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Les 30 derniers Hadiths ajoutés

D’après ‘Abdallah Ibn ‘Omar (qu’Allah les agrée lui et son père) : Nous étions avec le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) en voyage lorsqu’est venu un bédouin.
Lorsqu’il s’est approché du Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui), il lui a dit : « Où vas-tu ? ».
Le bédouin a dit : Je me rends vers ma famille.
Le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit : « Veux-tu profiter d’un bien ? ».
Le bédouin a dit : Quel est-il ?
Le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit : « Tu attestes qu’il n’y pas de divinité qui mérite d’être adorée en dehors d’Allah Seul sans associé et que Muhammed est Son serviteur et Son envoyé ».
Le bédouin a dit : Y-a-t’il un témoin qui pourrait confirmer ce que tu avances ?
Le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit : « Cet arbre ».
Le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a appelé l’arbre qui était sur le côté de la vallée.
L’arbre est venu en creusant la terre jusqu’à venir devant le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) qui l’a fait attester à trois reprises et l’arbre a attesté de ce qu’a dit le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui).
Puis l’arbre est retourné à l’endroit où il était initialement planté.
Le bédouin est retourné vers son peuple et a dit : Si les membres de mon peuple me suivent je vais les amener vers toi et s’ils ne le font pas je vais revenir vers toi et rester avec toi.
(Rapporté par Ibn Hibban dans son Sahih n°6505 et authentifié par Cheikh Albani dans Al Ta’liqat Al Hissan ‘Ala Sahih Ibn Hibban n°6471, Hadith Sahih)
عن عبدالله بن عمر رضي الله عنهما قال : كنَّا مع النَّبيِّ صلَّى اللهُ عليه وسلَّم في سَفَرٍ فأقبَل أعرابيٌّ فلمَّا دنا منه قال رسولُ اللهِ صلَّى اللهُ عليه وسلَّم : أين تُريدُ ؟
قال : إلى أهلي
قال رسولُ اللهِ صلَّى اللهُ عليه وسلَّم : هل لك إلى خيرٍ ؟
قال : ما هو ؟
قال رسولُ اللهِ صلَّى اللهُ عليه وسلَّم : تشهَدُ أنْ لا إلهَ إلَّا اللهُ وحدَه لا شريكَ له وأنَّ محمَّدًا عبدُه ورسولُه
قال : هل مِن شاهدٍ على ما تقولُ ؟
قال رسولُ اللهِ صلَّى اللهُ عليه وسلَّم : هذه السَّمُرَةُ
فدعاها رسولُ اللهِ صلَّى اللهُ عليه وسلَّم وهي بشاطئِ الوادي فأقبَلَتْ تخُدُّ الأرضَ خَدًّا حتَّى كانت بيْنَ يدَيْهِ فاستشهَدها ثلاثًا فشهِدَتْ أنَّه كما قال ثمَّ رجَعَتْ إلى مَنْبَتِها ورجَع الأعرابيُّ إلى قومِه وقال : إنْ يتَّبِعوني أتَيْتُك بهم وإلَّا رجَعْتُ إليك فكُنْتُ معك
(رواه ابن حبان في صحيحه رقم ٦٥٠٥ و صححه الشيخ الألباني في التعليقات الحسان على صحيح ابن حبان رقم ٦٤٧١)

حكم : صحيح

D’après ‘Aicha (qu’Allah l’agrée) : Alors que le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) était malade, ses femmes ont dit : Regarde l’endroit dans lequel tu aimerais rester et c’est nous qui viendrons à toi (*).
Le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit : « Est-ce que vous êtes toutes d’accord sur cela ? ».
Elles ont dit : Oui.
Alors le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) s’est rendu vers la maison de ‘Aicha (qu’Allah l’agrée) et c’est là qu’il est décédé.
(Rapporté par Ibn Hibban dans son Sahih n°6614 et authentifié par Cheikh Albani dans Al Ta’liqat Al Hissan ‘Ala Sahih Ibn Hibban n°6580, Hadith Sahih)

(*) Le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) avait plusieurs épouses et chez lesquelles il se rendait à tour de rôle.
Mais lorsqu’il est tombé malade, elles lui ont proposé de rester dans un endroit et c’est elles qui se rendraient à lui.

عن عائشة رضي الله عنها : اشتكى رسول الله صلى الله عليه وسلم فقال نساؤه : انظر حيث تحب أن تكون فيه فنحن نأتيك قال صلى الله عليه وسلم : أوكلكن على ذلك ؟
قالت : نعم
فانتقل إلى بيت عائشة فمات فيه
(رواه ابن حبان في صحيحه رقم ٦٦١٤ و صححه الشيخ الألباني في التعليقات الحسان على صحيح ابن حبان رقم ٦٥٨٠)
D’après Abou Houreira (qu’Allah l’agrée), le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit : « Rapportez de Bani Israil sans aucun mal (*) et rapportez de moi et ne mentez pas sur moi ».
(Rapporté par Ibn Hibban dans son Sahih n°6254 et authentifié par Cheikh Albani dans Al Ta’liqat Al Hissan ‘Ala Sahih Ibn Hibban n°6221, Hadith Sahih)

(*) Les savants expliquent que les récits de Bani Israil se divisent en trois catégories :
– des récits qui sont confirmés par les textes du Coran et de la Sounna. Ces textes doivent être jugés véridiques car ils sont conformes au Coran et à la Sounna.
– des récits qui sont démentis par les textes du Coran et de la Sounna. Ces textes doivent être jugés mensongers car ils ne sont pas conformes au Coran et à la Sounna.
– des récits qui ne rentrent pas dans la première, ni dans la seconde catégorie. Il n’y a pas de mal à rapporter ce type de récits.
(Voir Tefsir Ibn Kathir p 10)

عن أبي هريرة رضي الله عنه قال النبي صلى الله عليه و سلم : حدثوا عن بني إسرائيل ولا حرج وحدثوا عني ولا تكذبوا علي
(رواه ابن حبان في صحيحه رقم ٦٢٥٤ و صححه الشيخ الألباني في التعليقات الحسان على صحيح ابن حبان رقم ٦٢٢١)

حكم : حسن صحيح

D’après ‘Abdallah Ibn ‘Abbas (qu’Allah les agrée lui et son père), le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit : « La fièvre fait partie de l’émanation de la géhenne (1), ainsi refroidissez là avec de l’eau de zamzam (2) ».
(Rapporté par Ibn Hibban dans son Sahih n°6068 et authentifié par Cheikh Albani dans Al Ta’liqat Al Hissan ‘Ala Sahih Ibn Hibban n°6036, Hadith Sahih)

(1) C’est à dire de l’enfer.

(2) Il s’agit du nom d’une source qui se trouve à proximité de la Ka’ba à La Mecque.

Il faut préciser que cela peut également être réalisé avec de l’eau autre que l’eau de Zamzam.
En effet, certaines versions authentiques de ce hadith mentionnent simplement l’eau sans préciser l’eau de Zamzam.
(Voir par exemple Sahih Al Boukhari n°5725)

عن عبدالله بن عباس رضي الله عنهما قال النبي صلى الله عليه و سلم : الحمى من فيح جهنم فأبردوها بالماء زمزم
(رواه ابن حبان في صحيحه رقم ٦٠٦٨ و صححه الشيخ الألباني في التعليقات الحسان على صحيح ابن حبان رقم ٦٠٣٦)

حكم : صحيح

D’après Joubeyr Ibn Mout’im (qu’Allah l’agrée), le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit : « Une personne de Qouraych (*) a la force de deux personnes qui ne sont pas de Qouraych ».
Une personne a demandé à Ibn Chihab : Quel est le sens de cela ?
Il a répondu : Il s’agit de la perspicacité.
(Rapporté par Ibn Hibban dans son Sahih n°6265 et authentifié par Cheikh Albani dans Al Ta’liqat Al Hissan ‘Ala Sahih Ibn Hibban n°6232, Hadith Sahih)

(*) Qouraych est le nom de la tribu arabe de laquelle était originaire le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui).

عن جبير بن مطعم رضي الله عنه قال النبي صلى الله عليه و سلم : للقرشي قوة الرجلين من غير قريش
فسأل سائل ابن شهاب : ما يعني بذلك ؟ قال : نبل الرأي
(رواه ابن حبان في صحيحه رقم ٦٢٦٥ و صححه الشيخ الألباني في التعليقات الحسان على صحيح ابن حبان رقم ٦٢٣٢)

حكم : صحيح

D’après Sahl Ibn Sa’d (qu’Allah l’agrée), le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit : « Certes un homme peut oeuvrer par les oeuvres des gens du paradis (1) dans ce qu’il y a entre lui et entre les gens (2) mais il fait certes partie des gens de l’enfer (3) et certes un homme peut oeuvrer par les oeuvres des gens de l’enfer (4) dans ce qu’il y a entre lui et entre les gens mais il fait certes partie des gens du paradis (5) ».
(Rapporté par Ibn Hibban dans son Sahih n°6175 et authentifié par Cheikh Albani dans Al Ta’liqat Al Hissan ‘Ala Sahih Ibn Hibban n°6142, Hadith Sahih)

(1) C’est à dire les actes d’obéissance à Allah.

(2) C’est à dire dans ce qui apparaît aux gens comme cela est cité dans la version de ce hadith rapportée par Boukhari (hadith n°2898) et Mouslim (hadith n°112).

(3) C’est à dire car les bonnes actions qu’il faisait en apparence n’étaient pas pratiquée avec sincérité envers Allah et pour rechercher Son visage.

(4) C’est à dire les péchés, les actes de désobéissance à Allah.

(5) C’est à dire que cette personne a du bien et de la sincérité envers Allah dans son coeur qui font qu’à la fin de sa vie, il va oeuvrer dans le bien et terminer sa vie sur de bonnes actions.

Ainsi, nous pouvons tirer de ce hadith que la personne qui oeuvre dans le bien ne doit pas se réjouir trop vite et se reposer sur ses actes de peur que sa situation ne change avant sa mort.
Et nous pouvons également tirer du hadith qu’il ne faut pas que la personne désobéissante désespère de la miséricorde de Son Seigneur.
(Ces commentaires sont tirés de Fayd Al Qadir de l’imam Al Mounawi hadith n°1971 et de Charh Sahih Mouslim de Cheikh Al Etiopi vol 3 p 359)

عن سهل بن سعد رضي الله عنه قال النبي صلى الله عليه و سلم : إن الرجل ليعمل بعمل أهل الجنة فيما بينه وبين الناس وإنه لمن أهل النار وإن الرجل ليعمل بعمل أهل النار فيما بينه وبين الناس وإنه لمن أهل الجنة
(رواه ابن حبان في صحيحه رقم ٦١٧٥ و صححه الشيخ الألباني في التعليقات الحسان على صحيح ابن حبان رقم ٦١٤٢)

حكم : صحيح

D’après Jabir Ibn ‘Abdillah (qu’Allah les agrée lui et son père), le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit: « Certes chaque maladie a un remède. Si le bon remède est utilisé pour une maladie alors la personne guérit avec la permission d’Allah ».
(Rapporté par Mouslim dans son Sahih n°2204)
عن جابر بن عبدالله رضي الله عنهما قال النبي صلى الله عليه و سلم : لكل داء دواء فإذا أصيب دواء الداء برأ بإذن الله
D’après Kourz Al Khouza’i (qu’Allah l’agrée) : Un bédouin a dit : Ô Messager d’Allah ! Est-ce que cet Islam va avoir une fin ?
Le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit : « Oui. Celui en faveur de qui Allah veut du bien parmi les arabes ou parmi les non-arabe, Allah fait entrer l’Islam chez eux ».
Le bédouin a dit : Puis que se passera t-il ô Messager d’Allah ?
Le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit : « Puis auront lieu des épreuves comme l’obscurité ».
Le bédouin a dit : Certes non par Allah ô Messager d’Allah.
Le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit : « Certes si ! Je le jure par Celui qui détient mon âme dans Sa Main ! Durant ces épreuves, vous allez certes être des groupes recherchant la vie d’ici-bas qui se frappent les cous les uns des autres (1).
Ce jour-là le meilleur des gens sera un croyant qui se sera isolé entre deux montagnes où il pratiquera la taqwa d’Allah (2) et ainsi va préserver les gens de son mal ».
(Rapporté par Ibn Hibban dans son Sahih n°5956 et authentifié par Cheikh Albani dans Al Ta’liqat Al Hissan ‘Ala Sahih Ibn Hibban n°5925, Hadith Sahih)

(1) C’est à dire qu’ils vont se combattre et s’entretuer.

(2) La taqwa signifie le fait que la personne mette une protection entre elle et le châtiment d’Allah en pratiquant ce qu’Il a ordonné et en s’écartant de ce qu’Il a interdit.

عن كرز الخزاعي رضي الله عنه قال : قال أعرابي : يا رسول الله ! هل لهذا الإسلام من منتهى ؟
قال النبي صلى الله عليه و سلم : نعم من يرد الله به خيرا من عرب وعجم أدخله عليهم
قال : ثم ماذا يا رسول الله ؟
قال النبي صلى الله عليه و سلم : ثم تقع فتن كالظلم
قال : كلا والله يا رسول الله
قال النبي صلى الله عليه و سلم : بلى والذي نفسي بيده لتعودن فيها أساود صبا يضرب بعضكم رقاب بعض فخير الناس يومئذ مؤمن معتزل في شعب من الشعاب يتقي الله ويذر الناس من شره
(رواه ابن حبان في صحيحه رقم ٥٩٥٦ و صححه الشيخ الألباني في التعليقات الحسان على صحيح ابن حبان رقم ٥٩٢٥)

حكم : صحيح

D’après ‘Abdallah Ibn ‘Omar (qu’Allah les agrée lui et son père) : Les madjous (*) ont été mentionnés auprès du Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui). Il a dit : « Certes ils laissent pousser leurs moustaches et rasent leurs barbes ainsi différenciez-vous d’eux ».
‘Abdallah Ibn ‘Omar (qu’Allah les agrée lui et son père) coupait sa moustache très courte de la même manière que lorsqu’on rase un mouton ou un chameau.
(Rapporté par Ibn Hibban dans son Sahih n°5476 et authentifié par Cheikh Albani dans Al Ta’liqat Al Hissan ‘Ala Sahih Ibn Hibban n°5452, Hadith Sahih)

(*) Les madjous sont des associateurs qui affirmaient l’existence de deux créateurs : un créateur du bien et un créateur du mal.

عن عبدالله بن عمر رضي الله عنهما قال : ذكر لرسول الله صلى الله عليه وسلم المجوس فقال : إنهم يوفون سبالهم ويحلقون لحاهم فخالفوهم
فكان عبدالله بن عمر رضي الله عنهما يجز سباله كما تجز الشاة أو البعير
(رواه ابن حبان في صحيحه رقم ٥٤٧٦ و صححه الشيخ الألباني في التعليقات الحسان على صحيح ابن حبان رقم ٥٤٥٢)

حكم المحدث:صحيح

D’après Abou Houreira (qu’Allah l’agrée) : Lorsque le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) enfilait un qamis (1) il commençait par la droite (2).
(Rapporté par Tirmidhi dans ses Sounan n°1766 et authentifié par Cheikh Albani dans Sahih Tirmidhi, Hadith Sahih)

(1) C’est le nom d’un vêtement.

(2) C’est à dire qu’il rentrait en premier son bras droit dans la manche droite.

عن أبي هريرة رضي الله عنه قال : كان رسول الله صلى الله عليه وسلم إذا لبس قميصا بدأ بميامنه
(رواه الترمذي في سننه رقم ١٧٦٦ و صححه الشيخ الألباني في صحيح الترمذي)

حكم : صحيح

D’après ‘Ali Ibn Abi Talib (qu’Allah l’agrée), le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit : « Il n’y a pas d’obéissance à un être humain dans la désobéissance à Allah ».
(Rapporté par Ibn Hibban dans son Sahih n°4568 et authentifié par Cheikh Albani dans Al Ta’liqat Al Hissan ‘Ala Sahih Ibn Hibban n°4549)
عن علي بن أبي طالب رضي الله عنه قال رسول اللهِ صلَّى اللهُ عليه وسلَّم : لا طاعةَ لبشرٍ في معصيةِ اللهِ
(رواه ابن حبان في صحيحه رقم ٤٥٦٨ و صححه الشيخ الألباني في التعليقات الحسان على صحيح ابن حبان رقم ٤٥٤٩)

حكم : صحيح

D’après Al Hassan : Lorsque Salman (qu’Allah l’agrée) (1) arriva au moment de sa mort il a pleuré et a dit : « Certes le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a pris avec nous un pacte et nous avons délaissé le pacte que nous avions avec lui.
Ce pacte était que ce que l’un d’entre nous devait avoir comme provision de la vie d’ici-bas devait être comme les provisions du cavalier (2) ».
Puis nous avons regardé dans ce qu’il a laissé et la valeur de ce qu’il a laissé était de vingt et quelques dirhams ou trente dirhams (3).
(Rapporté par l’imam Ahmed dans son Mousnad n°23711 et authentifié par Cheikh Shouayb Arnaout dans sa correction du Mousnad, Hadith Sahih)

(1) Il s’agit du compagnon Salman Al Farisi (qu’Allah l’agrée).

(2) C’est à dire que le cavalier, lorsqu’il voyage, prend avec lui le stricte minimum dont il aura besoin jusqu’à arriver à destination.
Et ainsi de la même manière, le croyant, qui est dans cette vie comme un voyageur se dirigeant vers l’au-delà qui est sa véritable demeure, ne doit pas se charger plus que ce dont il a besoin des biens de la vie d’ici-bas.

(3) C’est à dire que la valeur de ce qu’il a laissé comme héritage était minime et malgré cela Salman (qu’Allah l’agrée) a pleuré à cause du regret au moment de la mort.

عن الحسن قال : لمّا احتضر سلمان رضي الله عنه بكى وقال : إنّ رسول الله صلّى الله عليه و سلّم عهد إلينا عهدًا فتركنا ما عهد إلينا أن يكون بلغة أحدنا من الدّنيا كزاد الرّاكب
قال : ثمّ نظرنا فيما ترك فإذا قيمة ما ترك بضعه وعشرون درهمًا أو بضعة وثلاثون درهمًا
(رواه الإمام أحمد في مسنده رقم ٢٣٧١١ و صححه الشيخ شعيب الأرناؤوط في تحقيق المسند)

حكم : صحيح

D’après Jabir Ibn ‘Abdillah (qu’Allah les agrée lui et son père) : Le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a maudit celui qui mange le Riba (1), celui qui le lui fait manger (2), celui qui l’écrit (3) et les deux témoins (4) et il a dit: « Ils sont égaux (5) ».
(Rapporté par Mouslim dans son Sahih n°1598)

(1) C’est à dire la personne qui prend le Riba.

(2) C’est à dire la personne qui donne le Riba.

(3) C’est à dire la personne qui écrit le contrat.

(4) C’est à dire les témoins de la transaction.

(5) C’est à dire dans le péché.

عن جابر بن عبدالله رضي الله عنهما قال : لعن رسول الله صلّى الله عليه وسلّم آكل الربا وموكله وكاتبه وشاهديه وقال : هم سواء
(رواه مسلم في صحيحه رقم ١٥٩٨)
D’après ‘Abdallah Ibn Rafi’ : J’ai dit à Abou Houreira (qu’Allah l’agrée) : Pourquoi est-ce qu’on t’a donné le surnom de -Abou Houreira- ?
Il a dit : Je gardais le troupeau de ma famille et j’avais une petite chatte que je mettais dans un arbre la nuit et la journée je partais avec elle et je m’amusais avec elle c’est pour cela qu’ils m’ont donné le surnom de -Abou Houreira-.
(Rapporté par Tirmidhi dans ses Sounan n°3840 qui l’a authentifié et il a également été authentifié par Cheikh Albani dans Sahih Tirmidhi, Hadith Isnad Hasan)
عن عبدالله بن رافع قال : قلت لأبي هريرة رضي الله عنه لم كنيت أبا هريرة ؟
قال : كنت أرعى غنم أهلي وكانت لي هريرة صغيرة فكنت أضعها بالليل في شجرة فإذا كان النهار ذهبت بها معي فلعبت بها فكنوني أبا هريرة
(رواه الترمذي في سننه رقم ٣٨٤٠ و حسنه و حسنه أيضاً الشيخ الألباني في صحيح الترمذي)

حكم : إسناده حسن

D’après Al Walid Ibn ‘Abder Rahman : ‘Abdallah Ibn ‘Omar (qu’Allah les agrée lui et son père) a dit à Abou Houreira (qu’Allah l’agrée) : « Ô Abou Houreira ! Tu étais certes celui d’entre nous qui passait le plus de temps avec le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) et tu es celui d’entre nous qui retient le plus de ses hadiths ».
(Rapporté par Tirmidhi dans ses Sounan n°3836 qui l’a authentifié et il a également été authentifié par Cheikh Albani dans Sahih Tirmidhi, Hadith Isnad Sahih)
عن الوليد بن عبدالرحمن قال عبدالله بن عمر رضي الله عنهما لأبي هريرة رضي الله عنه : يا أبا هريرةَ ! أنتَ كُنْتَ أَلْزَمَنا لرسولِ اللهِ صلَّى اللهُ عليهِ وسلَّمَ وأَحْفَظَنا لِحَدِيثِهِ
(رواه الترمذي في سننه رقم ٣٨٣٦ و حسنه و صححه الشيخ الألباني في صحيح الترمذي)

حكم : إسناده صحيح

D’après Abou Houreira (qu’Allah l’agrée), le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) m’a dit: « De quelle tribu est-ce que tu es ? ».
J’ai dit : De la tribu de Daws.
Le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit : « Je ne pensais pas qu’il y avait dans la tribu de Daws une personne dans laquelle il y a du bien ».
(Rapporté par Tirmidhi dans ses Sounan n°3838 qui l’a authentifié et il a également été authentifié par Cheikh Albani dans Sahih Tirmidhi, Hadith Isnad Sahih)
عن أبي هريرة رضي الله عنه قال : قال لي النّبي صلّى الله عليه وسلّم : ممن أنت ؟
قلت : من دوس
قال النّبي صلّى الله عليه وسلّم : ما كنت أرى أن في دوس أحدًا فيه خير
(رواه الترمذي في سننه رقم ٣٨٣٨ و صححه و صححه أيضاً الشيخ الألباني في صحيح الترمذي)

حكم :إسناده صحيح

D’après An Nou’man Ibn Bachir (qu’Allah les agrée lui et son père) : ‘Abdallah Ibn Rawaha (qu’Allah l’agrée) a perdu connaissance alors sa soeur a commencé à pleurer : Ô ma montagne (1) ! Ô ceci ô cela !
Et elle a cité ainsi ses bienfaits (2).
Lorsqu’il a retrouvé ses esprits il a dit : Tu n’as pas dit une chose sans qu’il ne me soit dit : -Est-ce que tu es vraiment comme cela ?!- (3).
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°4267)

(1) C’est à dire qu’il était pour elle une montagne dans le sens où elle pouvait se réfugier vers lui en cas de malheur et s’appuyer sur lui en cas de problème.

(2) C’est à dire qu’elle a fait les éloges de son frère ‘Abdallah (qu’Allah l’agrée) à la manière des lamentations de la période qui a précédé l’Islam.

(3) Ceci est une interrogation dont le sens est la réprobation.
Ainsi ce hadith montre l’interdiction des lamentations sur le mort et le fait que le mort peut être châtié à cause des lamentations qui sont faites sur lui.

(Voir Mir’atoul Mafatih Charh Mishkat Al Masabih, hadith n°1759 ; Bahjatou Nathirin Charh Riyad Salihin vol 3 p 173)

عن النعمان بن بشير رضي الله عنهما قال : أغمي على عبدالله بن رواحة رضي الله عنه فجعلت أخته تبكي : وا جبلاه وا كذا وكذا تعدد عليه
فقال حين أفاق : ما قلت شيئا إلا قيل لي : آنت كذلك ؟
(رواه البخاري في صحيحه رقم ٤٢٦٧)
D’après Abou Dhar (qu’Allah l’agrée), le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit: « Celui qui fait parfaitement le ghousl (1) le jour du vendredi puis mets certains de ses beaux habits puis met du parfum de sa maison puis ne divise pas entre deux personnes (2) alors Allah lui pardonne ce qu’il y a entre ce moment et le vendredi suivant ».
(Rapporté par l’imam Ahmed dans son Mousnad n°21569 et authentifié par Cheikh Albani dans Sahih Al Jami’ n°6064, Hadith Sahih)

(1) C’est à dire les grandes ablutions.

(2) C’est à dire qu’en s’asseyant il ne divise pas entre deux personnes qui étaient déjà assises.

عن أبي ذر رضي الله عنه قال النّبي صلّى الله عليه و سلّم : من اغتسل يوم الجمعة فأحسن الغسل ثمّ لبس من صالح ثيابه ثم مس من طيب بيته ثمّ لم يفرق بين اثنين كفّر الله عنه ما بينه وبين الجمعة الأُخْرى
(رواه الإمام أحمد في مسنده رقم ٢١٥٦٩ و صححه الشيخ الألباني في صحيح الجامع رقم ٦٠٦٤)

حكم : صحيح

D’après Abou Moussa Al Ach’ari (qu’Allah l’agrée) : Les juifs éternuaient auprès du Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) en espérant qu’il leur dise : -Qu’Allah vous fasse miséricorde-.
Mais il leur disait : « Qu’Allah vous guide et améliore votre situation (*) ».
(Rapporté par Tirmidhi dans ses Sounan n°2739 qui l’a authentifié et il a également été authentifié par Cheikh Albani dans Sahih Tirmidhi, Hadith Sahih)

(*) En phonétique : Yahdikoumou Allah Wa Youslihou Balakoum

En arabe : يَهْدِيكُمُ اللهُ ويُصْلِحُ بَالَكُمْ

Ceci hadith montre donc ce que doit dire un musulman lorsqu’une personne qui n’est pas musulmane éternue et loue Allah après avoir éternué.

عن أبي موسى الأشعري رضي الله عنه قال : كان اليهود يتعاطسون عند النبي صلى الله عليه وسلم يرجون أن يقول لهم : يرحمكم الله
فيقول : يهديكم الله ويصلح بالكم
(رواه الترمذي في سننه رقم ٢٧٣٩ و صححه و صححه أيضاً الشيخ الألباني في صحيح الترمذي)

حكم : صحيح

D’après Ibn Chihab, ‘Omar Ibn Al Khattab (qu’Allah l’agrée) a dit: « Nous étions certes le plus humilié des peuples et Allah nous a donné la puissance par l’Islam.
Si jamais nous recherchons la puissance dans une chose autre que ce par quoi Allah nous l’a donné, alors Allah nous humiliera ».
(Rapporté par Al Hakim dans son Moustadrak n°207 et il a dit que ce hadith est authentique selon les conditions de Boukhari et Mouslim, l’imam Dhahabi l’a approuvé dans cela et Cheikh Albani l’a authentifié dans la Silsila Sahiha vol 1 p 117, Hadith Sahih selon les conditions de Boukhari et Mouslim)
عن ابن شهاب قال عمر بن الخطاب رضي الله عنه : إنا كنا أذل قوم فأعزنا الله بالإسلام فمهما نطلب العز بغير ما أعزنا الله به أذلنا الله
(رواه الحاكم في المستدرك رقم ٢٠٧ و قال أنّه صحيح على شرط الشيخين و أقره الإمام الذهبي و صححه أيضاً الشيخ الألباني في السلسلة الصحيحة ج ١ ص ١١٧)

حكم المحدث : صحيح على شرط الشيخين

D’après ‘Oqba ibn ‘Amir (qu’Allah l’agrée), le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit: « Les gens sont rentrés dans l’Islam mais ‘Amr Ibn Al ‘Ass, lui, a eu la foi (*) ».
(Rapporté par Tirmidhi dans ses Sounan n°3844 et authentifié par Cheikh Albani dans Sahih Tirmidhi, Hadith Hasan)

(*) C’est à dire que les gens de La Mecque sont rentrés dans l’Islam après que le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) ai conquis la ville mais ‘Amr Ibn Al ‘Ass (qu’Allah l’agrée), qui était lui aussi un mecquois, est rentré dans l’Islam un an ou deux avant cela et a émigré vers Médine pour rejoindre le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui).
(Touhfatoul Ahwadhi Charh Sounan Tirmidhi)

عن عقبة بن عامر رضي الله عنه قال رسول الله صلّى الله عليه وسلّم : أسلم النّاس وآمن عمرو بن العاص رضي الله عنه
( رواه الترمذي في سننه رقم ٣٨٤٤ و حسنه الشيخ الألباني في تحقيق سنن الترمذي)

حكم : حسن

D’après Tawous Ibn Qaysan : Un homme a questionné ‘Abdallah Ibn ‘Abbas (qu’Allah les agrée lui et son père) à propos du fait d’avoir un rapport sexuel avec une femme dans son derrière.
Il a dit : « Tu me questionne à propos de la mécréance ! (*) ».
(Rapporté par ‘Abd Ibn Houmayd et authentifié par l’imam Ibn Hajar dans Talkhis Al Habir vol 3 p 1208, Hadith Isnad Qawi)

(*) C’est à dire que cet acte fait partie des actes des mécréants.
Par contre il ne faut pas comprendre de ce texte et de ceux qui vont suivre que celui qui a un rapport avec son épouse par son derrière est sorti de l’Islam et est devenu un mécréant.
Ces formulations sont utilisées pour montrer la gravité de l’acte.
(Voir Sounan At Tirmidhi hadith n°135)

عن طاووس بن كيسان أن رجلاً سأل عبدالله بن عباس رضي الله عنهما عن إتيانِ المرأةِ في دبُرِها فقال : تسألُني عن الكفرِ !
(رواه عبد بن حميد و حسنه الحافظ ابن حجر في التلخيص الحبير ج ٣ ص ١٢٠٨)

حكم : إسناده قوي

D’après Abou Al ‘Aliya : Une personne qui a entendu le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) m’a informé que le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit: « Donnez à chaque sourate sa part d’inclinaison et de prosternation (*) ».
(Rapporté par l’imam Ahmed dans son Mousnad n°20590 et authentifié par Cheikh Albani dans Sahih Al Jami’ n°1054)

(*) C’est à dire que le mieux en ce qui concerne la récitation du Coran dans la prière, après la récitation de la sourate Al Fatiha, est de réciter une sourate complète par unité de prière.
(Voir Asl Sifat Salat de Cheikh Albani p 397 à 399)

Remarque : Par contre il faut souligner qu’il est permis de réciter seulement une partie d’une sourate ou bien de réciter plusieurs sourates dans une seule et même unité de prière.

D’après ‘Abdallah Ibn Chaqiq : J’ai dit à ‘Aicha (qu’Allah l’agrée) : Est-ce que le Prophète (qu’Allah l’agrée) rassemblait plusieurs sourates dans une seule unité de prière ?
Elle a dit : « Oui. Le moufassal (*) »
(Rapporté par Ibn Abi Chayba et authentifié par Cheikh Shouayb Arnaout dans sa correction du Mousnad vol 34 p 251)

(*) Le moufassal est le nom de la dernière partie du Coran.
Certains savants disent que cette partie du Coran va de la sourate Qaf n°50 à la fin du Coran et d’autres savants disent qu’elle va de la sourate Al Houjourat n°49 à la fin du Coran.

عن أبي العالية قال : حدثني من سمع النبي صلى الله عليه و سلم أنه قال : أعطوا كل سورة حظها من الركوع والسجود
(رواه الإمام أحمد في مسنده رقم ٢٠٥٩٠ و صححه الشيخ الألباني في صحيح الجامع رقم)
D’après Anas Ibn Malik (qu’Allah l’agrée) : Lorsqu’une femme avait ses menstrues parmi eux, les juifs avaient comme habitude de ne pas manger avec elle et de ne pas se mélanger à elle dans les maisons. (1)
Les compagnons du Prophète (qu’Allah les agrée tous) ont questionné le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) sur cela.
Allah a donc révélé le verset : – Ils t’interrogent à propos des menstrues. Dis : C’est une chose sale. Éloignez-vous donc des femmes pendant les menstrues – jusqu’à la fin du verset. (2)
Le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit : « Faites toute chose sauf le rapport sexuel ». (3)
Cela est parvenu aux juifs qui ont dit : Cet homme ne veut pas laisser une seule chose que nous faisons sans faire l’inverse.
Ouseid Ibn Houdeyr et ‘Abad Ibn Bichr (qu’Allah les agrée tous les deux) sont venus et ont dit : Ô Messager d’Allah ! Certes les juifs ont dit telle et telle chose. Ne devrions-nous pas avoir des rapports sexuels avec elles ? (4)
Alors le visage du Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a changé (5) au point où nous avons pensé qu’il était fâché contre eux.
Ils sont donc partis et après leur départ quelqu’un a offert du lait au Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui).
Le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a vite envoyé quelqu’un les chercher et leur a donné du lait.
Ainsi, ils ont su que le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) n’était pas fâché contre eux.
(Rapporté par Mouslim dans son Sahih n°302)

(1) C’est à dire qu’ils voyaient la femme qui avait ses menstrues comme une personne impure.

(2) Il s’agit de la traduction rapprochée du sens du verset 222 de la sourate Al Baqara n°2.

(3) C’est à dire que vous pouvez vous mélanger à elles, manger avec elles, profiter d’elles de toutes les manières (embrassades, caresses etc…) à l’exception du rapport sexuel en lui-même.

(4) C’est à dire : Ne devrions-nous pas avoir des rapports sexuels avec les femmes durant les menstrues afin de nous différencier des juifs de manière complète ?

(5) C’est à dire que le visage du Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a changé car ce qu’ils ont demandé était complétement en désacord avec la parole d’Allah : – Éloignez-vous donc des femmes pendant les menstrues -.

Ces commentaires sont tirés de Charh Sahih Mouslim de Cheikh Al Etiopi vol 7 à partir de la page 412.

عن أنس بن مالك رضي الله عنه أن اليهود كانوا إذا حاضت المرأة فيهم لم يؤاكلوها ولم يجامعوهن في البيوت
فسأل أصحاب النبي صلى الله عليه وسلم النبي صلى الله عليه وسلم فأنزل الله : ويسألونك عن المحيض قل هو أذى فاعتزلوا النساء في المحيض إلى آخر الآية
فقال رسول الله صلى الله عليه وسلم : اصنعوا كل شيء إلا النكاح
فبلغ ذلك اليهود فقالوا : ما يريد هذا الرجل أن يدع من أمرنا شيئا إلا خالفنا فيه
فجاء أسيد بن حضير وعباد بن بشر رضي الله عنهما فقالا : يا رسول الله ! إن اليهود تقول كذا وكذا فلا نجامعهن ؟
فتغير وجه رسول الله صلى الله عليه وسلم حتى ظننا أن قد وجد عليهما
فخرجا فاستقبلهما هدية من لبن إلى النبي صلى الله عليه وسلم فأرسل في آثارهما فسقاهما فعرفا أن لم يجد عليهما
(رواه مسلم في صحيحه رقم ٣٠٢)
D’après Nabicha Al Houdhali (qu’Allah l’agrée), le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit: « Les jours du Tachriq sont des jours de nourriture, de boisson et de rappel d’Allah ».
(Rapporté par Mouslim dans son Sahih n°1141)

(…)
Par contre il est possible de jeûner le 14 et le 15 et si on veut le 16 ou un autre jour de Dhoul Hijja afin de compléter 3 jours dans le mois et ceci est meilleur car le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a conseillé a plusieurs compagnons (qu’Allah les agrée) de jeûner 3 jours de chaque mois, que ces jours correspondent aux jours blancs ou pas ».
(Majmou Al Fatawa vol 15 p 380)

Voir Hadith suivant:
D’après Abou Dhar (qu’Allah l’agrée), le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit: « Si tu jeûnes 3 jours dans le mois, alors jeûne le 13e, le 14e et le 15e ».

عن نبيشة الهذلي رضي الله عنه قال النبي صلى الله عليه وسلم : أيام التشريق أيام أكل و شرب و ذكر الله
(رواه مسلم في صحيحه رقم ١١٤١)
D’après Aws Ibn Thabit Al Ansari (qu’Allah l’agrée), le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) aurait dit: « Lorsque vient le jour du ‘Id al fitr, les anges se tiennent aux bords des chemin et appellent : Ô vous les musulmans ! Rendez-vous vers un Seigneur généreux qui vous donne le bien puis vous récompense grandement pour lui. Il vous a certes été ordonné de prier la nuit et vous avez prié, il vous a été ordonné de jeûner le jour et vous avez jeûné et vous avez obéi à votre Seigneur. Ainsi allez récupérer votre récompense.
Et lorsqu’ils ont accompli la prière, un crieur appelle : Certes votre Seigneur vous a pardonné, vous pouvez retourner vers vos demeures.
C’est le jour de la récompense et ce jour est appelé dans les cieux le jour de la récompense ».
(Rapporté par Tabarani dans Al Mou’jam Al Kabir n°617 et jugé faible par l’imam Haythami dans Majma’ Az Zawaid n°3225 ainsi que par Cheikh Albani dans Daif Targhib Wa Tarhib n°670, Hadith Daif)

Remarque : Ce hadith mentionne les récompenses qu’obtiennent les croyants le jour du ‘Id al fitr.
Ce hadith, bien qu’il soit très répandu, n’est pas un hadith authentique.

عن أوس بن ثابت الأنصاري رضي الله عنه قال النبي صلى الله عليه و سلم : إذا كان يوم عيد الفطر وقفت الملائكة على أبواب الطرق فنادوا : اغدوا يا معشر المسلمين إلى رب كريم يمن بالخير ثم يثيب عليه الجزيل لقد أمرتم بقيام الليل فقمتم وأمرتم بصيام النهار فصمتم وأطعتم ربكم فاقبضوا جوائزكم
فإذا صلوا نادى مناد : ألا إن ربكم قد غفر لكم فارجعوا إلى رحالكم فهو يوم الجائزة ويسمى ذلك اليوم في السماء يوم الجائزة
(رواه الطبراني في المعجم الكبير رقم ٦١٧ و ضعفه الإمام الهيثمي في مجمع الزوائد رقم ٣٢٢٥ و ضعفه أيضاً الشيخ الألباني كما ضعيف الترغيب و الترهيب رقم ٦٧٠)

حكم : ضعيف

D’après Abou Moussa Al Ach’ari (qu’Allah l’agrée), le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit: « Il n’y a personne qui meurt et alors leur pleureur se lève et dit : -Ô ma montagne (1) ! Ô mon patriarche !- et des choses comme cela sans que deux anges ne lui soient attribués pour le frapper et le repousser en disant : -C’est comme cela que tu étais ?!- (2) ».
(Rapporté par Tirmidhi dans ses Sounan n°1003 qui l’a authentifié et il a également été authentifié par Cheikh Albani dans Sahih Tirmidhi, Hadith Hasan)

(1) C’est à dire qu’il était pour lui une montagne dans le sens où il pouvait se réfugier vers lui en cas de malheur et s’appuyer sur lui en cas de problème.

(2) Ceci est une interrogation dont le sens est la réprobation.
Ainsi ce hadith montre que la personne qui sait que sa famille fait ce genre de chose lors des décès mais ne se désavoue pas de cela de son vivant est châtiée à cause des lamentations qui sont faites sur lui.
(Bahjatou Nathirin Charh Riyad Salihin vol 3 p 175)

عن أبي موسى الأشعري رضي الله عنه قال النبي صلى الله عليه و سلم : ما من ميت يموت فيقوم باكيهم فيقول : واجبلاه واسيداه أو نحو ذلك إلا وكل به ملكان يلهزانه : أهكذا كنت ؟
(رواه الترمذي في سننه رقم ١٠٠٣ و حسنه و حسنه أيضاً الشيخ الألباني في صحيح الترمذي)

حكم : حسن

D’après Anas Ibn Malik (qu’Allah l’agrée), le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit à un homme: « Rentre dans l’Islam ! ».
L’homme a dit : Je ressens en moi une certaine répulsion.
Le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit : « Même si tu ressens une certaine répulsion (*) ».
(Rapporté par Ahmed et authentifié par Cheikh Albani dans Sahih Al Jami n°974, Hadith Sahih)

(*) C’est à dire que le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) lui a dit de rentrer dans l’Islam même si à ce moment-là il ressentait une certaine répulsion vis-à-vis de cela car par la suite Allah va lui accorder la bonne intention et la sincérité envers Lui.
(‘Omda Tefsir Ibn Kathir vol 1 p 314)

عن أنس بن مالك رضي الله عنه أن رسول الله صلى الله عليه وسلم قال لرجل : أسلم
قال الرجل : إني أجدني كارها
قال رسول الله صلى الله عليه وسلم : وإن كنت كارها
(رواه أحمد و صححه الشيخ الألباني في صحيح الجامع رقم ٩٧٤)

حكم : صحيح

D’après ‘Abdel Malik Ibn ‘Oumayr, Moussa Ibn Talha (mort en 103 du calendrier hégirien) a dit : Je n’ai jamais vu quelqu’un qui soit plus éloquent que ‘Aicha (qu’Allah l’agrée)
(Rapporté par Tirmidhi dans ses Sounan n°3884 qui l’a authentifié et il a également été authentifié par Cheikh Albani dans Sahih Tirmidhi, Hadith Sahih)
عن عبدالملك بن عمير قال موسى بن طلحة : ما رأيت أحدا أفصح من عائشة رضي الله عنها
(رواه الترمذي في سننه رقم ٣٨٨٤ و صححه و صححه أيضاً الشيخ الألباني في صحيح الترمذي)

حكم : صحيح

D’après Abou Sa’id Al Khoudri (qu’Allah l’agrée), le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit: « Ce qui est peu et suffit (1) est meilleur que ce qui est beaucoup et détourne (2) ».
(Rapporté par Abou Ya’la et authentifié par Cheikh Albani dans Sahih Al Jami n°5653, Hadith Sahih)

(1) C’est à dire au niveau des biens de la vie d’ici-bas.

(2) C’est à dire que l’abondance de biens de la vie d’ici-bas est une cause pour que la personne soit occupée par ses biens et ainsi se détourne de son Seigneur et des actes de bien pour préparer sa vie dans l’au-delà.
(Voir Fayd Al Qadir, hadith n°7962)

عن أبي سعيد الخدري رضي الله عنه قال النبي صلى الله عليه و سلم : ما قل وكفى خير مما كثر وألهى
(رواه أبو يعلى و صححه الشيخ الألباني في صحيح الجامع رقم ٥٦٥٣)

حكم : صحيح