isra n°17 verset 55).
Ici le terme -Coran- est utilisé car à la base c’est un terme qui désigne chaque livre qu’Allah a révélé à l’un de ses Prophètes.
(Charh Al ‘Aqida Tahawiya de Cheikh Saleh Al Cheikh vol 1 p 173)

عن أبي هريرة رضي الله عنه قال رسول الله صلّى عليه و سلّم : خُفِّف على داود القرآن فكان يأمر بدوابه فتسرج فيقرأ القرآن قبل أن تسرج دوابه ولا يأكل إلا من عمل يده
(رواه البخاري في صحيحه رقم ۳۴۱۷)
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D’après Abu Huraira, Le Prophète (ﷺ) a dit: « Un ‘ifrîte parmi les djinn (Un djinns redoutable) s’est subitement présenté devant moi la nuit dernière (ou une expression similaire) pour me pousser à interrompre la prière, mais Allah m’a permis de le maîtriser, et j’ai voulu l’attacher à l’une des colonnes de la mosquée afin que vous puissiez tous le voir le matin. Mais je me suis rappelé de l’invocation de mon frère Salomon: »

« Et fais-moi don d’un royaume tel que nul après moi n’aura de pareil.».
(Sourate 38 : sad, Verset 35)
وَهَبْ لِي مُلْكاً لَّا يَنبَغِي لِأَحَدٍ مِّنْ بَعْدِي

« Alors je l’ai laissé partir le maudit »
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n° 3423)

عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ، عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم ‏ « ‏ إِنَّ عِفْرِيتًا مِنَ الْجِنِّ تَفَلَّتَ الْبَارِحَةَ لِيَقْطَعَ عَلَىَّ صَلاَتِي، فَأَمْكَنَنِي اللَّهُ مِنْهُ، فَأَخَذْتُهُ، فَأَرَدْتُ أَنْ أَرْبُطَهُ عَلَى سَارِيَةٍ مِنْ سَوَارِي الْمَسْجِدِ حَتَّى تَنْظُرُوا إِلَيْهِ كُلُّكُمْ فَذَكَرْتُ دَعْوَةَ أَخِي سُلَيْمَانَ رَبِّ هَبْ لِي مُلْكًا لاَ يَنْبَغِي لأَحَدٍ مِنْ بَعْدِي‏.‏ فَرَدَدْتُهُ خَاسِئًا ‏ »‏‏.‏ عِفْرِيتٌ مُتَمَرِّدٌ مِنْ إِنْسٍ أَوْ جَانٍّ، مِثْلُ زِبْنِيَةٍ جَمَاعَتُهَا الزَّبَانِيَةُ‏.‏
(رواه البخاري في صحيحه رقم ۳۴۲۳)
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D’après ‘Abdallah Ibn Mas’oud (qu’Allah l’agrée) : Lorsque le verset -Ceux qui ont cru et n’ont pas troublé leur foi par de l’injustice- est descendu, ceci a été difficile pour les musulmans qui ont dit: Ô Messager d’Allah ! Lequel d’entre nous ne fait pas d’injustice à sa propre personne ? (1).
Le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit: « Ce n’est pas ceci, il s’agit certes de l’association.
N’avez vous pas entendu ce qu’à dit Louqman à son fils alors qu’il l’exhortait: -Ô mon fils ne donne pas d’associé à Allah car certes l’association est vraiment une immense injustice- (2) ».
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°3429)
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(1) C’est à dire que les compagnons (qu’Allah les agrée) ont compris du verset qu’il concerne les péchés que la personne commet.
(2) Il s’agit du verset 13 de la sourate Louqman n°32.Allah a dit dans la sourate Al An’am n°6 verset 82 (traduction rapprochée du sens du verset): « Ceux qui ont cru et n’ont pas troublé leur foi par de l’injustice, ceux-là ont la sécurité et sont bien guidés ». (*)

(*) L’imam Ibn Kathir (mort en 774 du calendrier hégirien) a dit concernant ce verset: « Ceux qui ont adoré Allah uniquement sans lui donné aucun associé sont ceux qui ont la sécurité le jour du jugement et ils sont les biens guidés dans l’ici-bas et l’au-delà ».
(Tefsir Ibn Kathir vol 2 p 1082)


قال الله تعالى : الذين آمنوا ولم يلبسوا إيمانهم بظلم أولئك لهم الأمن وهم مهتدون
(سورة الأنعام ٨٢)

Nous pouvons tirer de ce hadith deux points très importants:

– Le fait qu’il n’est pas possible de comprendre le Coran sans retourner à la Sounna du Messager d’Allah (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui).
En effet les compagnons du Prophète (qu’Allah les agrée) ont compris le verset selon son sens apparent qui est tout type d’injustice que la personne commet à l’encontre de sa propre personne or ce n’est pas ce sens qui est voulu par Allah dans ce verset.
Ainsi il était indispensable pour comprendre ce verset que le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) leur explique son sens.
(Voir Manzilatou As Sounna Fil Islam de cheikh Albani p 8)

– L’importance pour le musulman de connaître la croyance avec laquelle est venu le Messager d’Allah (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) et de connaître également en détail l’association à Allah et ses diverses formes afin de pouvoir s’en écarter.
En effet chaque personne sensée veut faire partie de ceux à qui Allah a promis la sécurité et qu’Il a qualifié de biens guidés mais ceci ne peut avoir lieu qu’aux deux conditions mentionnés dans le verset qui sont la foi et le fait de ne pas avoir commis l’association à Allah.
Or comment adhérer à une croyance que l’on ne connait pas ? Et comment s’écarter de l’association si on ne la connait pas ?

L’imam Ahmed Ibn Hanbal (mort en 241 du calendrier hégirien) a dit : « Celui qui ne sait pas de quoi il doit se protéger ne peut pas se protéger ».
(Al Jami’ Li Akhlaq Ar Rawi Wa Adab As Sami’ de l’imam Al Khatib Al Baghdadi n°1072)


قال الإمام أحمد بن حنبل رحمه الله : لَيْسَ يَتَّقِي مَنْ لا يَدْرِي مَا يَتَّقِي
(الجامع لأخلاق الراوي وآداب السامع للخطيب البغدادي رقم ١٠٧٢)
عن عبدالله بن مسعود رضي الله عنه قال : لمَّا نزلت ‘ الَّذِينَ آمَنُوْا وَلَمْ يَلْبِسُوْا إِيْمَانَهُمْ بِظُلْمٍ ‘ شقَّ ذلك على المسلمينَ
فقالوا : يا رسولَ اللهِ ! أيُّنَا لا يظلمُ نفسَهُ ؟
قال رسول الله صلى الله عليه و سلم : ليس ذلك إنما هو الشِّرْكُ ألم تسمعوا ما قال لقمانُ لابنِهِ وهو يَعِظُهُ : يا بني لا تشرك بالله إن الشرك لظلم عظيم
(رواه البخاري في صحيحه رقم ۳۴۲۹)
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D ‘après ibn ‘Abbâs (رضى الله عنهما), le Prophète (ﷺ) a dit: « J ‘ai vu Moïse, Jésus et Abraham (dans la nuit de mon Ascension au ciel). Jésus était d’un teint rouge, avait [une constitution physique ferme] et un large poitrine. Moïse était brun, les cheveux lisses et grand stature on dirait un homme des Az-Zutt »
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°3438)

عَنِ ابْنِ عَبَّاسٍ ـ رضى الله عنهما ـ قَالَ قَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم ‏ « ‏ رَأَيْتُ عِيسَى وَمُوسَى وَإِبْرَاهِيمَ، فَأَمَّا عِيسَى فَأَحْمَرُ جَعْدٌ عَرِيضُ الصَّدْرِ، وَأَمَّا مُوسَى فَآدَمُ جَسِيمٌ سَبْطٌ كَأَنَّهُ مِنْ رِجَالِ الزُّطِّ ‏ »‏‏.‏
(رواه البخاري في صحيحه رقم ۳۴۳۸)
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D’après Abou Houreira (qu’Allah l’agrée), le Prophète (ﷺ) a dit:
« Je suis la personne la plus en droit de Issa Ibn Maryam dans l’ici-bas comme dans l’au-delà et les prophètes sont des demi-frères (*): leurs mères sont différentes et leurs religion est unique (**) »
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°3443)

(*) en arabe les termes utilisés signifient des frères qui ont le même père mais dont les mères sont différentes

(**) c’est à dire que tous les prophètes sont venus avec l’islam qui consiste à adorer Allah sans rien lui associer, à croire en ses noms et attributs, à croire en les anges, les prophètes, les livres qui ont été révélés, le destin et dans le jour dernier mais les législations des prophètes divergent (nombre de prières, façon de prier…)

عن أبي هريرة رضي الله عنه قال رسول الله صلى الله عليه وسلم : أنا أولى الناس بعيسى بن مريم في الدنيا والآخرة والأنبياء أخوة لعلات أمهاتهم شتى ودينهم واحد
(رواه البخاري في صحيحه رقم ٣٤٤٣)
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D’après Omar ibn Al Khattab (qu’Allah les agrée), le Prophète (que la prière d’Allah et son salut soient sur lui) a dit: « N’exagérez pas dans mon éloge comme les chrétiens l’ont fait avec le fils de Maryam, car je ne suis qu’un serviteur. Désignez moi donc comme le Serviteur d’Allâh et comme étant Son Messager. »
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°3445)

عَنْ عُمَرَ ـ رضى الله عنه قال رسول الله صلى الله عليه و سلم : يَقُولُ عَلَى الْمِنْبَرِ سَمِعْتُ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم يَقُولُ ‏ « ‏ لاَ تُطْرُونِي كَمَا أَطْرَتِ النَّصَارَى ابْنَ مَرْيَمَ، فَإِنَّمَا أَنَا عَبْدُهُ، فَقُولُوا عَبْدُ اللَّهِ وَرَسُولُهُ
(رواه البخاري في صحيحه رقم ۳۴۴۵)
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D’après Abou Houreira (qu’Allah l’agrée), le Prophète (que la prière d’Allah et son salut soient sur lui) a dit: « Les fils d’Israël étaient gouvernés par des prophètes, chaque fois qu’un prophète mourrait un autre lui succédait mais il n’y a pas de prophète après moi, il y aura des califes et ils seront nombreux ».
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°3455)

Rapporté également par Mouslim dans son Sahih n°1842

عن أبي هريرة رضي الله عنه قال النبي صلى الله عليه و سلم : كانت بنو إسرائيل تسوسهم الأنبياء كلما هلك نبي خلفه نبي وإنه لا نبي بعدي وسيكون خلفاء فيكثرون
(رواه البخاري في صحيحه رقم ٣٤٥٥)
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D’après Joundoub Ibn ‘Abdillah (qu’Allah l’agrée), le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit: « Il y avait un homme parmi ceux qui sont venus avant vous qui avait une blessure qu’il n’a pas pu supporter. Il a donc pris un couteau et s’est coupé la main.
Le sang n’a donc pas cessé de couler jusqu’à ce qu’il meurt.
Allah a dit : Mon serviteur m’a précédé à propos de sa personne, Je lui interdit le paradis ».
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°3463)
عن جندب بن عبدالله رضي الله عنه قال النّبي صلّى الله عليه و سلّم : كان فيمن كان قبلكم رجلٌ به جرحٌ فجزِع فأخذ سكّينًا فحزَّ بها يدَه فما رقأ الدمُ حتّى مات
قال اللهُ : بادرني عبدي بنفسِه حرّمتُ عليه الجنّةَ
(رواه البخاري في صحيحه رقم ٣٤٦٣)
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D’après Abou Houreira (qu’Allah soit satisfait de lui) rapporte qu’il a entendu dire le Prophète (Paix et bénédictions d’Allah sur Lui) : « Allah a voulu une fois éprouver trois des enfants d’Israël : Un lépreux, un teigneux et un aveugle. Il leur envoya donc un Ange (sous l’apparence humaine) qui alla trouver le lépreux et lui dit : « Quelle est la chose que tu aimerais le plus avoir ? » Il lui dit: « Un beau teint et une peau saine. Je voudrais aussi me débarrasser de ce qui provoque le dégoût des autres ». L’Ange lui passa la main sur le corps et voilà que partit son aspect repoussant et que lui fut donné un beau teint. Il lui demanda alors : « Quelle sorte de biens aimerais-tu le plus avoir ? ». Il dit : « Les chameaux » (ou les bovins, le narrateur à un doute). Il lui donna aussitôt une chamelle à son dixième mois de grossesse et lui dit : « Puisse Allah te la bénir! »

Puis il alla trouver le teigneux et lui demande: « Qu’aimerais-tu le plus avoir? » Il dit : « Une belle chevelure afin de ne plus inspirer de dégoût ». L’Ange lui passa la main sur la tête et du coup il ne resta plus teigneux et eut une belle chevelure. Il lui dit alors « Quelle sorte de biens désirerais-tu le plus ? ». Il dit : « Les bovins ». Il lui donna une vache pleine et lui dit : « Qu’Allah te la bénisse! ».

Il alla enfin trouver l’aveugle et lui demanda : « Quelle chose souhaiterais-tu le plus? » Il dit : « Qu’on me rende la vue afin que je puisse voir les autres ». L’Ange lui passa la main sur les yeux et voilà qu’il vit de nouveau. Il lui dit: « Quelle sorte de biens aimerais-tu le plus avoir? » Il dit : « Les ovins », et il lui donna une brebis prolifique. Les deux premiers eurent un produit abondant et le troisième se vit naître plusieurs agneaux. Si bien que l’un d’eux eut bientôt une vallée pleine de chameaux, l’autre une vallée pleine de bovins et le dernier une vallée pleine d’ovins.

Puis l’Ange alla trouver le lépreux en prenant l’ancienne apparence du lépreux et lui dit: « Je suis un malheureux voyageur complètement coupé de ses ressources. Nul ne peut répondre à mes besoins si ce n’est Allah et toi. Aussi je te demande, au nom de Celui qui t’a donné ce beau teint, cette peau saine et ces abondantes richesses, de me donner un seul chameau afin que je puisse poursuivre mon voyage. » Il lui dit : « Je paie déjà assez d’impôts ». Il dit: « Il me semble bien te connaître; est-ce que tu ne serais pas cet ancien lépreux repoussé par les autres et pauvre? » Il dit : « J’ai plutôt hérité ces richesses de mes nobles ancêtres ». Il dit: « Si tu mens, qu’Allah te ramène à ton premier état! »

Puis il alla trouver le teigneux en se présentant sous l’aspect qu’il avait avant sa guérison. Il lui demanda la même chose qu’à son compagnon et lui posa les mêmes questions. Il eut les mêmes réponses. Il lui dit: « Si tu mens, qu’Allah te ramène à ton premier état! »

Il alla enfin trouver le troisième sous l’apparence d’un pauvre aveugle et lui dit : « Je suis un homme misérable et un voyageur complètement coupé de ses ressources. Nul aujourd’hui ne peut répondre à mes besoins si ce n’est Allah et toi. Aussi je te demande, au nom de Celui qui t’a rendu la vue, de me donner un seul mouton pour me permettre de subvenir aux frais de mon voyage ». Il lui dit : « J’étais effectivement aveugle et Allah m’a rendu la vue. Prends ce que tu veux et laisse ce que tu veux. Par Allah, je ne te demanderai jamais de me rendre quelque chose que tu auras prise au nom d’Allah Le Tout Puissant ».

L’Ange lui dit alors: «Garde tes richesse car j’ai voulu seulement vous mettre à l’épreuve. Ainsi donc Allah t’a accordé Sa satisfaction et a frappé de Sa colère tes deux compagnons. » | Rapporté par Al-Boukhari et Mouslim
(Rapporté par Mouslim dans son Sahih n°3464)

عَنْ أَبَا هُرَيْرَةَ ـ رضى الله عنه ـ حَدَّثَهُ أَنَّهُ، سَمِعَ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم يَقُولُ ‏ « ‏ إِنَّ ثَلاَثَةً فِي بَنِي إِسْرَائِيلَ أَبْرَصَ وَأَقْرَعَ وَأَعْمَى بَدَا لِلَّهِ أَنْ يَبْتَلِيَهُمْ، فَبَعَثَ إِلَيْهِمْ مَلَكًا، فَأَتَى الأَبْرَصَ‏.‏ فَقَالَ أَىُّ شَىْءٍ أَحَبُّ إِلَيْكَ قَالَ لَوْنٌ حَسَنٌ وَجِلْدٌ حَسَنٌ، قَدْ قَذِرَنِي النَّاسُ‏.‏ قَالَ فَمَسَحَهُ، فَذَهَبَ عَنْهُ، فَأُعْطِيَ لَوْنًا حَسَنًا وَجِلْدًا حَسَنًا‏.‏ فَقَالَ أَىُّ الْمَالِ أَحَبُّ إِلَيْكَ قَالَ الإِبِلُ ـ أَوْ قَالَ الْبَقَرُ هُوَ شَكَّ فِي ذَلِكَ، إِنَّ الأَبْرَصَ وَالأَقْرَعَ، قَالَ أَحَدُهُمَا الإِبِلُ، وَقَالَ الآخَرُ الْبَقَرُ ـ فَأُعْطِيَ نَاقَةً عُشَرَاءَ‏.‏ فَقَالَ يُبَارَكُ لَكَ فِيهَا‏.‏ وَأَتَى الأَقْرَعَ فَقَالَ أَىُّ شَىْءٍ أَحَبُّ إِلَيْكَ قَالَ شَعَرٌ حَسَنٌ، وَيَذْهَبُ عَنِّي هَذَا، قَدْ قَذِرَنِي النَّاسُ‏.‏ قَالَ فَمَسَحَهُ فَذَهَبَ، وَأُعْطِيَ شَعَرًا حَسَنًا‏.‏ قَالَ فَأَىُّ الْمَالِ أَحَبُّ إِلَيْكَ قَالَ الْبَقَرُ‏.‏ قَالَ فَأَعْطَاهُ بَقَرَةً حَامِلاً، وَقَالَ يُبَارَكُ لَكَ فِيهَا‏.‏ وَأَتَى الأَعْمَى فَقَالَ أَىُّ شَىْءٍ أَحَبُّ إِلَيْكَ قَالَ يَرُدُّ اللَّهُ إِلَىَّ بَصَرِي، فَأُبْصِرُ بِهِ النَّاسَ‏.‏ قَالَ فَمَسَحَهُ، فَرَدَّ اللَّهُ إِلَيْهِ بَصَرَهُ‏.‏ قَالَ فَأَىُّ الْمَالِ أَحَبُّ إِلَيْكَ قَالَ الْغَنَمُ‏.‏ فَأَعْطَاهُ شَاةً وَالِدًا، فَأُنْتِجَ هَذَانِ، وَوَلَّدَ هَذَا، فَكَانَ لِهَذَا وَادٍ مِنْ إِبِلٍ، وَلِهَذَا وَادٍ مِنْ بَقَرٍ، وَلِهَذَا وَادٍ مِنَ الْغَنَمِ‏.‏ ثُمَّ إِنَّهُ أَتَى الأَبْرَصَ فِي صُورَتِهِ وَهَيْئَتِهِ فَقَالَ رَجُلٌ مِسْكِينٌ، تَقَطَّعَتْ بِيَ الْحِبَالُ فِي سَفَرِي، فَلاَ بَلاَغَ الْيَوْمَ إِلاَّ بِاللَّهِ ثُمَّ بِكَ، أَسْأَلُكَ بِالَّذِي أَعْطَاكَ اللَّوْنَ الْحَسَنَ وَالْجِلْدَ الْحَسَنَ وَالْمَالَ بَعِيرًا أَتَبَلَّغُ عَلَيْهِ فِي سَفَرِي‏.‏ فَقَالَ لَهُ إِنَّ الْحُقُوقَ كَثِيرَةٌ‏.‏ فَقَالَ لَهُ كَأَنِّي أَعْرِفُكَ، أَلَمْ تَكُنْ أَبْرَصَ يَقْذَرُكَ النَّاسُ فَقِيرًا فَأَعْطَاكَ اللَّهُ فَقَالَ لَقَدْ وَرِثْتُ لِكَابِرٍ عَنْ كَابِرٍ‏.‏ فَقَالَ إِنْ كُنْتَ كَاذِبًا فَصَيَّرَكَ اللَّهُ إِلَى مَا كُنْتَ، وَأَتَى الأَقْرَعَ فِي صُورَتِهِ وَهَيْئَتِهِ، فَقَالَ لَهُ مِثْلَ مَا قَالَ لِهَذَا، فَرَدَّ عَلَيْهِ مِثْلَ مَا رَدَّ عَلَيْهِ هَذَا فَقَالَ إِنْ كُنْتَ كَاذِبًا فَصَيَّرَكَ اللَّهُ إِلَى مَا كُنْتَ‏.‏ وَأَتَى الأَعْمَى فِي صُورَتِهِ فَقَالَ رَجُلٌ مِسْكِينٌ وَابْنُ سَبِيلٍ وَتَقَطَّعَتْ بِيَ الْحِبَالُ فِي سَفَرِي، فَلاَ بَلاَغَ الْيَوْمَ إِلاَّ بِاللَّهِ، ثُمَّ بِكَ أَسْأَلُكَ بِالَّذِي رَدَّ عَلَيْكَ بَصَرَكَ شَاةً أَتَبَلَّغُ بِهَا فِي سَفَرِي‏.‏ فَقَالَ قَدْ كُنْتُ أَعْمَى فَرَدَّ اللَّهُ بَصَرِي، وَفَقِيرًا فَقَدْ أَغْنَانِي، فَخُذْ مَا شِئْتَ، فَوَاللَّهِ لاَ أَجْهَدُكَ الْيَوْمَ بِشَىْءٍ أَخَذْتَهُ لِلَّهِ‏.‏ فَقَالَ أَمْسِكْ مَالَكَ، فَإِنَّمَا ابْتُلِيتُمْ، فَقَدْ رَضِيَ اللَّهُ عَنْكَ وَسَخِطَ عَلَى صَاحِبَيْكَ ‏ »‏‏.‏
(رواه مسلم في صحيحه رقم ۳۴۶۴)

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D’après Abû Hourayra رضي الله عنه , le Prophète ( ﷺ)a dit : « Tandis qu’un chien, sur le point de mourir de soif, tournait autour d’un puits, une prostituée parmis les prostituées des banî Israîl, qui l’avait vu, enleva sa chaussure et lui donna à boire. Cet acte lui valut d’etre pardonnée. »
(Rapporté Par Al Boukhari dans son Sahih n°3467)

Shaykh Al ‘Outheymine رحمه الله dit:

Si le Prophète صلى الله عليه و سلم nous raconte des récits ayant trait aux enfants d’Israîl, c’est pour que nous tirions des leçons et des enseignements, et ce comme a dit Allah :

لَقَدْ كَانَ فِى قَصَصِهِمْ عِبْرَةٌۭ لِّأُو۟لِى ٱلْأَلْبَٰبِ

Traduction rapprochée:  » Dans leurs récits (aux messagers) il y a certes une leçon pour les gens doués d’intelligence  »
[Sourate yûssouf ~ 2 / verset 111]

Ce hadîth prouve que la bienfaisance envers les animaux sera récompensée, que tu leur donnes à manger, à boire, que tu les mettes à l’abri de la chaleur ou du froid, que ces animaux soient les tiens, appartiennent à autrui ou vivent en liberté.
[Sharh de Ryad al Sâlihin de sheikh al ‘Utheimine]

، عَنْ أبي هريرة ـ رضى الله عنه ـ قَالَ قَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم ‏ « ‏ بَيْنَمَا كَلْبٌ يُطِيفُ بِرَكِيَّةٍ كَادَ يَقْتُلُهُ الْعَطَشُ، إِذْ رَأَتْهُ بَغِيٌّ مِنْ بَغَايَا بَنِي إِسْرَائِيلَ، فَنَزَعَتْ مُوقَهَا فَسَقَتْهُ، فَغُفِرَ لَهَا بِهِ ‏ »‏‏.‏
(رواه البخاري في صحيحه رقم ۳۴۶۷)
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D’après Abou Houreira (qu’Allah l’agrée), le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit: « Un homme a acheté une terre à un autre homme. Il y a trouvé une jatte dans laquelle il y avait de l’or.
Il a alors dit à celui qui lui a vendu la terre : Prends ton or, certes je ne t’ai acheté que la terre et je ne t’ai pas acheté l’or.
Le vendeur a dit : Certes je t’ai vendu la terre et ce qui s’y trouve.
Ils sont alors allé voir un homme pour qu’il juge entre eux.
Cet homme a dit : Est-ce que vous avez des enfants ?
L’un a dit : J’ai un fils.
L’autre a dit : J’ai une fille.
Alors il a dit : Mariez le garçon à la fille et donnez leur subsistance de cet or et faites en l’aumône ».
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°3472)
عن أبي هريرة رضي الله عنه قال النّبي صلّى الله عليه و سلّم : اشترى رجلٌ مِن رجلٍ عَقارًا له فوجَد الرَّجلُ الَّذي اشترى العَقارَ في عَقارِه جَرَّةً فيها ذَهَبٌ
فقال له الَّذي اشترى العَقارَ : خُذْ ذَهَبَك منِّي إنَّما اشتَرَيْتُ منك الأرضَ ولم أَبْتَعْ منك الذَّهَبَ
وقال الَّذي له الأرضُ : إنَّما بِعْتُك الأرضَ وما فيها
فتحاكَما إلى رجلٍ
فقال الَّذي تحاكَما إليه : ألَكُما وَلَدٌ ؟
قال أحدُهما : لي غُلامٌ
وقال الآخر : لي جاريَةٌ
قال : أنكِحوا الغُلامَ الجاريةَ وأنفِقوا على أنفُسِهما منه وتصدَّقَا 
(رواه البخاري في صحيحه رقم ٣٤٧٢)
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D’après Houdheyfa Ibn Al Yaman (qu’Allah l’agrée), le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit: « Il y avait certes un homme dont le moment de la mort était arrivé.
Lorsqu’il désespéra de la vie il donna à sa famille les consignes suivantes : Lorsque je serais mort rassemblez pour moi beaucoup de bois et faites un feu. Puis lorsque le feu aura dévoré ma chaire et qu’il ne restera que mes os alors prenez les et broyez les et jetez moi dans la mer un jour de grand vent.
Allah a ressemblé ses restes et a dit : Pourquoi as-tu fait cela ?
L’homme a dit : C’est par crainte envers Toi.
Alors Allah lui pardonna ».
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°3479)
عن حذيفة بن اليمان رضي الله عنه قال النّبي صلّى الله عليه و سلّم : إِنَّ رَجُلاً حَضَرَهُ الْمَوْتُ، لَمَّا أَيِسَ مِنَ الْحَيَاةِ، أَوْصَى أَهْلَهُ إِذَا مُتُّ فَاجْمَعُوا لِي حَطَبًا كَثِيرًا، ثُمَّ أَوْرُوا نَارًا حَتَّى إِذَا أَكَلَتْ لَحْمِي، وَخَلَصَتْ إِلَى عَظْمِي، فَخُذُوهَا فَاطْحَنُوهَا، فَذَرُّونِي فِي الْيَمِّ فِي يَوْمٍ حَارٍّ أَوْ رَاحٍ‏.‏ فَجَمَعَهُ اللَّهُ، فَقَالَ لِمَ فَعَلْتَ قَالَ خَشْيَتَكَ‏.‏ فَغَفَرَ لَهُ 
(رواه البخاري في صحيحه رقم ٣٤٧٩)
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D’après Ibn Omar (qu’Allah les agrée), le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit:
« Une femme a été châtiée et est rentrée dans l’enfer à cause d’une chatte qu’elle avait emprisonnée jusqu’à ce qu’elle meurt. Lorsqu’elle l’a gardée elle ne lui a pas donné à manger et à boire et elle ne l’a pas laissé partir pour ce nourrir des bêtes de la terre »
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°3482)
عن بن عمر رضي الله عنهما قال رسول الله صلى الله عليه وسلم : عذبت امرأة في هرة سجنتها حتى ماتت ، فدخلت فيها النار ، لا هي أطعمتها ولا سقتها إذ حبستها ، ولا هي تركتها تأكل من خشاش الأرض
(رواه البخاري في صحيحه رقم ٣٤٨٢)
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D’après Wathila Ibn Al Achqa’ (qu’Allah l’agrée), le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit: « Certes fait partie des plus grands mensonges qu’un homme prétende descendre d’un autre que son père, qu’il dise avoir vu en rêve ce qu’il n’a pas vu ou qu’il impute au Messager d’Allah ce qu’il n’a pas dit ».
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°3509)
عن واثلة بن الأسقع رضي الله عنه قال النبي صلى الله عليه و سلم : إنَّ مِن أعظمِ الفِرى أن يَدَّعيَ الرَّجلَ إلى غيرِ أبيه ، أو يُرِيَ عينَه ما لم تَرَه ، أو يقولَ على رسولِ اللهِ صلَّى اللهُ عليه وسلَّم ما لم يقُلْ
(رواه البخاري في صحيحه رقم ٣٥٠٩)
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D’après Abou Houreira (qu’Allah l’agrée), le Prophète (ﷺ) a dit :: «O Bani` Abd Munaf Rachetez vos âmes d’Allah; ô Bani `Abd al-Muttalib Rachetez vos âmes d’Allah; Ô Oum Az-Zubair ibn Al-Awwam, Tante paternelle du Messager d’Allah (ﷺ) et Ô Fatima fille de Mohammad! Rachetez vos âmes d’Allah, car je ne peux pas vous défendre devant Allah… Demandez-moi de vous donner de mes propres bien autant que vous le souhaitez. »
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°3527)
حَدَّثَنَا أَبُو الْيَمَانِ، أَخْبَرَنَا شُعَيْبٌ، أَخْبَرَنَا أَبُو الزِّنَادِ، عَنِ الأَعْرَجِ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ ـ رضى الله عنه ـ أَنَّ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم قَالَ ‏ »‏ يَا بَنِي عَبْدِ مَنَافٍ، اشْتَرُوا أَنْفُسَكُمْ مِنَ اللَّهِ، يَا بَنِي عَبْدِ الْمُطَّلِبِ اشْتَرُوا أَنْفُسَكُمْ مِنَ اللَّهِ، يَا أُمَّ الزُّبَيْرِ بْنِ الْعَوَّامِ عَمَّةَ رَسُولِ اللَّهِ، يَا فَاطِمَةُ بِنْتَ مُحَمَّدٍ، اشْتَرِيَا أَنْفُسَكُمَا مِنَ اللَّهِ، لاَ أَمْلِكُ لَكُمَا مِنَ اللَّهِ شَيْئًا، سَلاَنِي مِنْ مَالِي مَا شِئْتُمَا ‏ »
(رواه البخاري في صحيحه رقم ۳۵۲۷)
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