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Les 30 derniers Hadiths ajoutés

D’après ‘Abdallah Ibn ‘Omar (qu’Allah les agrée lui et son père) : Nous étions avec le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) après le ‘asr alors que soleil était élevé au dessus de Qou’ayqan (1) et alors il a dit : « La durée de vos vies comparée à la durée de vie de ceux qui vous ont précédés (2) n’est que comme ce qui reste de cette journée par rapport à ce qui s’est déjà écoulé (3) ».
(Rapporté par l’imam Ahmed dans son Mousnad n°5966 et authentifié par Cheikh Shouayb Arnaout dans sa correction du Mousnad, Hadith Sahih Li Ghayrihi)

(1) C’est le nom d’une montagne à La Mecque.

(2) C’est à dire les anciennes communautés.

(3) C’est à dire que la durée de vie moyenne dans cette communauté est plus courte que celles des anciennes communautés.
Il faut donc s’empresser d’accomplir des bonnes actions et de se repentir des fautes passées avant d’être surpris par la mort.

عن عبدالله بن عمر رضي الله عنه قال : كنا عند النبي صلى الله عليه وسلم والشمس على قعيقان مرتفعة بعد العصر فقال : ما أعماركم في أعمار من مضى إلا كما بقي من هذا النهار فيما مضى منه
(رواه الإمام أحمد في مسنده رقم ٥٩٦٦ و صححه الشيخ شعيب الأرناؤوط في تحقيق المسند)

حكم : صحيح لغيره

D’après ‘Oqba Ibn ‘Amir (qu’Allah l’agrée), le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit: « Les deux premières personnes qui vont se disputer (1) le jour de la résurrection sont deux voisins (2) ».
(Rapporté par l’imam Ahmed dans son Mousnad n°17372 et authentifié par Cheikh Albani dans Sahih Al Jami’ n°2563, Hadith Hasan)

(1) C’est à dire que le différent qui les opposait dans la vie d’ici-bas sera jugé par Allah.

(2) C’est à dire à cause des très grands droits que les voisins ont les uns sur les autres et le grand laisser aller qu’il y a concernant ces droits.
(Voir Hachiya Sindi ‘Ala Mousnad Ahmed, hadith n°7515)

عن عقبة بن عامر رضي الله عنه قال النبي صلى الله عليه و سلم : أول خصمين يوم القيامة جاران
(رواه الإمام أحمد في مسنده رقم ١٧٣٧٢ و حسنه الشيخ الألباني في صحيح الجامع رقم ٢٥٦٣)

حكم : حسن

D’après ‘Abdallah Ibn Mas’oud (qu’Allah les agrée lui et son père), le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit: « Qu’Allah embellisse une personne qui a entendu de nous quelque chose puis l’a transmis comme il l’a entendu car il est possible que celui à qui cette parole est transmise la comprenne mieux que celui qui l’a entendu ».
(Rapporté par Tirmidhi dans ses Sounan n°2657 qui l’a authentifié et il a également été authentifié par Cheikh Albani dans Sahih Tirmidhi, Hadth Sahih)
عن عبدالله بن مسعود رضي الله عنه قال النبي صلى الله عليه و سلم : نضر الله امرأ سمع منا شيئا فبلغه كما سمعه فرب مبلغ أوعى من سامع
(رواه الترمذي في سننه رقم ٢٦٥٧ و صححه و صححه أيضاً الشيخ الألباني في صحيح الترمذي)

حكم : صحيح

D’après Abou Al Ahwas, ‘Abdallah Ibn Mas’oud (qu’Allah l’agrée) a dit : « Lisez le Coran en sept jours (1) et ne le lisez pas en moins de trois jours (2) ».
(Rapporté par Sa’id Ibn Mansour et authentifié par l’imam Hajar dans Fath Al Bari 9/97, Hadith Hasan Sahih)

(1) C’est à dire : Lisez le Coran en entier en sept jours.

(2) Il a été rapporté du Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) que la personne qui lit le Coran en moins de trois jours ne l’a pas compris.

D’après Abou Al ‘Aliya : Moua’dh Ibn Jabal (qu’Allah l’agrée) détestait que l’on lise le Coran en moins de trois jours ».
(Rapporté par Abou ‘Oubeid dans Fadail Al Quran n°278 et authentifié par l’imam Ibn kathir dans Fadail Al Quran p 254)

Les textes mentionnent donc des durées différentes pour lire le Coran en entier.
Ceci nous montre que la meilleure durée pour lire le Coran, tant qu’elle ne dépasse pas quarante jours et n’est pas moins que trois jours, varie d’une personne à une autre en fonction de ses capacités, de sa situation.
L’important étant de lire le Coran avec méditation et en même temps de faire en sorte que la lecture du Coran ne pousse pas la personne à délaisser d’autres actes de bien qui parfois peuvent être plus méritoires.
Ceci est l’avis de la majorité des savants.
(Voir Fath Al Bari 9/97)

L’imam Nawawi (mort en 676 du calendrier hégirien) a dit : « L’avis juste est que ceci varie d’une personne à une autre.
Celui qui a une bonne compréhension, qu’il lise le Coran dans la durée la plus courte lui permettant de bien comprendre ce qu’il lit.
La personne qui est occupée par l’enseignement de la science ou le fait de juger les litiges entre les musulmans doit, quant à elle, se contenter de lire le Coran en entier dans une période qui fait que sa lecture ne va pas l’empêcher d’appliquer parfaitement ces autres tâches qui lui incombent.
Et les autres catégories de personne doivent s’efforcer de multiplier la lecture du Coran tant que cela ne les entraîne pas vers la lassitude ou vers le fait de lire avec une vitesse excessive ».
(Al Adhkar p 86)

Remarque : Il est à noter que ce qui était le plus répandu chez les premiers musulmans (salafs) était que leur habitude était de terminer le Coran tous les sept jours.
(Voir Al Adhkar de l’imam Nawawi p 85)

عن أبي الأحوص قال عبدالله بن مسعود رضي الله عنه : اقرأوا القرآن في سبع ولا تقرأوه في أقل من ثلاث
(رواه سعيد بن منصور وصححه الحافظ ابن حجر في فتح الباري ٩٧/٩)

حكم: بإسناد صحيح

D’après Muhammed Ibn Sirin : Tamim Ad Dari (qu’Allah l’agrée) a récité le Coran en entier dans une seule unité de prière .
(Rapporté par Abou ‘Oubeid dans Fadail Al Quran n°281 et authentifié par l’imam Ibn kathir dans Fadail Al Quran p 257, Hadith Isnad Sahih)

L’imam Ibn Rajab (mort en 795 du calendrier hégirien) a dit : « Ce qui est rapporté concernant l’interdiction de lire le Coran en entier en moins de trois jours concerne le fait de faire cela tout le temps.
Par contre, dans les moments méritoires comme durant le mois de Ramadan, et en particulier durant les nuits où l’on recherche la nuit du destin, ou dans les endroits méritoires comme à La Mecque pour la personne qui s’est rendue et n’y réside pas alors il est recommandé de multiplier les lectures du Coran pour profiter de ce moment et de cet endroit.
Ceci est l’avis de Ahmed, de Ishaq et d’autres qu’eux parmi les imams ».
(Lataif Al Ma’arif p 319)

عن محمد بن سيرين أنّ تميما الداري رضي الله عنه قرأ القرآن في ركعة
(رواه أبو عبيد في فضائل القرآن رقم ٢٨١ و صححه الإمام ابن كثير في فضائل القرآن ص ٢٥٧)

حكم : إسناده صحيح

D’après ‘Abdallah Ibn ‘Amr (qu’Allah les agrée lui et son père) : Le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) m’a ordonné de lire le Coran en quarante jours, puis en un mois, puis en vingt jours, puis en quinze jours, puis en dix jours puis en sept jours. (*)
Et il s’est arrêté à sept jours.
(Rapporté par Nasai dans Fadail Al Quran n°94 et authentifié par Cheikh Albani dans la Silsila Sahiha n°1512, Hadith Isnad Hasan)

(*) C’est à dire que ‘Abdallah Ibn ‘Amr (qu’Allah les agrée lui et son père) a demandé au Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) en combien de temps il devait lire le Coran en entier.
Il lui a répondu en quarante jours mais ‘Abdallah Ibn ‘Amr (qu’Allah les agrée lui et son père) a dit qu’il pouvait faire plus que cela alors le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) lui a dit qu’il devait donc le lire en un mois.
Mais ‘Abdallah Ibn ‘Amr (qu’Allah les agrée lui et son père) a dit qu’il pouvait faire plus que cela et ainsi de suite.

La durée maximale qu’il ne convient pas de dépasser pour lire le Coran en entier

Certains savants ont dit qu’il est détestable pour la personne qui n’a pas d’excuse de ne pas lire le Coran en entier tous les quarante jours.
Ceci est entre autre l’avis de l’imam Ahmed Ibn Hanbal (mort en 241 du calendrier hégirien) et de l’imam Ishaq Ibn Rahawayh (mort en 238 du calendrier hégirien).
(Voir Fadail Al Quran de l’imam Ibn Kathir p 222, Al Bourhan de l’imam Zarkachi vol 2 p 102)

L’imam Ibn Qoudama Al Maqdisi (mort en 620 du calendrier hégirien) a dit : « Il est détestable de dépasser quarante jours pour la lecture du Coran en entier car ‘Abdallah Ibn ‘Amr (qu’Allah les agrée lui et son père) a demandé au Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) en combien de temps il devait lire le Coran et il lui a répondu en quarante jours…
L’imam Ahmed (mort en 241 du calendrier hégirien) a dit : La durée la plus longue que j’ai entendu concernant le Coran est quarante jours car le fait de retarder pour une durée plus longue que celle-là entraîne le fait que la personne oublie le Coran et est négligente envers lui ».
(Al Moughni vol 1 p 611)

عن عبد الله بن عمرو رضي الله عنهما أن النبي صلى الله عليه وسلم أمره أن يقرأ في أربعين ثم في شهر ثم في عشرين ثم في خمس عشرة وفي عشر ثم في سبع وانتهى إلى سبع
(رواه النسائي في فضائل القرآن رقم ٩٤ و صححه الشيخ الألباني في السلسلة الصحيحة رقم ١٥١٢)

حكم : إسناده حسن

D’après ‘Abdallah Ibn Mas’oud (qu’Allah l’agrée), le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) m’a dit: « Récite moi le Coran ! ».
J’ai dit : Ô Messager d’Allah ! Je vais te réciter le Coran alors que c’est à toi qu’il a été révélé ?!
Il a dit : « Oui ».
Alors j’ai récité la sourate An Nissa jusqu’à ce que j’arrive à ce verset : -Comment seront-ils quand Nous ferons venir de chaque communauté un témoin et que Nous te ferons venir comme témoin contre eux ?-. (1)
Alors le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit : « Tu peux arrêter maintenant ». (2)
Je me suis tourné vers lui et j’ai vu que ses yeux pleuraient.
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°5050)

(1) Il s’agit du verset 41 de la sourate An Nissa n°4.

(2) Ni le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui), ni ‘Abdallah Ibn Mas’oud (qu’Allah l’agrée) n’ont dit : -Sadaqa Allahoul Adhim-.
Ainsi ce hadith est une preuve qu’il n’est pas légiféré de dire cela après la lecture du Coran.
(Fatawa Nour ‘Ala Darb de Cheikh ‘Otheimine vol 2 p 179)

Remarque : Il n’est pas légiféré de dire -Sadaqa Allahoul Adhim- (cela signifie -Allah l’Immense a été véridique-) lorsque l’on termine la lecture du Coran.
(Bida’ Al Qourra Al Qadima Wal Mou’asira de Cheikh Bakr Abou Zayd p 22/23)

Cheikh Ibn Baz a dit : « La parole -Sadaqa Allahoul Adhim- après la lecture du Coran est une chose qui est apparue dernièrement et s’est propagé chez les gens alors que nous ne connaissons aucune base à cela chez les premiers musulmans. (…)
Ainsi ce qui apparait est qu’il n’y a aucune base à cette parole, qu’il est meilleur de la délaisser et que le fait de dire que cela est une innovation n’est pas loin de la vérité car la règle est que toute chose par laquelle on cherche à se rapprocher d’Allah et qui n’a aucune base est jugée comme étant une innovation ».
(Fatawa Nour ‘Ala Darb vol 26 p 284)

Cheikh ‘Otheimine a dit : « La parole -Sadaqa Allahoul Adhim- après la lecture du Coran n’a aucune base dans la Sounna ni dans les actes des compagnons du Prophète (qu’Allah les agrée tous). Ceci est une chose qui n’est apparue que récemment.
Il n’y a aucun doute que le fait de dire -Sadaqa Allahoul Adhim- est une glorification et une adoration que l’on voue à Allah.
Ainsi, s’il s’agit d’une adoration, il n’est pas permis de la pratiquer pour adorer Allah sans qu’il n’y ait dans la législation islamique une preuve qu’elle est légiféré.
Et s’il n’y a pas de preuve dans la législation islamique prouvant cela alors le fait de dire cette parole lorsque l’on termine la lecture du Coran n’est pas légiféré ni recommandé ».
(Fatawa Nour ‘Ala Darb vol 2 p 179. Voir également Fatawa Al Imarat de Cheikh Albani p 162/163)

عن عبدالله بن مسعود رضي الله عنه قال لي النبي صلى الله عليه وسلم : اقرأ علي
قلت : يا رسول الله ! آقرأ عليك وعليك أنزل
قال : نعم
فقرأت سورة النساء حتى أتيت إلى هذه الآية : فكيف إذا جئنا من كل أمة بشهيد، وجئنا بك على هؤلاء شهيدا
قال : حسبك الآن
فالتفت إليه فإذا عيناه تذرفان
(رواه البخاري في صحيحه رقم ٥٠٥٠)
D’après ‘Aicha (qu’Allah l’agrée) : Le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) n’a jamais fait une assise, ni lu le Coran ni prié une prière sans qu’il ne dise certaines paroles pour clôturer cela.
J’ai dit : Ô Messager d’Allah ! Je vois que tu ne fais pas une assise, que tu ne lis pas le Coran et que tu ne pries pas une prière sans que tu termines par ces paroles.
Le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit : « Oui. Celui qui dit du bien alors ces paroles seront comme un cachet pour ce bien et celui qui dit du mal, elles seront une expiation pour lui : -Gloire et louange à Toi ô Allah. Il n’y a pas de divinité méritant d’être adorée en dehors de Toi. Je Te demande pardon et je me repens auprès de Toi- ». (*)
(Rapporté par Nasai dans As Sounan Al Koubra n°10067 et par Tabarani dans Kitab Ad Dou’a n°1912 authentifié par l’imam Ibn Hajar dans Al Noukat ‘Ala Kitab Ibn Salah p 733, par Cheikh Albani dans la Silsila Sahiha vol 7 p 495 Hadith n°3164)

(*) En phonétique: Sobhanaka Allahouma Wa Bihamdik La Ilaha Illa Ant Astaghfirouka Wa Atoubou Ilayk

En arabe:
سُبْحَانَكَ اللَّهُمَّ وَ بِحَمْدِكَ لاَ إِلَهَ إِلاَّ أَنْتَ أَسْتَغْفِرُكَ وَ أَتُوبُ إِلَيكَ

Remarque : Il n’est pas légiféré de dire -Sadaqa Allahoul Adhim- (cela signifie -Allah l’Immense a été véridique-) lorsque l’on termine la lecture du Coran.
(Bida’ Al Qourra Al Qadima Wal Mou’asira de Cheikh Bakr Abou Zayd p 22/23)

عن عائشة رضي الله عنها قالت : ما جلس رسول الله صلى الله عليه وسلم مجلسا قط ولا تلا قرآنا ولا صلى صلاة إلا ختم ذلك بكلمات
فقلت : يا رسول الله ! أراك ما تجلس مجلسا ولا تتلو قرآنا ولا تصلي صلاة إلا ختمت بهؤلاء الكلمات
قال رسول الله صلى الله عليه وسلم : نعم من قال خيرا ختم له طابع على ذلك الخير ومن قال شرا كن له كفارة : سبحانك اللهم وبحمدك لا إله إلا أنت أستغفرك وأتوب إليك
(رواه النسائي في السنن الكبرى رقم ١٠٠٦٧ والطبراني في كتاب الدعاء رقم ١٩١٢ وصححه الحافظ ابن حجر في النكت على كتاب ابن الصلاح ص ٧٣٣ و الشيخ الألباني في السلسلة الصحيحة ج ٧ ص ٤٩٥ )

حكم : إسناده صحيح

D’après Nafi’ :
Ibn ‘Omar (رضي الله عنهما) avait pour habitude de réciter le Coran sans l’interrompre pour parler d’autre chose, avant d’avoir terminé sa récitation.
Un jour que l’écoutais sa récitation, et, en arrivant à un passage de la sourate d ‘Al-Baqara,
il me dit: « Sais-tu au sujet de quoi il fut révélé? »
« Non, lui répondis-je.»
« Il a été révélé au sujet de ceci et de cela.» Puis il continua sa récitation. »
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°4526)

Le fait de ne pas parler pendant la lecture du Coran

Il est recommandé de ne pas parler durant la lecture du Coran et de ne pas couper la lecture si ce n’est pour dire des paroles importantes.
(Voir Fatawa Nour ‘Ala Darb de Cheikh Ibn Baz vol 26 p 230/231)

Si la personne coupe sa lecture pour quelques paroles légères puis reprend la lecture alors elle n’a pas à recommencer la demande de protection contre Chaytan.
Par contre si les paroles ont duré longtemps, la personne fait de nouveau la demande de protection contre Chaytan avant de reprendre la lecture.
(Al Majmou’ de l’imam Nawawi vol 3 p 281)

عن نافع قال : كان ابن عمر رضي الله عنهما إذا قرأ القرآن لم يتكلم حتى يفرغ منه
فأخذت عليه يوما، فقرأ سورة البقرة، حتى انتهى إلى مكان
قال : تدري فيم أنزلت ؟
قلت : لا
قال : أُنزِلَتْ في كذا وكذا، ثم مضَى
(رواه البخاري في صحيحه رقم ٤٥٢٦)
D’après Abou Houreira (qu’Allah l’agrée), le Prophète (ﷺ) a dit: Lorsque le fils d’Adam lit une prosternation (les versets de prosternation), puis tombe en prosternation, Satan s’isole et pleure et dit:

« Hélas »

et dans une autre narration d’Abu Kuraib:

« Malheur à moi, le fils d’Adam a été ordonné de se prosterner (1), et il s’est prosterné, il a donc le Paradis ; mais il m’a été demandé de me prosterner (2) et j’ai refusé, j’aurais donc le Feu ! »
(Rapporté par Mouslim dans son Sahih n°81a)

(1) C’est à dire qu’il a lu ou récité un verset du Coran pour lequel il est légiféré de se prosterner après l’avoir lu.

(2) C’est à dire que Iblis a refusé de se prosterner devant Adam (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) lorsqu’Allah l’a créé comme ceci est mentionné dans de nombreux versets du Coran.

Le caractère légiféré de la prosternation lors de la récitation du Coran :

L’imam Nawawi (mort en 676 du calendrier hégirien) a dit : « Il est très recommandé d’accorder de l’importance à la prosternation lors de la récitation du Coran.
En effet, les savants sont certes en consensus à propos du fait qu’il faut se prosterner lors de la récitation du Coran ».
(Al Tibian Fi Adab Hamalat Al Quran p 135)

عن أبي هريرة، قال قال رسول الله صلى الله عليه وسلم ‏ « ‏ إذا قرأ ابن آدم السجدة فسجد اعتزل الشيطان يبكي يقول يا ويله – وفي رواية أبي كريب يا ويلي – أمر ابن آدم بالسجود فسجد فله الجنة وأمرت بالسجود فأبيت فلي النار ‏ »‏ ‏.‏
(رواه مسلم في صحيحه رقم ۸۱)
D’après Sa’id Ibn Joubayr : ‘Abdallah Ibn ‘Abbas (qu’Allah les agrée lui et son père) a récité ce verset : -Est-ce que Celui-ci n’est pas capable de ressusciter les morts ?-, alors il a dit : -Gloire à Toi ! Certes si tu l’es-.
(Rapporté par Ibn Abi Hatim dans son Tefsir n°19074 et authentifié par Cheikh Albani dans Asl Sifat Salat p 408, Hadith Isnad Sahih)
عن سعيد بن جبير عن عبدالله بن عباس رضي الله عنهما أنه مر بهذه الآية أليس ذلك بقادر على أن يحيي الموتى فقال : سبحانك فبلى
(رواه ابن أبي حاتم في تفسيره رقم ١٩٠٧٤ و صححه الشيخ الألباني في أصل صفة الصلاة ص ٤٠٨)

حكم : إسناده صحيح على شرطهما

D’après Moussa Ibn Abi ‘Aicha : Il y avait un homme qui priait sur le toit de sa maison et lorsqu’il récitait : -Est-ce que Celui-ci n’est pas capable de ressusciter les morts ?- (1), il disait : -Gloire à Toi ! Certes si tu l’es- (2).
Alors ils l’ont interrogé sur cela et il a dit : J’ai entendu cela du Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui).
(Rapporté par Abou Daoud dans ses Sounan n°884 et authentifié par Cheikh Albani dans Asl Sifat Salat p 407, Hadith Isnad Sahih)

(1) Il s’agit du dernier verset de la sourate Al Qiyama n°75.

(2) En phonétique : Sobhanaka Fabala

En arabe : سُبْحَانَكَ فَبَلَى

عن موسى بن أبي عائشة قال : كان رجل يصلي فوق بيته وكان إذا قرأ : أليس ذلك بقادر على أن يحيي الموتي قال : سبحانك فبلى
فسألوه عن ذلك فقال : سمعته من رسول الله صلى الله عليه وسلم
(رواه أبو داود في سننه رقم ٨٨٤ و صححه الشيخ الألباني في أصل صفة الصلاة ص ٤٠٧)

حكم : إسناده صحيح

D’après Abou Houreira (qu’Allah l’agrée) : Lorsque le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) terminait la récitation (1) de Oum Al Quran (2), il levait sa voix et disait : « Amine ».
(Rapporté par Daraqoutni dans ses Sounan n°1274 qui l’a authentifié par Cheikh Albani dans Silsila Sahiha n°464, Hadith Qawwy bi Tariq)

(1) C’est à dire lorsque le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) terminait la récitation de la sourate Al Fatiha n°1 dans les prières en commun à voix haute.

(2) Oum Al Quran, qui signifie -La mère du Coran-, est un des noms de la sourate Al Fatiha n°1.
Elle a été nommée ainsi car le sens de ses versets mentionne de manière globale ce qui est détaillé dans l’ensemble du Coran.

Note: Le fait de dire -Amine- à la fin de la lecture de la sourate Al Fatiha n°1

1. -Amine- n’est pas un verset de la sourate Al Fatiha.

Les savants sont en consensus sur le fait que -Amine- ne fait pas partie de la sourate Al Fatiha.
(Fath Al Bayan Ila Maqasid Al Quran de l’imam Siddiq Hassan Khan vol 1 p 55)

2. Quel est le sens de -Amine- et pourquoi dit-on cela après avoir lu la sourate Al Fatiha ?

L’imam Ibn ‘Abdel Bar (mort en 463 du calendrier hégirien) a dit : « Les savants disent que le sens de -Amine- est -Ô Allah Exauce mon invocation-.
En effet, cela est en relation avec le fait que le lecteur dise -Ihdina Siratal Moustaqim- / -Guide nous sur le droit chemin- (*).
C’est suite à cette invocation que l’on dit -Amine- ».
(Al Tamhid vol 7 p 9)

(*) C’est à dire que la fin de la sourate Al Fatiha est une invocation de la part du lecteur pour qu’Allah le guide sur le bon chemin et le préserve du chemin de ceux qui ont encouru Sa colère et celui des égarés.

3. Le fait de dire -Amine- est légiféré après avoir lu la sourate Al Fatiha n°1 que l’on soit en prière ou pas.

En ce qui concerne la lecture de la sourate Al Fatiha en dehors de la prière, les savants des quatre écoles juridiques ont mentionné le fait qu’il est recommandé de dire -Amine- après la lecture du dernier verset.
(Al Mawsou’a Al Fiqhiya Al Koweitiya vol 1 p 115)

Ensuite, concernant la récitation de la sourate Al Fatiha dans la prière, il est également recommandé à toute personne qui prie de dire -Amine- après la récitation du dernier verset de la sourate Al Fatiha.
Et pour la personne qui prie derrière un imam dans une prière où l’imam récite à voix haute, il lui est légiféré de dire -Amine- lorsque l’imam dit -Amine-.

عن أبي هريرة رضي الله عنه قال : كان النبي صلى الله عليه و سلم إذا فرغ من قراءة أم القرآن رفع صوته وقال : آمين
(رواه الدارقطني في سننه رقم ١٢٧٤ صححه الشيخ الألباني في السلسلة الصحيحة رقم ٤٦٤)

حكم المحدث : قوي بالطرق

D’après Ibn Abi Moulayka : Oum Salama (qu’Allah l’agrée) a été questionnée sur la récitation du Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui).
Elle a dit : « Il coupait sa récitation verset par verset. -Bismillahi Rahmani Rahim- / -El Hamdoulilahi Rabbil ‘Alamin- / -Ar Ramani Rahim- / -Maliki Yawmi Din- (*) ».
(Rapporté par l’imam Ahmed dans son Mousnad n°26583 et authentifié par Cheikh Albani dans Asl Sifat Salat p 293)

(*) C’est à dire que Oum Salama (qu’Allah l’agrée) a montré comment le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) récitait verset par verset en récitant les premiers versets de la sourate Al Fatiha n°1.
Elle a récité le premier verset puis a fait une pause.
Puis elle a récité le second verset puis a fait une pause et ainsi de suite.

Fait partie des mérites et les règles de la lecture du Coran
Le fait de s’arrêter à la fin de chaque verset lors de la lecture du Coran et cela même si le verset suivant est en lien direct avec le précédent

L’imam Ibn Qayim (mort en 751 du calendrier hégirien) a dit: « Ce qui est le plus méritoire est de s’arrêter à la fin des versets et cela même si le verset suivant est en lien avec le verset précédent ».
(Zad Al Ma’ad vol 1 p 125)

عن ابن أبي مليكة عن أم سلمة رضي الله عنها أنها سئلت عن قراءة رسول الله صلى الله عليه وسلم فقالت : كان يقطع قراءته آية آية : بسم الله الرحمن الرحيم . الحمد لله رب العالمين . الرحمن الرحيم . مالك يوم الدين
(رواه الإمام أحمد في مسنده رقم ٢٦٥٨٣ و صححه الشيخ الألباني في أصل صفة الصلاة ص ٢٩٣)
D’après Jabir (qu’Allah l’agrée), le Prophète (que la prière d’Allah et son salut soient sur lui) a dit « Certes parmi les gens qui ont la plus belle voix en lisant le Coran, celui qui lorsque vous l’entendez réciter vous pensez qu’il craint Allah ».
(Rapporté par Ibn Maja et authentifié par Cheikh Albani dans Sahih Targhib n°1450, Hadith Sahîh li Ghayrihi)

Remarque: La meilleure manière d’arranger sa voix lors de la lecture du Coran est de mettre de la tristesse dans la voix montrant que la personne craint Allah
(Voir par exemple Fath Al Bari 10/88)

L’imam Chafi’i (mort en 204 du calendrier hégirien) a dit : « Il n’y a pas de mal à arranger sa voix pour la lecture du Coran de quelque manière que ce soit et la manière que je préfère est le fait de mettre de la tristesse dans la voix ».
(Moukhtasar Al Mouzani p 400)

Ceci est atteint lorsque la personne lit le Coran en ayant dans son coeur du regret pour les manquements passés et l’espoir ardent de respecter ses commandements à l’avenir.
(Sahih Ibn Hibban vol 3 p 29)

عن جابر رضي الله عنه قال رسول الله صلى الله عليه وسلم : إن من أحسن الناس صوتا بالقرآن الذي إذا سمعتموه يقرأ حسبتموه يخشى الله
(رواه ابن ماجه و صححه الشيخ الألباني في صحيح الترغيب و الترهيب رقم ١٤٥٠)

حكم : صحيح لغيره

D’après ‘Oqba Ibn ‘Amir (qu’Allah l’agrée), le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit : « Celui qui lit le Coran à voix haute est comme celui qui a fait une aumône apparente et celui qui lit le Coran à voix basse est comme celui qui a fait une aumône cachée (*) ».
(Rapporté par Abou Daoud et authentifié par Cheikh Al Albani dans son Sahih Abi Daoud n°1333, Hadith Sahih)

عن عقبة بن عامر رضي الله عنه قال رسول الله صلّى الله عليه و سلّم : الجاهر بالقرآن كالجاهر بالصّدقة والمسر بالقرآن كالمسر بالصّدقة
(رواه أبو داود في سننه رقم ۱۳۳۳ و حسنه الشيخ الألباني في صحيح أبي داود)

حكم : صحيح

D’après ‘Aicha (qu’Allah l’agrée) : Une nuit, j’ai tardé à rejoindre le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) après le ‘icha.
Lorsque je suis arrivée, il m’a dit: « Où étais-tu? ».
J’ai dit: J’écoutais la récitation de l’un de tes compagnons et je n’ai jamais entendu une telle voix et une telle récitation.
Il se leva et je le suivi.
Lorsqu’il a entendu sa récitation il se tourna vers moi et dit: « C’est Salim l’affranchi de Abou Houdheyfa (qu’Allah l’agrée).
Louange à Allah qui a mis dans ma communauté des gens comme lui ».
(Rapporté par Ibn Maja dans ses Sounan n°1338 et authentifié par Cheikh Albani dans Sahih Ibn Maja, Hadith Sahih)
عن عائشة رضي الله عنها قالت : أبطأت على عهد رسول الله صلّى الله عليه وسلّم ليلة بعد العشاء ثمّ جئت فقال : أين كنت ؟
قلت : كنت أستمع قراءة رجل من أصحابك لم أسمع مثل قراءته وصوته من أحد
فقام وقمت معه حتّى استمع له ثمّ التفت إليّ فقال : هذا سالم مولى أبي حذيفة رضي الله عنه الحمد لله الذي جعل في أمّتي مثل هذا
(رواه ابن ماجه في سننه رقم ١٣٣٨ و صححه الشيخ الألباني في تحقيق سنن ابن ماجه)

حكم : صحيح

D’après Abou Houreira (qu’Allah l’agrée), le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit: « Allah n’a jamais écouté une chose comme il écoute (*) un prophète avec une belle voix récitant le Coran à voix haute ».
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°7544)

(*) L’imam Nawawi (mort en 676 du calendrier hégirien) a dit : « Ceci est une allusion au fait qu’Allah agrée cet acte et l’accepte ».
(Al Tibian p 105)

عن أبي هريرة رضي الله عنه قال النبي صلى الله عليه و سلم : ما أذن الله لشيء ما أذن لنبي حسن الصوت بالقرآن يجهر به
(رواه البخاري في صحيحه رقم ٧٥٤٤)
D’après ‘Abdallah Ibn Abi Qays : J’ai questionné ‘Aicha (qu’Allah l’agrée) : Est-ce que le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) levait la voix pour la lecture du Coran ou bien il la baissait ?
Elle a dit : « Parfois il levait la voix et parfois il la baissait ».
J’ai dit : Allah est le plus grand ! Gloire à Allah qui a mis une facilité dans cette affaire !
(Rapporté par Abou Daoud dans ses Sounan n°226 et authentifié par Cheikh Albani dans Sahih Abi Daoud)
عن عبدالله بن أبي قيس قال : سألت عائشة رضي الله عنها : هل كان رسول الله صلى الله عليه وسلم يجهر بالقرآن أم يخفت به ؟
قالت : ربما جهر به وربما خفت
قلت : الله أكبر الحمد لله الذي جعل في الأمر سعة
(رواه أبو داود في سننه رقم ٢٢٦ و صححه الشيخ الألباني في صحيح أبي داود)
D’après ‘Aicha (qu’Allah l’agrée) : Fatima Bint Abi Houbaych (qu’Allah l’agrée) a dit au Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) : Ô Messager d’Allah ! Certes je ne suis jamais pure (1), dois-je délaisser la prière ?
Le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit : « Cela ne provient que d’une veine et n’est pas une menstruation.
Au moment de la menstruation alors délaisse la prière et lorsque la durée des menstrues est passée alors lave le sang sur toi et prie (2) ».
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°303)

(1) C’est à dire qu’elle avait toujours un saignement vaginal.

(2) Ce hadith montre que la récitation du Coran est permise pour la femme en istihada.
En effet, le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a ordonné à Fatima Bint Abi Houbaych (qu’Allah l’agrée) d’accomplir la prière une fois que la durée de ses menstrues est passée or il y a dans la prière une récitation du Coran.
(Al Ahkam Al Fiqhiya Al Khassa Bil Quran p 50)

Il est permis à la femme qui est touchée par l’istihada de lire le Coran

L’istihada désigne un saignement vaginal qui touche la femme en dehors des périodes de menstrues.
Cet écoulement sanguin provient d’une veine et pas du système reproducteur.
Ainsi, la femme qui est en période d’istihada a le même jugement que les femmes pures.
Elle doit prier et jeûner et peut avoir des rapports sexuels avec son époux.

Les savants des quatre écoles juridiques ont mentionné le fait qu’il est permis à la femme qui est touchée par l’isithada de réciter le Coran et de toucher le moushaf si elle fait les ablutions.
(Voir Moukhtasar At Tahawi p 22, Al Kafi Fi Fiqh Ahl Al Medina p 189, Rawdatou At Talibin vol 1 p 137, Masail Al Imam Ahmed Bi Riwaya Ibn Hani p 30)

عن عائشة رضي الله عنها قالت : قالت فاطمة بنت أبي حبيش رضي الله عنها لرسول الله صلى الله عليه وسلم : يا رسول الله ! إني لا أطهر أفأدع الصلاة
فقال رسول الله صلى الله عليه وسلم : إنما ذلك عرق وليس بالحيضة فإذا أقبلت الحيضة فاتركي الصلاة فإذا ذهب قدرها فاغسلي عنك الدم وصلي
(رواه البخاري في صحيحه رقم ٣٠٦)
D’après ‘Aicha (qu’Allah l’agrée) : Le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) s’appuyait sur mon torse alors que j’avais mes menstrues puis il récitait le Coran. (*)
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°297)

Et aussi rapporté dans un autre hadith:

D’après Maymouna (qu’Allah l’agrée) : Le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) rentrait auprès de l’une d’entre nous alors qu’elle avait ses menstrues.
Alors il posait sa tête sur son torse et récitait le Coran alors qu’elle avait ses menstrues. (*)
(Rapporté par l’imam Ahmed dans son Mousnad n°26810 et authentifié par Cheikh Shouayb Arnaout dans sa correction du Mousnad)

(*) Ces deux hadiths montrent que la présence des menstrues a un effet à propos de l’interdiction de la récitation du Coran. En effet, le fait que ‘Aicha et Maymouna (qu’Allah les agrée toutes les deux) mentionnent cette information n’aurait aucun intérêt s’il n’était pas connu de celui qui l’entend que la récitation pour la femme en menstrue n’est pas permise.
(Voir Fath Al Bari de l’imam Ibn Rajab vol 1 p 430 et Ta’sis Al Ahkam de Cheikh Najmi vol 1 p 65)

عن عائشة رضي الله عنها أن النبي صلى الله عليه وسلم كان يتكئ في حجري وأنا حائض ثم يقرأ القرآن
(رواه البخاري في صحيحه)
D’après Mous’ab Ibn Sa’d Ibn Abi Waqqas : Je tenais le moushaf (*) pour Sa’d Ibn Abi Waqqas (qu’Allah l’agrée) lorsque je me suis gratté.
Sa’d (qu’Allah l’agrée) a dit : Peut-être as-tu touché ton sexe ?
J’ai dit : Oui.
Il a dit : Lève toi et fais les ablutions.
Alors je me suis levé, j’ai fait les ablutions et je suis revenu.
(Rapporté par Malik dans son Mouwata n°96 et authentifié par Al Bayhaqi dans Al Khilafiyat vol 1 p 516 et par Cheikh Albani dans Irwa Al Ghalil vol 1 p 161, Hadith Sahih)

(*) C’est à dire le Coran sous forme de livre.

Annotations:

D’après Nafi’ : ‘Abdallah Ibn ‘Omar (qu’Allah les agrée lui et son père) ne touchait pas le moushaf sauf s’il était en état de pureté.
(Rapporté par Ibn Abi Chayba dans son Moussannaf n°7626 et authentifié par Cheikh Chathri dans sa correction du Moussannaf de Ibn Abi Chayba vol 5 p 91)

Cheikh Al Islam Ibn Taymiya (mort en 728 du calendrier hégirien) a dit : « L’avis des 4 imams est que ne touche le Coran qu’une personne purifiée comme dans ce qu’a écrit le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) à ‘Amr Ibn Hizam (qu’Allah l’agrée) : -Ne touche le Coran qu’un purifié-.
Ceci est également la parole de Salman Al Farisi, de ‘Abdallah Ibn ‘Omar (qu’Allah les agrée tous) et autres qu’eux et il n’y a aucun compagnon qui a eu un autre avis ».
(Majmou’ Al Fatawa 21/266)

L’imam Nawawi (mort en 676 du calendrier hégirien) a dit : « Concernant le fait de ne toucher le Coran qu’en état de pureté, les savants chafi’ites ont argumenté par le hadith mentionné (*) et par le fait que c’est l’avis de Sa’d Ibn Abi Waqqas et de ‘Abdallah Ibn ‘Omar (qu’Allah les agrée tous) et on ne connait pas de compagnon ayant eu un autre avis ».
(Al Majmou’ Charh Al Mouhadhab vol 2 p 86)

(*) C’est à dire le hadith cité ci-dessus.

Remarque n°1 : Des savants des quatre écoles juridiques ont mentionné la permission pour l’enfant de toucher le moushaf sans être en état d’ablution car l’enfant a grand besoin d’apprendre le Coran et lui imposer d’être systématiquement en état d’ablution est particulièrement compliqué.

L’imam Malik Ibn Anas (mort en 179 du calendrier hégirien) a dit : « J’espère que le fait que les enfants touchent les masahifs (pluriel de moushaf) pour l’apprentissage sans être en état d’ablution soit permis ».
(Mawahib Al Jalil vol 1 p 470)

Voir pour l’école Hanafite : Tabyin Al Haqaiq Charh Kanz Ad Daqaiq de l’imam Al Zayla’i vol 1 p 58
Pour l’école Chafi’ite : Al Majmou’ de l’imam Nawawi vol 2 p 81/82
Pour l’école Hanbalite : Tashih Al Fourou’ Ma’a Al Fourou’ de l’imam Al Mardaway vol 1 p 242/243

Remarque n°2 : La traduction du Coran dans une autre langue ou le livre comprenant le Coran en arabe et dans une autre langue ont-ils le même jugement que le moushaf ?
Et ainsi est-il permis de les toucher sans être en état d’ablution ?

– Tout d’abord, en ce qui concerne la traduction du Coran dans une autre langue, le jugement est que cette traduction ne prend pas le jugement du Coran et ainsi il est permis de la toucher sans être en état d’ablution.

Cheikh ‘Abdel ‘Aziz Ibn Baz a dit : « La traduction du Coran n’a pas le même jugement que le moushaf ».
(Fatawa Nour ‘Ala Darb vol 26 p 327)

– Ensuite, en ce qui concerne le livre comprenant le Coran en arabe et sa traduction dans une autre langue, les savants disent que ce livre a le jugement d’un livre d’explication du Coran (Tefsir).

Cheikh ‘Abdel ‘Aziz Ibn Baz a dit : « Si, avec le Coran en arabe, il y a sa traduction, alors le jugement est celui des livres d’explications du Coran ».
(Voir l’audio suivant : Cheikh Ibn Baz)

La majorité des savants sont d’avis qu’il est permis à la personne qui n’est pas en état d’ablution de toucher les livres d’explication du Coran (Tefsir).
(Al Mawsou’a Al Fiqhiya Al Koweitiya vol 13 p 97)

Remarque n°3 : Le Coran qui est enregistré sur les téléphones portables ou les tablettes n’a pas le même jugement que le moushaf et ainsi il est permis de lire et de tourner les pages sans être en état d’ablution.

Question : Quel est le jugement concernant les téléphones portables dans lesquels se trouvent le moushaf, est-ce que ces téléphones prennent le jugement du moushaf ?

Réponse de Cheikh ‘Abdel Mouhsin Al ‘Abad : « Non. Ces téléphones ne prennent pas le jugement du moushaf.
Lorsque quelqu’un a avec lui un téléphone dans lequel le moushaf est enregistré, nous ne disons pas qu’il a avec lui un moushaf et qu’il ne doit le toucher qu’en état de pureté ».
(Séance de Fatawa du 09/09/1430 à 6m40)

عن مصعب بن سعد بن أبي وقاص أنه قال : كنت أمسك المصحف على سعد بن أبي وقاص رضي الله عنه فاحتككت . فقال سعد رضي الله عنه : لعلك مسست ذكرك
فقلت : نعم
فقال : فقم فتوضأ
فقمت فتوضأت ثم رجعت
(رواه مالك في الموطأ رقم ٩٦ و صححه البيهقي في الخلافيات ج ١ ص ٥١٦ و الشيخ الألباني في إرواء الغليل ج ١ ص ١٦١)

حكم : صحيح

D’après ‘Ali Ibn Abi Talib (qu’Allah l’agrée), le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit: « Certes lorsque le serviteur utilise le siwak puis se lève pour prier, l’ange se lève derrière lui, écoute sa récitation et s’approche de lui jusqu’à ce qu’il mette sa bouche sur sa bouche. Ainsi rien ne sort de sa bouche comme Coran sans qu’il n’aille dans le ventre de l’ange.
Ainsi purifiez vos bouches pour le Coran ».
(Rapporté par Al Bazar et authentifié par Cheikh Albani dans Sahih Targhib Wa Tarhib n°215, Hadith Hasan)
عن علي بن أبي طالب رضي الله عنه قال رسول الله صلى الله عليه و سلم : إن العبد إذا تسوك ثم قام يصلي قام الملك خلفه فيستمع لقراءته فيدنو منه حتى يضع فاه على فيه فما يخرج من فيه شيء من القرآن إلا صار في جوف الملك فطهروا أفواهكم للقرآن
(رواه البزار و حسنه الشيخ الألباني في صحيح الترغيب و الترهيب رقم ٢١٥)

حكم : حسن

D’après Abou Houreira (qu’Allah l’agrée), le Prophète (ﷺ) a dit: « Celui qui soulage un croyant d’un soucis parmi les soucis de l’ici-bas Allah le soulage d’un soucis parmi les soucis du jour du jugement. Celui qui accorde une facilité à son débiteur (1), Allah lui facilite dans l’ici-bas et dans l’au-delà. Celui qui couvre un croyant (2), Allah le couvre dans l’ici-bas et dans l’au-delà. Allah aide le serviteur tant que le serviteur aide son frère. Celui qui emprunte un chemin par lequel il recherche une science, Allah lui facilite par cela un chemin vers le paradis. Et aucun groupe ne se rassemble dans une maison parmi les maisons d’Allah (3) afin de lire le Coran et de l’enseigner entre eux (4) sans que la quiétude ne descende sur eux, sans que la miséricorde ne les englobe, sans que les anges ne les entourent et sans qu’Allah ne les mentionne auprès de ceux qui sont auprès de lui (5). Et celui dont ses oeuvres l’ont retardé ne sera pas avancé par sa lignée ».
(Rapporté par Mouslim dans son Sahih n°2699)

(1) C’est à dire une personne qui à une dette envers lui.
(2) C’est à dire qu’il cache son péché.
(3) C’est à dire les mosquées.
(4) C’est à dire que chacun lisait et étudiait seul ou avec quelqu’un qui l’aide à améliorer sa lecture et à la corriger.
Par contre, le sens voulu n’est pas la lecture en groupe d’une seule voix afin de se rapprocher d’Allah car cela ne faisait pas partie de l’habitude des premiers musulmans.
(Al Moufhim de l’imam Al Qortobi vol 6 p 687, Charh Sahih Mouslim de Cheikh Al Etiopi vol 16 p 183)

(5) C’est à dire les anges rapprochés.

عن أبي هريرة رضي الله عنه قال النبي صلي الله عليه و سلم : من نفس عن مؤمن كربة من كرب الدنيا ، نفس الله عنه كربة من كرب يوم القيامة . ومن يسر على معسر ، يسر الله عليه في الدنيا والآخرة . ومن ستر مسلما ، ستره الله في الدنيا والآخرة . والله في عون العبد ما كان العبد في عون أخيه . ومن سلك طريقا يلتمس فيه علما ، سهل الله له به طريقا إلى الجنة . وما اجتمع قوم في بيت من بيوت الله ، يتلون كتاب الله ، ويتدارسونه بينهم ، إلا نزلت عليهم السكينة ، وغشيتهم الرحمة وحفتهم الملائكة ، وذكرهم الله فيمن عنده . ومن بطأ به عمله ، لم يسرع به نسبه
(رواه مسلم في صحيحه رقم ٢٦٩٩)
D’après Abou Sa’id Al Khoudri (qu’Allah l’agrée) : Une nuit, Ouseyd Ibn Houdeyr (qu’Allah l’agrée) lisait le Coran dans l’endroit où il faisait sécher ses dattes lorsque son cheval s’est agité.
Il s’est remis à lire et son cheval s’est agité.
Une troisième fois, il s’est remis à lire et son cheval s’est encore agité.
Ouseyd (qu’Allah l’agrée) a dit : J’ai eu peur que le cheval piétine Yahya (*) alors je me suis levé vers le cheval et j’ai vu comme un nuage au dessus de ma tête dans lequel il y avait comme des lumières qui montaient dans le ciel jusqu’à ce que je ne puisse plus les voir.
Au matin, je suis allé voir le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) et j’ai dit : Ô Messager d’Allah ! La nuit dernière, je lisais le Coran au coeur de la nuit à l’endroit où je fais sécher mes dattes lorsque mon cheval s’est agité.
Le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit : « Tu aurais du continuer à lire ô Ibn Houdeyr ! ».
Alors j’ai repris la lecture et mon cheval s’est encore agité.
Le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit : « Tu aurais du continuer à lire ô Ibn Houdeyr ! ».
J’ai de nouveau repris ma lecture et mon cheval s’est de nouveau agité.
Le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit : « Tu aurais du continuer à lire ô Ibn Houdeyr ! ».
Je suis alors parti car Yahya était proche du cheval et j’ai eu peur qu’il ne le piétine et là j’ai vu comme un nuage dans lequel il y avait comme des lumières qui montaient dans le ciel jusqu’à ce que je ne puisse plus les voir.
Le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit : « Ce sont les anges qui t’écoutaient. Si tu avais poursuivi ta lecture, au matin les gens auraient pu les voir et ils n’auraient pas été cachés à leurs vues ».
(Rapporté par Mouslim dans son Sahih n°796)

(*) C’est à dire son fils qui était auprès de lui.

عن أبي سعيد الخدري رضي الله عنه أن أسيد بن حضير رضي الله عنه بينما هو ليلة يقرأ في مربده إذ جالت فرسه فقرأ ثم جالت أخرى فقرأ ثم جالت أيضا
قال أسيد رضي الله عنه : فخشيت أن تطأ يحيى فقمت إليها فإذا مثل الظلة فوق رأسي فيها أمثال السرج عرجت في الجو حتى ما أراها
فغدوت على رسول الله صلى الله عليه وسلم فقلت : يا رسول الله ! بينما أنا البارحة من جوف الليل أقرأ في مربدي إذ جالت فرسي
فقال رسول الله صلى الله عليه وسلم : اقرأ ابن حضير
فقرأت ثم جالت أيضا فقال رسول الله صلى الله عليه وسلم : اقرأ ابن حضير
فقرأت ثم جالت أيضا فقال رسول الله صلى الله عليه وسلم : اقرأ ابن حضير
فانصرفت وكان يحيى قريبا منها خشيت أن تطأه فرأيت مثل الظلة فيها أمثال السرج عرجت في الجو حتى ما أراها فقال رسول الله صلىالله عليه وسلم : تلك الملائكة كانت تستمع لك ولو قرأت لأصبحت يراها الناس ما تستتر منهم
(رواه مسلم في صحيحه رقم ٧٩٦)
D’après ‘Ikrima, ‘Abdallah Ibn ‘Abbas (qu’Allah les agrée lui et son père) a dit : « La personne qui lit le Coran ne retournera pas à l’âge le plus vil (1). Ceci est la parole d’Allah : -Puis Nous l’avons ramené au niveau le plus bas sauf ceux qui ont eu la foi- (2).
C’est à dire sauf ceux qui ont lu le Coran ».
(Rapporté par Al Hakim dans son Moustadrak n°4010 qui l’a authentifié et il a également été authentifié par Cheikh Albani dans Sahih Targhib Wa Tarhib n°1435, Hadith Sahih)

(1) Lorsqu’une personne atteint l’âge de la décrépitude, elle devient dépendante de sa famille et de ceux qui sont auprès d’elle et ainsi leur cause des difficultés et leur rend les choses difficiles.

(2) Il s’agit de la traduction rapprochée du sens des versets 5 et 6 de la sourate Tin n°95.

عن عكرمة قال عبدالله بن عباس رضي الله عنهما : من قرأ القرآن لم يرد إلى أرذل العمر وذلك قوله : ثم رددناه أسفل سافلين (5) إلا الذين آمنوا
قال : إلا الذين قرأوا القرآن
(رواه الحاكم في المستدرك رقم ٤٠١٠ و صححه أيضاً الشيخ الألباني في صحيح الترغيب و الترهيب رقم ١٤٣٥)

حكم : صحيح

D’après Ibn Mass’oud (qu’Allah l’agrée), le Prophète (que la prière d’Allah et son salut soient sur lui) a dit: « Celui qui lit une lettre du livre d’Allah a pour cela une bonne action et la bonne action compte 10 fois.(*) Je ne dis pas que Alif Lam Mim est une lettre mais Alif est une lettre, Lam est une lettre et Mim est une lettre ».
(Rapporté par Tirmidhi dans ses Sounan n°2910 qui l’a authentifié et il a également été authentifié par Cheikh Albani dans Sahîh Tirmidhi Hadith Sahîh)

Les savants ont mentionné qu’il y a au moins 320 000 lettres dans le Coran.
(Voir Tefsir Ibn Kathir vol 1 p 53, Al Itqan de l’imam Souyouti p 146)

(*) Il faut préciser, que certains textes mentionnent qu’en plus des dix bonnes actions, la personne qui lit le Coran obtient également pour chaque lettre du Coran qui est lue que dix péchés lui soient effacés.

عن بن مسعود رضي الله عنه قال رسول الله صلى الله عليه و سلم : من قرأ حرفا من كتاب الله فله به حسنة والحسنة بعشر أمثالها لا أقول : آلم حرف ، ولكن ألف حرف و لام حرف وميم حرف
(رواه الترمذي في سننه رقم ٢٩١٠ و صححه و صححه أيضاً الشيخ الألباني في صحيح الترمذي)

حكم :صحيح

D’après Abou Houreira (qu’Allah l’agrée), le Prophète (ﷺ) a dit: « Le jour de la résurrection, le Coran va venir sous la forme d’un homme -chahib- (1) et il va dire à son compagnon (2) : Est-ce que tu me reconnais ?
Je suis celui qui t’a empêché de dormir la nuit et t’a assoiffé durant la journée.
Et certes aujourd’hui, chaque commerçant sera derrière son commerce et aujourd’hui, je suis pour toi devant tous les commerçants (3).
Il lui sera donné la royauté à sa droite, l’éternité à sa gauche et il sera mis sur sa tête la couronne de la quiétude.
Ses parents seront tous deux habillés d’une tunique ayant plus de valeur que la vie d’ici-bas et tout ce qu’elle contient.
Ils vont dire : Ô Seigneur ! D’où nous provient cela ?
Il sera dit : Par le fait que votre enfant a apprit le Coran ».
(Rapporté par at-Tabarani dans « Al-Awsat » 6/51 et authentifié dans Silsilah Sahiha de Cheikh Al Albani n°2829, Hadith Hasan ou Sahih)

(1) C’est à dire que sa couleur a changé à cause d’une chose comme la maigreur, la faim ou le voyage.

Ainsi, c’est comme s’il était à l’image de celui qui s’est fatigué avec la lecture du Coran auquel il va s’adresser.
(Hachiya As Souyouti ‘Ala Sounan Ibn Maja, hadith n°3781)

(2) C’est à dire la personne qui le lisait avec assiduité et le mettait en pratique.

(3) Ici, la lecture du Coran a été comparée à un commerce que la personne a pratiqué dans la vie d’ici-bas en dépensant de son temps contre des bonnes actions.
(Voir les versets 29 et 30 de la sourate Fatir n°35)

عن أبي هريرة رضي الله عنه قال رسول الله صلى الله عليه و سلم : يجيء القرآن يوم القيامة كالرجل الشاحب، يقول لصاحبه: هل تعرفني؟ أنا الذي كنت أسهر ليلك، وأظمئ هواجرك، وإن كل تاجر من وراء تجارته، وأنا لك اليوم من وراء كل تاجر. فيعطى الملك بيمينه، والخلد بشماله، ويوضع على رأسه تاج الوقار، ويكسى والداه حلتين لا تقوم لهما الدنيا وما فيها، فيقولان: يا رب، أنى لنا هذا؟ فيقال: بتعليم ولدكما القرآن.
(رواه الطبراني في الأوسط ۶/۵۱ و صححه الشيخ الألباني في تالسلسلة الصحيحة رقم ۲۸۲۹)

حكم : حسن أو صحيح

D’après Abou Moussa Al Ach’ari (qu’Allah l’agrée), le Prophète (que la prière d’Allah et son salut soient sur lui) a dit: « L’exemple du croyant qui lit le coran est celui du cédrat: son odeur est bonne et son goût est bon. L’exemple du croyant qui ne lit pas le coran est celui de la datte: elle n’a pas d’odeur et son goût est sucré. L’exemple de l’hypocrite qui lit le coran est celui du myrte: son odeur est bonne mais son goût est amer. Et l’exemple de de l’hypocrite qui ne lit pas le coran est celui de la coloquinte: elle n’a pas d’odeur et son goût est amer ».
(Rapporté par Mouslim dans son Sahih n°797)

(1) C’est à dire le croyant dont l’habitude est de lire le Coran et pas le croyant qu’il l’a lu simplement une fois.
Et de la même manière, dans les phrases qui suivent, le sens voulu par la personne qui ne lit pas le Coran est celle dont l’habitude est de ne pas lire le Coran.

La lecture du Coran est une habitude à prendre et pas un acte que l’on pratique de manière occasionnel.
(Charh Sahih Mouslim de Cheikh Al Etiopi vol 16 p 292)

(2) C’est à dire que la foi de la personne est représentée par le gôut du fruit et la lecture du Coran est représentée par la bonne odeur du fruit.
(Charh Sahih Al Boukhari de Cheikh Rajihi vol 13 p 798)

(3) Un hypocrite est une personne qui montre volontairement l’Islam de manière extérieure mais qui n’est pas musulmane dans son coeur.

(4) Ce hadith montre le mérite de la lecture du Coran car la lecture, qui est représentée par la bonne odeur des fruits, est présente que ce soit chez le croyant ou chez l’hypocrite.
(Fadail Al Quran de l’imam Ibn Kathir p 173)

De plus, ce hadith montre également que l’objectif qui est voulu par la lecture du Coran est le fait de le mettre en pratique.
(Charh Sahih Mouslim de Cheikh Al Etiopi vol 16 p 296)

عن أبي موسى الأشعري رضي الله عنه قال رسول الله صلى الله عليه وسلم : مثل المؤمن الذي يقرأ القرآن كمثل الأترجة ريحها طيب وطعمها طيب . ومثل المؤمن الذي لا يقرأ القرآن كمثل التمرة لا ريح لها وطعمها حلو . ومثل المنافق الذي يقرأ القرآن مثل الريحانة ريحها طيب وطعهما مر . ومثل المنافق الذي لا يقرأ القرآن كمثل الحنظلة ليس لها ريح وطعمها مر
(رواه مسلم في صحيحه رقم ٧٩٧)
D’après Abou Oumama (qu’Allah l’agrée), le Prophète (ﷺ) a dit: « Lisez le Coran car il viendra le Jour de la résurrection en intercesseur pour les siens ».
(Rapporté par Mouslim dans son Sahih n°804)

(*) C’est à dire les gens qui étaient assidus à sa lecture.
(Charh Sahih Mouslim de Cheikh Al Etiopi vol 16 p 347)

De plus, il y a des moments où elle est particulièrement recommandée et d’autres moments où il ne convient pas de lire le Coran.

La lecture du Coran pendant la prière

Les savants sont en consensus sur le fait que la lecture du Coran pendant la prière est meilleure et plus méritoire que la lecture du Coran en dehors de la prière.
(Voir par exemple Al Tibian de l’imam Nawawi p 155, Fatawa ‘Al At Tariq de Cheikh ‘Otheimine question 527 p 268)

Cheikh Al Islam Ibn Taymiya (mort en 728 du calendrier hégirien) a dit : « La prière est meilleure que la récitation du Coran en dehors de la prière comme l’ont mentionné les imams parmi les savants. (…)
Mais si une personne trouve de la motivation, de la méditation et de la compréhension lors de sa lecture en dehors de la prière alors le mieux pour cette personne est ce qui lui est le plus bénéfique ».
(Al Fatawa Al Koubra vol 2 p 236)

Et il a dit également : « La lecture du Coran pendant la prière est meilleure que la lecture en dehors de la prière.
Et la personne qui prie est plus concernée que les autres personnes par les textes qui ont été rapportés à propos des mérites du lecteur du Coran ».
(Majmou’ Al Fatawa 23/282)

Remarque : Il est permis à la personne de prier les prières surérogatoires assise.
Ainsi lorsqu’une personne a l’intention de s’asseoir pour lire le Coran, il lui suffit de s’asseoir en direction de la qibla, de faire le tekbir d’entrée de la prière, de réciter la sourate Al Fatiha puis elle lit dans le moushaf et ainsi elle obtient facilement une récompense plus grande pour sa lecture que si elle avait lu dans la même position mais sans être en prière.
Puis elle peut terminer sa prière en s’inclinant et en se prosternant simplement avec des gestes de la tête.

D’après Jarir Ibn Hazim : J’ai vu Muhammed Ibn Sirin (mort en 110 du calendrier hégirien) prier accroupi et le moushaf était à côté de lui. Lorsqu’il hésitait sur quelque chose il regardait dedans.
(Rapporté par Ibn Abi Daoud dans Kitab Al Masahif n°784 et authentifié par Cheikh Salim Al Hilali dans sa correction de cet ouvrage p 721)

Et dans une autre version : Je suis rentré auprès de Muhammed Ibn Sirin (mort en 110 du calendrier hégirien) alors qu’il priait assis et lisait dans le moushaf.
(Rapporté par Ibn Abi Daoud dans Kitab Al Masahif n°787)

عن أبي أمامة رضي الله عنه قال رسول الله صلى الله عليه و سلم : اقرؤوا القرآن . فإنه يأتي يوم القيامة شفيعا لأصحابه
(رواه مسلم في صحيحه رقم ٨٠٤)