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Les 30 derniers Hadiths ajoutés

D’après ‘Abder Rahman Ibn Chibl (qu’Allah l’agrée), le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit: « Certes les commerçants sont les désobéissants ! ».
Quelqu’un a dit: Ô Messager d’Allah ! Allah n’a t-il pas autorisé la vente?
Le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit: « Si, mais lorsqu’ils parlent ils mentent et ils jurent et ainsi ils sont pécheurs ».
(Rapporté par Ahmed et authentifié par Cheikh Albani dans la Silsila Sahiha n°366, Hadith Sahih)
عن عبدالرحمن بن شبل رضي الله عنه قال النبي صلى الله عليه و سلم : إن التجار هم الفجار
قيل : يا رسول الله ! أو ليس قد أحل الله البيع ؟
قال النبي صلى الله عليه و سلم : بلى و لكنهم يحدثون فيكذبون و يحلفون فيأثمون
(رواه أحمد و صححه الشيخ الألباني في السلسلة الصحيحة رقم ٣٦٦)

حكم : إسناده صحيح

D’après Anas Ibn Malik (qu’Allah l’agrée) : Le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) nous a fait un sermon dans lequel il a mentionné l’usure et a explicité sa gravité.
Il a dit: « Un dirham d’usure que l’homme prend est un péché plus grave auprès d’Allah que trente six fornications;
Et certes la plus grave des formes d’usures est de porter atteinte à l’honneur d’un homme musulman ».
(Rapporté par Ibn Abi Dounia et authentifié par Cheikh Albani dans Sahih Targhib n°1856, Hadith Sahih li Ghayrihi)
عن أنس بن مالك رضي الله عنه قال : خطبنا رسول الله صلى الله عليه وسلم فذكر أمر الربا وعظم شأنه وقال : إن الدرهم يصيبه الرجل من الربا أعظم عند الله في الخطيئة من ست وثلاثين زنية يزنيها الرجل وإن أربى الربا عرض الرجل المسلم
(رواه ابن أبي الدنيا و صححه الشيخ الألباني في صحيح الترغيب و الترهيب رقم ١٨٥٦)

حكم : صحيح لغيره

D’après Sahl Ibn Sa’d Al Sa’idi (qu’Allah l’agrée), le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit: « Il y a certes dans le paradis une porte que l’on appelle Ar Rayan (*).
C’est par cette porte que les jeûneurs vont rentrer le jour de la résurrection et personne d’autre qu’eux ne va rentrer par cette porte.
Il sera dit : Où sont les jeûneurs ?
Alors ils se lèveront et personne d’autre qu’eux n’entrera par cette porte.
Une fois qu’ils seront rentrés cette porte sera fermée et plus personne ne rentrera par cette porte ».
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°1896)

(*) En arabe le mot Al Rayan / الرَّيَّان signifie le contraire d’une personne qui est assoiffée.

عن سهل بن سعد الساعدي رضي الله عنه قال النبي صلى الله عليه و سلم : إن في الجنة بابا يقال له الريان يدخل منه الصائمون يوم القيامة لا يدخل منه أحد غيرهم
يقال : أين الصائمون ؟
فيقومون لا يدخل منه أحد غيرهم فإذا دخلوا أغلق فلن يدخل منه أحد
(رواه البخاري في صحيحه رقم ١٨٩٦)
D’après un compagnon du Prophète (qu’Allah l’agrée) : J’ai certes vu le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) à Al ‘Arj (*). Il a versé de l’eau sur sa tête alors qu’il jeûnait à cause de la soif ou de la chaleur.
(Rapporté par Abou Daoud dans ses Sounan n°2365 et authentifié par Cheikh Albani dans Sahih Abi Daoud, Hadith Sahih)

(*) C’est le nom d’un endroit.

عن بعض أصحاب النبي رضي الله عنه : لقد رأيت رسول الله صلى الله عليه وسلم بالعرج يصب على رأسه الماء وهو صائم من العطش أو من الحر (رواه أبو داود في سننه رقم ٢٣٦٥ و صححه الشيخ الألباني في صحيح أبي داود )

حكم : صحيح

D’après Abou Houreira (qu’Allah l’agrée), le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit: « Tous les actes du fils de Adam sont multipliés. La bonne action est comptée de dix à sept-cent fois (1).
Allah a dit : Sauf le jeûne car il est à Moi et c’est Moi qui le récompense (2). Le jeûneur délaisse son envie et sa nourriture pour Moi (3).
Le jeûneur a deux joies : une joie lorsqu’il rompt son jeûne (4) et une joie lorsqu’il rencontre son Seigneur (5) et l’odeur de sa bouche est plus parfumée auprès d’Allah que l’odeur du musc (6) ».
(Rapporté par Mouslim dans son Sahih n°1151e)

(1) À la base, par miséricorde et générosité d’Allah, chaque bonne action est comptée dix fois.

Ensuite, il y a six points qui font qu’un acte peut ne pas être simplement multiplié par dix mais être multiplié plus que cela : le moment où l’acte a été effectué, le lieu où il a été effectué, l’acte en lui-même, certaines caractéristiques de l’acte, l’intention de l’acte, le suivi du Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) dans l’acte.
(Voir Al Taqrib Li Hikam Wa Ahkam Sahih Taghrib Wa Tarhib, Kitab Al Ikhlas de Cheikh Souleyman Ruheili à partir de la page 128)

(2) L’imam Ibn Rajab (mort en 795 du calendrier hégirien) a dit : « Tous les actes sont multipliés de dix à sept cent fois sauf le jeûne dont la multiplication n’est pas limitée dans ce nombre.
Allah le multiplie un très grand nombre de fois sans que cela ne soit limité.
En effet, le jeûne fait partie de la patience et Allah a certes dit : -Certes la récompense des patients leur sera donnée sans limite- (*).
C’est pour cela qu’il a été rapporté du Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) qu’il a désigné le mois du Ramadan comme étant le mois de la patience (**) ».
(Lataif Al Ma’arif p 283)

(*) Il s’agit de la traduction rapprochée du sens du verset 10 de la sourate Zoumar n°39.

(**) Voir le lien suivant : Le mois de Ramadan est le mois de la patience

(3) Ceci montre que le fait de manger, de boire, d’avoir un rapport sexuel et d’éjaculer annulent le jeûne si ces actes sont fait volontairement.
Ceci a été détaillé sur le document suivant : Les piliers du jeûne

(4) C’est à dire que lorsque le croyant rompt son jeûne il est content qu’Allah lui ait accordé le bienfait de pouvoir terminer son jeûne et il est également content de pouvoir satisfaire ses désirs qui lui étaient interdit de satisfaire dans la journée.

(5) C’est à dire que le jeûneur sera content d’obtenir l’agrément d’Allah et Ses bienfaits.
(Ces commentaires sont tirés de Bahjatou Qouloub Al Abrar de Cheikh Sa’di p 84/85)

(6) L’odeur de la bouche du jeûneur est plus aimé par Allah que l’odeur du musc dans la vie d’ici-bas lorsque le jeûneur manque de nourriture mais également le jour du jugement comme ceci est mentionné dans d’autres versions de ce hadith.
(Voir Sahih Ibn Hibban vol 8 p 210/211, hadiths n°3423 et 3424)

عن أبي هريرة رضي الله عنه قال النبي صلى الله عليه و سلم : كل عمل ابن آدم يضاعف الحسنة عشر أمثالها إلى سبعمئة ضعف قال الله : إلا الصوم فإنه لي وأنا أجزي به يدع شهوته وطعامه من أجلي
للصائم فرحتان : فرحة عند فطره وفرحة عند لقاء ربه ولخلوف فيه أطيب عند الله من ريح المسك
(رواه مسلم في صحيحه رقم ١١٥١)
D’après Anas Ibn Malik (qu’Allah l’agrée) : Je n’ai strictement jamais vu le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) prier le maghreb avant d’avoir rompu le jeûne ne serait-ce qu’en buvant un petit peu d’eau.
(Rapporté par Ibn Hibban dans son Sahih n°3505 et authentifié par Cheikh Albani dans Al Ta’liqat Al Hissan ‘Ala Sahih Ibn Hibban n°3496, Hadith Sahih)

Remarque : Il est rapporté dans certains hadiths que le Messager d’Allah (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) rompait le jeûne avec du lait mais ces ahadiths ne sont pas authentiques. 
(Voir par exemple Irwa Al Ghalil vol 4 p 45 et la Silsila Daifa n°6127 de Cheikh Albani)

Ainsi il est permis de rompre le jeûne avec du lait si la personne le souhaite mais cela n’est pas recommandé et ne rapportera pas de récompense particulière à la personne qui le fait.

عن أنس بن مالك رضي الله عنه قال : ما رأيت النبي صلى الله عليه وسلم قط صلى المغرب حتى يفطر ولو على شربة من ماء
(رواه ابن حبان في صحيحه رقم ٣٥٠٥ و صححه الشيخ الألباني في التعليقات الحسان على صحيح ابن حبان رقم ٣٤٩٦)

حكم : صحيح

D’après Anas Ibn Malik (qu’Allah l’agrée) : Lorsque le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) rompait son jeûne, il commençait par des dattes.
(Rapporté par Nasai dans As Sounan Al Koubra n°3304 et authentifié par Cheikh Albani dans la Silsila Sahiha n°2117, Hadith Sahih)

Remarque n°1 : Le sens voulu par cela est qu’il est recommandé de commencer par manger des dattes et pas qu’il n’est recommandé de ne manger que des dattes.

Remarque n°2 : Il n’est pas légiféré que la personne recherche le fait de rompre le jeûne avec le nombre précis de trois dattes ou avec un nombre impair de dattes car le hadith qui est rapporté sur cela est un hadith faible.

D’après Anas Ibn Malik (qu’Allah l’agrée) : Le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) aimait rompre le jeûne avec trois dattes ou avec une chose qui n’avait pas été touchée par le feu.
(Rapporté par Abou Ya’la dans son Mousnad n°3292 et sa chaîne de transmission est très faible)

Ce hadith a été jugé faible par : l’imam Ibn Hajar dans Talkhis Al Habir n°900, Cheikh Albani dans la Silsila Daifa n°996 et Cheikh Shouayb Arnaout dans sa correction du Mousnad de l’imam Ahmed vol 20 p 111.

عن أنس بن مالك رضي الله عنه قال : كان النّبي صلّى الله عليه وسلّم يحبّ أن يفطر على ثلاث تمرات أو شيء لم تصبه النّار
(رواه أبو يعلى في مسنده رقم ٣٢٩٢ و ضعفه الحافظ ابن حجر في تلخيص الحبير رقم ٩٠٠ و الشيخ الألباني في السلسلة الضعيفة رقم ٩٩٦ الشيخ شعيب الأرناؤوط في تحقيق المسند ج ٢٠ ص ١١١)

Cheikh ‘Otheimine a dit : « Il n’est pas obligatoire ni même recommandé que la personne rompe son jeûne en mangeant trois dattes, ou cinq ou sept ou neuf sauf le jour du ‘Id Al Fitr.
En effet, il a été rapporté cela de manière authentique que le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) ne partait pas pour la prière le jour du ‘Id Al Fitr avant d’avoir mangé des dattes en nombre impair (*).
Mais en dehors de cela, le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) ne mangeait pas des dattes en cherchant à les manger en nombre impair ».
(Fatawa Nour ‘Ala Darb vol 7 p 284)

(*) Ce hadith a été rapporté par Ibn Khouzeima dans son Sahih n°1429 et a été authentifié par Cheikh Albani dans la Silsila Daifa vol 9 p 249.

عن أنس بن مالك رضي الله عنه أن النبي صلى الله عليه و سلم كان يبدأ إذا أفطر بالتمر
(رواه النسائي في السنن الكبرى رقم ٣٣٠٤ و صححه الشيخ الألباني في السلسلة الصحيحة رقم ٢١١٧)

حكم : صحيح

D’après Abou Al Ahwas, ‘Abdallah Ibn Mas’oud (qu’Allah l’agrée) a dit: « Celui à qui il plaît de rencontrer Allah demain en étant musulman qu’il soit assidu à ces prières à l’endroit où on appelle à l’accomplir (*).
En effet, certes Allah a légiféré à votre Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) les voies de la guidée et elles font certes partie des voies de la guidée.
Et si vous priez dans vos maisons comme prie dans sa maison celui qui les délaisse vous aurez délaissé la voie de votre Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui).
Et si vous délaissez la voie de votre Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) vous vous égarez.
Il n’y a aucun homme qui se purifie parfaitement puis se dirige vers une mosquée parmi les mosquée sans qu’Allah ne lui inscrive pour chaque pas qu’il fait une bonne action, Il l’élève d’un degré et lui pardonne un péché.
Certes à l’époque, il n’y a avait qu’un hypocrite dont l’hypocrisie était connue qui délaissait la prière à la mosquée et on apportait certes un homme malade supporté par deux autres hommes jusqu’à ce qu’on le place dans le rang ».
(Rapporté par Mouslim dans son Sahih n°654)

(*) C’est à dire à la mosquée.

عن أبي الأحوص قال عبدالله بن مسعود رضي الله عنه : من سره أن يلقى الله غدا مسلما فليحافظ على هؤلاء الصلوات حيث ينادى بهن
فإن الله شرع لنبيكم صلى الله عليه وسلم سنن الهدى وإنهن من سنن الهدى ولو أنكم صليتم في بيوتكم كما يصلي هذا المتخلف في بيته لتركتم سنة نبيكم ولو تركتم سنة نبيكم لضللتم
وما من رجل يتطهر فيحسن الطهور ثم يعمد إلى مسجد من هذه المساجد إلا كتب الله له بكل خطوة يخطوها حسنة ويرفعه بها درجة ويحط عنه بها سيئة
ولقد رأيتنا وما يتخلف عنها إلا منافق معلوم النفاق ولقد كان الرجل يؤتى به يهادى بين الرجلين حتى يقام في الصف
(رواه مسلم في صحيحه رقم ٦٥٤)
D’après Anas Ibn Malik (qu’Allah l’agrée), le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit: « Lorsqu’on fait l’iqama pour la prière et que l’un d’entre-vous a jeûné, qu’il commence par le repas avant la prière du maghreb et ne vous pressez pas dans votre repas ».
(Rapporté par Ibn Hibban dans son Sahih n°2068 et authentifié par Cheikh Albani dans la Silsila Sahiha n°3964)

D’après Abou Tiyah Al Dab’i : Je rompais le jeûne avec ‘Abdallah Ibn ‘Abbas (qu’Allah les agrée lui et son père) durant le Ramadan.
À la fin de la journée, il envoyait la fille d’une de ses épouses qui montait sur le toit de la maison. (1)
Lorsque le soleil était couché, il faisait l’appel à la prière et il mangeait et nous mangions avec lui.
Et lorsqu’il avait terminé, quelqu’un faisait l’iqama pour la prière (2) et alors il se levait pour prier et nous prions avec lui.
(Rapporté par Ibn Abi Chayba dans son Moussannaf n°9189 et authentifié par Cheikh Chathri dans sa correction du Moussannaf de Ibn Abi Chayba vol 5 p 481)

(1) C’est à dire pour qu’elle surveille le moment du coucher du soleil.

(2) C’est à dire le second appel à la prière qui est effectué juste avant qu’elle ne débute.

عن أبي التياح الضبعي أنه كان يفطر مع عبدالله بن عباس رضي الله عنهما في رمضان
فكان إذا أمسى بعث ربيبة له تصعد ظهر الدار فلما غربت الشمس أذن فيأكل ونأكل فإذا فرغ أقيمت الصلاة فيقوم يصلي ونصلي معه
(رواه ابن أبي شيبة في المصنف رقم ٩١٨٩ و صححه الشيخ الشثري في تحقيق مصنف ابن أبي شيبة ج ٥ ص ٤٨١)

Remarque n°4 : Dans l’hypothèse où l’appel à la prière n’est pas effectué précisément à l’heure du coucher du soleil, il ne convient pas de rompre le jeûne avant le moment où l’ensemble des musulmans rompent leur jeûne.

Cheikh Souleyman Ruheili a dit : « La détermination du moment de la rupture du jeûne n’est pas une chose qui revient aux personnes seules.
Ce n’est pas une chose à propos de laquelle chaque personne décide seule.
La rupture du jeûne est une chose qui est générale pour tous les musulmans présents dans la ville.
Ainsi, il ne convient pas que des personnes seules rompent le jeûne à un moment qui est différent du moment où les gens de la ville rompent leur jeûne.
Les gens de la ville ne doivent rompre leur jeûne qu’au moment connu où tous les gens de la ville rompent leur jeûne.
Et il ne convient pas de porter atteinte à l’unité des musulmans au niveau du jeûne que ce soit au moment où il débute ou au moment où il se termine ».
(Cours intitulé Al Kheyrat Fi Chahr Al Kheyrat à 38m40)

Remarque n°5 : Malheureusement, au moment de la rupture du jeûne, les mosquées sont relativement vide pour l’accomplissement de la prière du maghreb.

Ainsi, il faut rappeler que les hommes qui sont proches de la mosquée doivent prier en groupe à la mosquée avec les musulmans et cela que la journée soit un jour de jeûne ou pas.

عن أنس بن مالك رضي الله عنه قال النّبي صلّى الله عليه و سلّم : إذا أقيمت الصّلاة وأحدكم صائم فليبدأ بالعشاء قبل صلاة المغرب ولا تعجلوا عن عشائكم
(رواه ابن حبان في صحيحه رقم ٢٠٦٨ و صححه الشيخ الألباني في السلسلة الصحيحة رقم ٣٩٦٤)

 

D’après ‘Abdallah Ibn Al Harith, d’après un homme parmi les compagnons du Prophète (qu’Allah l’agrée) : Je suis entré auprès du Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) alors qu’il mangeait le souhour.
Il a dit : « Il s’agit certes d’une bénédiction qu’Allah vous a donné (*), ainsi ne la délaissez pas ».
(Rapporté par Nasai dans ses Sounan n°2062 et authentifié par Cheikh Albani dans Sahih Nasai, Hadith Sahih)

(*) L’imam Souyouti (mort en 911 du calendrier hégirien) a dit : « Al Qadi ‘Iyad a dit que le sens de ceci est que le souhour fait partie des choses qu’Allah a donné spécifiquement à cette communauté pour son jeûne ».
(Hachiya As Souyouti ‘Ala Sounan Nasai vol 2 p 453)

L’imam Sindi (mort en 1138 du calendrier hégirien) a dit : « C’est à dire qu’Allah vous a recommandé le souhour ou qu’Il vous l’a spécifiquement permis à vous et pas aux gens du Livre ».
(Hachiya As Sindi ‘Ala Sounan Nasai vol 2 p 453)

عن عبدالله بن الحارث عن رجل من الصحابة رضي الله عنه قال : دخلت على رسول الله صلى الله عليه وسلم وهو يتسحر فقال : إنها بركة أعطاكم الله إياها فلا تدعوه
(رواه النسائي في سننه رقم ٢٠٦٢ و صححه الشيخ الألباني في صحيح النسائي)

حكم : صحيح

D’après Abou Houreira (qu’Allah l’agrée), le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit: « Le jeûne est le jour où vous jeûnez, la rupture du jeûne (1) est le jour où vous rompez le jeûne et le jour du sacrifice (2) est le jour où vous pratiquez le sacrifice ». (3)
(Rapporté par Tirmidhi dans ses Sounan n°697 qui l’a authentifié et il a également été authentifié par Cheikh Albani dans sa correction de Sounan Tirmidhi, Hadith Sahih)

(1) C’est à dire le jour du ‘Id Al Fitr.

(2) C’est à dire le jour du ‘Id Al Adha.

(3) L’imam Tirmidhi (mort en 279 du calendrier hégirien) a dit : « Certains savants ont donné l’explication de ce hadith en disant que le jeûne et la rupture du jeûne se font avec le groupe et la majorité des gens ».
(Sounan Tirmidhi p 174)

L’imam Sindi (mort en 1138 du calendrier hégirien) a dit : « Ce qui est apparent est que le sens de ce hadith est que les gens de la masse n’ont pas à se mêler de ces choses et qu’ils ne doivent pas faire ces choses seuls.
Dans ces points, la décision revient au dirigeant et au groupe.
Il est obligatoire au gens de la masse de suivre le dirigeant et le groupe ».
(Hachiyatou As Sindi ‘Ala Sounan Ibn Maja, hadith n°1660)

D’après Abou ‘Othman, ‘Omar Ibn Al Khattab (qu’Allah l’agrée) a dit : « Que l’un de vous prenne garde à jeûner un jour de Cha’ban (1), à ne pas jeûner un jour de Ramadan (2) et à s’avancer avant les gens (3). Qu’il rompe le jeûne lorsque les gens rompent le jeûne ».
(Rapporté par Ibn Abi Chayba dans son Moussannaf n°9760 et authentifié par Cheikh Chathri dans sa correction du Moussannaf de Ibn Abi Chayba vol 6 p 57)

(1) Cha’ban est le mois qui précède le mois de Ramadan.
Le sens est : -Que l’un de vous prenne garde à jeûner un jour de Cha’ban en croyant qu’il s’agit d’un jour de Ramadan-.

(2) C’est à dire à ne pas jeûner un jour de Ramadan alors que le mois est entré.

(3) C’est à dire à la fin du mois en rompant le jeûne avant que les gens ne rompent le jeûne

D’après ‘Abdel ‘Aziz Ibn Hakim, ‘Abdallah Ibn ‘Omar (qu’Allah les agrée lui et son père) a dit : « Jeûnez avec le groupe et rompez le jeûne avec le groupe ».
(Rapporté par Al Khatib et authentifié par l’imam Nawawi dans Al Majmou’ vol 6 p 469)

D’après Masrouq, ‘Aicha (qu’Allah l’agrée) a dit : « Le jour du sacrifice est le jour où les gens pratiquent le sacrifice et la rupture du jeûne est le jour où les gens rompent le jeune ».
(Rapporté par l’imam Ahmed dans les Masail de son fils ‘Abdallah et authentifié par l’imam Ibn Rajab dans son ouvrage Rou’yatoul Hilal p 36)

D’après Hicham, Al Hassan Al Basri (mort en 110 du calendrier hégirien) a dit concernant un homme qui a vu la nouvelle lune seul avant les gens : « Il ne jeûne qu’avec les gens et ne rompt le jeûne qu’avec les gens ».
(Rapporté par Ibn Abi Chayba dans son Moussannaf n°9723 et sa chaîne de transmission est authentique)

Remarque n°1 : En ce qui concerne les minorités musulmanes qui vivent dans des pays non-musulmans, il leur est demandé de suivre les autorités musulmanes du pays en ce qui concerne le début et la fin du mois de Ramadan

On a posé à Cheikh ‘Otheimine la question suivante : En dehors du monde musulman, les musulmans vivent dans des divergences permanentes concernant de nombreux points comme l’entrée et la sortie du mois de Ramadan…

Il a répondu : « Il est obligatoire aux musulmans d’être une seule et même communauté et de se pas se diviser dans la religion d’Allah comme Allah l’a dit : -Il vous a légiféré en matière de religion, ce qu’Il avait enjoint à Nouh, ce que Nous t’avons révélé, ainsi que ce que Nous avons enjoint à Ibrahim, à Moussa et à ‘Issa : Appliquez la religion et ne vous divisez pas la concernant- (1).
Et Allah a dit : -Accrochez-vous tous au câble d’Allah et ne vous divisez pas- (2).
Il a dit également : -Et ne soyez pas comme ceux qui se sont divisés et ont divergé après que les preuves claires leur soient parvenues. Et ceux-là auront un immense châtiment- (3).
Il leur est obligatoire de parler d’une seule voix, de ne pas se diviser dans la religion d’Allah et que leur jeûne et leur rupture du jeûne soient uniques en suivant le centre religieux qui fixe les orientations des musulmans qui lui sont affiliés.
Il ne doivent pas se diviser même si leur jeûne est retardé par rapport au jeûne du Royaume d’Arabie Saoudite ou de tout autre pays musulman.
Les musulmans doivent suivre ce que dit le centre religieux ».
(Fatawa Al Aqaliyat Mouslima 200 p 518)

(1) Il s’agit de la traduction rapprochée du sens du verset 13 de la sourate Choura n°42.

(2) Il s’agit de la traduction rapprochée du sens du verset 103 de la sourate Ali ‘Imran n°3.

(3) Il s’agit de la traduction rapprochée du sens du verset 105 de la sourate Ali ‘Imran n°3.

Lien du livre : Livre

Remarque n°2 : Le cas où les représentants des musulmans se basent sur le calcul pour fixer les dates du mois de Ramadan

À la base, les savants sont en consensus sur le fait que pour l’entrée et la sortie du mois de Ramadan, il est impératif de se baser uniquement sur la vision de la lune et pas sur le calcul.

Voir le lien suivant : La vision de la lune pour le début et la fin du mois de Ramadan

Malgré cela, dans l’hypothèse où les représentants se basent sur les calculs pour la détermination des dates du Ramadan, il faut les suivre dans cela dans l’objectif de préserver l’unité des musulmans et ce sont uniquement ces représentants qui portent la responsabilité de cet acte non-conforme avec la législation islamique.

On a posé à Cheikh Al Fawzan la question suivante : Nous disposons en France d’une instance (c’est à dire le CFCM) composée de musulmans ordinaires qui représente les musulmans de France auprès des autorités non-musulmanes. Cette instance représentative annonce l’entrée du mois de Ramadan en se basant sur les calculs astronomiques.

Est-il obligatoire de jeûner en se conformant à la date qu’ils ont annoncé pour l’entrée du mois de Ramadan ?

Il a répondu : « Oui, il n’y a pas de doute que les minorités musulmanes qui se trouvent dans un pays non-musulmans doivent agir en fonction la vision de leur centre islamique.
Si ce centre ordonne de jeûner alors les musulmans doivent tous jeûner et ils ne doivent pas diverger.
Le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit: Le jeûne est le jour où vous jeûnez, la rupture du jeûne est le jour où vous rompez le jeûne.
Les musulmans constituent un seul et même groupe et toute la louange revient à Allah.
Tu dois jeûner avec les musulmans et ne pas demander la cause du jeûne.
À partir du moment où cette instance en prend la responsabilité et ordonne de jeûner alors tu dois jeûner avec les musulmans et ne pas demander la raison du jeûne ni les causes de la divergence ».

Lien de l’audio : Cheikh Al Fawzan CFCM

عن أبي هريرة رضي الله عنه قال النبي صلى الله عليه و سلم : الصوم يوم تصومون والفطر يوم تفطرون والأضحى يوم تضحون
(رواه الترمذي في سننه رقم ٦٩٧ و حسنه و صححه الشيخ الألباني في تحقيق سنن الترمذي)

حكم المحدث : صحيح

D’après Abou Darda (qu’Allah l’agrée), le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit : « Trois choses font partie des comportements de la prophétie : avancer la rupture du jeûne, retarder le sahour (*) et poser la main droite sur la main gauche dans la prière ».
(Rapporté par Tabarani et authentifié par Cheikh Albani dans Sahih Al Jami n°3038, Hadith Sahih)

(*) C’est le nom du repas que prend le jeûneur avant le début du jeûne.

عن أبو الدرداء رضي الله عنه قال النبي صلى الله عليه و سلم : ثلاث من أخلاق النبوة : تعجيل الإفطار وتأخير السحور ووضع اليمين على الشمال في الصلاة
(رواه الطبراني و صححه الشيخ الألباني في صحيح الجامع رقم ٣٠٣٨)

حكم : صحيح

D’après Safwane : Les savants m’ont informé qu’ils étaient auprès de Ghoudayf Ibn Al Harith (qu’Allah l’agrée) lors de son agonie.
Il a dit : « Y a t-il l’un d’entre-vous qui connait la sourate Yasin ? » . (*)
Alors Saleh Ibn Chourayh l’a récité et lorsqu’il arriva environ à quarante versets, Ghoudayf Ibn Al Harith (qu’Allah l’agrée) est mort.
Les savants disaient : Lorsque cette sourate est récitée auprès d’une personne à l’agonie, elle permet que sa souffrance soit allégée.
Safwane a dit : Et ‘Issa Ibn Ma’mar l’a récité auprès de Ibn Ma’bad.
(Rapporté par l’imam Ahmed dans son Mousnad n°16969 et authentifié par Cheikh Albani dans Irwa Al Ghalil vol 3 p 151, Hadith Isnad Sahih)

(*) La sourate Yasin est la sourate n°36.

La majorité des savants sont d’avis qu’il est recommandé de réciter la sourate Yasin auprès d’une personne qui est à l’agonie.

C’est l’avis de l’école Hanafite (Hachiya Ibn ‘Abidin vol 3 p 80), de l’école Chafi’ite (Al Majmou’ Charh Al Mouhadhab vol 5 p 105) et de l’école Hanbalite (Charh Mountaha Al Iradat vol 2 p 73)

C’est également l’avis de Cheikh Al Islam Ibn Taymiya.
(Al Ikhtiyat Al Fiqhiya p 53/54)

عن صفوان قال حدثني المشيخة أنهم حضروا غضيف بن الحارث رضي الله عنه حين اشتد سوقه فقال : هل منكم أحد يقرأ يس ؟
فقرأها صالح بن شريح السكوني فلما بلغ أربعين منها قبض
وكان المشيخة يقولون : إذا قرئت عند الميت خفف عنه بها
قال صفوان : وقرأها عيسى بن المعمر عند ابن معبد
(رواه الإمام أحمد في مسنده رقم ١٦٩٦٩ و صححه الشيخ الألباني في إرواء الغليل ج ٣ ص ١٥١)

حكم المحدث:إسناده صحيح إلى غضيف بن الحارث رضي الله عنه ورجاله ثقات غير المشيخة فإنهم لم يسموا فهم مجهولون لكن جهالتهم تنجبر بكثرتهم لا سيما وهم من التابعين

D’après ‘Amr Ibn Akhtab (qu’Allah l’agrée) : Le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a frotté sa main sur mon visage et a invoqué en ma faveur. (1)
‘Azra (2) a dit : ‘Amr (qu’Allah l’agrée) a vécu cent vingt ans et il n’y avait sur sa tête que quelques petits cheveux blancs (3).
(Rapporté par Tirmidhi dans ses Sounan n°3629 qui l’a authentifié et il a également été authentifié par Cheikh Albani dans Sahih Tirmidhi, Hadith Sahih)

(1) Dans la version de ce hadith qui est rapportée par l’imam Ahmed dans son Mousnad (n°22890), il est précisé que le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a invoqué pour qu’il soit beau.

(2) C’est un des rapporteurs de la chaîne de transmission de ce hadith.

(3) Cela provient de la bénédiction de l’invocation du Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) en sa faveur.
En effet, la norme chez les personnes qui atteignent cet âge est que leurs têtes soient recouvertes de cheveux blancs.
(Voir Touhfatoul Ahwadhi Charh Sounan Tirmidhi)

عن عمرو بن أخطب رضي الله عنه قال : مسح رسول الله صلى الله عليه وسلم يده على وجهي ودعا لي
قال عزرة : إنه عاش مائة وعشرين سنة وليس في رأسه إلا شعيرات بيض
(رواه الترمذي في سننه رقم ٣٦٢٩ و حسنه و صححه الشيخ الألباني في صحيح الترمذي)

حكم : صحيح

D’après ‘Aicha (qu’Allah l’agrée) : Abou Bakr (qu’Allah l’agrée) est rentré auprès du Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) qui a dit alors : « Tu es l’affranchi d’Allah du feu ».
C’est ce jour là qu’il a été surnommé l’affranchi. (*)
(Rapporté par Tirmidhi dans ses Sounan n°3679 et authentifié par Cheikh Albani dans Sahih Tirmidhi, Hadith Sahih)

(*) Ce hadith fait partie des très nombreux hadiths montrant les mérites du compagnon Abou Bakr As Siddiq (qu’Allah l’agrée).
Il montre également qu’il fera partie, le jour du jugement, des gens du paradis.

عن عائشة رضي الله عنها أن أبا بكر رضي الله عنه دخل على رسول الله صلى الله عليه وسلم فقال : أنت عتيق الله من النار . فيومئذ سمي عتيقا
(رواه الترمذي في سننه رقم ٣٦٧٩ و صححه الشيخ الألباني في صحيح الترمذي)

حكم : صحيح

D’après ‘Aicha (qu’Allah l’agrée) : J’ai questionné le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) à propos de la parole d’Allah : -Il fera de la Terre entière une poignée et les cieux seront pliés dans Sa main droite- (1° en lui disant : Où seront les gens ce jour là ?
Le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit : « Sur le pont de l’enfer (2) ».
(Rapporté par Tirmidhi dans ses Sounan n°3241 qui l’a authentifié et il a également été authentifié par Cheikh Albani dans Sahih Tirmidhi, Hadith sahih)

(1), il s’agit du verset suivant: Allah a dit dans la sourate Zoumar n°39 verset 67 (traduction rapprochée et approximative du sens du verset) : « Il n’ont pas estimé Allah comme Il devrait l’être alors que le jour de la résurrection Il fera de la Terre entière une poignée et les cieux seront pliés dans Sa main droite. Gloire à Lui ! Il est au-dessus de ce qu’ils Lui associent ».

قال الله تعالى : وَمَا قَدَرُوا اللَّهَ حَقَّ قَدْرِهِ وَالأَرْضُ جَمِيعًا قَبْضَتُهُ يَوْمَ الْقِيَامَةِ وَالسَّمَاوَاتُ مَطْوِيَّاتٌ بِيَمِينِهِ سُبْحَانَهُ وَتَعَالَى عَمَّا يُشْرِكُونَ
(سورة الزمر ٦٧)

(2) C’est à dire que cela aura lieu lorsque les croyants et les hypocrites seront sur le sirat qui est un pont au dessus de l’enfer qu’ils vont devoir traverser.
Les croyants vont traverser ce pont en fonction de leurs actes, plus leurs actes étaient bons plus ils traverseront rapidement.
Tandis que les hypocrites et certaines personnes ayants commis des péchés ne pourront pas traverser ce pont et vont tomber dans l’enfer.
Enfin, en ce qui concerne les mécréants et les associateurs, ils auront été jettés dans le feu avant cela.

عن عائشة رضي الله عنها أنها سألت رسول الله صلى الله عليه وسلم عن قول الله : والأرض جميعا قبضته يوم القيامة والسماوات مطويات بيمينه
قالت : قلت : فأين الناس يومئذ يا رسول الله ؟
قال رسول الله صلى الله عليه وسلم : على جسر جهنم
( رواه الترمذي في سننه رقم ٣٢٤١ و صححه و صححه أيضاً الشيخ الألباني في صحيح الترمذي)

حكم : صحيح

D’après ‘Abdallah Ibn Chaqiq : J’ai dit à ‘Aicha (qu’Allah l’agrée) : Quel est celui de ses compagnons que le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) aimait le plus ?
Elle a dit : Abou Bakr (qu’Allah l’agrée).
J’ai dit : Puis qui ?
Elle a dit : ‘Omar (qu’Allah l’agrée).
J’ai dit : Puis qui ?
Elle a dit : Abou ‘Oubeida Ibn Al Jarah (qu’Allah l’agrée).
J’ai dit : Puis qui ?
Alors elle s’est tue.
(Rapporté par Tirmidhi dans ses Sounan n°3657 qui l’a authentifié et il a également été authentifié par Cheikh Albani dans Sahih Tirmidhi, Hadith Sahih)
عن عبدالله بن شقيق قال : قلت لعائشة رضي الله عنها : أي أصحاب النبي كان أحب إلى النبي صلى الله عليه وسلم ؟
قالت : أبو بكر رضي الله عنه
قلت : ثم من ؟
قالت : عمر رضي الله عنه
قلت : ثم من ؟
قالت : ثم أبو عبيدة بن الجراح رضي الله عنه
قلت : ثم من ؟ فسكتت
(رواه الترمذي في سننه رقم ٣٦٥٧ و صححه و صححه أيضاً الشيخ الألباني في صحيح الترمذي)

حكم : صحيح

D’après Abou Houreira (qu’Allah l’agrée) : Le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a interdit la vente -Al Hasat- (1) et la vente -Al Gharar-. (2)
(Rapporté par Mouslim dans son Sahih n°1513)

(1) Le terme -Al Hasat- signifie en arabe une petite pierre.
Les savants ont dit que la vente -Al Hasat- peut prendre plusieurs formes différentes.
(Charh Al Boulough Al Maram de Cheikh ‘Otheimine vol 9 p 145)

Nous allons simplement citer deux de ces formes :

– le fait que le vendeur et l’acheteur se mettent d’accord pour que l’acheteur prenne une petite pierre et ils se rendent vers le troupeau de bêtes du vendeur.
L’acheteur tire la petite pierre sur le troupeau et la bête qui est touchée par la pierre lui sera vendue pour un prix sur lequel ils se sont mis d’accord au préalable.

– un acheteur se rend vers un vendeur à qui il veut acheter un terrain.
Il se mettent d’accord sur un prix et l’acheteur tire une pierre en se mettant sur un bord du terrain et l’étendue de la partie du terrain qui lui sera vendue s’arrêtera à l’endroit où la pierre est tombée.

Ainsi dans ces deux exemples, il y a une inconnue sur la marchandise vendue.

Il est possible que, dans le premier exemple, l’acheteur tire sur une bête belle et de grande valeur et dans ce cas il sera gagnant et le vendeur sera perdant.
Tout comme il est possible qu’il tire sur une bête petite ou malade de faible valeur et dans ce cas il sera perdant et le vendeur sera gagnant.

Et dans le second exemple, il est possible que l’acheteur tire la pierre loin et dans ce cas il sera gagnant comme il est possible qu’il ne la tire pas loin et dans ce cas il sera perdant.

(2) Le terme -Al Gharar- signifie en arabe une chose inconnue.

La vente -Al Gharar- désigne donc la vente dans laquelle il y a un ou des éléments inconnus comme cela sera détaillé dans le sujet de demain si Allah le permet.

Ainsi, dans ce hadith, le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a commencé par citer l’interdiction de la vente -Al Hasat- qui rentre dans la généralité de l’interdiction de la vente -Al Gharar-.
C’est comme s’il avait cité un exemple avant de citer la règle générale.
(Charh Al Boulough Al Maram de Cheikh ‘Otheimine vol 9 p 147)

عن أبي هريرة رضي الله عنه قال : نهى رسول الله صلى الله عليه وسلم عن بيع الحصاة وعن بيع الغرر
(رواه مسلم في صحيحه رقم ١٥١٣)
D’après Jabir Ibn ‘Abdillah (qu’Allah les agrée lui et son père), le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit: « Il n’y a personne qui fait une invocation sans qu’Allah ne lui donne ce qu’il a demandé ou qu’Il le préserve d’un mal équivalent tant qu’il n’invoque pas pour un péché ou la coupure des liens de parenté ».
(Rapporté par Tirmidhi dans ses Sounan n°3381 et authentifié par Cheikh Albani dans Sahih Tirmidhi, Hadith Hasan)
عن جابر بن عبدالله رضي الله عنهما قال النبي صلى الله عليه و سلم : ما من أحد يدعو بدعاء إلا آتاه الله ما سأل أو كف عنه من السوء مثله ما لم يدع بإثم أو قطيعة رحم
(رواه الترمذي في سننه رقم ٣٣٨١ و حسنه الشيخ الألباني في تحقيق سنن الترمذي)

حكم : حسن

D’après ‘Abdallah Ibn Zoubayr (qu’Allah l’agrée) : Après la révélation du verset (*) -Ô vous qui avez cru ! N’élevez pas vos voix au-dessus de la voix du Prophète- , lorsque ‘Omar (qu’Allah l’agrée) s’adressait au Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui), il n’entendait pas ses paroles au point où il avait besoin de lui demander de répéter.
(Rapporté par Tirmidhi dans ses Sounan n°3266 qui l’a authentifié et il a également été authentifié par Cheikh Albani dans Sahih Tirmidhi, Hadith Sahih)

(*) Allah a dit dans la sourate Al Houjourat n°49 verset 2 (traduction rapprochée et approximative du sens du verset) : « Ô vous qui avez cru ! N’élevez pas vos voix au-dessus de la voix du Prophète et ne haussez pas le ton en lui parlant comme vous le haussez les uns avec les autres sinon vos oeuvres deviendraient vaines sans que vous vous en rendiez compte ».

قال الله تعالى : يَا أَيُّهَا الَّذِينَ آمَنُوا لا تَرْفَعُوا أَصْوَاتَكُمْ فَوْقَ صَوْتِ النَّبِيِّ وَلا تَجْهَرُوا لَهُ بِالْقَوْلِ كَجَهْرِ بَعْضِكُمْ لِبَعْضٍ أَن تَحْبَطَ أَعْمَالُكُمْ وَأَنتُمْ لا تَشْعُرُونَ
(سورة الحجرات ٢)

عن عبدالله بن الزبير رضي الله عنه قال : لما نزلت هذه الآية : يا أيها الذين آمنوا لا ترفعوا أصواتكم فوق صوت النبي قال : فكان عمر رضي الله عنه بعد ذلك إذا تكلم عند النبي صلى الله عليه وسلم لم يسمع كلامه حتى يستفهمه
(رواه الترمذي في سننه رقم ٣٢٦٦ و حسنه و صححه الشيخ الألباني في صحيح الترمذي)

حكم : صحيح

D’après Abou Dhar (qu’Allah l’agrée) : J’ai dit au Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) : Quelle est la parole la plus aimée par Allah ?
Le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit : « Celle qu’Allah a choisi pour Ses anges : – Gloire et louange à mon Seigneur (*), gloire et louange à mon Seigneur – ».
(Rapporté par Tirmidhi dans ses Sounan n°3593 qui l’a authentifié et il a également été authentifié par Cheikh Albani dans Sahih Tirmidhi, Hadith Sahih)

(*) En phonétique: Sobhana Rabbi Wa Bihamdih

En arabeسُبْحَانَ رَبِي وَ بِحَمْدِهِ

عن أبي ذر الغفاري رضي الله عنه قال : قلت للنبي صلى الله عليه و سلم : أي الكلام أحب إلى الله ؟
قال النبي صلى الله عليه و سلم : ما اصطفاه الله لملائكته : سبحان ربي وبحمده سبحان ربي وبحمده
(رواه الترمذي في سننه رقم ٣٥٩٣ و صححه و صححه أيضاً الشيخ الألباني في صحيح الترمذي)
D’après ‘Abdallah Ibn Zoubayr (qu’Allah les agrée lui et son père) : Je n’ai jamais vu deux femmes aussi généreuses que ‘Aicha (qu’Allah l’agrée) et Asma (qu’Allah l’agrée) (*) mais leur générosité était différente.
‘Aicha (qu’Allah l’agrée) rassemblait les choses les unes avec les autres jusqu’à ce qu’elle en ait réuni suffisamment alors elle les distribuait.
Par contre Asma (qu’Allah l’agrée) ne gardait rien pour le lendemain.
(Rapporté par Boukhari dans Al Adab Al Moufrad n°280 et authentifié par Cheikh Albani dans Sahih Al Adab Al Moufrad n°214, Hadith Isnad Sahih)

(*) Il s’agit de deux des filles de Abou Bakr (qu’Allah l’agrée).

عن عبدالله بن الزبير رضي الله عنهما قال : ما رأيت امرأتين أجود من عائشة وأسماء رضي الله عنهما وجودهما مختلف
أما عائشة رضي الله عنها فكانت تجمع الشيء إلى الشيء حتى إذا كان اجتمع عندها قسمت
وأما أسماء رضي الله عنها فكانت لا تمسك شيئا لغد
(رواه الإمام البخاري في الأدب المفرد رقم ٢٨٠ و صححه الشيخ الألباني في صحيح الأدب المفرد رقم ٢١٤)

حكم : إسناده صحيح

D’après Moukhariq (qu’Allah l’agrée) : Un homme s’est rendu vers le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) et a dit : Que dois-je faire si un homme vient à moi et veut mon argent (1) ?
Le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit : « Rappelle lui Allah (2) ».
L’homme a dit : S’il n’écoute pas le rappel ?
Le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit : « Demande aux musulmans qui sont autour de toi de t’aider contre lui ».
L’homme a dit : S’il n’y a autour de moi aucun musulman ?
Le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit : « Demande au gouverneur de t’aider contre lui ».
L’homme a dit : Si le gouverneur est loin de moi ?
Le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit : « Combat pour protéger ton argent jusqu’à ce que soit tu sois un martyr dans l’au-delà ou que soit tu préserves ton argent ».
(Rapporté par Nasai dans ses Sounan n°4081 et authentifié par Cheikh Albani dans Sahih Nasai, Hadith Hasan Sahih)

(1) C’est à dire qu’il veut le lui voler.

(2) C’est à dire : Rappelle lui le châtiment d’Allah qui attend celui qui prend injustement l’argent des gens.
(Charh Sounan Nasai de Cheikh Al Etiopi vol 32 p 60)

عن مخارق رضي الله عنه قال : جاء رجل إلى النبي صلى الله عليه وسلم فقال : الرجل يأتيني فيريد مالي ؟
قال النبي صلى الله عليه وسلم : ذكره بالله
قال : فإن لم يذكر ؟
قال النبي صلى الله عليه وسلم : فاستعن عليه من حولك من المسلمين
قال : فإن لم يكن حولي أحد من المسلمين ؟
قال النبي صلى الله عليه وسلم : فاستعن عليه بالسلطان
قال : فإن نأى السلطان عني ؟قال النبي صلى الله عليه وسلم : قاتل دون مالك حتى تكون من شهداء الآخرة أو تمنع مالك
(رواه النسائي في سننه رقم ٤٠٨١ و صححه الشيخ الألباني في صحيح النسائي)

حكم : حسن صحيح

D’après Anas Ibn Malik (qu’Allah l’agrée) : Le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a établi la fraternité entre Qouraych et les Ansars et il a fait de Sa’d Ibn Rabi’ et ‘Abder Rahman Ibn ‘Awf deux frères (qu’Allah les agrée tous les deux).
Sa’d (qu’Allah l’agrée) a dit à ‘Abder Rahman (qu’Allah l’agrée) : J’ai certes beaucoup d’argent et il est donc maintenant en deux partie : la moitié pour moi et la moitié pour toi.
Et j’ai deux femmes, regarde celle qui te plaît le plus alors je la divorce et lorsqu’elle devient permise (1) tu te maries avec elle. (2)
‘Abder Rahman (qu’Allah l’agrée) a dit : Qu’Allah mette une bénédiction dans ta famille et dans ton argent (3). Montrez moi le marché ! (4)
Il n’est pas revenu avant d’avoir fait comme bénéfice de la graisse et du fromage sec.
Le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a vu sur lui une trace de jaune (5).
Il lui a dit : « Qu’est-ce qui t’arrives ? ».
‘Abder Rahman (qu’Allah l’agrée) a dit : J’ai épousé une femme des Ansars.
Le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit : « Fait un repas, ne serait-ce qu’avec une brebis ». (6)
(Rapporté par Nasai dans ses Sounan n°3388 et authentifié par Cheikh Albani dans Sahîh Nasai, Hadith Sahîh)

(1) C’est à dire lorsque son délai de viduité est terminé.

(2) C’est à dire que le sentiment de fraternité entre eux était tellement fort qu’il était prêt à lui donner la moitié de son argent et à divorcer une de ses femmes pour qu’ensuite il puisse se marier avec elle.

(3) Dans certaines versions, il a dit qu’il n’avait besoin ni de son argent si de sa femme.

(4) C’est à dire qu’il voulait aller au marché afin de travailler, vendre et acheter, ainsi il pouvait par lui-même subvenir à ses besoins et se passer de l’aide proposée par Sa’d (qu’Allah l’agrée).
Ceci nous montre la motivation que doit avoir le musulman pour travailler et qu’il ne doit pas faire preuve de fainéantise en se contentant de ce que les gens peuvent lui donner.

(5) C’est à dire du parfum.

(6) Ceci nous montre l’importance de faire un repas de mariage.

(Voir Charh Sounan Nasai de Cheikh Al Etiopi vol 28 p 168)

عن أنس بن مالك رضي الله عنه قال : آخى رسول الله صلى الله عليه وسلم بين قريش والأنصار فآخى بين سعد بن الربيع وعبد الرحمن بن عوف رضي الله عنهما
فقال له سعد رضي الله عنه : إن لي مالا فهو بيني وبينك شطران ولي امرأتان فانظر أيهما أحب إليك ؟ فأنا أطلقها ! فإذا حلت فتزوجها
قال عبد الرحمن رضي الله عنه : بارك الله لك في أهلك ومالك . دلوني على السوق
فلم يرجع حتى رجع بسمن وأقط قد أفضله ورأى رسول الله صلى الله عليه وسلم عليه أثر صفرة فقال : مهيم ؟ قال عبد الرحمن رضي الله عنه : تزوجت امرأة من الأنصار
فقال رسول الله صلى الله عليه وسلم : أولم ولو بشاة
(ررواه النسائي في سننه رقم ٣٣٨٨ و صححه الشيخ الألباني في صحيح النسائي)

حكم : صحيح

D’après Abou Al Aswad : Je me suis rendu à Médine alors qu’une épidémie avait touché la ville.
Je me suis assis auprès de ‘Omar (qu’Allah l’agrée) et un convoi funéraire est passé.
Les gens ont fait les éloges du défunt alors ‘Omar (qu’Allah l’agrée) a dit : Il est obligatoire.
Puis un autre convoi funéraire est passé et les gens ont fait les éloges du défunt alors ‘Omar (qu’Allah l’agrée) a dit : Il est obligatoire.
Enfin un troisième convoi funéraire est passé, les gens ont parlé en mal du défunt alors ‘Omar (qu’Allah l’agrée) a dit : Il est obligatoire.
J’ai dit : Qu’est ce qui est obligatoire ô chef des croyants ?
‘Omar (qu’Allah l’agrée) a dit : J’ai dit comme a dit le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) : « Tout musulman en faveur de qui quatre personnes témoignent en bien Allah le fait rentrer dans le paradis ».
Nous avons dit : Et trois ?
Le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit : « Et trois ».
Nous avons dit : Et deux ?
Le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit : « Et deux ». (*)
Puis nous ne l’avons pas interrogé sur une seule personne.
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°2643)

(*) C’est à dire que ce bienfait est atteint par la personne même s’il n’y a que trois personnes ou deux qui disent du bien de lui et témoignent en sa faveur.
De plus, la chose est la même si les gens parlent en mal de cette personne.
S’ils témoignent du fait qu’elle était mauvaise alors c’est le feu qui lui est obligatoire.

Voir le lien suivant : Vous êtes les témoins d’Allah sur la Terre

عن أبي الأسود قال : أتيت المدينة وقد وقع بها مرض فجلست إلى عمر رضي الله عنه فمرت جنازة فأثني خيرا فقال عمر رضي الله عنه : وجبت
ثم مر بأخرى فأثني خيرا فقال : وجبت
ثم مر بالثالثة فأثني شرا فقال : وجبت
فقلت : ما وجبت يا أمير المؤمنين ؟
قال : قلت كما قال النبي صلى الله عليه وسلم : أيما مسلم شهد له أربعة بخير أدخله الله الجنة
قلنا : وثلاثة ؟
قال النبي صلى الله عليه وسلم : وثلاثة
قلنا : واثنان ؟
قال النبي صلى الله عليه وسلم : واثنان
ثم لم نسأله عن الواحد
(رواه البخاري في صحيحه رقم ٢٦٤٣)
D’après Sahl Ibn Sa’d (qu’Allah l’agrée), le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit: « Certes Allah est généreux et Il aime la générosité.
Il aime les hauts comportements et déteste les comportements de bassesse ».
(Rapporté par Tabarani et authentifié par Cheikh Albani dans Sahih Al Jami n°1801, Hadith Sahih)

Ce hadith nous incite à faire preuve de générosité et à dépenser notre argent dans les oeuvres de bien.

Par contre, il faut que le croyant fasse preuve de précaution et de prudence dans le choix des oeuvres caritatives et des personnes à qui il donne son argent car, à notre époque, les escroqueries sont nombreuses.

L’imam Ahmed Ibn Hanbal (mort en 241 du calendrier hégirien) a dit : « Les plus menteurs des gens sont ceux qui demandent de l’argent et ceux qui racontent des histoires (*) ».
(Al Maqsad Al Archad Fi Dhikr Ashab Al Imam Ahmed de l’imam Ibn Mouflih vol 2 p 313)

(*) Voir le lien suivant : Raconter des histoires

Cheikh ‘Otheimine a dit : « Mon frère, sache que l’argent est une chose précieuse.
Ainsi ne donne pas ton argent pour qu’il soit dépensé en faveur des orphelins ou dans une autre oeuvre de bien sauf à une personne concernant laquelle tu es confiant à propos du fait qu’il va bel et bien le faire parvenir en faveur de la cause pour laquelle il a été récolté.
Ceci est un point auquel il faut que la personne accorde de l’importance.
Ne dépense pas ton argent dans une oeuvre de bien sauf s’il t’apparait que la personne qui demande cette aide est digne de confiance.
En effet, nous avons vu beaucoup de gens dire : je récolte de l’argent pour tel ou tel acte de bien mais en analysant la situation nous voyons que cela n’est pas vrai.
Je ne vous dis pas qu’il faut garder votre argent. Dépensez votre argent dans toutes les oeuvres qui rapprochent d’Allah car ce que vous possédez réellement est ce que vous avez dépensé ! (*)
Mais prenez garde car nous sommes dans une époque dans laquelle on ne peut pas faire confiance… ».
(Dourous Wa Fatawa Al Haram ‘Am 1418, cassette n°26 à 59m40)

(*) C’est à dire que ce qui est donné en aumône comme argent est ce qui va perdurer pour les gens comme une bonne action qui leur profitera lors de leur jugement comme l’a dit Allah : – Ce que vous possédez s’épuisera tandis que ce qui est auprès d’Allah durera – (traduction rapprochée du sens du verset 96 de la sourate Al Nahl n°16)
(Voir Sounan Tirmidhi hadith n°2470)

عن سهل بن سعد رضي الله عنه قال النبي صلى الله عليه و سلم : إن الله كريم يحب الكرم يحب معالي الأخلاق و يكره سفسافها
(رواه الطبراني و صححه الشيخ الألباني في صحيح الجامع رقم ١٨٠١)

حكم : صحيح

D’après ‘Amir Ibn Sa’d : Je suis rentré auprès de Qouratha Ibn Ka’b et Abou Mas’oud Al Ansari (qu’Allah les agrée tous les deux) lors d’un mariage et alors il y avait de jeunes esclaves qui chantaient.
J’ai dit : Vous êtes deux compagnons du Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui), parmi les gens de Badr (*) et on fait cela auprès de vous !
Ils ont dit : Assieds toi si tu veux et écoute avec nous et si tu veux pars. Il nous a été donné une dérogation pour le divertissement lors des mariages.
(Rapporté par Nasai dans ses Sounan n°3383 et authentifié par Cheikh Albani dans Sahih Nasai, Hadith Hasan)

(*) Badr est un endroit proche de Médine où il y a eu une grande bataille entre les musulmans et les associateurs durant le mois de Ramadan de la deuxième année après l’émigration du Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) de La Mecque vers Médine.

Ainsi, le sens est qu’ils ont tous les deux participé à la bataille de Badr avec le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) et ceci leur donne un rang particulier.

عن عامر بن سعد قال : دخلت على قرظة بن كعب وأبي مسعود الأنصاري رضي الله عنهما في عرس وإذا جوار يغنين !
فقلت : أنتما صاحبا رسول الله ومن أهل بدر يفعل هذا عندكم .
فقالا : اجلس إن شئت فاسمع معنا وإن شئت اذهب قد رخص لنا في اللهو عند العرس
( رواه النسائي في سننه رقم ٣٣٨٣ و صححه الشيخ الألباني في صحيح النسائي)

حكم : حسن

D’après Anas Ibn Malik (qu’Allah l’agrée) : Le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) s’est marié et a consommé son mariage alors ma mère Oum Souleym (qu’Allah l’agrée) a préparé du hays (1).
Je l’ai apporté au Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) et j’ai dit : Certes ma mère te passe le salam et elle te dit : Ceci est pour toi un modeste présent de notre part.
Le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit : « Pose le » puis il a dit : « Pars et appelle untel et untel et ceux que tu rencontreras » et il a cité des noms de personnes.
J’ai donc appelé ceux qu’il a nommé et ceux que j’ai rencontré.
Al Ja’d a dit : J’ai dit à Anas (qu’Allah l’agrée) : Combien étaient-ils ?
Anas (qu’Allah l’agrée) a dit : Environ trois cent.
Le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit : « Faites des groupes de dix et que chacun mange ce qu’il y a devant lui ».
Ils ont mangé jusqu’à satiété alors ce groupe est sorti et un autre groupe est rentré. (2)
Le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit : « Ô Anas ! Enlève le plat ».
Alors j’ai enlevé le plat et je ne sais pas s’il était plus rempli quand je l’ai enlevé ou quand je l’ai posé (3).
(Rapporté par Nasai dans ses Sounan n°3387 et authentifié par Cheikh Al Albani dans Sahih Nasai, Hadith Sahih)

(1) C’est le nom d’un plat.

(2) C’est à dire que cela s’est reproduit plusieurs fois jusqu’à ce qu’ils aient tous mangé.

(3) C’est à dire qu’après que les trois cent personnes aient mangé, la nourriture présente dans le plat n’a pas diminué et était même peut-être plus abondante.
Ceci est un miracle du Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) qui est une preuve de la véracité de sa prophétie.

عن أنس بن مالك رضي الله عنه : تزوج رسول الله صلى الله عليه وسلم فدخل بأهله وصنعت أمي أم سليم رضي الله عنها حيسا
فذهبت به إلى رسول الله صلى الله عليه وسلم فقلت : إن أمي تقرئك السلام وتقول لك : إن هذا لك منا قليل
قال رسول الله صلى الله عليه وسلم : ضعه ثم قال : اذهب فادع فلانا وفلانا ومن لقيت وسمى رجالا
فدعوت من سمى ومن لقيته
قال الجعد : قلت لأنس رضي الله عنه : عدة كم كانوا ؟
قال : يعني زهاء ثلاثمائة
فقال رسول الله صلى الله عليه وسلم : ليتحلق عشرة عشرة فليأكل كل إنسان مما يليه
فأكلوا حتى شبعوا فخرجت طائفة ودخلت طائفة
قال لي رسول الله صلى الله عليه وسلم : يا أنس ! ارفع
فرفعت فما أدري حين رفعت كان أكثر أم حين وضعت
(ررواه النسائي في سننه رقم ٣٣٨٧ و صححه الشيخ الألباني في صحيح النسائي)

حكم المحدث:صحيح

D’après Anas Ibn Malik (qu’Allah l’agrée) : Abou Talha (qu’Allah l’agrée) était celui des Ansars (1) qui possédait le plus de dattiers et son bien qui lui était le plus cher était Bayrouha (2).
Cette palmeraie était devant la mosquée et le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) rentrait dedans et y buvait de l’eau qui s’y trouvait.
Lorsque ce verset a été révélé : -Vous n’atteindrez la véritable piété que lorsque vous dépenserez de ce que vous aimez- (3) , Abou Talha (qu’Allah l’agrée) est allé auprès du Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) et a dit : Ô Messager d’Allah ! Certes Allah a dit : -Vous n’atteindrez la véritable piété que lorsque vous dépenserez de ce que vous aimez- et certes celui de mes biens que j’aime le plus est Bayrouha. Elle est donc une aumône pour Allah de laquelle j’espère la piété et sa récompense auprès d’Allah. Ô Messager d’Allah ! Place la là où Allah te l’aura montré (4).
Alors le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit : « Bakh ! (5) Ceci est un bien qui rapporte du bénéfice, ceci est un bien qui rapporte du bénéfice ! J’ai certes entendu ce que tu as dit et je vois certes que tu dois la donner à tes proches ».
Abou Talha (qu’Allah l’agrée) a dit : Je le fais ô Messager d’Allah !
Alors il l’a partagé entre ses proches et les fils de son oncle.
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°1461)

(1) Ce sont les compagnons du Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) originaires de Médine.

(2) Il s’agit du nom d’une palmeraie que possédait Abou Talha (qu’Allah l’agrée).

(3) C’est le verset n°92 de la sourate Ali Imran n°3.

(4) C’est à dire -donne là à celui ou ceux qu’Allah veut-.

(5) C’est une parole que disent les arabes en situation d’étonnement comme on dit en français : ô ô.

عن أنس بن مالك رضي الله عنه قال : كان أبو طلحة رضي الله عنه أكثر الأنصار بالمدينة مالا من نخل وكان أحب أمواله إليه بيرحاء وكانت مستقبلة المسجد وكان رسول الله صلى الله عليه وسلم يدخلها ويشرب من ماء فيها
فلما أنزلت هذه الآية : لن تنالوا البر حتى تنفقوا مما تحبون ، قام أبو طلحة رضي الله عنه إلى رسول الله صلى الله عليه وسلم فقال : يا رسول الله ! إن الله يقول : لن تنالوا البر حتى تنفقوا مما تحبون وإن أحب أموالي إلي بيرحاء وإنها صدقة لله أرجو برها وذخرها عند الله فضعها يا رسول الله حيث أراك الله
فقال رسول الله صلى الله عليه وسلم : بخ ذلك مال رابح ذلك مال رابح ! وقد سمعت ما قلت وإني أرى أن تجعلها في الأقربين
فقال أبو طلحة رضي الله عنه : أفعل يا رسول الله
فقسمها أبو طلحة في أقاربه وبني عمه
(رواه البخاري في صحيحه رقم ١٤٦١)
D’après Sa’d Ibn ‘Oubada (qu’Allah l’agrée) : J’ai dit : Ô Messager d’Allah ! Certes ma mère est morte. Puis-je faire l’aumône pour elle ?
Le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit: « Oui ».
J’ai dit : Quelle est la meilleure aumône ?
Le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit: « Donner de l’eau à boire ». (*)
(Rapporté par Nasai dans ses Sounan n°3664 et authentifié par Cheikh Albani dans Sahih Nasai, Hadith Hasan)

(*) C’est à dire que la personne offre de l’eau à boire aux gens qui en ont besoin avec comme intention que la récompense soit inscrite au défunt.

عن سعد بن عبادة رضي الله عنه قال : قلت : يا رسول الله ! إن أمي ماتت أفأتصدق عنها ؟
قال رسول الله صلى الله عليه و سلم : نعم
قلت : فأي الصدقة أفضل ؟
قال رسول الله صلى الله عليه و سلم : سقي الماء
( رواه النسائي في سننه رقم ٣٦٦٤ و حسنه الشيخ الألباني فيصحيح النسائي)

حكم : حسن