» Les 30 derniers Hadiths ajoutés

Les 30 derniers Hadiths ajoutés

D’après ‘Oqba ibn ‘Amir (qu’Allah l’agrée), le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit: « Les gens sont rentrés dans l’Islam mais ‘Amr Ibn Al ‘Ass, lui, a eu la foi (*) ».
(Rapporté par Tirmidhi dans ses Sounan n°3844 et authentifié par Cheikh Albani dans Sahih Tirmidhi, Hadith Hasan)

(*) C’est à dire que les gens de La Mecque sont rentrés dans l’Islam après que le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) ai conquis la ville mais ‘Amr Ibn Al ‘Ass (qu’Allah l’agrée), qui était lui aussi un mecquois, est rentré dans l’Islam un an ou deux avant cela et a émigré vers Médine pour rejoindre le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui).
(Touhfatoul Ahwadhi Charh Sounan Tirmidhi)

عن عقبة بن عامر رضي الله عنه قال رسول الله صلّى الله عليه وسلّم : أسلم النّاس وآمن عمرو بن العاص رضي الله عنه
( رواه الترمذي في سننه رقم ٣٨٤٤ و حسنه الشيخ الألباني في تحقيق سنن الترمذي)

حكم : حسن

D’après Tawous Ibn Qaysan : Un homme a questionné ‘Abdallah Ibn ‘Abbas (qu’Allah les agrée lui et son père) à propos du fait d’avoir un rapport sexuel avec une femme dans son derrière.
Il a dit : « Tu me questionne à propos de la mécréance ! (*) ».
(Rapporté par ‘Abd Ibn Houmayd et authentifié par l’imam Ibn Hajar dans Talkhis Al Habir vol 3 p 1208, Hadith Isnad Qawi)

(*) C’est à dire que cet acte fait partie des actes des mécréants.
Par contre il ne faut pas comprendre de ce texte et de ceux qui vont suivre que celui qui a un rapport avec son épouse par son derrière est sorti de l’Islam et est devenu un mécréant.
Ces formulations sont utilisées pour montrer la gravité de l’acte.
(Voir Sounan At Tirmidhi hadith n°135)

عن طاووس بن كيسان أن رجلاً سأل عبدالله بن عباس رضي الله عنهما عن إتيانِ المرأةِ في دبُرِها فقال : تسألُني عن الكفرِ !
(رواه عبد بن حميد و حسنه الحافظ ابن حجر في التلخيص الحبير ج ٣ ص ١٢٠٨)

حكم : إسناده قوي

D’après Abou Al ‘Aliya : Une personne qui a entendu le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) m’a informé que le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit: « Donnez à chaque sourate sa part d’inclinaison et de prosternation (*) ».
(Rapporté par l’imam Ahmed dans son Mousnad n°20590 et authentifié par Cheikh Albani dans Sahih Al Jami’ n°1054)

(*) C’est à dire que le mieux en ce qui concerne la récitation du Coran dans la prière, après la récitation de la sourate Al Fatiha, est de réciter une sourate complète par unité de prière.
(Voir Asl Sifat Salat de Cheikh Albani p 397 à 399)

Remarque : Par contre il faut souligner qu’il est permis de réciter seulement une partie d’une sourate ou bien de réciter plusieurs sourates dans une seule et même unité de prière.

D’après ‘Abdallah Ibn Chaqiq : J’ai dit à ‘Aicha (qu’Allah l’agrée) : Est-ce que le Prophète (qu’Allah l’agrée) rassemblait plusieurs sourates dans une seule unité de prière ?
Elle a dit : « Oui. Le moufassal (*) »
(Rapporté par Ibn Abi Chayba et authentifié par Cheikh Shouayb Arnaout dans sa correction du Mousnad vol 34 p 251)

(*) Le moufassal est le nom de la dernière partie du Coran.
Certains savants disent que cette partie du Coran va de la sourate Qaf n°50 à la fin du Coran et d’autres savants disent qu’elle va de la sourate Al Houjourat n°49 à la fin du Coran.

عن أبي العالية قال : حدثني من سمع النبي صلى الله عليه و سلم أنه قال : أعطوا كل سورة حظها من الركوع والسجود
(رواه الإمام أحمد في مسنده رقم ٢٠٥٩٠ و صححه الشيخ الألباني في صحيح الجامع رقم)
D’après Anas Ibn Malik (qu’Allah l’agrée) : Lorsqu’une femme avait ses menstrues parmi eux, les juifs avaient comme habitude de ne pas manger avec elle et de ne pas se mélanger à elle dans les maisons. (1)
Les compagnons du Prophète (qu’Allah les agrée tous) ont questionné le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) sur cela.
Allah a donc révélé le verset : – Ils t’interrogent à propos des menstrues. Dis : C’est une chose sale. Éloignez-vous donc des femmes pendant les menstrues – jusqu’à la fin du verset. (2)
Le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit : « Faites toute chose sauf le rapport sexuel ». (3)
Cela est parvenu aux juifs qui ont dit : Cet homme ne veut pas laisser une seule chose que nous faisons sans faire l’inverse.
Ouseid Ibn Houdeyr et ‘Abad Ibn Bichr (qu’Allah les agrée tous les deux) sont venus et ont dit : Ô Messager d’Allah ! Certes les juifs ont dit telle et telle chose. Ne devrions-nous pas avoir des rapports sexuels avec elles ? (4)
Alors le visage du Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a changé (5) au point où nous avons pensé qu’il était fâché contre eux.
Ils sont donc partis et après leur départ quelqu’un a offert du lait au Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui).
Le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a vite envoyé quelqu’un les chercher et leur a donné du lait.
Ainsi, ils ont su que le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) n’était pas fâché contre eux.
(Rapporté par Mouslim dans son Sahih n°302)

(1) C’est à dire qu’ils voyaient la femme qui avait ses menstrues comme une personne impure.

(2) Il s’agit de la traduction rapprochée du sens du verset 222 de la sourate Al Baqara n°2.

(3) C’est à dire que vous pouvez vous mélanger à elles, manger avec elles, profiter d’elles de toutes les manières (embrassades, caresses etc…) à l’exception du rapport sexuel en lui-même.

(4) C’est à dire : Ne devrions-nous pas avoir des rapports sexuels avec les femmes durant les menstrues afin de nous différencier des juifs de manière complète ?

(5) C’est à dire que le visage du Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a changé car ce qu’ils ont demandé était complétement en désacord avec la parole d’Allah : – Éloignez-vous donc des femmes pendant les menstrues -.

Ces commentaires sont tirés de Charh Sahih Mouslim de Cheikh Al Etiopi vol 7 à partir de la page 412.

عن أنس بن مالك رضي الله عنه أن اليهود كانوا إذا حاضت المرأة فيهم لم يؤاكلوها ولم يجامعوهن في البيوت
فسأل أصحاب النبي صلى الله عليه وسلم النبي صلى الله عليه وسلم فأنزل الله : ويسألونك عن المحيض قل هو أذى فاعتزلوا النساء في المحيض إلى آخر الآية
فقال رسول الله صلى الله عليه وسلم : اصنعوا كل شيء إلا النكاح
فبلغ ذلك اليهود فقالوا : ما يريد هذا الرجل أن يدع من أمرنا شيئا إلا خالفنا فيه
فجاء أسيد بن حضير وعباد بن بشر رضي الله عنهما فقالا : يا رسول الله ! إن اليهود تقول كذا وكذا فلا نجامعهن ؟
فتغير وجه رسول الله صلى الله عليه وسلم حتى ظننا أن قد وجد عليهما
فخرجا فاستقبلهما هدية من لبن إلى النبي صلى الله عليه وسلم فأرسل في آثارهما فسقاهما فعرفا أن لم يجد عليهما
(رواه مسلم في صحيحه رقم ٣٠٢)
D’après Nabicha Al Houdhali (qu’Allah l’agrée), le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit: « Les jours du Tachriq sont des jours de nourriture, de boisson et de rappel d’Allah ».
(Rapporté par Mouslim dans son Sahih n°1141)

(…)
Par contre il est possible de jeûner le 14 et le 15 et si on veut le 16 ou un autre jour de Dhoul Hijja afin de compléter 3 jours dans le mois et ceci est meilleur car le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a conseillé a plusieurs compagnons (qu’Allah les agrée) de jeûner 3 jours de chaque mois, que ces jours correspondent aux jours blancs ou pas ».
(Majmou Al Fatawa vol 15 p 380)

Voir Hadith suivant:
D’après Abou Dhar (qu’Allah l’agrée), le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit: « Si tu jeûnes 3 jours dans le mois, alors jeûne le 13e, le 14e et le 15e ».

عن نبيشة الهذلي رضي الله عنه قال النبي صلى الله عليه وسلم : أيام التشريق أيام أكل و شرب و ذكر الله
(رواه مسلم في صحيحه رقم ١١٤١)
D’après Aws Ibn Thabit Al Ansari (qu’Allah l’agrée), le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) aurait dit: « Lorsque vient le jour du ‘Id al fitr, les anges se tiennent aux bords des chemin et appellent : Ô vous les musulmans ! Rendez-vous vers un Seigneur généreux qui vous donne le bien puis vous récompense grandement pour lui. Il vous a certes été ordonné de prier la nuit et vous avez prié, il vous a été ordonné de jeûner le jour et vous avez jeûné et vous avez obéi à votre Seigneur. Ainsi allez récupérer votre récompense.
Et lorsqu’ils ont accompli la prière, un crieur appelle : Certes votre Seigneur vous a pardonné, vous pouvez retourner vers vos demeures.
C’est le jour de la récompense et ce jour est appelé dans les cieux le jour de la récompense ».
(Rapporté par Tabarani dans Al Mou’jam Al Kabir n°617 et jugé faible par l’imam Haythami dans Majma’ Az Zawaid n°3225 ainsi que par Cheikh Albani dans Daif Targhib Wa Tarhib n°670, Hadith Daif)

Remarque : Ce hadith mentionne les récompenses qu’obtiennent les croyants le jour du ‘Id al fitr.
Ce hadith, bien qu’il soit très répandu, n’est pas un hadith authentique.

عن أوس بن ثابت الأنصاري رضي الله عنه قال النبي صلى الله عليه و سلم : إذا كان يوم عيد الفطر وقفت الملائكة على أبواب الطرق فنادوا : اغدوا يا معشر المسلمين إلى رب كريم يمن بالخير ثم يثيب عليه الجزيل لقد أمرتم بقيام الليل فقمتم وأمرتم بصيام النهار فصمتم وأطعتم ربكم فاقبضوا جوائزكم
فإذا صلوا نادى مناد : ألا إن ربكم قد غفر لكم فارجعوا إلى رحالكم فهو يوم الجائزة ويسمى ذلك اليوم في السماء يوم الجائزة
(رواه الطبراني في المعجم الكبير رقم ٦١٧ و ضعفه الإمام الهيثمي في مجمع الزوائد رقم ٣٢٢٥ و ضعفه أيضاً الشيخ الألباني كما ضعيف الترغيب و الترهيب رقم ٦٧٠)

حكم : ضعيف

D’après Abou Moussa Al Ach’ari (qu’Allah l’agrée), le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit: « Il n’y a personne qui meurt et alors leur pleureur se lève et dit : -Ô ma montagne (1) ! Ô mon patriarche !- et des choses comme cela sans que deux anges ne lui soient attribués pour le frapper et le repousser en disant : -C’est comme cela que tu étais ?!- (2) ».
(Rapporté par Tirmidhi dans ses Sounan n°1003 qui l’a authentifié et il a également été authentifié par Cheikh Albani dans Sahih Tirmidhi, Hadith Hasan)

(1) C’est à dire qu’il était pour lui une montagne dans le sens où il pouvait se réfugier vers lui en cas de malheur et s’appuyer sur lui en cas de problème.

(2) Ceci est une interrogation dont le sens est la réprobation.
Ainsi ce hadith montre que la personne qui sait que sa famille fait ce genre de chose lors des décès mais ne se désavoue pas de cela de son vivant est châtiée à cause des lamentations qui sont faites sur lui.
(Bahjatou Nathirin Charh Riyad Salihin vol 3 p 175)

عن أبي موسى الأشعري رضي الله عنه قال النبي صلى الله عليه و سلم : ما من ميت يموت فيقوم باكيهم فيقول : واجبلاه واسيداه أو نحو ذلك إلا وكل به ملكان يلهزانه : أهكذا كنت ؟
(رواه الترمذي في سننه رقم ١٠٠٣ و حسنه و حسنه أيضاً الشيخ الألباني في صحيح الترمذي)

حكم : حسن

D’après Anas Ibn Malik (qu’Allah l’agrée), le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit à un homme: « Rentre dans l’Islam ! ».
L’homme a dit : Je ressens en moi une certaine répulsion.
Le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit : « Même si tu ressens une certaine répulsion (*) ».
(Rapporté par Ahmed et authentifié par Cheikh Albani dans Sahih Al Jami n°974, Hadith Sahih)

(*) C’est à dire que le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) lui a dit de rentrer dans l’Islam même si à ce moment-là il ressentait une certaine répulsion vis-à-vis de cela car par la suite Allah va lui accorder la bonne intention et la sincérité envers Lui.
(‘Omda Tefsir Ibn Kathir vol 1 p 314)

عن أنس بن مالك رضي الله عنه أن رسول الله صلى الله عليه وسلم قال لرجل : أسلم
قال الرجل : إني أجدني كارها
قال رسول الله صلى الله عليه وسلم : وإن كنت كارها
(رواه أحمد و صححه الشيخ الألباني في صحيح الجامع رقم ٩٧٤)

حكم : صحيح

D’après ‘Abdel Malik Ibn ‘Oumayr, Moussa Ibn Talha (mort en 103 du calendrier hégirien) a dit : Je n’ai jamais vu quelqu’un qui soit plus éloquent que ‘Aicha (qu’Allah l’agrée)
(Rapporté par Tirmidhi dans ses Sounan n°3884 qui l’a authentifié et il a également été authentifié par Cheikh Albani dans Sahih Tirmidhi, Hadith Sahih)
عن عبدالملك بن عمير قال موسى بن طلحة : ما رأيت أحدا أفصح من عائشة رضي الله عنها
(رواه الترمذي في سننه رقم ٣٨٨٤ و صححه و صححه أيضاً الشيخ الألباني في صحيح الترمذي)

حكم : صحيح

D’après Abou Sa’id Al Khoudri (qu’Allah l’agrée), le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit: « Ce qui est peu et suffit (1) est meilleur que ce qui est beaucoup et détourne (2) ».
(Rapporté par Abou Ya’la et authentifié par Cheikh Albani dans Sahih Al Jami n°5653, Hadith Sahih)

(1) C’est à dire au niveau des biens de la vie d’ici-bas.

(2) C’est à dire que l’abondance de biens de la vie d’ici-bas est une cause pour que la personne soit occupée par ses biens et ainsi se détourne de son Seigneur et des actes de bien pour préparer sa vie dans l’au-delà.
(Voir Fayd Al Qadir, hadith n°7962)

عن أبي سعيد الخدري رضي الله عنه قال النبي صلى الله عليه و سلم : ما قل وكفى خير مما كثر وألهى
(رواه أبو يعلى و صححه الشيخ الألباني في صحيح الجامع رقم ٥٦٥٣)

حكم : صحيح

D’après un homme parmi les compagnons (qu’Allah l’agrée), le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit: « Les gens ne tomberont pas dans la perdition (*) tant que leurs péchés ne seront pas trop nombreux ».
(Rapporté par Abou Daoud et authentifié par Cheikh Albani dans Sahih Al Jami n°5231)

(*) C’est à dire qu’ils ne seront pas châtiés dans la vie d’ici-bas.
(Voir Mirqatoul Mafatih Charh Mishkat Al Masabih, hadith n°5311)

عن رجل من الصحابة رضي الله عنه قال النبي صلّى الله عليه و سلّم : لن يهلك النّاس حتّى يعذروا من أنفسهم
(رواه أبو داود و صححه الشيخ الألباني في صحيح الجامع رقم ٥٢٣١)
D’après Masrouq : Je suis parti voir ‘Aicha (qu’Allah l’agrée) et j’ai dit : Que le salam soit sur le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) et sur sa famille.
‘Aicha (qu’Allah l’agrée) a dit : Bienvenu, bienvenu !
Alors ils m’ont donné la permission d’entrer.
J’ai dit : Je veux certes te demander quelque chose mais j’ai honte.
Elle a dit : Certes je suis ta mère et tu es mon fils (*).
J’ai dit : Comment un homme peut profiter de son épouse alors qu’elle a ses menstrues ?
Elle a dit : Toute chose sauf son sexe.
(Rapporté par Tabari dans son Tefsir n°4245 et authentifié par Cheikh Ahmed Chakir dans ‘Omdatou Tefsir Ibn Kathir vol 1 p 267, Hadith Isnad Sahih)

(*) C’est une allusion au verset 6 de la sourate Al Ahzab n°33 (traduction rapprochée du sens du verset) : « Le Prophète a plus de droit sur les croyants qu’ils n’en ont sur eux-mêmes et ses épouses sont leurs mères ».

عن مسروق أنه ركب إلى عائشة رضي الله عنها فقال : السلام على النبي وعلى أهله
فقالت عائشة رضي الله عنها : مرحبا مرحبا فأذنوا له فدخل
فقال : إني أريد أن أسألك عن شيء وأنا أستحي
فقالت : إنما أنا أمك وأنت ابني
فقال : ما للرجل من امرأته وهي حائض ؟
فقالت له : كل شيء إلا فرجها
(رواه الطبري في تفسيره رقم ٤٢٤٥ و صححه الشيخ أحمد شاكر في عمدة تفسير ابن كثير ج ١ ص ٢٦٧)

حكم : إسناده صحيح

D’après Al Moughira Ibn Chou’ba (qu’Allah l’agrée) : J’ai mangé de l’ail puis je suis allé voir le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) (1) et je l’ai trouvé m’ayant précédé d’une unité de prière.
Lorsqu’il a terminé sa prière, je me suis levé pour rattraper ce que j’ai manqué.
Alors le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a senti l’odeur de l’ail et a dit : « Celui qui a mangé de cette plante qu’il ne s’approche pas de notre lieu de prière jusqu’à ce que l’odeur parte ».
Une fois ma prière terminée, je suis allé le voir et j’ai dit : Ô Messager d’Allah ! J’ai certes une excuse. Donnes moi ta main.
Je l’ai trouvé très docile. Il m’a donné ses deux mains que j’ai rentré dans ma manche jusqu’à ma poitrine qu’il a trouvé bandée (2).
Alors il a dit : « Tu as certes une excuse (3) ».
(Rapporté par Ibn Khouzeima dans son Sahih n°1672 et authentifié par Cheikh Albani dans sa correction de Sahih Ibn Khouzeima, Hadith Isnad Hasan)

(1) C’est à dire qu’il est parti à la mosquée pour y accomplir la prière en commun avec le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui).

(2) C’est à dire qu’il avait un bandage sur le torse.

(3) C’est à dire qu’il avait utilisé l’ail comme médicament mais dans ce cas il faut le manger longtemps avant la prière en commun afin que l’odeur désagréable parte avant la prière.

(Charh Sounan Abi Daoud de Cheikh Al ‘Abbad cours n°432)

عن المغيرة بن شعبة رضي الله عنه قال : أكلت ثوما ثم أتيت النبي صلى الله عليه وسلم فوجدته قد سبقني بركعة
فلما صلى قمت أقضي فوجد ريح الثوم فقال : من أكل هذه البقلة فلا يقربن مسجدنا حتى يذهب ريحها
فلما قضيت الصلاة أتيته فقلت : يا رسول الله ! إن لي عذرا ناولني يدك
فوجدته سهلا فناولني يديه فأدخلتها من كمي إلى صدري فوجده معصوبا
فقال النبي صلى الله عليه وسلم : إن لك عذرا
(رواه ابن خزيمة في صحيحه رقم ١٦٧٢ و صححه الشيخ الألباني في صحيح ابن خزيمة)

حكم : إسناده حسن

D’après Abou Houreira (qu’Allah l’agrée), le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit: « Les fleuves du paradis sortent sous des montagnes de musc ».
(Rapporté par Ibn Hibban dans son Sahih n°7408 et authentifié par Cheikh Albani dans Al Ta’liqat Al Hissan ‘Ala Sahih Ibn Hibban n°7365, Hadith Hasan Sahih)
عن أبي هريرة رضي الله عنه قال النبي صلّى الله عليه و سلّم : أنهار الجنة تخرج من تحت جبال مسك
(رواه ابن حبان في صحيحه رقم ٧٤٠٨ و صححه الشيخ الألباني في التعليقات الحسان على صحيح ابن حبان رقم ٧٣٦٥)

حكم المحدث : حسن صحيح

D’après Abou Darda (qu’Allah l’agrée), le Prophète (que la prière d’Allah et son salut soient sur lui) a dit: « Celui qui prend un chemin pour rechercher la science, Allah lui fait prendre par cela un chemin vers le paradis. Certes les anges étendent leurs ailes pour celui qui recherche la science et certes tous ceux qui sont dans les cieux et sur la terre demandent le pardon pour le savant même le poisson dans l’eau.
Le mérite du savant sur l’adorateur est comme le mérite de la lune par rapport aux autres astres.
Et certes les savants sont les héritiers des prophètes et les prophètes n’ont pas laissé comme héritage des dinar ou des dirham mais ils ont laissé la science, celui qui la prend aura prit une part importante (*)».
(Rapporté par Tirmidhi dans ses Sounan n°2682 et authentifié par cheikh Albani dans Sahîh Tirmidhi, Hadith Sahîh)

(*) C’est à dire qu’il aura pris une part importante de l’héritage prophétique.
(Touhfatoul Ahwadhi)

Allah a dit dans la sourate An Naml n°27 verset 16 (traduction rapprochée du sens du verset) : « Et Souleyman a hérité de Daoud ».

قال الله تعالى : وَوَرِثَ سُلَيْمَانُ دَاوُودَ
(سورة النمل ١٦)

L’imam Ibn Qayim Al Djawziya (mort en 751 du calendrier hégirien) a dit : « L’héritage dont il est question dans ce verset est la science et la prophétie et pas autre chose par consensus des savants de l’explication du Coran et autres parmi les savants.
Ceci car Daoud (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) avait beaucoup d’autres enfants en dehors de Souleyman (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) et si l’héritage dont il était question ici était celui des biens alors Souleyman (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) ne serait pas le seul à l’avoir pris ».

عن أبي الدرداء رضي الله عنه قال رسول الله صلى الله عليه و سلم : من سلك طريقا يبتغي فيه علما ، سلك الله به طريقا إلى الجنة ، وإن الملائكة لتضع أجنحتها لطالب العلم ، وإن العالم ليستغفر له من في السموات ، ومن في الأرض حتى الحيتان في الماء ، وفضل العالم على العابد ، كفضل القمر على سائر الكواكب ، إن العلماء ورثة الأنبياء ، إن الأنبياء لم يورثوا دينارا ، ولا درهما ، إنما ورثوا العلم ، فمن أخذ به فقد أخذ بحظ وافر
(رواه الترمذي في سننه رقم ٢٦٨٢ و صححه الشيخ الألباني في صحيح الترمذي

حكم : صحيح

D’après Abou Qatada (qu’Allah l’agrée) : Lorsque le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) était appelé pour une cérémonie funèbre il posait des questions à propos du défunt.
Si les gens faisaient des éloges au défunt alors il se levait et priait (1) et si les gens parlaient de manière négative du défunt alors il disait à sa famille : « C’est vous qui vous occupez de lui » et il ne priait pas sur lui (2).
(Rapporté par Ibn Hibban dans son Sahih n°3057 et authentifié par Cheikh Albani dans Al Ta’liqat Al Hissan ‘Ala Sahih Ibn Hibban n°3046, Hadith Sahih)

(1) C’est à dire que le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) priait la prière mortuaire sur le défunt.

(2) Ce hadith montre qu’il faut prier la prière mortuaire sur les gens qui sont connus pour commettre des péchés.
Par contre il convient aux gens de science et de bien de délaisser la prière mortuaire sur ces gens afin que ceci soit pour eux une punition et un avertissement pour les autres d’oeuvrer comme ces gens désobéissants le faisaient.
(Ahkam Al Janaiz de Cheikh Albani p 108/109)

عن أبي قتادة رضي الله عنه قال : كان رسول الله صلى الله عليه وسلم إذا دعي إلى جنازة سأل عنها فإن أثني عليها خيرا قام فصلى وإن أثني عليها شرا قال لأهلها : شأنكم بها ولم يصل عليها
(رواه ابن حبان في صحيحه رقم ٣٠٥٧ و صححه الشيخ الألباني في التعليقات الحسان على صحيح ابن حبان رقم ٣٠٤٦)

حكم : صحيح

D’après Abou Oumama (qu’Allah l’agrée), le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit: « Vous allez tous rentrer dans le paradis sauf celui qui s’enfuit d’Allah comme s’enfuit le chameau de ses propriétaires (*) ».
(Rapporté par l’imam Ahmed dans son Mousnad n°22226 et authentifié par Cheikh Albani dans Sahih Al Jami’ n°4570)

(*) C’est à dire le mécréant car c’est lui qui n’a absolument pas obéit à Allah et sera ainsi définitivement privé du paradis.
(Hachiya As Sindi ‘Ala Mousnad Ahmed)

عن أبي أمامة رضي الله عنه قال النّبي صلّى الله عليه و سلّم : كلُّكم يدخل الجنّةَ إلاّ من شرَد على اللهِ شرادَ البعيرِ على أهلِه
(رواه الإمام أحمد في مسنده رقم ٢٢٢٢٦ و صححه الشيخ الألباني في صحيح الجامع رقم ٤٥٧٠)

D’après Sa’id Ibn Joubayr, ‘Abdallah Ibn ‘Abbas (qu’Allah les agrée lui et son père) a dit : « Si tu te rends vers un dirigeant tyrannique dont tu crains le mal alors dis trois fois : Allah est le plus grand. Allah est plus fort que l’ensemble de Ses créatures.
Il est plus fort que la personne dont j’ai peur et dont je crains le mal.
Je demande protection à Allah, Celui en dehors de qui aucune divinité ne mérite d’être adorée, Celui qui empêche les sept cieux de tomber sur la terre et qui ne pourrait le faire qu’avec sa permission, contre le mal de Ton serviteur untel (1), de ses armées, de ses suiveurs et de ses partisans parmi les djinns et les hommes.
Ô Allah ! Sois pour moi une aide contre leur mal.
Tes louanges sont immenses, celui qui se réfugie auprès de Toi est certes vainqueur.
Ton nom est glorifié et il n’y pas de divinité méritant d’être adorée en dehors de Toi (2) ».
(Rapporté par Boukhari dans Al Adab Al Moufrad n°708 et authentifié par Cheikh Albani dans Sahih Al Adab Al Moufrad n°546)

(1) C’est à dire qu’il nomme la personne en question.

(2) En phonétique : Allahou Akbar Allahou A’azzou Min Khalqihi Jami’an Allahou A’azzou Mima Akhafou Wa Ahdharou Wa A’oudhou Billahi Ladhi La Ilaha Illa Houwa Al Moumsikou Samawati Sab’a An Yaqa’na ‘Alal Ardi Illa Bi Idhnihi Min Charri ‘Abdika (…) Wa Jounoudihi Wa Atba’ihi Wa Achya’ihi Min Al Djinni Wal Ins Allahoumma Koun Li Jaran Min Charrihim Jalla Thana’ouk Wa ‘Azza Jarouk Wa Tabaraka Smouk Wa La Ilaha Gheyrouk

C’est à dire qu’à l’endroit des pointillés il faut nommer la personne en question.

En arabe :
اللَّهُ أَكْبَرُ اللَّهُ أَعَزُّ مِنْ خَلْقِهِ جَمِيعًا اللَّهُ أَعَزُّ مِمَّا أَخَافُ وَأَحْذَرُ وَأَعُوذُ بِاللَّهِ الَّذِي لا إِلَهَ إِلاّ هُوَ الْمُمْسِكُ السَّمَاوَاتِ السَّبْعَ أَنْ يَقَعْنَ عَلَى الأَرْضِ إِلاّ بِإِذْنِهِ مِنْ شَرِّ عَبْدِكَ فُلانٍ وَجُنُودِهِ وَأَتْبَاعِهِ وَأَشْيَاعِهِ مِنَ الْجِنِّ وَالإِنْسِ اللَّهُمَّ كُنْ لِي جَارًا مِنْ شَرِّهِمْ جَلَّ ثَنَاؤُكَ وَعَزَّ جَارُكَ وَتَبَارَكَ اسْمُكَ وَلا إِلَهَ غَيْرُكَ

عن سعيد بن جبير قال عبدالله بن عباس رضي الله عنهما : إذا أتيت سلطانا مهيبا تخاف أن يسطو بك فقل : الله أكبر الله أعز من خلقه جميعا الله أعز مما أخاف وأحذر وأعوذ بالله الذي لا إله إلا هو الممسك السماوات السبع أن يقعن على الأرض إلا بإذنه من شر عبدك فلان وجنوده وأتباعه وأشياعه من الجن والإنس اللهم كن لي جارا من شرهم جل ثناؤك وعز جارك وتبارك اسمك ولا إله غيرك ثلاث مرات
(رواه الإمام البخاري في الأدب المفرد رقم ٧٠٨ و صححه الشيخ الألباني في صحيح الأدب المفرد رقم 
D’après Khouraym Ibn Fatik Al Asadi (qu’Allah l’agrée), le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit: « Les gens se divisent en quatre catégories et les oeuvres en six catégories.
Ainsi il y a des gens à qui des largesses ont été accordées dans l’ici-bas et dans l’au-delà, des gens à qui on a accordé des largesses dans l’ici-bas mais pas dans l’au-delà, des gens à qui on a donné peu dans l’ici-bas mais beaucoup dans l’au-delà et des gens tristes dans l’ici-bas comme dans l’au-delà.
Et pour les actes, il y en a deux qui rendent obligatoires, il y a l’équivalent pour l’équivalent (*), il y a les actes qui comptent dix fois et ceux qui comptent sept cent fois.
Les deux qui rendent obligatoires sont la personne qui meurt musulmane et croyante en n’associant rien à Allah alors le paradis lui est obligatoire et la personne qui meurt mécréante alors le feu lui est obligatoire.
Celui qui pense à faire une bonne action mais ne la fait pas et Allah sait qu’il l’a voulu dans son coeur et s’est efforcé de pouvoir la faire alors il lui est inscrit une bonne action.
Celui qui pense à faire une mauvaise action, il ne lui est rien inscrit et celui qui fait la mauvaise action elle lui est inscrit une fois et n’est pas multipliée.
Celui qui fait une bonne action, il lui est inscrit dix fois son équivalent et celui qui fait une dépense dans le sentier d’Allah alors elle lui est comptée sept cent fois ».
(Rapporté par l’imam Ahmed dans son Mousnad n°19035 et authentifié par Cheikh Shouayb Arnaout dans sa correction du Mousnad, Hadith Hasan)

(*) L’équivalent pour l’équivalent : ceci comprend deux types d’actes qui sont la bonne action que la personne a eu l’intention de faire ainsi que la mauvaise action qui a été faite.
Ainsi les actes sont au nombre de six.
(voir Hachiya Sindi ‘Ala Mousnad Ahmed, hadith n°8178)

عن خريم بن فاتك الأسدي رضي الله عنه قال النبي صلى الله عليه و سلم : الناس أربعة والأعمال ستة
فالناس موسع له في الدنيا والآخرة وموسع له في الدنيا مقتور عليه في الآخرة ومقتور عليه في الدنيا موسع له في الآخرة وشقي في الدنيا والآخرة
والأعمال موجبتان ومثل بمثل وعشرة أضعاف وسبعمائة ضعف : فالموجبتان من مات مسلما مؤمنا لا يشرك بالله شيئا وجبت له الجنة ومن مات كافرا وجبت له النار ومن هم بحسنة فلم يعملها ، فعلم الله أنه قد أشعرها قلبه وحرص عليها كتبت له حسنة ومن هم بسيئة لم تكتب عليه ومن عملها كتبت واحدة ولم تضاعف عليه ومن عمل حسنة كانت له بعشرة أمثالها ومن أنفق نفقة في سبيل الله كانت له بسبعمائة ضعف
(رواه الإمام أحمد في مسنده رقم ١٩٠٣٥ و حسنه الشيخ شعيب الأرناؤوط في تحقيق المسند)

حكم : حسن

D’après Abou Houreira (qu’Allah l’agrée), le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit: « Ne spécifiez pas la nuit du vendredi par rapport aux autres nuits concernant la prière nocturne (*) et ne spécifiez pas le jour du vendredi par rapport aux autres jours sauf dans le cas où il s’agit d’un jeûne que l’un d’entre-vous à l’habitude de jeûner ».
(Rapporté par Mouslim dans son Sahih n°1144)

(*) C’est à dire la prière surérogatoire de la nuit.

عن أبي هريرة رضي الله عنه قال النّبي صلّى الله عليه و سلّم : لا تختصّوا ليلة الجمعة بقيام من بين الليالي ولا تخصّوا يوم الجمعة بصيام من بين الأيّام إلّا أن يكون في صوم يصومه أحدكم
(رواه مسلم في صحيحه رقم ١١٤٤)
D’après Jouweyriya Bint Al Harith (qu’Allah l’agrée) : Le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) est entré auprès de moi un vendredi alors que je jeûnais et il a dit : « As-tu jeûné hier ? ».
J’ai dit : Non.
Il a dit : « Vas-tu jeûner demain ? ».
J’ai dit : Non.
Il a dit : « Tu dois donc rompre ton jeûne ».
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°1986)

Ce texte montre qu’il ne faut pas jeûner le vendredi de manière surérogatoire sans jeûner également un jour avant ou un jour après sauf dans le cas où il s’agit d’un jeûne habituel de la personne.

عن جويرية بنت الحارث رضي الله عنها أنّ النّبي صلّى الله عليه وسلّم دخل عليها يوم الجمعة وهي صائمة فقال: أصمت أمس ؟
قالت : لا
قال النّبي صلّى الله عليه وسلّم : تريدين أن تصومي غدا ؟
قالت : لا
قال النّبي صلّى الله عليه وسلّم : فأفطري
(رواه البخاري في صحيحه رقم ١٩٨٦)
D’après Abou Ayoub Al Ansari (qu’Allah l’agrée), le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit: « Celui qui jeûne le Ramadan puis le fait suivre de six jours de Chawal sera comme si il avait jeûner tout le temps ».
(Rapporté par Mouslim n°1164)

Cheikh ‘Otheimine a dit: « Celui qui jeûne les six jours avant d’avoir rattrapé les jours qu’il devait éventuellement faire n’obtient pas cette récompense car le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit : – Celui qui jeûne le Ramadan puis le fait suivre de six jours de Chawwal -, c’est à dire qu’il a préalablement jeûné le Ramadan en entier ».
(Fath Dhil Jalal Wal Ikram Bi Charh Boulough Al Maram vol 7 p 373)

Point n°1 : Il n’est pas permis de jeûner avec l’intention que le jour est à la fois un jour de rattrapage du Ramadan et un jour des six jours de Chawwal

Les savants sont tous d’accord sur le fait qu’il n’est pas permis de jeûner un jour avec l’intention du jeûne obligatoire du rattrapage du Ramadan et un jeûne surérogatoire.

Si la personne fait cela, ils divergent en trois avis, certains disent que le jeûne n’est tout simplement pas valable.
D’autres disent qu’il est valable uniquement pour le rattrapage du Ramadan et pas pour le jour parmi les six jours de Chawwal.
Enfin d’autres savants disent que le jeûne est alors valable uniquement comme un jour parmi les six jours et pas comme un jour de rattrapage de Ramadan.
(Voir Al Tadakhoul Wa Atharouhou fil Ahkam Char’iya p139, Charh Qawaid Ibn Rajab de Cheikh ‘Otheimine vol 1 p 153)

Point n°2 : Est-il permis de jeûner les six jours de Chawwal avant d’avoir terminé de rattraper les jours que l’on a manqué durant le mois de Ramadan ?

Tout d’abord, à la base, les savants ont divergé sur le fait de savoir s’il est permis à la personne qui a des jours de Ramadan à rattraper de jeûner de manière surérogatoire.

D’après ‘Othman Ibn Mouhib : J’ai entendu Abou Houreira (qu’Allah l’agrée) être interrogé par un homme qui lui a dit : J’ai des jours de Ramadan que je dois rattraper. Puis-je jeûner de manière surérogatoire durant les dix jours (*) ?
Abou Houreira (qu’Allah l’agrée) a dit : « Non. Commence par le droit d’Allah puis ensuite fais ce que tu veux comme acte surérogatoire ».
(Rapporté par ‘Abder Razaq dans son Mousannaf n°7715 et authentifié par Cheikh Zakaria Al Bakistani dans Ma Saha Min Athar Al Sahaba Fil Fiqh vol 2 p 667)

(*) C’est à dire les dix premiers du mois de Dhoul Hijja.

Les savants de l’école Hanbalite ont été d’avis que ceci n’est pas permis et que si la personne jeûne de manière surérogatoire alors qu’elle n’a pas terminé de jeûner ses jours de Ramadan alors son jeûne n’est pas valable.
(Kachaf Al Qina’ vol 5 p 299)

Les savants de l’école Hanafite ont été d’avis que cela est permis.
(Majma’ Al Anhar vol 1 p 369)

Enfin les savants de l’école Malikite et de l’école Chafi’ite ont été d’avis que ceci est détestable.

عن أبي أيوب الأنصاري رضي الله عنه قال النبي صلى الله عليه و سلم : مَنْ صامَ رمضانَ . ثُمَّ أَتْبَعَهُ ستًّا مِنْ شوَّالٍ . كانَ كصيامِ الدَّهْرِ (رواه مسلم في صحيحه رقم ١١٦٤)
D’après ‘Omar Ibn Al Khattab (qu’Allah l’agrée), le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit: « Les actions n’ont lieu que par les intentions et la personne obtient ce qu’elle a eu comme intention.
Celui qui a accompli la hijra (*) vers Allah et son Prophète alors sa hijra est vers Allah et son Prophète.
Et celui dont la hijra est pour obtenir quelque chose de la vie d’ici-bas ou pour se marier avec une femme alors sa hijra est vers ce pour quoi il l’a faite ».
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°6689)

(*) La hijra désigne le fait de quitter une terre de mécréance pour vivre sur une terre d’Islam.

عن عمر بن الخطاب رضي الله عنه قال النّبي صلّى الله عليه و سلّم : إنما الأعمال بالنية، وإنما لامرئ ما نوى، فمن كانت هجرته إلى الله ورسوله فهجرته إلى الله ورسوله، ومن كانت هجرته إلى دنيا يصيبها أو امرأة يتزوجها، فهجرته إلى ما هاجر إليه
(رواه البخاري في صحيحه رقم ٦٦٨٩)
D’après Thawban (qu’Allah l’agrée), le Prophète (que la prière d’Allah et son salut soient sur lui) a dit: « Le jeûne du mois de ramadan équivaut à dix mois et le jeûne de 6 jours équivaut à deux mois ainsi cela équivaut au jeûne de l’année ».
(Rapporté par Ibn Khouzeima et authentifié par Cheikh Albani dans Sahih Targhib n°1007, Hadith Sahîh)

Note: Les mérites du jeûne des six jours de Chawwal

Les mérites et les sagesses derrière le fait qu’il soit légiféré de jeûner les six jours de Chawwal après le Ramadan sont nombreux.
(Voir Al Ahkam Al Fiqhiya Al Mouta’aliqa Bi Siyam Sitati Ayam Min Chawwal dans la Majala Al Jam’iya Al Fiqhiya de l’université l’université Muhammed Ibn Sa’oud datant du mois de Chawwal 1431)

Il y a deux précisions à apporter pour comprendre ce mérite :

– Tout d’abord, le jeûne des six jours du mois de Chawwal après celui du mois de Ramadan permet d’obtenir la récompense du jeûne de l’année complète de jeûne obligatoire et pas celle de l’année complète de jeûne surérogatoire.
(Al Jami’ Fi Ahkam As Siyam de Cheikh Khalid Al Mouchayqih vol 2 p 331)

Or, le récompense des actes obligatoires est toujours plus grande que celle des actes surérogatoires comme le montre le hadith suivant :

D’après Abou Houreira (qu’Allah l’agrée), le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit: « Certes Allah a dit : Mon serviteur ne s’est pas rapproché de Moi par une chose qui m’est plus aimée que ce que Je lui ai imposé ».
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°6502)

L’imam Al Boujayrami Al Chafi’i (mort en 1221 du calendrier hégirien) a dit : « C’est à dire que la personne obtient la récompense de l’année complète de jeûne obligatoire ».
(Al Iqna’ Fi Hal Alfath Ibn Chouja’ vol 2 p 406)

– Deuxièmement, la personne qui a jeûné six jours du mois de Chawwal après avoir jeûné le Ramadan est donc comme la personne qui a jeûné l’année complète de jeûne obligatoire sans que sa récompense n’ait été multipliée or la bonne action est toujours multipliée par dix au minimum.

Ainsi, au final, la personne obtient au minimum la récompense de dix années de jeûne obligatoire.

Allah a dit dans la sourate Al An’am n°6 verset 160 (traduction rapprochée du sens du verset) : « Celui qui vient avec une bonne action aura dix fois son équivalent ».
قال الله تعالى : مَن جَاءَ بِالْحَسَنَةِ فَلَهُ عَشْرُ أَمْثَالِهَا
(سورة الأنعام ١٦٠)

عن ثوبان رضي الله عنه قال رسول الله صلى الله عليه وسلم : صيام شهر رمضان بعشرة أشهر وصيام ستة أيام بشهرين فذلك صيام السنة
(رواه ابن خزيمة و صححه الشيخ الألباني في صحيح الترغيب و الترهيب رقم ١٠٠٧)

حكم :صحيح

D’après Abou Houreira (qu’Allah l’agrée) : On a apporté un repas au Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) alors que nous étions à Mar Al Thahran (1). Alors il a dit à Abou Bakr et ‘Omar (qu’Allah les agrée) : « Mangez ! ».
Ils ont dit : Nous jeûnons.
Le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit : « Préparez les montures de vos deux compagnons, oeuvrez pour vos deux compagnons…(2)
Approchez et mangez ! ».
(Rapporté par Ibn Hibban dans son Sahih n°3558 et authentifié par Cheikh Albani dans Al Ta’liqat Al Hissan ‘Ala Sahih Ibn Hibban n°3549, Hadith Sahih)

(1) C’est le nom d’un endroit proche de La Mecque.

(2) C’est à dire que le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) leur a reproché le fait que à cause du jeûne et de la faiblesse qu’il cause chez le voyageur, le jeûneur a besoin que l’on s’occupe de lui.

L’imam Ibn Hibban (mort en 354 du calendrier hégirien) a classé ce hadith dans son Sahih dans le chapitre : -La mention de l’avertissement contre le fait que la personne jeûne durant le voyage si elle sait que cela l’affaibli au point où les autres doivent s’occuper de lui-.

عن أبي هريرة رضي الله عنه قال : أتي رسول الله صلى الله عليه وسلم بطعام بمر الظهران فقال لأبي بكر وعمر رضي الله عنهما : كلا
فقالا : إنا صائمان
فقال رسول الله صلى الله عليه وسلم : ارحلوا لصاحبيكما اعملوا لصاحبيكما ادنوا فكلا
(رواه ابن حبان في صحيحه رقم ٣٥٥٧ و صححه الشيخ الألباني في التعليقات الحسان على صحيح ابن حبان رقم ٣٥٤٩)

حكم : صحيح

D’après ‘Aicha (qu’Allah l’agrée) : Le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) sortait sa tête vers moi alors qu’il faisait le i’tikaf dans la mosquée et je le coiffais (*) alors que j’avais mes menstrues.
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°2028)

(*) La maison du Prophète était collée à la mosquée.

عن عائشة رضي الله عنها قالت : كان النبي صلى الله عليه وسلم يصغي إلي رأسه وهو مجاور في المسجد فأرجله وأنا حائض
(رواه البخاري في صحيحه رقم ٢٠٢٨)

 

D’après ‘Orwa, ‘Aicha (qu’ Allah l’agrée) a dit : « La sounna pour la personne qui fait le i’tikaf est qu’il ne visite pas de malades, il n’assiste pas aux cérémonies funéraires, il ne touche pas de femmes et n’a pas de relations sexuelles avec elles, il ne sort que pour une chose dont il a besoin.
Et il n’y a pas de i’tikaf sans jeûne et il n’y a de i’tikaf que dans les mosquées où est accomplie la prière du vendredi ».
(Rapporté par Abou Daoud dans ses Sounan n°2473 et authentifié par Cheikh Albani dans Sahih Abi Daoud)

– L’objectif du i’tikaf :

L’imam Ibn Rajab Al Hanbali (mort en 795 du calendrier hégirien) a dit : « L’isolement qui est légiféré pour cette communauté est le i’tikaf dans les mosquées. (…)
Le sens recherché par le i’tikaf et son essence est le fait de couper les relations avec les créatures afin de se consacrer à oeuvrer pour le Créateur ».
(Lataif Al Ma’arif p 348/349)

L’imam Ibn Qayim (mort en 751 du calendrier hégirien) a dit : « L’objectif du i’tikaf est que le coeur de la personne s’accroche à Allah, se consacre à Lui, s’isole avec Lui et qu’il coupe les liens avec les créatures et qu’il soit en lien avec Allah seul ».
(Zad Al Ma’ad vol 2 p 87)

– Le jugement du i’tikaf :

Les savants sont en consensus sur le fait que le i’tikaf est recommandé et n’est pas obligatoire.
(Tefsir Al Qortobi vol 3 p 220)

L’imam Ibn Al Mundhir (mort en 318 du calendrier hégirien) a dit : « Les savants sont en consensus sur le fait que le i’tikaf n’est pas une obligation sauf si la personne se l’est imposé à elle même en faisant un voeu pieux (nadhr) et alors le i’tikaf est obligatoire ».
(Al Ijma’ n°155 p 60)

– Le moment du i’tikaf :

Le i’tikaf peut être pratiqué tout au long de l’année.
(Voir Al Istidhkar de l’imam Ibn ‘Abdel bar vol 10 p 273)

Mais le meilleur moment pour l’accomplir est les dix derniers jours du mois de Ramadan.
C’est durant ces dix jours que le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) pratiquait le i’tikaf afin de rechercher la nuit du destin.
(Voir Mawahib Al Jalil Charh Moukhtasar Khalil vol 3 p 251)

عن عروة قالت عائشة رضي الله عنها : السنة على المعتكف ألا يعود مريضا ولا يشهد جنازة ولا يمس امرأة ولا يباشرها ولا يخرج لحاجة إلا لما لا بد منه ولا اعتكاف إلا بصوم ولا اعتكاف إلا في مسجد جامع
(رواه أبو داود في سننه رقم ٢٤٧٣ و صححه الشيخ الألباني في صحيح أبي داود )
D’après ‘Aicha (qu’Allah l’agrée) : Le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) rentrait sa tête vers moi alors qu’il était dans la mosquée et je le coiffais (*) et il ne rentrait dans la maison que pour un besoin lorsqu’il faisait le i’tikaf.
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°2029)

(*) La maison du Prophète était collée à la mosquée.

– La définition du i’tikaf :

C’est à dire que la personne qui fait le i’tikaf reste dans la mosquée jour et nuit pour y pratiquer des adorations à Allah (rappel, lecture du Coran, étude de la science religieuse…) et ne sort qu’en cas de besoin indispensable (faire ses besoins, se laver, faire les ablutions, sortir pour manger si elle ne peut pas le faire dans la mosquée…).

L’interdiction des relations charnelles durant le i’itkaf

Ainsi, lorsque la personne qui fait le i’tikaf sort et va dans sa maison pour une chose dont il ne peut se passer comme faire ses besoins ou manger, il ne lui est pas permis d’embrasser sa femme, de la serrer contre lui…
(‘Omdatou Tefsir Ibn Kathir p 230)

D’après Sa’id, Qatada (mort en 127 du calendrier hégirien) a dit à propos du verset -Et n’ayez pas de rapports avec elles pendant que vous êtes en retraite spirituelle dans les mosquées- : « Au départ, un homme qui sortait de la mosquée alors qu’il faisait le i’tikaf et rencontrait sa femme avait des relations sexuelles avec elle s’il le souhaitait.
Puis Allah leur a interdit cela et les a informé que cela ne convenait pas tant que la personne n’a pas terminé son i’tikaf ».
(Rapporté par Ibn Jarir Tabari dans son Tefsir n°3037 et sa chaîne de transmission est authentique)

a. L’interdiction des relations sexuelles pendant le i’tikaf

Le rapport sexuel est interdit pendant le i’tikaf par consensus des savants.
(Al Ijma’ de l’imam Ibn Al Mundhir n°158 p 60)

De plus, les savants sont également en consensus sur le fait que le rapport sexuel annule le i’tikaf.
(Tefsir Al Qortobi vol 3 p 214)

D’après Moujahid, ‘Abdallah ibn ‘Abbas (qu’Allah les agrée lui et son père) a dit : « Si la personne qui fait le i’tikaf a un rapport sexuel alors son i’tikaf est annulé et il doit le recommencer (*) ».
(Rapporté par Ibn Abi Chayba dans son Mousannaf n°9939 et authentifié par Cheikh Albani dans Qiyam Ramadan p 41)

Par contre, si la personne a un rapport sexuel durant le i’tikaf, la majorité des savants sont d’avis qu’elle n’aura aucune expiation à faire et qu’elle devra simplement se repentir d’avoir commis ce péché.
(Voir Mousannaf Ibn Abi Chayba avec la correction de Cheikh Chathri vol 6 p 100 note n°5)

b. L’interdiction d’embrasser, de caresser, de toucher avec envie pendant le i’tikaf

Les savants sont en consensus sur le fait que la personne qui fait le i’tikaf ne doit pas embrasser ou caresser son épouse.
(Al Tamhid de l’imam Ibn ‘Abdel Bar vol 8 p 331)

D’après Ibn Wahb, Jabir Ibn Zayd (mort en 103 du calendrier hégirien) a dit à propos du verset -Et n’ayez pas de rapports avec elles pendant que vous êtes en retraite spirituelle dans les mosquées- : « Les rapports dont il est question sont les rapports sexuels et autres que les rapports sexuels. Tout ceci lui est interdit ».
Et il a dit : « Le rapports autre que le rapport sexuel est le fait que la peau touche la peau ».
(Rapporté par Ibn Jarir Tabari dans son Tefsir n°3045 et sa chaîne de transmission est authentique)

(*) C’est à dire que si la personne s’était imposé de faire le i’tikaf en faisant un voeux pieux (nadhr) a un rapport sexuel durant le i’tikaf, elle devra alors recommencer le i’tikaf depuis le début.

D’après Ibn Wahb, Malik Ibn Anas (mort en 179 du calendrier hégirien) a dit : « La personne qui fait le i’tikaf ne touche pas sa femme ni n’a de rapports avec elle.
Il ne doit pas se procurer du plaisir avec elle que ce soit en l’embrassant ou d’une autre manière ».
(Rapporté par Ibn Jarir Tabari dans son Tefsir n°3044 et sa chaîne de transmission est authentique)

Par contre, le fait de toucher son épouse sans envie ou excitation est permis à la personne qui fait le i’tikaf.
voir Hadith Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°2028

عن عائشة رضي الله عنها قالت : كان رسول الله صلى الله عليه وسلم ليدخل علي رأسه وهو في المسجد فأرجله وكان لا يدخل البيت إلا لحاجة إذا كان معتكفا
(رواه البخاري في صحيحه رقم ٢٠٢٩)
D’après Marwan : J’ai envoyé un message à Oum Salama (qu’Allah l’agrée) dans lequel je lui ai demandé : Est-ce qu’un homme qui est en janaba le matin peut jeûner ?
Elle a dit : « Le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) était en janaba le matin suite à un rapport sexuel, pas à cause d’un rêve érotique, et il ne rompait pas le jeûne et ne le rattrapait pas ».
(Rapporté par Mouslim dans son Sahih n°1109c)

Note: Le jeûne de la personne qui est en janaba (suite à un rapport sexuel ou à un rêve érotique) au moment du lever de l’aube est valable

(*) Allah a dit dans la sourate Al Baqara n°2 verset 187 (traduction rapprochée du sens du verset) : « Il vous a été permis d’avoir des rapports sexuels avec vos femmes durant la nuit du jeûne

L’imam Ibn Daqiq Al ‘Id (mort en 702 du calendrier hégirien) a dit: « Ce verset montre qu’il est permis d’avoir des rapports sexuels dans toute la nuit ce qui comprend le moment juste avant l’aube de sorte à ce que le temps qui reste de la nuit ne permet pas de pouvoir faire le ghousl (c’est à dire le lavage rituel, les grandes ablutions) et donc forcément dans ce cas la personne sera en janaba au moment de l’aube ».
(Ihkam Al Ahkam Charh Omdatoul Ahkam p 395. Voir également ‘Omdatou Tefsir Ibn Kathir vol 1 p 229, Tefsir Al Qaortobi vol 3 p 205)

De plus, il faut préciser que la situation de la femme en menstrue est la même que la personne en janaba.

L’imam Nawawi (mort en 656 du calendrier hégirien) a dit : « Si l’écoulement de sang de la femme en menstrue ou de celle en nifas (*) s’arrête la nuit puis l’aube se lève avant qu’elles n’aient fait le ghousl alors leur jeûne est valable et elles doivent obligatoirement le terminer et ceci qu’elles aient délaissé le ghousl durant la nuit volontairement ou de manière involontaire avec une excuse ou sans excuse comme la personne en janaba ».
(Charh Sahih Mouslim, hadith 1109)

(*) C’est à dire l’écoulement du sang qui suit l’accouchement

عن مروان أنه أرسل إلى أم سلمة رضي الله عنها يسأل عن رجل يصبح جنبا أيصوم ؟
فقالت : كان رسول الله صلى الله عليه وسلم يصبح جنبا من جماع لا من حلم ثم لا يفطر ولا يقضي
(رواه مسلم في صحيحه رقم ١١٠٩)
D’après ‘Amr Ibn Chou’ayb, d’après son père, d’après son grand père (qu’Allah l’agrée), le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a été interrogé sur celui qui a un rapport avec une femme par son derrière (*), il a répondu: « Ceci est la petite homosexualité ».
(Rapporté par Ahmed dans son Mousnad n°6706 et authentifié par Cheikh Albani dans Ghayatoul Maram n°234, Hadith Hasan)

(*) C’est à dire qu’il a un rapport avec elle par l’anus.

Et dans un autre Hadith:

D’après Abou Al Habab : J’ai questionné ‘Abdallah Ibn ‘Omar (qu’Allah les agrée lui et son père) à propos du fait d’avoir des rapports sexuels avec les femmes par l’anus.
Il a répondu : « Et est-ce qu’il y a une personne parmi les musulmans qui pratique cela ? ».
(Rapporté pat Tahawi et authentifié par Cheikh Shouayb Arnaout dans sa correction de Siyar A’lam An Noubala vol 5 p 101)

L’imam Ibn Kathir (mort en 774 du calendrier hégirien) a dit : « Le fait d’avoir des rapports sexuels avec les femmes par leurs anus, ce qui est la petite homosexualité, est interdit par consensus des savants sauf un avis isolé qui a été celui de certains anciens ».
(‘Omdatou Tefsir vol 2 p 41)

عن عمرو بن شعيب عن أبيه عن جده رضي الله عنه أن النبي سئل عن الرجل يأتي المرأة في دبرها فقال : هي اللوطية الصغرى
(رواه الإمام أحمد في مسنده رقم ٦٧٠٦ و صححه الشيخ الألباني في غاية المرام رقم ٢٣٤)

حكم : حسن